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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’espéranto dans l’enseignement

L’espéranto dans l’enseignement

L’espéranto, cette langue au départ créée de toutes pièces et maintenant devenue langue à part entière, avait et a toujours comme but de permettre la communication linguistique entre les gens de langues différentes. Mais cette langue n’a pas que cet avantage. Il s’est avéré que dans le domaine de l’enseignement, elle pouvait aussi donner de nouveaux atouts à ceux qui l’apprenaient.

Le premier, une langue pour faire aimer les langues. Oui l’espéranto par sa grammaire ultra simple (une des rares langues sans exception) et par la possibilité de combinaison de ses monèmes invariables neutres, peut permettre de donner goût à l’apprentissage des autres langues. Par exemple : rev est la racine de tout ce qui concerne le rêve, o est le substantif, a est l’adjectif, i est le verbe et em est la tendance, donc revo= rêve, reva=onirique, revi=rêver, revemo=rêveur (une personne qui a tendance à rêver), revema (sa forme adjective), cela permet aussi de trouver des mots que l’on n’utilise pas souvent, parolema= tendance à parler, eh bien en français il existe un mot, c’est prolixe, et pas celui d’Astérix.

Le suivant, une langue propédeutique, c’est quoi ce mot barbare, c’est en fait la qualité d’appréhender mieux un autre système différent de celui qui est habituel. Par exemple quand on apprend une autre langue, on passe d’un système rigide à un autre système rigide très différent du précédent. L’espéranto est un lien entre ces deux systèmes, l’espéranto c’est la rigueur mais avec beaucoup de souplesse. Par exemple en français on dit douzaine, huitaine, vingtaine et, pour 7, 13, en espéranto leur mot existe comme ils existent dans d’autres langues. On peut dire aussi que par « cette coordination de la liberté et de la rigueur se retrouve au niveau de la grammaire ; Par rapport à la plupart des autres langues, c’est la grande liberté : ’je vous aide’ peut se traduire aussi bien par mi helpas vin (structure anglaise) ou mi vin helpas (structure française) que par mi helpas al vi (structure allemande) ou mi al vi helpas (structure russe) ; mais ce n’est pas l’anarchie : dire mi vi helpas ou mi helpas vi revient à ne pas se faire comprendre dans une langue où l’ordre des mots, comme en latin ou dans les langues slaves, n’indique pas les rapports grammaticaux. » (cf. C Piron)

Encore une autre qualité de l’espéranto, c’est permettre l’accélération de l’apprentissage des langues étrangères, par un apprentissage de déconditionnement maximal des entraves de la pensée naturelle par les nombreuses exceptions et règles arbitraires d’une langue. Ce qui lui permet de passer plus facilement à l’apprentissage d’une autre langue rigide et ayant certaines contraintes. Certaines expériences ont démontré que 3 années d’apprentissage pour une langue étrangères étais équivalents à 1 année d’étude de l’espéranto accompagné de 2 ans de la dite langue pour arriver dans certains cas à une maîtrise bien meilleur et beaucoup plus sur que dans la première possibilité.

L’espéranto c’est aussi de l’apprentissage de vocabulaire étranger car l’origine des monèmes de l’espéranto provient de différentes langues (français, italien, espagnol, anglais, russe, ...). Par exemple hundo, domo, simio, simia, ect

L’espéranto c’est aussi un cours de grammaire pur (sans exception), comment se placent les éléments, comment on les attributs, qui est en relation avec quoi. Par exemple, il permet, dès le plus jeune âge, à un enfant de différencier les catégories grammaticales : le nom en o, l’adjectif en a, l’adverbe en e et le verbe en i. Il comprendra ainsi aisément les rapports que ces éléments ont entre eux dans une phrase. Par exemple : Li estas bela, il est beau ; li kantas bele, il chante de manière belle, avec baeuté

Un problème que rencontrent souvent les peuples immigrés est l’orthographe française. Pour eux, il s’agit là d’un obstacle quasi insurmontable, tant les exceptions, les lettres muettes, les diphtongues sont nombreuses. L’espéranto pourra aussi aider à mieux appréhender ces difficultés. Par exemple, le pied se dit en espéranto la piedo, on retrouve le d final muet du français. Faut-il écrire élégant ou éléguent ? L’espéranto vient à notre secours eleganta. La langue internationale aide aussi les francophones dans ce cas.

