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James Bond et l’après guerre froide (1989-1995)

De 1989 à 1995, entre Permis de Tuer et Goldeneye, l'agent 007 fut au chômage technique. Il est vrai que la fin de la guerre froide, marquée par la chute du Mur de Berlin (1989) et la fin de l'Union Soviétique (1991), bouleversait une géopolitique mondiale dans laquelle James Bond avait évolué dans la plupart des seize premiers films de la saga ...

1er juin 1994. Pierce Brosnan reçoit le coup de téléphone le plus important de sa carrière. Au bout dufil, son agent Fred Spector : Allô, Mr Bond ? Tu l'as !

Alors que le monde attend avec impatience la quinzième Coupe du Monde de football aux Etats-Unis et son match d'ouverture Allemagne / Bolivie à Chicago, les studios de Pinewood se consument d'impatience. Le rival européen de Cinecitta va voir son plus beau phénix renaître de ses cendres : James Bond 007.

Un an et demi plus tôt, fin 1992, la pérennité de la saga n'était pourtant pas acquise ... Le long feuilleton judiciaire entre EON Productions d'une part et MGM United Artists de l'autre, s'était à peine achevé ...

L'agent au permis de tuer reprendra en 1995 sous la silhouette de l'acteur irlandais, déjà sélectionné en 1986 pour succéder à Roger Moore. Mais la chaîne NBC avait alors mis un veto irrévocable au départ de Brosnan au service secret de sa Majesté, en vertu d'un contrat en vigueur sur la série Remington Steele. L'acteur avait du renoncer à la proposition de Cubby Broccoli, la mort dans l'âme. Privé du smoking de 007 par son rôle de détective à la télévision, Pierce Brosnan avait déchanté en voyant la série annulée par la suite par la chaîne américaine. Jamais il ne pensait pouvoir un jour intégrer la galaxie Bond, comme sa compagne Cassandra Harris, alias la comtesse Lisl von Schlaf de Rien que pour vos yeux (1981), où elle jouait la maîtresse de Milos Columbo (Topol) à Corfou. L'actrice décédera en 1991, dix ans après la sortie de ce douzième épisode de la saga créée par Ian Fleming.

Mortifié, l'acteur irlandais pensait donc avoir laissé passer la chance de sa carrière et le job de sa vie, primo car Timothy Dalton avait finalement obtenu ce qui constitue le Graal pour tout comédien britannique de chevelure brune. Secundo, car la guerre froide semblait avoir mis fin à la plus incroyable saga de l'Histoire du cinéma, débutée le 5 octobre 1962 à Pavilion Theatre de Londres, la veille de la sortie du disque Love Me Do, qui lançait un autre mythe de la Perfide Albion, les Beatles ...

Débutée en 1945, la guerre froide est nommée ainsi par George Orwell dès 1945 : Cold War. Mais ce n'est qu'à partir de 1947 que le journaliste américain Walter Lippmann va démocratiser l'expression dans le New York Herald Tribune. Sir Winston Churchill, lui, évoque dès 1946 le Rideau de Fer, oeuvre de Staline ... Coexistence pacifique, détente ... Très vite c'est l'escalade pour avoir la bombe A, puis la bombe H ... Tous les théâtres d'opération servent de propagande : crise de Suez, crise de Cuba, invasion de l'Afghanistan mais aussi le duel échiquéen entre Bobby Fischer et Boris Spassky à Reykjavik (1972), les finales olympiques de basket de Munich (1972) ou de hockey sur glace de Lake Placid (1980).

9 novembre 1989. La chute du Mur de Berlin lézarde le Rideau de Fer. L'Europe de l'Est voit ensuite l'exécution du couple Ceausescu en Roumanie, et la réunification allemande devenir effective en octobre 1990.

Le retour d'une grande Allemagne avait cependant été négocié dès juin 1988 à l'hôtel Royal d'Evian entre François Mitterrand et Helmut Kohl, le sphinx de l'Elysée exigeant du chancelier de Bonn une contrepartie : que l'Allemagne délaisse enfin son puissant deutsche mark pour converger avec la France et d'autres pays du Vieux Continent vers la monnaie unique, qui sera l'euro bien plus tard.

