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L’empire des chats, selon Bernard Werber

« Il est déjà mort celui pour qui demain est un autre hier. Il est déjà mort celui qui sait le matin ce qui va lui arriver l’après-midi. Il est déjà mort celui qui n’aspire qu’à l’immobilisme et à la sécurité. » ("Demain les chats", 2016).



Ce mercredi 25 septembre 2019 sort aux éditions Albin Michel le nouveau roman de Bernard Werber, "Sa majesté des chats". Un livre de 464 pages qui promet, comme ses précédents ouvrages, un grand succès commercial. Bernard Werber est un auteur prolifique depuis vingt-huit ans, il sort un roman environ tous les automnes, certains faisant partie de "cycle".

Ce nouveau roman d’anticipation est la "suite" du premier de ce (nouveau) cycle sur les chats, à savoir, "Demain les chats" sorti le 6 octobre 2016 (chez Albin Michel aussi). Je l’ai justement lu au début de cet été, et je livre ici quelques réflexions que m’a inspirées ce précédent livre (ce n’est pas le précédent livre de Bernard Werber, mais le précédent et premier mettant en scène des chats). Je m’étais d’ailleurs dit au cours de la lecture que c’était le terreau béni pour en faire une série de longue haleine.

Mais avant, évoquons rapidement Bernard Werber que j’ai un peu "quitté" au début des années 2000, au point que cette année, je me suis aperçu de sa grande fécondité éditoriale. Avec tous ses (nouveaux) "cycles", je me suis senti un peu perdu.

Bernard Werber est à l’origine un journaliste scientifique, qui a visiblement une grande curiosité intellectuelle, une nécessité vitale d’écrire et une passion dévorante dans la transmission de ce qu’il a appris. Trois paramètres très encourageants, renforcés par sa convivialité très sympathique, résumée par un grand sourire, une apparente modestie (j’écris "apparente" par prudence car je ne le connais pas personnellement), un esprit très structuré, et peut-être, par cet aspect très lisse (trop lisse ?) de sa personnalité. J’insiste sur le côté lisse : avec lui, pas de polémique comme avec Michel Houellebecq (et plus bas, je m’en étonne d’ailleurs, les polémiques littéraires ne seraient-elles jamais provoqué que dans un but publicitaire ?).

Point positif aussi pour moi, je ne l’ai pas découvert avec son premier roman, "Les Fourmis" (sorti en 1991) qui fut un immense succès (20 millions d’exemplaires vendus, traduit à peu près partout dans le monde, dont des extraits figurent dans les manuels scolaires quasiment quelques années après sa sortie). C’est un point positif car lorsqu’on pense lire un succès déjà reconnu, c’est toujours plus difficile d’arriver avec l’esprit vierge pour avoir son propre jugement, sans influence. J’aime avoir ma première impression d’un auteur sans connaître sa popularité extérieure. Un moyen de la confronter aux autres le plus sincèrement possible.

Je suis en fait entré dans le monde de Bernard Werber pas par l’aura de l’auteur mais par un sujet qui m’a toujours intéressé, la mort. Et j’ai découvert par hasard dans une librairie son livre "Les Thanatonautes" (sorti en 1994) dont le sujet et même le titre m’ont tout de suite emballé : les voyageurs de la mort, avec un néologisme d’origine grecque que j’aurais bien voulu inventer à sa place, et surtout, le sujet qui taraude à peu près tous les humains qui ont conscience de leur mortalité. Qu’y a-t-il après la mort ? Le sujet était passionnant, et j’ai apprécié la manière (peu intellectuelle) avec lequel il a été abordé par Bernard Werber.

J’ai donc beaucoup apprécié Bernard Werber, et j’ai vite compris son fonctionnement : un sujet très intéressant, avec une idée très originale à chaque fois, décliné dans un ouvrage avec de nombreux chapitres courts (cela permet une lecture du plus grand nombre, car ce sont des histoires faciles à lire, facile à interrompre), souvent, plusieurs petites histoires imbriquées, dont certaines sentimentales ou à intrigues policières, cela permet de ratisser large, dans le sens où si l’une des histoires imbriquées n’intéresse pas, une autre peut intéresser. Enfin, toujours cette volonté de transmettre, d’une manière ou d’une autre, tout ce qu’a appris l’auteur, érudition, anecdotes, traits d’humour aussi, devinettes, énigmes, etc.

