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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Dans 10 ans l’édition se jouera sur le Net

Dans 10 ans l’édition se jouera sur le Net

Quel avenir pour les grandes maisons d’éditions ? Peu à peu émergent sur la toile des auteurs inconnus qui créent la sensation. Les internautes semblent se passionner pour ces "nouveaux auteurs" qui ne partant de rien parviennent à établir un "univers" personnel et populaire. Bienvenue dans la génération des écrivains"Web 2.0".

Vision future

Imaginez.

Les rayons de vos chères libraires vides, un panneau « fermé pour ventes sur le Net ».

Soyons-en certains. Ca va changer.

Facebook en a déjà connu les prémices : les auteurs se font bien plus connaître que par un simple agent et vendent désormais via la toile.

A.L. DOUZET et sa trilogie La Porte, Maxime Chattam promotant le clip de son AutreMonde et bien d’autres.

Le premier présente fièrement 10.000 ventes via Facebook. Enorme pour un premier tome. Une nouvelle tendance. De son univers deux groupes voient le jour : l’un sur le premier tome de sa trilogie Best Seller l’autre sur le futur à sortir le 09.09.09. La date est clinquante. Mais là n’est pas la cerise sur le gateau majeure : le jeune prodige s’auto-édite et trouve dans ses ventes l’attente de nombreux fans déçu d’une production devenue trop systématique.

« Plus que quelques années et l’édition se fera sur internet ;on s’y prendra tout simplement autrement mais le genre, quel qu’il soit, sera servi par une musique d’ambiance sur le site officiel, une touche graphique qui animera inévitablement les personnages d’encre » promet A.L. DOUZET, auteur de la percutante saga La Porte.

L’essentiel est là. Un univers à part.

Tout pour attirer les nouveaux lecteurs. Une génération nourrie aux frissons et autres trouvailles 3d cinématographiques et qui veut être surprise, et ce, constamment.

Génération web 2.0

Facebook, encore Facebook.

Le BSC Magazine, a aussi son groupe sur Facebook. Plaque tournante de l’édition « made in web » promet des packs alléchants de corrections, de mise à disposition de votre manuscrit aux plus grandes maisons d’éditions, tout cela moyennant quelques centaines d’euros.

Et si l’on recrutait sur le web ?

Il ne fait aucun doute que déjà les grandes majors flâne sur le Big Brother made in XXI è siècle pour y dépister cette nouvelle génération inspirée.

Chaque auteur crée sa page facebook, son actualité y fuse au quotidien. Emergent des groupes fans, des forums ou l’on s’interroge sur l’œuvre, discute entre fans.

Il y a eut la génération Céline et Aragon pour la poésie, la récente Nothon et Beigbeder, peut-être Anthony Luc Douzet en pionner du roman buzz sera le meneur de cette tendance aux allures incisives et tellement novatrices.

Site officiel percutant, Musique angoissante, style déjà mûr, histoire riche et bien pensée, scénario (enfin !) attrayant et d’inombrables campagnes mystères annonçant chaque tome. Un site officiel en guise d’appat médiatique et diablement bien conçu.

Il faut cultiver son jardin

Le livre façon web 3.0 est en train de voir le jour. L’auteur aura un univers web a travaillé, une sorte de jardin quotidien à arroser de son inspiration, une passerelle tant de fois rêvé dans le demi-siècle passé, entre sa plume et les attentes des lecteurs.

Votre auteur est là et il vous parle. Tout près. A une fenêtre de chat près.

Déjà 3500 écrivains francophones sont présents sur les réseaux tels que Facebook, JDN réseau ou Viadéo.

LE verdoyant cercle accuse un « online » réconfortant.

Faites vous plaisir, parler, monsieur l’écrivain, prochain best seller à commander via CB,…. est en ligne.

Et bientôt, vous aurez son livre entre les mains.

En 48 heures chrono.

Toute une histoire....


