Vous nous parlez de « plongée dans l’invisible » mais vous restez en surface des choses. Absolument tout part de ce que nous percevons et reconnaissons comme réalité et les constructions mentales que nous élaborons pour lui donner sens. Religion, folklore, ésotérisme, science ne sont que des outils pour interpréter ce que nous pensons avoir perçu de la réalité.
Mais quelle est-elle ?
J’aime assez une métaphore qui peut servir de guide dans le brouillard de nos illusions. Un porc vit dans un élevage robotisé où comme ses congénères il n’a été depuis sa naissance qu’en contact de ces automatismes et robots. Ayant un Q.I. un peu supérieur à ses collègues d’élevage il imagine que ces robots sont des protecteurs bienveillants qui veillent sur eux et sont là pour satisfaire leurs besoins. Ils mangent, le local est nettoyé, ils sont confortables, la vie est belle. Il n’a jamais comme ses congénères vu un être humain. Un jour par hasard une porte reste ouverte et il a accès à une autre partie du bâtiment d’élevage et sur un écran il voit des êtres humains environnés de carcasses sanguinolentes de porc défilant sur une chaîne d’abattage et comprend que la multitude de porcs plus âgés que sa génération a vu partir du bâtiment a dû subir ce sort et que leur réalité, n’est qu’un simulacre bien intentionnée, mais que le but de tout ça est de servir les intérêts incompréhensibles d’entités qu’ils ne peut pas ne pas nommer des démons, tant leur perversité pour dissimuler leurs actes et leur finalité est l’incarnation du mal absolu, tel qu’il le perçoit.
Il vient d’ailleurs de découvrir ce que la quasi totalité des espèces vivants sur Terre en liberté savent depuis longtemps, mais ça il l’ignore.
Eh bien je formule l’hypothèse, que nous sommes dans la situation de ce porc et que nous refusons de regarder la réalité en face, de peur de découvrir ce que nous sommes réellement. Il faut un grand courage pour accepter de regarder la réalité en face, quelle qu’elle soit.
Sur cette base de déni du réel, vous pouvez imaginer que donner libre cours à nos fantasmes, nos peurs et nos aspirations ne peut que créer une virtualité sur laquelle des actes logiques et réfléchis n’ont pas les résultats escomptés.