Le dernier acte, et non le moindre, de cet incroyable effet domino amorcé par la glasnost et la perestroïka de Mikhaïl Gorbatchev (1985), est la dissolution de l'Union Soviétique : une par une, les républiques soviétiques sortent de l'U.R.S.S., dont la Russie de Boris Eltsine.

Affaibli politiquement et militairement par la guerre en Afghanistan (1979, par le boycott occidental des Jeux Olympiques de Moscou (1980) par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (1986) mais aussi et surtout par la politique économique de l'Amérique de Reagan, le Kremlin passe donc de Gorbatchev à Eltsine. L'éphèmère C.E.I. ne tient pas longtemps ...

James Bond survivra-t-il, lui qui est si dépendant de la guerre froide ? Le troisième tome d'Alpha, le Salaire des Loups, explique bien quel fut le désarroi des agents des service d'espionnage des deux blocs, C.I.A. et K.G.B. ...

Sur seize films de 1962 à 1989, une dizaine sont plus ou moins directement liés au contexte de la guerre froide née des tensions entre Est et Ouest après les conférences de Yalta et Potsdam (1945), une fois le nazisme vaincu :

 - James Bond contre Dr No (1962) : le docteur No, qui possède le tableau Le Portrait du Duc de Wellington de Goya (toile réellemen volée en aout 1961 à la National Gallery de Londres) dans son repaire de Crab Key, se vante devant 007 de pouvoir brouiller les fusées de Cap Canaveral. Or depuis le 4 octobre 1957 et le lancement du satellite Spoutnik, l'espace est un des canaux les plus violents d'affrontement de la guerre froide. L'Union Soviétique enfoncera le clou en avril 1961 par le vol de Iouri Gagarine, premier homme de l'espace. Humilié, l'oncle Sam réplique par son président JFK qui promet qu'un Américain marchera sur le Lune dans les dix années. Pari tenu le 20 juillet 1969 via Neil Armstrong lors de la mission Apollo 11. Sans le vouloir, le film, sorti le 5 octobre 1962, soit trois smaiens avant la fameuse crise de Cuba où le monde retient son souffle en espérant que le téléphone rouge Kennedy / Khrouchtchev ne déclenche pas l'apocalypse nucléaire, se déroule en Jamaïque, donc près de l'île du lider maximo Fidel Castro. Comme l'espérait Nikita Khrouchtchev pour Cuba, la Jamaïque du docteur No est un ennemi situé aux portes de la Floride, avec des missiles capables de toucher le peuple américain, telles les catapultes antiques déversant des cadavres de lépreux sur les villes assiégées ...

- Bons Baisers de Russie (1963) : Tatiana Romanova (alias Daniela Bianchi) espionne russe utilisée par le S.P.E.C.T.R.E. pour passer un lecteur à l'Est (plan conçu par le machiavélique champion d'échecs Kronsteen), Rosa Klebb (jouée par Lotte Lenya) travaillant officiellement pour le S.M.E.R.S.H., mais en fait pour le S.P.E.C.T.R.E.. Livre préféré du président Kennedy, Bons Baisers de Russie voit la plus grande partie de son action se dérouler à Istanbul, l'ex Byzance et Constantinople, ville-pont entre l'Europe et l'Asie, entre l'Occident et l'Orient. Comme un symbole, le climax de la lutte entre James Bond et le S.P.E.C.T.R.E. (et son tueur Red Grant, incarné par un excellent Robert Shaw) se déroule dans l'Orient-Express, avec une séquence d'anthologie. D'Istanbul à Venise en passant par Belgrade et Zagreb, 007 revisite le train mythique d'Agatha Christie, loin du flegme d'Hercule Poirot, et ringardise même la séquence de la Mort aux Trousses (1959) où Roger Thornhill quitte New York pour Chicago dans un train domestique. C'est à Venise que se clot l'intrigue de ce film virtuose, premier blockbuster de la série. Ironie du sort, Kennedy visualise le film quelques jours avant son assassinat le 22 novembre 1963, toujours non élucidé : mafia ? U.R.S.S. ? Cuba ? tueur isolé ?

