Il y a quand même un problème au PS pour devenir en parole et en fait dans nombre de ses orientations exprimées dans son prétendu projet, social-démocrate au sens libéral du terme (disons nordique), c’est la confusion entre service public et monopole d’état au fonctionnement abstrairement et administrativement uniformisé par en haut.
Deux exemples
1) Dans l’éducation nationale : Le refus de l’autonomie des établissements seondaires et supérieurs et de la diversification des programmes et des méthodes pédagogiques au profit d’objectifs pédagogiques intellectuellement plus cohérents, c’est- à dire moins encyclopédiques et plus formateurs de l’initiative intellectuelle en suscitant le goût d’appendre à apprendre ; le refus de faire participer les enseignés, les parents et les collectivités locales à toute réflexion sur la pédagogie, ses méthodes et ses finalités. ; le maintien des concours de recrutements et examens nationaux impératifs aveugles et socialement discriminant en faveur la reproduction des élites corporatistes, en particulier des enseignants eux-mêmes dont les enfants sont les plus grands bénéficiaires du système aux grandes écoles (Je rappelle que Marx était contre une école étatiste, nécessairement injuste !) . Certaines corrections à la marge proposées ne seront qu’un emplâtre sur une jambe de bois et surtout un alibi pour ne pas libéraliser les pratiques de formation.
2) La proposition de renationalisation d’EDF marque un volonté de soustraire le secteur de l’énergie à la règle de la concurrence libre et non faussée sous une régulation étatique nécessaire pour assurer un service d’intérêt économique général (universel) en faisant le meilleur usage possible pour les usagers-consommateurs de la concurrence.
Cette proposition est d’autant plus absurde que cette renationalisation supposerait que l’état, c’est à dire les contribuables, accepte de financer l’opération à la hauteur de 12 milliards d’euros et que EDF vende toutes ses entreprises et ses participations capitalistes étrangères , alors même qu’elle resterait fournisseuse d’électricité partout en Europe en concurrence avec les autres entreprises européennes de production et de distribution de courant.
Sur la question européenne justement, le moins que l’on puisse dire, c’est que la logique du non au référendum semble bien l’avoir emporté au PS : il n’est plus question de concurrence libre et non faussée et de libre marché. Comme si nos partenaires n’existaient pas ou devaient être convertis au social-nationalisme pour relancer la poursuite la construction politique de l’Europe, dès lors que le rejet de la partie 3 de TCE est défini sans concertation et sans accord possible avec nos partenaires comme le préalable.
Il est évident que ce projet est électoraliste, mais cet électoralisme manifeste ce que l’on sait : que le PS est un parti de fonctionnaires qui spontanément confondent l’intérêt général avec leur intérêt particulier et qui font tout pour nous faire croire que cette confusion est bénéfique à tous, y compris pour nos partenaires européens que l’on voudrait transformer en socialistes français pour faire l’Europe politique..
Libéralisme et mondialisation
De la concurrence en Europe
Les conséquences du « non » au référendum sur la TCE