L’espéranto donne aussi une certaine morale, un civisme, de liberté de communiquer facilement, d’égalité on apprend et on parle chacun une langue et de fraternité je te respecte et tu me respecte. Elle donne aussi une nouvelle culture une meilleure ouverture sur le monde par une correspondance avec l’étranger, elle permet de faire tomber certaines barrières de la peur et de l’ignorance, par cette correspondance avec l’autre bout du monde.

Avec l’espéranto comme première langue étrangère, les enfants, élèvent et étudiants n’en retireraient que des avantages : meilleur niveau scolaire, civisme, respect, ouverture sur le monde, ...

Pour finir cet article qui est très succinct, c’est un rapide résumé des trop nombreuses choses que peut faire l’espéranto. Cet article peut présenter des inexactitudes, des manques, mais par vos commentaires cela lui permettra de prendre plus d’ampleur.

Et quelques sites à voir :

http://www.esperanto.qc.ca/frame-fr.htm un site avec beaucoup de questions réponses sur l’espéranto, UN SITE A NE ABSOLUMENT PAS MANQUER

http://claudepiron.free.fr/index.htm le site de Claude Piron traducteur dans différents organismes internationaux qui nous explique ses expériences dans le monde international

http://www.esperanto-sat.info/ un site traitant de l’espéranto

http://ikurso.esperanto-jeunes.org/fr/intro.php?temo=eo un site de cours d’espéranto en 2 niveaux de difficulté

Merci de m’avoir lu jusqu’au bon.

Cordialement. Esperantulo

 


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97 réactions à cet article    


  • Krokodilo Krokodilo 9 janvier 2007 11:51

    Saluton ! Coïncidence, mon article sur l’apprentissage précoce des langues est sorti le même jour. J’y signalais que certains linguistes (ceux à qui on ne donne pas la parole dans les médias...) proposaient, plutôt qu’un choix précoce de la langue étrangère, anglais le plus souvent, allemand parfois, de faire une initiation linguistique plus large, d’apprendre par exemple l’alphabet cyrillique, grec, arabe, quelques idéogrammes chinois et leur principe, etc. la spécialisation ne devant avoir lieu que bien plus tard, comme en musique ou en sport.

    Je ne l’ai pas mentionné mais personnellement, je pense aussi que cette initiation peut aller de pair avec un an d’espéranto, dont je confirme les qualités propédeutiques : on l’apprend tous en famille depuis deux ans. Comme tu l’as dit, avec deux tiers de racines latin-grec et un tiers germaniques, ce n’est pas du temps perdu, d’autant plus qu’on dispose alors d’une langue internationale (très minoritaire certes, comme on ne va pas manquer de nous le rappeler) dont l’usage plus large pourrait résoudre bien des problèmes dans l’Union européenne et dans le monde.


    • Bob (---.---.59.15) 9 janvier 2007 12:12

      heu... ca sert a quoi votre esperanto... qui le parle, qui le pratique... Personne ? Jsuis vraiment très sceptique... Pourquoi ne pas se focaliser sur l’anglais, et maintenant le chinois, plutot que de devoir encore apprendre un truc nouveau ?


      • esperantulo (---.---.50.81) 9 janvier 2007 12:20

        ca dvrait ariver dans un autre article qui en train d’etre approuver Mais en attendant aller voir sur un des liens ou tout est expliquer.

