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Accueil du site > Culture & Loisirs > Un couple mythique : Scott et Zelda Fitzgerald...

Un couple mythique : Scott et Zelda Fitzgerald...

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Une histoire qui peut faire rêver, tout en étant tragique et sulfureuse, c'est bien celle du couple que formaient Scott et Zelda Fitzgerald...

 Ils ont tout : la beauté, la gloire, l’amour, l’argent et pourtant, la fin de leur vie a été particulièrement sinistre.

Invité au festival de la biographie, Stéphane Maltère a présenté le livre qu'il a consacré à ce couple célèbre.

 

"Quand on parle de Scott Fitzgerald, on ne peut que parler de Zelda : c'est son inspiratrice première. C'est elle qui fournit, par ses lettres, par ses carnets, par sa manière de parler, l'inspiration à son époux, Scott.

 

Ils se sont mariés en avril 1920, donc il y a bientôt cent ans. Ils sont bien assortis physiquement, mais leur rencontre fait qu'ils vont se détruire l'un et l'autre..."

"C'est bonheur et destruction", commente le journaliste qui interroge l'auteur.

 

"Il flotte dans l'existence du couple un air de fête permanent qui scandalise et qui fascine, en même temps.

Zelda est scandaleuse, dès son enfance : elle vit dans une famille assez rigide, assez froide, son père est juge d'instruction. Elle, c'est la petite dernière, capricieuse, elle se fait remarquer... elle fait des sports pour garçons, elle saute nue de plongeoirs... elle a une attitude de scandaleuse.

Elle est l'incarnation de la garçonne, celle qui va se moquer des convenances, des conventions, celle qui va vivre librement sa vie de femme.

 

Scott, lui, rêve de devenir un écrivain coûte que coûte et de séduire les plus belles filles par tous les moyens. Etre romancier est pour lui un atout supplémentaire de séduction.

Zelda est attiré par ce garçon qui est beau physiquement, qui fait penser à un ange quand il apparaît pour la première fois. Elle voit en lui aussi un auteur, elle se voit la femme d'un écrivain prometteur.

Scott et Zealda se marient en 1920 et 5 ans après, il publie son best-seller : "Gatsby le magnifique"...

C'est son livre le plus fulgurant, le plus court, le mieux construit, c'est celui qui va droit au but, il ne s'est pas perdu dans des méandres comme dans d'autres romans... c'est un roman plutôt classique par rapport à ses autres romans qui sont assez composites.

Le couple qu'il forme avec Zelda est un couple libre... c'est une fête permanente, constituée de bonheurs éphémères, d'extravagances...

Par exemple, un jour, elle parcourt les rues de New-York sur le capot d'une voiture, elle finit avec une douche de champagne dans les fontaines de la ville...

Leur fille est confiée très rapidement à l'agent de Fitzgerald qui va l'éduquer plus que son père et sa mère.

 

Comment expliquer la descente aux enfers de ce couple ?

Zelda se rend compte qu'elle est sous l'influence ou la coupe de Scott, qu'elle ne peut pas s'épanouir dans aucun art, elle aimerait écrire, elle va finalement choisir une discipline qui est la danse.

Sur la côte d'azur, elle rencontre un bel aviateur français, pendant que Scott est en train d'écrire "Gatsby".

Scott fait une crise de jalousie, il est prêt à l'enfermer... pourtant jusqu'alors tous les flirts qu'ils ont pu avoir l'un et l'autre ont été acceptés.

Là, il sent un danger : que Zelda, son inspiratrice, sa muse lui échappe.

A partir de là, Zelda va sombrer peu à peu dans la folie, dans l'alcool. Elle va faire tout un parcours dans les asiles psychiatriques de l'époque.

Pour Scott, la descente aux enfers est lié principalement à l'alcool... il se sent dépossédé de son oeuvre, il ne peut pas être écrivain, car il doit écrire des articles, des nouvelles pour financer les séjours de sa femme à l'hôpital.

Scott meurt en 1940 à l'âge de 44 ans : une courte vie, une courte carrière."

Il est le symbole d'une génération perdue d'entre les deux guerres.

Sa femme Zelda meurt quelques années plus tard en 1948.