- Goldfinger (1964) : Auric Goldfinger n'est autre que le trésorier du S.M.E.R.S.H., et utilise une bombe atomique pour irradier les réserves d'or américaines de Fort Knox dans le Kentucky. La valeur de son or montera en conséquence. D'origine lettonne dans le roman, Goldfinger est assisté d'Oddjob, un second couteau venu de Corée, tandis que la bombe H qu'il utilise pour son opération Grand Chelem est préparée par des physiciens venu de la Chine communiste.

 - Opération Tonnerre (1965) : le naufrage du Vulcain cause à l'O.T.A.N. la perte de deux missiles nucléaires, par la faute du S.P.E.C.T.R.E. d'Emilio Largo, n°2 de Blofeld que l'on ne voit toujours que partiellement caresser un chat persan. C'est aux Bahamas que James Bond 007 doit retrouver les bombes perdues. L'ennemi n'est pas le bloc soviétique mais la menace nucléaire, épée de Damoclès croisée entre l'Est et l'Ouest, sert de toile de fond durant cette décennie où la coexistence pacifique n'empêche pas les Américains d'intervenir militairement au Viet Nam.

- On ne vit que deux fois (1967) : le S.P.E.C.T.R.E. (où Ernst Stavro Blofeld, incarné avec brio par Donald Pleasence, se dévoile enfin, au Japon) est l'ennemi combattu par 007 mais le réflexe naturel est l'affrontement bipolaire entre Américains et Soviétiques, avant que le MI-6 n'aille creuser l'hypothèse d'un troisième larron qui tire les ficelles dans l'ombre, faisant diversion ...

- l'Espion qui m'aimait (1977) : ce dixième épisode illustre la détente entre les deux blocs, avec un général Gogol en compagnie de M dans un tombeau égyptien hébergeant les services secrets britanniques délocalisés. 007 (Roger Moore) devra cohabiter avec le major Anya Amasova (alias Barbara Bach) entre Egypte, Grèce et Sardaigne face au mégalomane suédois Karl Stromberg (alias Curd Jurgens).

- Rien que pour vos yeux (1981) : Aris Kristatos (alias Julian Glover), qui convoite un lecteur britannique, compte bien le revendre à une puissance étrangère dont on devine bien entendu qu'elle appartient au Pacte de Varsovie. Après un début de film à Cortina d'Ampezzo, C'est en Grèce, au monastère Saint-Cyril qui rappelle le Mont Athos, que se joue l'épilogue de ce douzième épisode.

- Octopussy (1983) : le général Orlov (alias Steven Berkoff) veut faire exploser une bombe atomique sur une base américaine d'Allemagne de l'Ouest (RFA), pour contraindre l'O.T.A.N. à retirer son arsenal nucléaire et ainsi permettre au Pacte de Varsovie d'envahir une Europe occidentale désarmée sans risques de représailles dissuasives ... Son compatriote Gogol l'accuse de conduire le monde à l'apocalypse ... 009 assassiné à Berlin-Est, James Bond se rend ensuite en Inde, où il est confronté au redoutable Kamal Khan, un prince afghan amateur d'oeufs de Fabergé, d'origine ... russe !

- Dangereusement Vôtre (1985) : le film évoque la puissance de la Silicon Valley et l'enjeu des puces électroniques en plein essor à cette époque. Face à Max Zorin (joué par l'excellent Christopher Walken), enfant prodige issu des expériences nazies durant la guerre, Bond, incarné une septième et ultime fois par Roger Moore, travaille épisodiquement avec une agente du K.G.B.

- Tuer n'est pas jouer (1987) : ce film, le premier de l'ère Timothy Dalton, passage du général Georgi Koskov (alias Jeroen Krabbe) à l'Ouest, le KGB ayant dépêché à Bratislava une tireuse d'éliste déguisée en violoncelliste, Kara Milovy (jouée par Maryam d'Abo). Sans le savoir, ce film qui passe de Gibraltar à Tanger en passant par l'Afghanistan oscille entre le monde chrétien et le monde musulman, qui sera le clivage géopolitique principal de l'après guerre-froide. Mais il faudra attendre 2001 pour que cela explose aux yeux de tous.

