Triste spectacle que celui donné par ce débat...
Il serait tout d’abord souhaitable que le modérateur du site fasse son travail, certaines interventions dépassant à mon avis les limites de l’acceptable.
Sur le fond du sujet, cet article comme celui à qui il répond illustrent la difficulté de traiter ce sujet de façon dépassionée.
Un certain nombre d’interventions font référence aux textes religieux (Bible, Coran) sous jacents aux difficultés de réglement du problème. Il est intéressant de noter que ces religions, contrairement à la religion catholique dont le dogme est fixé par l’église, offrent, et même appellent une large possibilité d’interprétation de la part du croyant. Utiliser des arguments religieux dans ce conflit relève donc bien souvent d’une interprétation erronée, voir de mauvaise fois, de ces textes, aux seules fins de justifier une intransigeance ou haine envers l’autre (pratique dont toutes les religions sont coutumières, hélàs, comme le montre l’histoire).
La solution à cet épineux problème de la coexsitence entre palestibne et Israel ne peut donc passer, d’abord, que par le dépassement de ces pseudo-arguments ou revendications religieuses (plus simple à dire qu’à faire, je le reconnais).
Bien entendu, comme l’ont indiqués de nombreux intervenants, les deux parties se sont montré coupables d’exactions nombreuses. Il est rare que, dans ce type de conflit, une partie soit blanche et l’autre noire... Oui, les nombreuses attaques contre les civils israeliens auraient pu être évitées par les forces palestiniennes, oui les gouvernements israéliens ont laissé leurs colons s’emparer des meilleures terres palestiniennes, oui l’autorité palestinienne souffre d’une corruption endémique (qui a resulté dans le vote pro-Hamas, qui n’est pas, contrairement ce que certain disent, une adhésion pour leur thèses anti-Israéliennes comme le démontre le soutien au plan actuel du président de l’autorité palestinienne), oui les Israéliens ont systèmatiquement empêché le développement économique des territoires palestiniens etc.., etc...
Et maintenant ? Le coût économique et social de ce conflit pour l’état d’Israël est énorme, et les populations palestiniennes sombrent dans une pauvreté affligeante et dans l’extrémisme religieux (habituel conséquence du désespoir).
Il faut craindre qu’aucune solution ne puisse venir complêtement des deux parties, puisque toute tentative de conciliation (et donc d’abandon de certaines revendications) se solde au mieux par un échec électoral, au pire par un assassinat. La solution ne peut donc venir que par l’imposition par la communauté internationale d’un réglement le plus objectif possible. Celui-ci mécontentera tout le monde, mais avec un peu de chance, les populations concernées rejetterons sur cette communauté internationale la faute de cet accord et leur agressivité, plutôt que l’une contre l’autre...
Cela demande que les grandes puissances acceptent de s’entendre et de jouer ce rôle désagréable de bouc émissaire... pas facile quand on connait le poids électoral des pro-Israeliens aux US, l’intérêt d’autres puissances de faire échec aux US,le double jeu de bien des pays arabes et la faiblese de la diplomatie européenne (surtout après le rejet de la constitution).
Bonne chance donc !
NB ; l’accord récemment trouvé pour continuer à soutenir les populations palestiniennes sans passer par le Hamas semble être un bon compromis ; le plan Olmert est un premier pas (obligatoire pour Israël) mais largement insuffisant et innacceptable en l’état, M. Abas est courageux dans sa démarche mais là aussi le plan palestinien est trop court. Il reste du chemin à faire dans les deux sens, mais c’est une première étape, reste à continuer ces démarches de petits pas, à l’aide de la carotte (€, $) et du bâton (plus de € ni d’$).