En écoutant le récit de ces deux vies, on se dit que la quête de la gloire et de l'argent peut conduire au pire. Quels destins tragiques ! Des vies si éphémères !

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2020/02/un-couple-mythique-scott-et-zelda-fitzgerald.html

 

http://www.folio-lesite.fr/Catalogue/Folio/Folio-biographies/Scott-et-Zelda-Fitzgerald

 

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39 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 février 17:26

    Pour les anglophones (Désolé, mais ça marche pas en Français ) :

    Riddle : two Scotsmen are sixty-nininging. What are their names ?

    Answer : Patrick FitzGerald and Gerald FitzPatrick.


    • Shawford NoNo42 8 février 17:29

      @Séraphin Lampion

      Tu cherches la Fifille de Vercibgétorix, hein ?

      Elle arrive, tout doux tout doux, milli portion de Poltron & Sofià ! ^^^


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 février 17:48

      @NoNo42

      on dirait que tes doigts sont trop gros pour le clavier virtuel de ton smartphone, ou alors faut enlever tes moufles !


    • rosemar rosemar 8 février 19:35

      @Séraphin Lampion

      Je n’ai pas compris...



    • laertes laertes 11 février 12:48

      @Séraphin Lampion désolé mais cela marche particulièrement en français pour la seule raison que le mot Fitz a été importé en Angleterre par les normands. Fitz vient du mot français fils. Ainsi Fitzgerald est certainement d’origine française comme tous ceux qui s’appelle Fitz.


    • mmbbb 8 février 18:03

      @ Rosemar a votre reflexion portee sur votre article précédent :

      Je vous retourne votre compliment « le temps ne fait rien a l affaire » . mais en ajoutant un « ne » comme il se doit pour compléter cette phrase de Brassens que les hasbens écoutent . 

      Vous êtes comme le beurre laisse a l abandon, jauni et ranci ! Une forte odeur nauseabonde !


      • rosemar rosemar 8 février 19:36

        @mmbbb

        C’est méchant ! Quel rapport avec l’article ?


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 février 18:39

        Et quant Anaïs Nin et Henry Miller ?


        • CLOJAC CLOJAC 8 février 19:28

          @Aita Pea Pea

          « Et quant Anaïs Nin et Henry Miller ? »

          Sans oublier Abélard et Héloïse... Le style pourrait être tranchant !


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 février 19:34

          @CLOJAC

          Ia orana . Le bouquin de Teule’ est excellent.


        • rosemar rosemar 8 février 19:34

          @CLOJAC

          A suivre : Anna Gould et Boni de Castellane... vous connaissez ?


        • velosolex velosolex 8 février 20:57

          @Aita Pea Pea
          Et Ségolène et Holland, en vacances aux pays bas ?


        • velosolex velosolex 8 février 21:01

          @rosemar
          Je connais Glenn, M’dame,Glenn Gould 
          et Boni qu’était la môme de Clyde. 
          Un rencart à Castellane ?


        • CLOJAC CLOJAC 8 février 21:05

          @rosemar

          « Anna Gould et Boni de Castellane... vous connaissez ?  »

          Pas jusqu’à aujourd’hui, mais je viens de me renseigner : le monsieur était un coureur de dot et la madame une mocheté richissime.


        • rosemar rosemar 8 février 21:16

          @velosolex

          C’est ce que je pensais : ils méritent d’être connus...


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 février 21:31

          @CLOJAC

          On va pas tortiller...les histoires de cul ça nous intéresse.


        • moldovalak moldovalak 8 février 22:05

          @velosolex
          j’ai beaucoup fréquenté Stephen Jay Gould et sa femme Rhonda....
          C’est un autre film bien plus intéressant et beaucoup moins people.


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 février 23:14

          @velosolex

          Tain j’étais sérieux sur Anaïs et Henry. Des précurseurs d’avant guerre ...toujours troublant surtout Anaïs.


