J’ai toujours pensé que la question de la surpopulation étrangère - parce que c’est bien cela la base du problème, il ne faut pas se leurrer - jouerait un rôle majeur dans la campagne électorale de 2007.
Mais j’étais très loin de me douter qu’elle déchirerait jusqu’aux socialistes. Il est vrai aussi que je ne pouvais pas me douter que Ségolène est encore plus ambitieuse qu’attachée aux dogmes et aux mythes de l’internationalisme égalitariste.
A moins qu’elle ne nous fasse un retour de flamme identitaire, qui n’a rien de surprenan si l’on se réfère à ses ancêtres directs...
Quoi qu’il en soit, il se confirme de plus en plus que le problème immigrationniste est la grande question sociétale du début du XXIe siècle, et que ceux qui ne prendront pas les bonnes positions sur ce thème ultrasensible seront éliminés de la scène politique, dans les cinq à dix ans à venir...
Cela va devenir tellement évident que Ségolène Royal fera juste figure de précurseur. Son seul tort, à gauche, sera d’avoir eu raison avant tout le monde et contre à peu près tout le monde.
A l’heure actuelle, son principal adversaire n’est pas l’UMP, mais le PS des vieux cons servateurs encore accrochés à l’Evangile selon saint Marx...