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Ce premier livre très original m’a donc donné envie de connaître l’auteur, c’est-à-dire, de lire tout ce qu’il avait déjà écrit. J’ai donc poursuivi avec "Les Fourmis" qui est effectivement son roman phare même si "Les Thanatonautes" m’a plus intéressé (pour une raison simple : je n’avais pas de questionnement intérieur particulier concernant les fourmis). Au-delà de l’originalité du sujet qui a été traité avec une très grande rigueur (scientifique), et ses histoires annexes, il y avait le coup de génie d’imaginer une machine qui permette de communiquer entre fourmis et humains.

Car si je n’avais pas d’interrogation sur les fourmis en général, je suis passionné par la manière de communiquer entre humains et animaux (avec de la patience, on peut communiquer avec beaucoup d’espèces parfois très différentes de l’homme, c’est assez extraordinaire), mais aussi entre humains (langues différentes, mais aussi, lorsque l’âge, la santé, la situation de handicap empêchent de communiquer "normalement", je pense aux bébés, mais pas seulement, aussi à des personnes de la même situation que feu Vincent Lambert, et d’autres personnes moins atteintes relationnellement).

Bien sûr, il m'était impossible de ne pas poursuivre ce premier "cycle", celui des fourmis. J’ai donc lu dans la foulée, après le premier tome, les deux tomes suivants, "Le Jour des fourmis" (sorti en 1992) et "La Révolution des fourmis" (sorti en 1996). J’ai l’habitude de terminer toujours les livres que je commence (après une expérience d’ennui qui fut contredite juste à la fin d’un livre), si bien que j’ai terminé "La Révolution des fourmis" malgré l’ennui que m’a inspiré une certaine récurrence, une sorte de rituel de la narration que je retrouverai plus tard dans "Demain les chats".

J’ai aussi lu évidemment la suite des Thanatonautes avec "L’Empire des anges" (sorti en 2000) qui m’avait assez déçu et je ne doutais plus que cela ferait encore d’autres suites, un peu comme les rêves imbriqués dans le film "Inception". J’ai senti un peu comme une tromperie sur la marchandise, en gros, on vous dit que l’on dévoile le mystère, et finalement, aucun mystère n’est dévoilé (bon, c’est vrai que je ne crois plus au Père Noël, et que je suis d'un esprit très voltairien, notamment sur la métaphysique).

J’ai lu enfin "Le Père de nos pères" (sorti en 1998), dont le sujet est lui aussi très original, qui porte sur le fameux chaînon manquant de la théorie de l’évolution, avec une conclusion révolutionnaire, surprenante, originale, incroyable et même, scandaleuse !

J’ai dû lire ce dernier livre avant "L’Empire des anges" car je crois que c’est ce dernier livre qui m’a fait renoncer à suivre Bernard Werber dans ses livres ultérieurs. Comme j’adore les chats, écrire un livre sur les chats ne pouvait que me faire revenir vers lui, même si je ne suis pas dupe et que le chat est un sujet très porteur (il y a maintenant plein d’émissions de téléréalité sur le sujet), ce qui n’est pas étonnant puisqu’il y a en France près de 10 millions de chats domestiqués, soit plus que de chiens (les courbes se sont croisées il y a environ une dizaine d’années). Le sujet est donc légèrement "démago" car attractif. D’ailleurs, ceux qui préfèrent les chiens aux chats auraient intérêt à s’abstenir de lire le livre, car les chiens ne sont pas sous leur meilleure face.

Donc, je suis revenu vers Bernard Werber après près d’une vingtaine d’années d’absence, et voici ce que j’ai pensé à la lecture de "Demain les chats".

Je vais tenter d’être positif mais il faut bien avouer que dès les premières pages, je me suis ennuyé. Je crois savoir pourquoi.