        • velosolex velosolex 9 février 13:44

          @Aita Pea Pea
          Dans les années 70 j’ai lu tout Miller, un écrivain très tendance alors. Ses écrits sur Anaïs étaient très expurgés, car il ne voulait pas la mettre en difficulté. Quand elle même publiera ses mémoires, il se sentira libéré de cette autocensure. Miller c’est un peu ce qu’a fait Rousseau à une autre époque ; Il se dévoilé sans pudeur, n’hésitant pas à se montrer tel qu’il est, qualités et défauts. Il m’a donné envie à l’époque de lire Laurence Durell, un grand copain, dont il parle dans « le colosse de Maroussi » et qui a écrit « le trio d’Alexandrie ». Ces écrivains sont un peu oubliés maintenant. C’est bien dommage. Ils étaient une ode à la vie, à l’aventure. Sans doute sont ils en lien avec d’autres auteurs, du début du siècle, qui prônaient déjà les valeurs de liberté qui les dirigeaient. Je pense à Thomas Man, à Herman Hesse. Dernièrement sur arte est passé « Hotel Europa », un endroit où se réunissait tout le gotha intello et libertaire d’avant 14. Des gens qui se réunissaient dans des domaines autour du lac de Garde, qui pratiquaient déjà l’amour libre, le nudisme, le végétarisme, et prônaient le pacifisme et attendaient que l’Europe se fasse. Bon, j’ai tiré un peu des bords...


        • Laconique Laconique 8 février 18:54

          Des destins si tristes, si tristes...


          • velosolex velosolex 8 février 21:15

            @Laconique*
            « Des destins si tristes, si tristes...

            Faut pas exagérer quand même.
            Z’ont pas connu Macron, le coronavirus, la mondialisation, toute cette merde décadente. 
            Les années 20 quand même ç’avait la classe.
            Surtout vues du pont supérieur, en croisière de luxe, calme, volupté. 
            C’est juste la gueule de bois qui fait tâche, après….mais l’impression d’ensemble est favorable. Surtout sur la photo posée sur le sofa. Elle porte un chapeau cloche. Lui a toujours l’air d’un dandy, mais ne fait plus illusion. Il n’arrive même plus à écrire.
            Les années trente ne faisaient déjà plus parties des trente glorieuses.
            A un certain moment, votre ticket de train n’est plus valable ; c’est tout.
            Rien qu’une vieille chanson qu’on écoute sur une disque de cire un peu voilé, pendant que le soir projette déjà des ombres
             »Mets un foulard ma chérie ; tu vas prendre froid !"


          • Jean Guillot Jean Guillot 8 février 19:57

            Les his..toires d’a..mour finissent mal en généRAL ...

             smiley


            • velosolex velosolex 8 février 20:55

              Bon, la pauvre zelda était bien fêlée….Impossible à supporter au delà d’une soirée, le temps d’un service à vaisselle. Je sais pas si ça peut faire rêver, leurs descentes aux enfers ?.... . ..On peut se demander ce qui serait arrivé à Scott s’il s’était appelé Marcel Campion, ou s’il avait rencontré Ségolène à la place de Zelda ?

              L’aurait elle emmené aux pôles faire boire des whiskies on the rocks ?...Et Scott ?...Je me souviens de belles pages, de plongeons sur le bord de la piscine, en échangeant des impressions, le soleil dans les yeux. ah jeunesse. Beauté des corps souples qui déjà se défont

              . Et ces derniers textes. « Mémoires de patt Hoby » un truc comme ça. Le retour à Hollywood d’un scénariste sur le déclin. Très drôle et mordant. Ca n’a pas pris une ride...


              • CLOJAC CLOJAC 8 février 21:08

                @velosolex

                « Bon, la pauvre zelda était bien fêlée…  »

                Les Fitzgerald, c’est une histoire de bobos un peu chtarbés ! smiley


              • velosolex velosolex 8 février 21:19

                @CLOJAC
                Lisez les mémoires de Pat Hoby.
                Il en ressort que Scott sans zelda est plus immortel que zelda sans scott. 


              • CLOJAC CLOJAC 9 février 07:00

                @velosolex

                « Lisez les mémoires de Pat Hoby. »

                C’est autobiographique ?
                Je ne pense pas que j’aimerais.
                Je préfère l’Amérique de Jack Kérouac, William Burrough, Allen Ginsberg et Charles Bukowski, et dans un autre genre Hemingway...
                Mais bon, chacun ses goûts en matière de personnages excessifs qui sont allés au bout de leur folie.