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13 réactions à cet article    


  • fredleborgne fredleborgne 5 février 2009 13:43

    Article avec très peu d’exemples. En fait, une simple référence facile à Facebook, un désastre intellectuel.
    J’ai tenté l’expérience, et en moins de 10 jours, j’ai compris que tout n’était que Buzz, apparrence, accointance, mais nulle part création. Chacun fait sa petite vitrine (il y a eu la mienne), mais en fait de communauté, chacun fait Moi Moi dans le concert commun. Quelques lignes, des photos, je vais te voir pour que tout le monde le voit, veux tu être mon ami, j’en ai plein qui te veulent aussi avec eux..., tout cela aidé, suggéré, par des procédures automatiques (prend cet ami, il a déjà 550 amis en commun avec toi).

    Bref, on ne prend pas le temps de les choisir, ces amis-là, et finalement, on devient des machine à accepter des amis, en espérant qu’ils lisent notre "devanture".

    Alors, mélanger ce chaos avec l’édition sur le net...

    C’est exagéré. Il y a plein de site d’auto-édition qui se montent, des imprimeurs même qui proposent des devis très intéressants et qui, en contre-partie, offrent une page d’exposition web.

    Il y a des milliers de sites de particuliers, qui ont mis leur roman à lire en ligne, qui commentent chaque jour intelligemment l’actualité, qui citent même souvent agoravox, car ils croient en l’information citoyenne.

    Il y a surtout (je sais, je prêche pour ma paroisse, mais si vous m’indiquiez une autre église qui procure le même service, je suis aussi preneur et enthousiaste) le site www.inlibroveritas.net, qui propose gratuitement en ligne de lire intégralement et sans pub les auteurs du domaine public (avec google, y’a la pub), qui propose gratuitement aux auteurs de choisir une licence libre et de proposer leurs textes en lecture intégrale, en téléchargement gratuit ou payant. Et comment il se finance ? C’est un éditeur, qui permet pour les lecteurs, la constitution d’un livre à la carte, ou d’acheter les oeuvres des auto-édités qu’ils ont pu jauger de tout leur saoul en ligne.

    Les grands éditeurs ont pris des années de retard pour l’édition en ligne, qu’il ne faut pas confondre avec la bête et con vente en ligne. La création des auteurs en ligne se moque bien des "conseils de création artistique basés à l’élysée". Elle est indépendante, libre, multiforme, et a bien besoin de se rassembler pour lutter contre l’isolement et l’embrigadement que tous les pompeurs de fric pseudo-supports de la création artistique veulent aujourd’hui étendre sur le net qui leur échappe, en squattant les référencements à leur profit, et en diluant les créateurs dans un facebook artificiel ou dans des listes alphabétiques d’auteurs.

    Sur ILV, on voit en priorité "les dernières créations" par style d’oeuvre. Ainsi, tout le monde à "son quart d’heure" d’exposition et a tout intérêt à faire de la qualité pour attirer sur son compte auteur où sont situées les oeuvres publiées en ligne depuis le début. C’est de la "littérature équitable", puisque l’éditeur, lors d’un livre à la carte, reverse dix pour cent au prorata des pages à chaque auteur contenu dans le livre à la carte d’un lecteur.

    Rien à voir donc avec le grand souk facebook. Mais si vous désirez écrire sur la création littéraire, je suis prêt à vous "guider".

    Cordialement



      • Guy Masavi Masavi 5 février 2009 14:47

        Témoignage/
        2 ans que j’écris et dessine sur inlibroveritas et que du bonheur je confirme !
        http://www.inlibroveritas.net/forum/sujet2736-page1.html#post40146


        • Yohan Yohan 5 février 2009 19:15

          Bon, on en reparlera dans dix ans. Il y a des tocades sur l’internet qui ne durent pas forcément très longtemps


          • Marc Bruxman 5 février 2009 20:14

            Cela va arriver bien sur. Mais attendez bientot une croisade contre le piratage des livres sur internet. Les politiques vont tout faire pour garder le controle la dessus. 