D’une part, je connais assez bien le sujet traité (je sais ce que sont les chats, leur diversité, leurs points communs, etc.), et donc, non seulement je n’ai rien appris, mais tout ce qu’il fallait dire sur les chats, les clichés, les plaisanteries, etc. a été dit par l’auteur, ce qui, à mon avis, semblait manquer de subtilité pour ne pas dire que c’était lourd et simpliste.

Déjà pour commenter "L’Ultime secret" (que je n’ai pas encore lu), François Busnel expliquait dans "L’Express" du 15 novembre 2001 : « Si [le livre] ne brille pas par son style, il s’impose par ses visions, dignes de la meilleure science-fiction (…). Son point faible, c’est l’écriture. Une écriture rapide, brutale, qui vise l’efficacité au détriment du style mais qui trop souvent bascule dans le simplisme et les clichés. ». Du reste, Bernard Werber n’a pas la prétention d’avoir du style. Pour lui, l’écriture est juste un moyen pour faire passer ses idées très originales et aussi, une philosophie personnelle (celle de choisir sa propre voie, de préserver sa propre originalité).

D’autre part, il n’y a qu’une seule histoire, pas plusieurs comme dans les précédents livres que j’ai lus de l’auteur, si bien que si l’histoire est ennuyeuse, il n’y a plus de dérivatif.

La trame initiale de l’histoire est toujours très originale (je crois que c’est la grande valeur ajoutée de Bernard Werber, qui pourrait aussi être un excellent scénariste de cinéma, mais le problème, c’est que le sujet souvent rend difficile la réalisation). L’idée, c’est que les chats sont les seuls à pouvoir sauver l’humanité. Je ne veux pas raconter l’histoire (il faut laisser les nouveaux lecteurs découvrir par eux-mêmes), mais résumons seulement qu’il y a un gros désordre (j’y reviens juste après) et que seuls les chats sont capables de trouver un mode de vie qui s’adapte à cette nouvelle situation.

Les provinciaux pourraient s’en attrister mais je trouve que c’est intéressant aussi, toute l’histoire se passe à Paris, et il faut un peu connaître la géographie parisienne pour bien comprendre l’histoire. Là encore, le sujet est très égocentrique, un peu à la mode des grandes productions cinématographiques américaines dans lesquelles, quand le monde est en danger, ce sont en fait les États-Unis qui sont menacés. Là, c’est la France, et plus particulièrement Paris, mais c’est bien l’humanité toute entière qui est menacée.

Ce qui m’a surtout étonné, c’est l’absence de polémique à sa sortie (le 3 octobre 2016), alors que le sujet était aussi explosif que chez Houellebecq avec "Soumission" (sorti le 7 janvier 2015). Car de quel désordre s’agit-il dans "Demain les chats" ? De la victoire des "religieux". Ou de la "religion". Bernard Werber ne la cite jamais mais il n’y a aucun doute sur le fait qu’il parle de l’islam, notamment avec la couleur verte régulièrement évoquée. En clair, la France (et même l’humanité) est mise en péril à cause de l’islam. Et personne ne proteste ?

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Évidemment, ce n’est pas l’objet réel du livre qui est plutôt focalisé sur la réaction à ce désordre. Mais c’est quand même surprenant qu’il n’y ait pas eu de polémique sur le sujet. La succession de nombreux attentats islamistes meurtriers en Europe laisse entendre une sorte de normalité dans ce vers quoi la société convergerait, dans une sorte de violence urbaine généralisée, de guerre civile. Exemple : « C’est un attentat terroriste. Vu l’emplacement, il me semble que c’est la grande bibliothèque qui est touchée. Depuis que la guerre s’amplifie dans le monde, les terroristes tentent de déstabiliser notre ville par des carnages. Il y en a déjà eu plusieurs ces temps-ci. ».

À propos de Houellebecq, dans son explication des ronronnements, Bernard Werber évoque une substance qui a fait le titre du dernier roman de son confrère : « Le ronronnement du chat entraîne par ailleurs la production de sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dan la qualité de notre sommeil et de notre humeur, réduisant ainsi le stress et accélérant en outre la cicatrisation osseuse. ».