              • velosolex velosolex 9 février 13:22

                @CLOJAC
                C’est autobiographique et ça fait dans la dérision du milieu Hollywoodien, sur fond d’alcool de désillusion et de travail de commande. . Rien à voir avec Le Fitzgerald première période.. « Sur ma route » la bio de la femme de Neal Cassidy, le copain de Kerouac n’est pas mal du tout, dans le décapage des mythes….J’ai lu dernièrement « lettres à emil » de Miller, ces premiers écrits, une correspondance à son copain Emil quant il arrive à Paris. Un Miller sans le sou pris sur le vif, et Paris de même, quand la ville attirait tous les artistes du monde


              • velosolex velosolex 9 février 13:32

                @velosolex
                Quant il écrit« les histoires de Pat Hobby », Fitzgerald n’est plus qu’un has been. Oublié, méprisé, la quarantaine mais déjà ravagé par l’’alcool. Il est ruiné et revient à Hollywood pour tenter de torcher des scénarios de commande. Il ne va pas tarder à faire un accident cardiaque. "Le volume formé par les trente deux nouvelles de ce livre, qui comprennent tout le cycle de Pat Hobby, représente plus qu’une collection de nouvelles éparses. Car si ses nombreux épisodes furent à l’origine publiés séparément, Fitzgerald commença à les concevoir comme une entité collective. Presque chaque fois qu’il en écrivait une, il remettait en question l’ordre de leur publication, et aussi longtemps qu’il vécut, il continua à les réviser. Autoportrait sarcastique et tendre à la fois d’un scénariste confronté au réalisme brutal des nababs de Hollywood, les Histoires de Pat Hobby forment le livre dont rêvait Raymond Chandler lorsqu’il disait que la Mecque du cinéma ferait “ un grand sujet de roman – sans doute le plus grand qui reste ”. Sources : Livre addict


              • CLOJAC CLOJAC 10 février 09:38

                @velosolex

                « C’est autobiographique et ça fait dans la dérision du milieu Hollywoodien, sur fond d’alcool de désillusion et de travail de commande. »

                La première différence à mon avis : Fitzgerald c’est le charleston et le jazz new Orleans... La beat generation, c’est le blues et le rock’n roll.
                Et si on détaille, l’alcool et un résidu d’espoir d’un côté... La dope, l’alcool et la désespérance de l’autre.
                Mon préféré est Bukowski un ivrogne et un obsédé sexuel aux fulgurances poétiques flamboyantes quand il ne cuve pas, conscient de sa déchéance.


              • moldovalak moldovalak 8 février 21:58

                Qui c’’est ces gars .... ?

                Pourquoi pas une p’tite photo ?



                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 février 23:56

                  Sinon t’as« Stone et Charden » ou « Shella et Ringo » qui sont pas mal du tout .


                  • CLOJAC CLOJAC 9 février 07:17

                    @Aita Pea Pea

                    « Sinon t’as« Stone et Charden » ou « Shella et Ringo » qui sont pas mal du tout . »

                    Et aussi Guy Bedos et Sophie Daumier
                    https://www.youtube.com/watch?v=1wQ2y5oNa_0


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 février 21:07

                    @CLOJAC

                    Vas y Jeannot...un classique


                  • Merci @ rosemarmythe pour avoir exhumé ce couple de légende .

                    Cela dit , perso j’ai un petit faible pour les aventures de Paulette et René


                    • Shawford Shawford 10 février 12:40

                      @Armand Griffard de la Sourdière

                      Euh pareil pour toi, corniaud ou pas, traceur ou taxeur (c’est selon ta prochaine intervention sur AV) de temps ?


                    • @Shawford ... alias shawf marcel .

                       J’ai pas compris tout ce que tu as écrit ; mais sûrement toi non plus !


                    • laertes laertes 11 février 12:59

                      Je n’ai jamais compris tout ce tapage à propos de Fitzgerald. C’est un auteur tout à fait ordinaire qui n’arrivent certainement pas à la cheville d’un William Faulkner d’un Tennessee Williams ou d’un Ernest Hemingway. Quant à son dandysme, il a des leçons à recevoir de la part d’Oscar Wilde qui était de loin meilleur que lui sur le plan de la littérature. Incompréhensible !

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