        En résumer un an d’espéranto c’est 10 ans d’anglais au niveau de l’apprentissage et je ne parle même pas du chinois ou la cc’est encore pire. Cordialement


      • (---.---.39.143) 9 janvier 2007 12:45

        10 fautes en 4 lignes, mauvaise pub pour l’espéranto ...


      • esperantulo (---.---.50.81) 9 janvier 2007 13:08

        et oui quand je fais en jet je fais des fautes, mais je préfere quelqu’un qui ammene des idées avec des fautes d’ortho que ce lui qui en fais pas mais sans aucune idée


      • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 9 janvier 2007 13:23

        Il faut arréter avec le chinois, dans les années 80 on nous avait sortit la même chose avec le japonais.

        Il en existe deux types différents et une langue vaut la peine d’être appris si on c’est aussi l’écrire. Et personne ne voudra apprendre à écrire le chinois.


      • (---.---.39.143) 9 janvier 2007 13:35

        apprise si l’on sait ...


      • skirlet (---.---.255.141) 9 janvier 2007 15:02

        « Et personne ne voudra apprendre à écrire le chinois. »

        Le mandarin est de plus en plus demandé ; il n’est même plus considéré comme langue rare dans l’enseignement smiley Sa progression est de 30% par an environ, c’est dire. Et les hommes d’affaires qui bonnent en Chine apprennent à parler ET à écrire.


      • Krokodilo Krokodilo 9 janvier 2007 16:19

        Mais le chinois dont vous parlez n’est-il pas justement « un truc nouveau », et particulièrement difficile à cause des tons qui changent le sens des mots ? Tout le problème est là : un monde fluctuant, diversifié mais qui a grand besoin d’un outil de communication. L’anglais a largement fait la preuve qu’il ne convenait pas dans ce rôle, depuis des dizaines d’années qu’on l’enseigne dans plein de pays. Trop dur, trop long. Une langue de communication pour tous (pas seulement pour les « élites »)ne peut être que la moins dificile à apprendre des langues.


      • Kventino (---.---.92.171) 9 janvier 2007 23:02

        Mais il y a, et surtout pour le chinois, une différence de taille entre l’apprentissage et la connaissance ... mon frère l’a appris en France pendant deux ans dans une école d’ingénieur, il est maintenant en stage là-bas depuis 6 mois, et il a encore des grandes difficultés à le parler et le comprendre, sans parler des dialectes, et sans parler de l’écriture/lecture. Et encore, il a fait l’effort de l’apprendre, contrairement à certains de sa boîte qui sont là depuis plus longtemps et n’en parlent pas un mot ...


      • Asp Explorer Asp Explorer 9 janvier 2007 23:13

        Et pour cause le chinois n’existe pas ! Prenez au hasard deux citoyens de la République Populaire et mettez-les en contact, vous aurez toutes les chances de les voir se mésentendre de la façon la plus amusante qui soit, puis chercher un calepin et un crayon avant de se mettre à écrire pour se comprendre (et du coup, vous comprenez à quoi servent ces caractères bizarres qu’ils utilisent).


      • skirlet (---.---.223.148) 10 janvier 2007 00:25

        Le mandarin, ça existe. Appelé « chinois » pour faire vite smiley

        Asp a voulu montrer ses connaissances linguistiques smiley


      • skirlet (---.---.223.148) 10 janvier 2007 00:34

        Asp :

        « Merci, citoyen ordinaire, pour ce petit éclair de lucidité. »

        Citoyen ordinaire :

        « Merci pour votre éclair de lucidité. »

        Кукушка хвалит петуха за то, что хвалит он кукушку smiley


      • skirlet (---.---.36.254) 10 janvier 2007 11:52

        Cette différence est valable pour toutes les langues étrangères smiley


      • Citoyen ordinaire 9 janvier 2007 12:17

        Plutôt que de se perdre en questions et conjectures, encore complexifiées par les arguties de soi disant experts et finalement ne rien faire, il vaudrait mieux se rendre à la réalité et en tirer les conséquences de manière réaliste, positive, proactive. D’autant plus que cette réalité est si simple, si visible qu’elle en est devenue banale.

