@ahtupic
Salut, il y avait un historien de l’alimentation Steven Kaplan, qui a aussi émis des doutes à ce sujet qui correspondent à votre légitime interrogation :
"L’historien remet en cause la thèse de l’ergot de seigle, pour deux raisons, qu’il détaille dans un épisode de l’émission “Affaires sensibles”.
https://www.radiofrance.fr/franceculture/pain-maudit-et-delire-collectif-a-pont-saint-esprit-8549839
“Comment explique-t-on que la toxicité de cet empoisonnement par l’ergot se trouve uniquement dans deux sacs de farine et pas dans tous les autres ? Secondo, quand vous mettez de l’ergot dans le pétrin, vous allez produire un pain qui est violacé en couleur, qui a des arômes de poisson pourri. S’il y avait vraiment de l’ergot dans ce pain-là, le boulanger aurait su ça tout de suite.”
Un truc aussi qu’il faut savoir :
"Les deux coupables sont désignés : le boulanger, Roch Briand, et son meunier. L’affaire prend vite un tournant national. Steven Kaplan, un historien de l’alimentation qui a largement documenté l’affaire, dresse le tableau de la façon dont la presse s’empare de l’histoire.
“‘L’Humanité’ avait une certaine attitude à l’égard de Roch Briand parce que Roch Briand était un gaulliste et un catholique. Le maire socialiste et protestant, dans un pays qui avait été divisé par la religion depuis toujours, avait une autre presse qui était derrière lui. La presse nationale était influencée par la meunerie, qui avait beaucoup de moyens.”
Podcast de l’émission affaire sensible : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/le-pain-maudit-de-pont-saint-esprit-8964489