Continuons de parler de "Demain les chats" avec quelques extraits.
Du négatif, d’abord…

Simplistes, les affirmations concernant la religion justement. Certes, elles sont issues de la bouche d’une chatte savante, cependant, elles ne sont jamais nuancées ni contredites dans le livre.

Par exemple, dire que la religion est contre l’art va à l’encontre de toute l’histoire humaine. Au contraire, l’art a commencé par l’art religieux (voir ici, par exemple). De même, la science fut souvent le fait de religieux, les savants étaient théologiens. Verbatim : « De manière plus globale, les hommes de Dieu n’aiment pas la connaissance. Ils mettent tout sur le dos de la volonté divine. ». Aussi : « Les religieux sont souvent contre l’art, la sexualité, la science. Ils proposent un monde où les gens ne sont plus responsables de leurs actes et n’ont qu’à obéir pour être tranquilles. ». Contresens pour le christianisme et même pour l’islam dans sa version chiite : au contraire, tout est mis sur la responsabilité individuelle.

Simplisme aussi sur l’idée qu’on peut avoir du Moyen Âge. Ce fut au contraire mille ans de fort rayonnement intellectuel et artistique (l’art roman et gothique, entre autres). Dans le texte : « Alors que l’Empire romain s’est effondré en l’an 476 après Jésus-Christ sous les invasions barbares, [les humains] ont dû attendre l’an 1500 pour voir éclore la Renaissance, période bien nommée puisque après cette parenthèse de mille ans, ils ont repris exactement là où la médecine, la technologie, la peinture, la sculpture, l’architecture et la littérature s’étaient arrêtées. ».

Il y a aussi quelques incohérences sur l’alimentation électrique des réseaux de caméras de surveillance municipales en pleines coupures électriques, ou encore la continuité du réseau Internet. Parmi les petites erreurs, celle de croire que la Maison de la Radio abrite encore les locaux de France Télévisions (qui siège depuis longtemps de l’autre côté de la Seine), et les émissions hertziennes sont surtout faites depuis la Tour Eiffel. Le texte : « ça, c’est la Maison de la Radio, c’est de là que les humains envoient des ondes e communication, télévision, radio. ».

Incohérence aussi avec la connaissance des chats, dans cet exemple : « Il tente de m’embrasser comme les humains et met sa langue dans ma bouche. Je surmonte mon dégoût puis finis par trouver cela agréable. ». Impossible qu’un chat puisse avoir du dégoût avec sa langue, vu que pour se laver, il se lèche toutes les parties du corps, même les plus …dégoûtantes !

Prenons maintenant quelques extraits plutôt positifs.

Bernard Werber aime donner quelques formules de vie, comme celle-ci, très juste : « Il y aura toujours ces trois choix : combattre, fuir ou… ne rien faire. ». Ou encore : « Ma seule peur est de ne pas réussir à utiliser pleinement toutes mes capacités. ».

On pourrait presque croire qu’il se l’applique à lui-même : « Je crois que l’Univers a un projet qui me concerne et chaque jour ce projet se révèle plus clairement. Certains êtres sont là pour me le rappeler lorsque je l’oublie. ». C’est le mythe de l’homme providentiel …ou plutôt, de la chatte providentielle.

Car l’une des originalités du récit est que le narrateur est une chatte : « Moi j’ai compris que j’étais sans limites. Oui : je suis infinie et immortelle. Je me sens bien, même si mon corps risque d’être désorganisé dans sa structure générale. Je n’ai pas la moindre inquiétude, je survivrai autrement. ». Autre exemple : « Je ne crois pas qu’il reste ici une seule plante verte intacte. Si elles ont une conscience, elles doivent me détester. ».

Ce qui peut donner ce genre de phrase : « Nous, les chats, sommes les êtres de la hauteur, alors que les hommes sont les êtres de la surface et les rats ceux des sous-sols. Comme pour me contredire, une chauve-souris surgie de nulle part m’attaque. ».

