@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
merci de la réponse ; vous êtes donc persuadé que ces accords ne valent rien. On se demande alors pourquoi la Russie a répétivement demandé, exigé, leur application, dénonçant le blocage de Kiev, et il ne s’agit pas que des frappes, que Zelensky ne maîtrisait pas à l’époque, mais bien de l’élaboration politique du cadre administratif que proposent ces accords c’est à dire la mise en place du statut d’autonomie des oblasts de l’est.
Et effectivement, dès le soir de leur signature, le pilonnage du Dombass a commencé. Nous sommes en 2015 et l’Ukraine n’a plus d’armée : ne restent au front qu’Azov, les milices, des mercenaires ainsi que les commandos issus de Blackwater.
C’est idiot, mais au fond il s’agit très banalement d’un accord signé et non respecté par l’une des parties. Et, j’insiste, non par les deux, c’est important. Cette situation a duré 7ans ; Vous avez raison en disant qu’il ne s’agissait que de gagner du temps... mais pour l’Ukraine seulement ! Hollande l’a confirmé haut et fort, dans un camouflet de plus.
Alors voilà, quand vous nous parlez aujourd’hui de « blocage structurel » et renvoyez dos-à-dos le bloqueur et le bloqué, pour moi, intellectuellement, c’est à la limite du surréaliste. Comment ne pas soupçonner une posture ? Jusqu’alors, signer un accord était un déblocage. Ben là, non. Par décret.
A l’inverse, cette posture est elle-même « structurellement bloquante », ça oui ! On le constate tous les jours et pendant ce temps, drones et missiles pleuvent de tous les côtés, mais bon, c’est loin, l’Ukraine ; la Russie, tout ça...