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Commentaire de Bertrand C. Bellaigue

sur Maroc : une révolution non dite...


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Bertrand C. Bellaigue Bertrand C. Bellaigue 14 juillet 2006 18:37

A l’intention de Lalla Mennana

J’ai lu les soixante quatre commentaires faits au sujet de l’article sur le Maroc écrit par un homme d’affaires récemment établi à Csablanca.

Ecrire que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » quand on est agent immobilier et que l’on n’est pas un observateur professionel, tient du miracle.

Ayant couvert - consciemment - l’histoire contemporaine du royaume de 1941 à 1962, ayant connu Mohammed V, le grand roi, et son fils. Ayant connu les principaux artisans de l’Indépendance, ayant vu plus de héros dans les artisanats de kissarias ou dans les ruelles des Carrières centrales, que dans les palais ou villas des grandes villes, Ayant vécu les grandes heures de l’hitoire du royaume avant, pendant et après l’exil de son roi, je crois comprendre assez bien, le comportement, et en général, la piété du peuple marocain et son Islam. Dans le bled, ses Marabouts aussi. Je serais très étonné de voir ce qu’à l’etranger on appele « integrisme » submerger ses institutions. je serais tenter de dire le Maroc, par sa piété, sa foi, est déjà intgriste depuis des siècles. Qu’étaent donc les Zennati, ou les Morabitoun ? Je crois qu’il faut bien connaitre le Maroc, l’aimer, faire partie en quelque sorte des meubles et et de la famille, pour veritablement le faire connaotre et l’expliquier eu monde. Pour ne pas tomber dans le « folklorisme » de l’an 2000.

Ces conditions-là n’abondent pas.

Il faut savoir aussi que les dynasties marocaines ont traversé le dernier millenaire. L’une d’elle a régné sur l’Andalousie. Sous la dernière, mais pas toute seule, est apparu le Maroc moderne, après le retour à l’Indepencance le post modernisme et les grandes espérances.

Le plus grave problème qui s’y pose aujourd’hui en dépit du developpement et des progrès survenus en cinquante ans, n’est la religieux , il est gravement social et économique.

Mais si des traditions solides qui remontent à Idriss 1er ont permis au peuple marocain de ne pas perdre son âme sous la domination coloniale, je ne vois pas de raison pour qu’il la perde sous d’autres maitres à penser. Mais je peux me tromper.

Lalla, vous me le direz.Inch’Allah ! Bertrand C. Bellaigue.


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