Je n’ai vu personne citer l’exemple des disquaires qui ont l’un derrière l’autre mis la clef sous la porte. C’était pour quelle raison deja ? parce que les grandes surfaces (et là la fnac est encore en cause, quelle coïncidence) pratiquent des prix qui ne permettent même pas à un disquaire de rêver voir quelqu’un entrer dans son magasin.
Croyez-vous vraiment que le sort des librairies indépendantes serait différent ? (indépendantes et encore... même des librairies appartenant à des holdings ferment désormais)
On pourrait à la limite espérer que les librairies spécialisées résisteraient, mais à quel prix pour leurs employés ?
Personnellement, dans l’état actuel des choses, je dois faire une bonne trentaine de bornes pour me procurer un cd parmi un choix convenable (en fnac bien sur), pourquoi ? parce que même l’irréductible petit disquaire qui vendait des albums neufs MOINS CHERS et des albums d’occasion à proximité de chez moi, n’est aujourd’hui plus irréductible, en fait il n’est plus là.
Je le regrette et je n’ai pas franchement envie que celà s’étende aux librairies, qui sont avant tout des lieux de partage de passion, de discussion, de relations humaines.
Et qu’on ne me sorte pas l’argument ô combien surestimé d’internet ; ce nouveau moyen de commerce est certes très utile, mais ne remplace en aucun cas ce genre de lieu.
Enfin c’est pas internet qui va me donner le boulot pour lequel j’ai été formée ; eh oui, aujourd’hui encore, à l’heure où la librairie va franchement mal, on forme des libraires à tire-larigot, pourquoi ? pour s’entendre dire très honnêtement par les libraires (je les en remercie) : « désolé mademoiselle, nous avons BESOIN de vous, mais nous n’en avons pas les moyens, essayez la fnac ».
Demandez donc à un libraire ce qu’il pense du prix unique du livre.