- Permis de tuer (1989) : la figure de Franz Sanchez (alias Robert Davi) évoque bien entendu en filigrane un certain Pablo Escobar, le patron colombien du cartel de Medellin. Certes, Escobar n'avait aucun lien avec Moscou mais l'Amérique du Sud était pour la CIA américaine un laboratoire de lutte anti-communiste depuis que Kissinger avait propulsé le général Pinochet au pouvoir au Chili le 11 septembre 1973, trois ans après l'élection du socialiste Salvador Allende au Palais de la Moneda.

Bien peu de films de la saga sont donc 100 % éloignés des problématiques de la guerre froide : Au Service Secret de sa Majesté (1969) pour la revanche contre Blofeld (alias Telly Savalas cette fois), les Diamants sont éternels (1971) pour la belle contre Blofeld (joué par Charles Gray), Vivre et laisser mourir (1973) sur le sujet de la drogue aux Etats-Unis, l'Homme au Pistolet d'Or (1974) évoquant l'enjeu énergétique suite au choc pétrolier face à Francisco Scaramanga (incarné par l'excellent Christopher Lee), et enfin Moonraker (1978), réponse de Broccoli au phénomène Star Wars ayant écrasé le box-office l'année précédente, avec le personnage d'Hugo Drax (interprété par Michael Lonsdale) ... Dans tous ces films, James Bond ontinue de collectionner gadgets, jolies filles et de cumuler des miles à force de multiplier les destiantions de rêve : Alpes suisses, Amsterdam, Las Vegas, New York, Nouvelle-Orléans, Hong Kong, Macao, Thaïlande, Venise, Rio de Janeiro et forêt amazonienne ...

En 1995, la série se relance avec Goldeneye, clin d'oeil au nom de la villa jamaïcaine de Ian Fleming, où il avait reçu le Premier Ministre Anthony Eden en 1956 après le fiasco de la crise de Suez. C'est sur l'île où se situerait l'action de Dr No (et la fin de Goldeneye  !) que Fleming écrivait les romans de James Bond, dans ce luxe tropical aux antipodes du brouillard et de la pluie européens.

Pierce Brosnan y affronte Sean Bean, alias Alec Trevelyan, ou Janus. L'ancien agent 006, associé au général Ourumov, a trahi la Couronne pour venger ses parents cosaques. Paradoxe, pour ce premier film sorti après la guerre froide, 007 se rend pour la première fois en Russie, à Saint-Pétersbourg, et utilise une variante de la Kalachnikov. Première réussie avec des choix de lieux pour le moins symboliques : Monaco pour lancer le film dans un symbole capitaliste, Saint-Pétersbourg berceau de la révolution russe de 1917 comme pour mieux souligner son effondrement (puisque débaptisée du nom soviétique de Leningrad en 1991) et enfin la Jamaïque, clin d'oeil évident à Dr No, comme pour mieux utiliser la boussole de 1962.

On retrouve ensuite 007 contre un magnat des médias, Elliot Carver, dans Demain ne meurt jamais, entre Hambourg et le Viet Nam. Le troisième film post-guerre froide, le Monde ne suffit pas, a pour cadre Istanbul mais surtout le Caucase et son pétrole d'Azerbaïdjan. Le personnage de Renard (joué par Robert Carlyle), complice d'Elektra King (alias Sophie Marceau) évoque de façon prémonitoire la menace terroriste qui frappera en 2001 les Etats-Unis à New York et au Pentagone le 11 septembre.

En 2002, pour le quarantième anniversaire de la série au cinéma, sort Meurs un autre Jour, où l'ennemi est un colonel nord-coréen : le péril communiste reste enore d'actualité. Halle Berry, alias Jinx, rejoue la mythique scène d'Ursula Andress sortant de l'eau non pas en Jamaïque mais à Cuba, autre bastion bolchevik rescapé de la chute de l'U.R.S.S. en 1991.