Voici une tirade sur l’égalité des droits : « Je n’ai plus le sentiment qu’elle me vole mon fils. Après tout, est-ce parce qu’on a accouché d’un être qu’il vous appartient ? (…) Je crois que le sentiment qui génère tous les conflits est l’envie de posséder. Posséder son conjoint, posséder le territoire, posséder nos serviteurs humains, posséder la nourriture, posséder nos propres enfants. Personne n’appartient à personne. ». Avec même une clef pour entrer dans le projet d’extension de la PMA à toutes les femmes, examinée à l’Assemblée Nationale à partir de ce mardi 24 septembre 2019 : « Après tout, si Angelo [le chaton] a envie d’avoir deux mères, c’est son choix. ». C’est juste subliminal !

Je termine en reprenant la critique de François Busnel d’il y a dix-huit ans qui est valable pour à peu près tous ses romans d’anticipation : « Les grincheux demanderont-ils encore longtemps : "Mais pourquoi lire Werber ?". La réponse est simple : parce qu’il s’agit de comprendre que la capacité de rêver le futur est vitale pour l’espèce humaine, qu’elle ouvre de nouvelles voies. Cette capacité prospective n’est nullement prédictive ou prophétique, mais elle contribue à donner forme, dans l’imaginaire collectif, à ce futur par définition imprévisible. (…) Bernard Werber, dans ce roman au suspense haletant, montre admirablement que tout ce qui est scientifiquement faisable n’est ni socialement inéluctable, ni humainement souhaitable. Par les temps qui courent, voilà une indispensable leçon des choses. » ("L’Express" du 15 novembre 2001).

Alors, irez-vous vous procurer "Sa majesté des chats" ?
En ce qui me concerne, je m’interroge encore…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (23 septembre 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
"Demain les chats" de Bernard Werber.
Bernard Werber.
Freud.
"Soumission" de Michel Houellebecq.
Vivons tristes en attendant la mort !
"Sérotonine" de Michel Houellebecq.
Sérotonine, c’est ma copine !
Françoise Sagan.
Jean d’Ormesson.
Les 90 ans de Jean d’O.

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5 réactions à cet article    


  • troletbuse troletbuse 25 septembre 11:54

    Et bientôt,« l’empire des chattes » ou « l’empire des sens » ou « l’empire d’essence »


    • Laconique Laconique 25 septembre 12:51

      Un article plus personnel que d’habitude. Merci à vous.


      • Danic Danic 25 septembre 16:10

        Sylvain, que pensez-vous de cette biographie de Werber qui va sortir bientôt ?

        https://ichbiah.com/bernard-werber.htm


        • velosolex velosolex 26 septembre 11:28

          « Demain les chats » fait forcément référence, à « Demain les chiens », de Simak, un auteur américain, dont j’avais lu ce beau livre de nouvelles, publié dans les années 50 et qui racontait l’émergence des chiens.

            Les Hommes perdent petit à petit leur instinct grégaire après une série de conflits guerriers et font un retour dans les campagnes, puis laissent la place aux Chiens, qu’ils ont réussi à doter de la parole. Sans doute que ce thème, dont s’est emparé Pierre Boule, dans « la planète des singes » est inspiré par un premier cher d’œuvre, qu’est « Gulliver », de Swift. Sur une île ou débarque notre héros, les hommes ont régressé totalement, et ce sont les chevaux, « les houyhnm » qui dirigent la société. Ils ont un langage, et utilisent la raison, avec des mœurs pacifiés. « Gulliver », est un livre majeur, bien peu connu, avec sans doute des sources d’inspiration venant « des mille et une nuit », la mère des livres, et de l’anticipation, pourrait on dire. 


          • velosolex velosolex 26 septembre 11:47

            @velosolex
            J’oubliais de faire le lien entre l’œuvre d’Orwell, et celle de Swift, en particulier son travail sur la novlangue, dans « 1984 » issu directement de Gulliver, une œuvre dont il commente à plusieurs reprises, et avoue sa dette. https://bit.ly/2lUeoyI 

            « Qui est Big Brother ? George Orwell et la critique de la ...

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