@Fergus
cette guerre sans vainqueur possible va occasionner !
Pourquoi répétez vous comme un automate les éléments de langage mensongers de notre mainstream, complètement (et volontairement) déconnectés de la réalité ?
La réalité : la Russie a pratiquement gagné cette guerre avec la Crimée, la mer d’Azov et l’essentiel des régions russophones/philes qu’elle convoite. Chaque jour la rapproche de Kramaorsk et Sloviansk (notre mainstream ment en affirmant que le front ne bouge pas). Vrai ? Faux ?
Trump l’a compris et cherche une sortie négociée à cette guerre. Sans résultat tangible pour le moment (il a quand même levé le pied) mais on peut supposer que des négociations secrètes se poursuivent.
L’UE a des objectifs différents qui la poussent à l’escalade (on l’espère contrôlée). Devenir une superpuissance face aux USA et à la Chine est très probablement la priorité (son statut actuel de nain géopolitique a des conséquences économiques très négatives face à Chine/USA).
D’où le réarmement et le terrain d’essai, d’apprentissage et de démonstration des armements que constitue l’Ukraine (les morts et blessés, soyons honnêtes, c’est pas notre problème, ça passe après, on s’en fiche un peu, comme à Gaza).
Etendre son « impérium » vers l’Asie Centrale, la Russie de Poutine étant un obstacle. C’est le deuxième objectif. En ce sens, prolonger la guerre pour affaiblir la Russie se comprend, c’est l’objectif de Bruno Le Maire d’il y a 4 ans, toujours d’actualité.
Le troisième objectif est, bien entendu, de ne pas éclater, de ne pas se décomposer avec des Brexit successifs et la montée des nationalismes. Le soutien et le prolongement de la guerre en Ukraine, avec le cinéma de la guerre hybride en grande partie imaginaire (médiatique) soutient cet objectif : tous unis face à la Russie qui nous attaque !
Vous êtes un va-t-en guerre, au nom des droits de l’homme et de la démocratie étendus à toute la planète, dans la lignée de la gauche des XIX ème et XX ème siècles, même si ce story telling occidental a un peu perdu de sa crédibilité au plan mondial. Je suis pour une paix négociée en Ukraine, qui comportera forcément des modifications de frontières, ce que l’Occident accepte sans problème quand ça lui convient.
Que l’UE devienne une super puissance, pourquoi pas, ça ne peut que faire du bien au montant de ma retraite. Mais si c’est au prix d’une guerre mondiale, la 3ème européenne, non merci. Et si c’est au prix d’un effacement de la France qui devient une « région », pas davantage.
NB : qu’il y ait encore près de 40 % de Français opposés à notre investissement dans cette guerre est plus qu’étonnant, vu le bombardement médiatique cherchant à faire du citoyen une carpette tétanisée (carpet bombing médiatique).