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Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia

sur Jacques Baud, le « faussaire du renseignement » : anatomie d'un gourou de la désinformation du Kremlin


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@SilentArrow,

L’amalgame est saisissant. Comparer la régulation d’un État de droit face à des opérations d’influence étrangères avec des purges arbitraires relève de la pure acrobatie intellectuelle.

Nos institutions démocratiques reposent sur des lois, des tribunaux et des recours réels. Si ce gouvernement ou un autre commettait un abus, les juges et le Conseil d’État seraient là pour le casser. Prétendre qu’on s’exposerait en France à être condamné « sans autre forme de procès » pour une opinion est une aberration juridique.

Pour mesurer ce qu’est un véritable arbitraire étatique, il suffit de regarder du côté de Moscou. Dans cette Russie que Jacques Baud défend avec tant de zèle, la contestation ne se solde pas par un débat sur AgoraVox ou un recours administratif : elle se règle à coups de peines de prison fermes pour un simple mot, quand ce n’est pas par une chute fortuite depuis un neuvième étage ou un empoisonnement au polonium. Si Baud avait appliqué à la rhétorique du Kremlin le quart de la rigueur critique qu’il réserve à l’Occident, il y a bien longtemps qu’il aurait été « suicidé » ou embastillé.

Un peu de sens des réalités ne ferait pas de mal avant de pousser des cris d’orfèvre sur la démocratie française.


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