            Les potes du pouvoir qui éditent les manuels scolaires et autres vont notamment s’appercevoir que l’on a plus besoin d’acheter un "classique" pour le lire. 

            Mais votre article omet la révolution sans laquelle rien de tout cela n’est possible : Sans papier électronique comme sur le Kindle (Amazon : non vendu en France malheureusement pas terrible techniquement mais avec un super catalogue de livres) et Bookeen (vendu en France et excellent techniquement mais le catalogue de livre dispo est beaucoup moins intéréssant). 

            Tout cela va venir et détruire encore quelques dizaines de milliers d’emplois. L’iPod du livre est pour bientot. D’ailleurs je lis déja la presse sur l’iPhone et franchement c’est vachement moins casse couilles que le grand format papier dans un métro bourré. 

            Le monde change et la crise ne fait qu’accélérer la transition. La productivité aux USA a augmenté a une vitesse record sur la fin 2008. Et ca continue. Accrochez vos ceintures, le monde va changer. 



            • fredleborgne fredleborgne 5 février 2009 23:33

              Bien sûr qu’on a pas besoin d’acheter un classique pour le lire...
              Les classiques font partie du domaine public. N’importe qui peut les éditer papier. Tout le monde peut en proposer la lecture gratuite.
              Quand aux DRM pour des e-book vendus au même prix qu’un livre, ils permettront aux possesseurs de lecteur de e-book de télécharger des oeuvres en licence libre.


              • fredleborgne fredleborgne 5 février 2009 23:34

                suite
                (Vendus moins chers ou offerts par leurs auteurs pour se faire connaitre)


                • stephanemot stephanemot 6 février 2009 07:48

                  Il y avait effectivement beaucoup plus a dire sur le sujet que cette pub pour un auteur et un reseau social (ex multitude de plateformes, modeles economiques, tendances...).

                  Ce beau sujet merite mieux.

                   


                  • Nathan Nathan 8 février 2009 15:54

                    Il mérite - Montaigne -


                  • Kalki Kalki 6 février 2009 08:45

                    Je préfére encore la matérialité d’un livre, celui qui fait son context et son touché avec notre media corporel.

                    C’est pas trop has been ?

                    Franchement je ne sais pas si les gens vont laisser tomber les livres,
                    ce n’est pas rééllement comme le passage du vinyl au CD (donc du numérique et d’internet et des ’mp3’).


                    • Kalki Kalki 6 février 2009 08:48

                      Avec le cd il y avait gain de qualité.

                      Avec les ebooks il y a perte de sensitivité, en plus j’imagine qu’un ophtalmologiste dirait qu’on déja assez devant un ecran electroluminescent tout la journé, meme si il un peu plus pointue et adapté.


                    • brando34 6 février 2009 13:02

                      Bonjour à Tous, le plateforme d’édition sur le net n’est pas le BSC NEWS MAGAZIN qui est un magazine littéraire gratuit mais Best Seller Consulting  http://www.bestseller-consulting.com ( agence de consulting littéraire)

                      Voilà pour la rectification

                      Bonne journée


                      • Ciloking Ciloking 8 février 2009 09:05

                        Comme le dit, poliment, Fredleborgne, l’article donne peu d’examples, et comme on peut lire, dans une autre réaction, un peu moins poli, mais plus juste et plus explicite ; l’aricle fait la pub d’un auteur à travers un thème "d’edition". Il ne faut pas attendre 10 ans ni 10 jours, l’Edition sur Web, existe déja ; Oui mais, comme le dit, un autre participant, j’aime le livre, un livre materialisé. Justement .
                        Vous voulez lire ? Ecrire ? Etre lu ? Donner votre opinion, critique sur un texte, sur un livre . Sentir le volume, le poids d’un livre, de vôtre ? Achetez, vendre ? Tout ça existe. http://inlibroveritas.net.

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