James Bond, comme Pyongyang et la Havane, a aussi survécu à cette chute, là où tant de franchises hollywoodiennes ont du mal à trouver un second souffle : Star Wars, Indiana Jones, Jason Bourne, Terminator, Die Hard, Alien, l'Arme Fatale, Rambo, Rocky ou encore Scream ...

Pierce Brosnan transmet ensuite le flambeau à Daniel Craig, révélé par les Sentiers de la Perdition de Sam Mendes auprès de monstres sacrés tels que Paul Newman et Tom Hanks. En 2006, Craig confirme son talent dans Munich de Spielberg, où une équipe du Mossad traque partout en Europe durant les annés 70 les auteurs du commando Septembre Noir ayant assassiné des athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich (1972). Dans Casino Royale (2006), 007 lutte contre le Chiffre, le banquier du terrorisme, avec un final éblouissant entre Monténégro (tourné à Karlovy Vary), lac de Côme et Venise. On retrouve ensuite 007 un palio de Sienne dans un opus très décevant, Quantum of Solace (2008). Daniel Craig et Sam Mendes cohabitent par la suite sur Skyfall (2012) et Spectre (2015), deux films bien spécifiques tandis que les parodies pullulent : Austin Powers, OSS 117 (certes basé sur les romans originaux de Jean Bruce) ou encore Kingsman.

On remarquera que le personnage de Felix Leiter, agent américain de la CIA tant de fois allié de James Bond, survit aussi à la transition entre Permis de Tuer et Goldeneye. Car s'il est tourné à Pinewood, Bond est aussi financé par Hollywood ...


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8 réactions à cet article    


  • Pierre-Yves Martin 19 janvier 15:53

    Une erreur : dans Tuer n’est pas jouer, Kara Milovy

    n’est pas une une « tireuse d’éliste déguisée en violoncelliste »,

    mais une vraie violoncelliste qu’on tente de faire passer pour une sniper.


    • Axel_Borg Axel_Borg 21 janvier 11:14

      @Pierre-Yves Martin,

      Oui erratum de ma part cela fait longtemps que je n’ai pas revu ce film, n’étant pas un fan du premier des deux opus avec Timothy Dalton, « Permis de Tuer » étant bien meilleur.


    • Pierre-Yves Martin 22 janvier 10:13

      @Axel_Borg
      Moi, j’aime bien les scènes autour du violoncelle Stradivarius et en Afghanistan.


    • Axel_Borg Axel_Borg 22 janvier 13:05

      @Pierre-Yves Martin,

      De toute façon pour moi le top 5 c’est Dr No / Bons Baisers de Russie / Goldfinger / Opération Tonnerre / Casino Royale.

      Dans le reste du top10, je mets l’Espion qui m’aimait / Octopussy / Dangereusement Vôtre / Permis de Tuer / Goldeneye.

      Mais pas Tuer n’est pas jouer, trop faible selon moi, comme trop de Bond récents (Demain ne meurt jamais, le Monde ne suffit pas, Meurs un autre Jour mais plus encore Quantum of Solace, Skyfall ou Spectre).


    • Pierre-Yves Martin 25 janvier 19:26

      Plutôt qu’« Opération Tonnerre », bien trop hollywoodien, je recommande « Jamais, plus jamais », tiré du même roman, mais un James Bond atypique à l’histoire particulière. Il est difficile à trouver, mais je l’ai en DVD.

      Personnellement, je n’aime pas beaucoup Goldfinger (la scène du gazage est d’un ridicule achevé) et pas du tout « Casino royale ».


      • Axel_Borg Axel_Borg 27 janvier 11:11

        @Pierre-Yves Martin,

        J’ai personnellement toujours préféré Thunderball à Never say never again, j’en parle dans mon article sur les remakes ...

        Overdose entre Largo (Brandauer) et Blofeld (Von Sydow), intrigue moins bien ficelée, et un Sean Connery moins charismatique en James Bond sur la Riviera que 18 ans plus tôt aux Bahamas.

