Merci pour tous vos commentaires qui font progresser le questionnement. Quelques brèves remarques et en premier lieu, je constate que le format utilisé pour mon article semblerait trop court par rapport à l’enjeu de la question. Mais on fera avec et je suis prêt à recommencer ce risque.
Analogisme et naturalisme ne sont pas opposés, comme l’a dit Marsu, et je n’ai jamais prétendu le contraire (manque de place pour une exposition plus complète sans doute, cf. la remarque précédente).
Sylvain, c’est tout l’intérêt de la pensée de Descola que de nous apprendre à nous décentrer. Certe, les notions de mythos, logos, objet, sujet sont mieux constituées et datées mais le risque est de rester enfermé dans un européocentrisme. D’où l’intérêt de la démarche anthropologique (qui ne plaira pas aux philosophes), et qui rejoint celle de F Julien dans son décentrage sinologique.
L« affaire est en fait complexe, alliant des questionnements épistémologiques et sociologique. Articuler les visions du monde et les manières de vivre ensemble. Quitte à passer pour un pessimiste face à Sylvain, je réitère mes craintes d’une domination d’une épistémologique naturaliste devenant hégémonique mais je fais confiance aux résistances des »humanistes" plus qu’au Sujet devenu incertain. L’intériorité est une notion toute aussi pratiquable. Et de plus, j’ajoute qu’un retour à un animisme rationnel pour penser la nature est aussi une option d’actualité. Oui, la Nature possède sa propre intériorité.
Pas simple, épistémologique, sociologique et maintenant, l’ontologique
salutations à tous
BD