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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Biennale de l’Art africain contemporain de Dakar

Biennale de l’Art africain contemporain de Dakar

Il n’y a pas de Biennale qu’à Venise. La Biennale de Dakar, empêchée par le covid en 2020, est plus forte, plus abondante, plus riche que jamais. Nul ne saurait tout voir, tout estimer… tant les propositions sont nombreuses et variées. C’est la 14ème Biennale qui vient de commencer. Elle regroupe plus de 5000 artistes d’une centaine de pays et dure jusqu’au 21 juin 2022.

Affiche du In {JPEG}

Le Président Macky Sall est venu lui-même participer à son inauguration, comme les autres années, qui veut placer la culture au cœur du développement économique et social. Les œuvres proposées ont le plus souvent un fort contenu social et politique, symbolisant un point de la situation du Sénégal et des Sénégalais et plus largement de l’Afrique et des Africains.

La Biennale a un thème cette année : « I Ndaffa », qui signifie «  forger  » en sérère, une langue et une ethnie du Sénégal. Le Partcours, qui est une organisation permanente avec une manifestation annuelle en décembre, est partie prenante de la Biennale.

La Biennale de Dakar est structurée avec un IN (Presque 300 expositions à Dakar, et environ 100 ailleurs) et un OFF de plus de 350 manifestations. De ce fait, la Biennale est étendue en surface et en pertinence jusqu’à Saint Louis, Mbour, Kaolack, Ziguinchor et d’autres villes : le « OFF des Régions et de la Diaspora ». Près de 300 expositions à Dakar et sur les îles de Ngor et Gorée, et une grosse centaine dans d'autres villes… des artistes de partout, du Sénégal, d’ailleurs en Afrique et des « pays de la diaspora », sont au programme du IN et environ 350 projets dans le OFF.

La Biennale pose l’art dans la rue, au regard de tous. Pas de ticket d’entrée, pas de protocole pour accéder aux créations contemporaines de grands artistes. Sur la voie rapide de la corniche, très fréquentée, on trouve des pyramides étonnantes, avec un « chemin » de chaussures qui en part et va vers l’océan (œuvre du Sénégalais Yakhya Ba) ; un chien jaune de très grande taille (de l’Égyptien Khaled Zaki)…

Il est impossible de citer tous les lieux et les partenaires, les programmes sont sur le web : https://biennaledakar.org/programme/#.YorExpPP1aU pour le IN, pour le OFF : https://biennaledakar.org/programme-du-off/#.Yot9GZPP1aU.

Logo du Off Nombre de vernissages s’accompagne de performances.

Citons, au hasard des rencontres : KENU - LAB'Oratoire des Imaginaires un centre d'art propose de nombreuse manifestation, ce Lab’Oratoire expérimente de nouvelles manières de faire-ensemble pour produire de nouvelles formes d’actions collectives. Sa devise est « Doxx Mbokk », « tisser les liens qui nous forgent ». La Raw Material Company a centré son action sur les vietnamo-sénégalais, communauté liée à la colonisation française. Le Centre Yennenga, initié par le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis, a pour objet la formation, la création et la diffusion cinématographiques et audiovisuelles, et veut être un espace de rencontre et d'échange. Une exposition collective à Ouakam, à l’Esprit Boulangerie, intitulée l’alchimie du fer, la chimie de la peinture, avec des sculptures de bonne taille… Une exposition des œuvres de la regrettée Martine Nostron, une exposition collective à Lulu, on pourra y voir les photographies Kodio, de Karo Zen, de Phototigui ... Une autre de sept artistes, (photographie, céramiques, plasticiens, design) à l'espace lamp fall, espace qui est en lui-même une œuvre d'art... Yaatal Art, dans une coproduction avec des Suisses a peint un mur de la Corniche, avec des témoignages de Dakarois, leurs rêves, leurs espoirs, leurs difficultés… vers Soumbédioune.

 

L’énergie créative de Dakar est impressionnante, l’abondance des créateurs, la richesse de leur inspiration, le désir de dire le monde, de le représenter, le magnifier, d’en exalter la beauté, sont magnifiques et donnent à cette biennale une force qui doit se partager partout en Afrique et dans le monde. Certains écrivent Dak’Art et ils ont bien raison. Nio far, en wolof : nous sommes ensemble.


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4 réactions à cet article    


  • wagos wagos 24 mai 11:25

    Mouais ok ,et le boulot africain, c’est où et quand ? 



      • Orélien Péréol Orélien Péréol 31 mai 12:06

        La radio télévision suisse a consacré un reportage sur une des manifestations de la Biennale de Dakar « Check Point » 

        https://www.rts.ch/audio-podcast/2022/audio/le-long-metrage-checkpoint-a-dakar-25827014.html


        • Orélien Péréol Orélien Péréol 3 juin 17:18

          Libération du 3 juin 2022 fait deux pages « Dak’art ; portée à ébullition »

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