        A part la scène où 007 et Largo se disputent via un sorte de jeu vidéo appelée Domination, je n’en garde pas un grand souvenir. Et malgré la beauté de Kim Basinger, Claudine Auger avait plus de classe et d’élégance en Domino, sans oublier la beauté vénéneuse de Luciana Paluzzi dans le film de 1965.

        Quant à Goldfinger, c’est mon 007 préféré devant Bons Baisers de Russie, Opération Tonnerre et Dr No. Quelle perfection dans ce film, comme dans le roman éponyme ...

        Casino Royale est pour moi le meilleur derrière les 4 premiers et bien au-dessus des meilleurs opus de la période Roger Moore (Octopussy et l’Espion qui m’aimait), mais la première fois je ne l’ai pas aimé. C’est par la suite en le revoyant que j’ai pris un plaisir dingue à voir ce film. Je me dois d’être juste et il faudra un jour que je revois Quantum of Solace, Skyfall et Spectre.


      • Pierre-Yves Martin 28 janvier 18:31

        Dans « Never say never again », ll y a l’humour à tous les niveaux, bien que parfois, il faut le reconnaitre, un peu potache (Q : « and 13 different brands of ice-cream ! »), des méchants qui ont un charme certain et quelques scènes d’anthologie : juste après le jeu « domination » il ne faut pas oublier le célèbre tango entre Sean Connery et Tim Bassinger.

        Malgré quelques bizarreries (Palmyre sur la côte méditerranéenne), l’intrigue n’est pas plus mal ficelée que pour les autres, pour lesquels la vraisemblance est toujours le dernier des soucis. La fin est un plus faible mais c’est le cas de la plupart des films, et en particulier de la plupart des James Bond.

        Il est vrai que Dr No fait exception par la sobriété du scenario.

        J’ai aussi de l’estime pour « Demain ne meurt jamais » en ce qu’il exagère à peine le pouvoir de nuisance des medias associés à l’informatique. La scène ou E. Carver félicite en video ses cadres pour leurs méfaits, et en particulier l’éditeur de logiciel pour les bogues mis intentionnellement ( toute ressemblance avec des pratiques réelles, telles que les « backdoors » serai bien sûr fortuite !) sauverait à elle seule le film. il y a aussi les scènes spectaculaires et avec pas mal d’humour supposées se passer dans dans une ville du Viet-Nam.


        • Axel_Borg Axel_Borg 29 janvier 09:30

          @Pierre-Yves Martin,

          Pour Dr No, le roman est assez sobre et le film l’est tout simplement car c’était le premier. La réussite du passage de 007 sur petit écran poussa Brocoli et Saltzmann à sortir l’artillerie lourde dès « From Russia with Love », profitant de la publicité faite indirectement par le président Kennedy.

          Sur « Demain ne meurt jamais », le thème abordé sur l’influence des médias est très intéressant mais le scénario manque d’épaisseur malgré le personnage très réussi d’Elliott Carver (interprété avec brio par Jonathan Pryce). Certes on a deux belles séquences BMW avec la série 7 à Hambourg et la moto au Viet Nam, mais je ne retiens pas grand chose de ce film.

          Idem pour le suivant au thème intéressant sur le pétrole du Caucase, mais plus des scènes qu’un vrai film : la poursuite de la femme au cigare sur la Tamise, l’attentat au MI6, Renard qui torture un de ses complices avec une pierre brûlante, le supplice de Bond par Elektra King à Istanbul ... Mais le personnage stupide de Christmas Jones (jouée par Denise Richards, recrutée pour sa poitrine opulente et son statut de sex-symbol naissant à Hollywood dans la foulée de Starhsip Troopers et Sexcrimes)

          Donc clairement pour moi le meilleur Brosnan est de loin Goldeneye où tout est réussi sauf la James Bond girl alliée assez soporifique : décors (Monaco, Saint-Pétersbourg et Jamaïque), scénario sur le thème de la vengeance, gadgets, arrivée de BMW avec la Z3, méchant (l’excellent Alec Trevelyan alias Janus, soit l’ex 006), et la méchante James Bond girl (Xénia Onatopp).

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