Pourquoi ne pas permettre aux medecins de signaler des abus de la part de patients peu respectueux des traitements prescrits ? Par exemple on pourrait autoriser un medecin a etre dispense de reprendre en charge le quart de ses patients les moins bien notes selon ses criteres. Si d’autres medecins se plaignent du meme patient, on ouvre un enquete.
La question de la venalite est preoccupant pour deux metiers phares : les auxiliaires de justice que sont les avocats, les auxiliaires de sante publique que sont les medecins. Le probleme des soins a perte CMU est similaire a celui des avocats commis d’office. On est confronte a une frange pauvre et peu civile de la population pour pas un radis. A mon avis il est indispensable d’avoir un contact avec cette partie monde dont medecins et juristes sont litteralement coupes.
Il faut donc remunerer correctement le practicien en toute circonstance. Il faut lui payer les absences de ses patients. Il faut sanctionner le beneficiaire peu scrupuleux. Il faut valoriser cet aspect pour faire resonner la corde humaine du professionnel.
Et si ca suffit pas, ils peuvent aller voir ailleurs. On a assez de brillants etudiants pour prendre la releve. Il ne faut pas oublier que dans les annees 65-70, un tiers passaient la premiere annee (faculte de medecine de Grenoble, l’annee ou mon pere a reussi sa premiere annee, il est anesthesiste a la retraite). Aujourd hui, en fac de Droit c’est trois dixiemes de ceux qui se presentent qui passent en deuxieme annee (a Aix en Pce, en 2001), en medecine 1/10eme (a la Timone Marseille, 2005).
Le niveau est aujourd’hui bien plus releve.
Enfin, il est hors de question de se laisser prendre a un peige grossier : on prive justice et sante publique des moyens qui leur sont indispensables et on les fait tourner a la volonte. Tu m’etonnes que la qualite de la medecine soit en baisse ! Moins de moyens, plus d’exigeances. Le but ? justifier un demantelement total en faveur des mieux dotes et s’americaniser.