        1/ Un jeune enfant (à partir de cinq/six ans) est tout à fait capable d’absorber deux langues, sans « séquelles » L’expérience vécue par les familles bilingues et/où expatriées le démontrent amplement

        2/ L’Anglais est devenue LE vecteur planétaire de communication, et ce phénomène est croissant et irréversible. Il suffit d’avoir un peu circulé dans le monde ces quelques dernières années pour le savoir. Au niveau Européen, quoi que l’on dise, la langue en usage pour travailler est l’Anglais.

        Dès lors, l’apprentissage de l’Anglais dans les pays non anglophones devrait, dès le primaire être la règle, au même titre que la langue nationale, par de vrais enseignants anglophones (et non par des pseudo enseignants non qualifiés et non bilingues comme c’est souvent le cas)

        Apprendre à communiquer avec le reste du monde ne signifie pas abandonner sa culture, ni ses valeurs, bien au contraire. C’est une source d’ouverture de l’esprit, d’enrichissement et souvent de renforcement culturel.

        Qu’il est désolant de refuser la réalité, et d’assister à une résurgence absurde, archaîque des théories sur ....l’espéranto. Juste pour embrouiller un peu plus les esprits, et faire en sorte que rien ne bouge.


        • esperantulo (---.---.50.81) 9 janvier 2007 13:13

          Dans cet article je ne parle nullement de l’espéranto par rapport à l’anglais, je met le doigt juste sur ses avantages dans son introduction dans l’enseignement. Donc pour moi aussi, qu’il est désolant de ne pas savoir lire un article cordialement


        • Asp Explorer Asp Explorer 9 janvier 2007 22:53

          Merci, citoyen ordinaire, pour ce petit éclair de lucidité.


        • Citoyen ordinaire 9 janvier 2007 23:00

          A l’auteur,

          Etant donné que l’esperanto ne présente strictement aucun intérêt, pour le monde actif, il était bon de faire entrer l’anglais dans les commentaires. La preuve est que le fil a démarré sur l’anglais et que vous avez du faire pas mal de copié-coller pour rappeler le thème dejà oublié. La pré histoire est passionnante, mais pour autant qu’elle demeure à sa place, sans tenter de ressusciter.


        • Kventino (---.---.92.171) 9 janvier 2007 23:36

          « Plutôt que de se perdre en questions et conjectures, encore complexifiées par les arguties de soi disant experts et finalement ne rien faire, il vaudrait mieux se rendre à la réalité et en tirer les conséquences de manière réaliste, positive, proactive. D’autant plus que cette réalité est si simple, si visible qu’elle en est devenue banale. » Je pourrais dire à-peu-près la même chose en le retirant : A quoi bon prêter l’oreille à des gens comme Thélot, soi-disant expert, il vaudrait mieux de façon constructive voir la réalité : allez dans un congrès, une rencontre, une réunion espérantiste. Et soyez objectifs.

          « Un jeune enfant (à partir de cinq/six ans) est tout à fait capable d’absorber deux langues, sans »séquelles« L’expérience vécue par les familles bilingues et/où expatriées le démontrent amplement » Vous donnez le bâton pour vous faire battre : peut-on comparer des enfants qui baignent dans un environnement linguistique étranger, et d’autres qui l’apprennent quelques heures par semaine ?

          « L’Anglais est devenue LE vecteur planétaire de communication, et ce phénomène est croissant et irréversible. Il suffit d’avoir un peu circulé dans le monde ces quelques dernières années pour le savoir. Au niveau Européen, quoi que l’on dise, la langue en usage pour travailler est l’Anglais » Préjugés. Il suffit de sortir du monde occidental pour voir que l’anglais est très peu répandu

          « Dès lors, l’apprentissage de l’Anglais dans les pays non anglophones devrait, dès le primaire être la règle, au même titre que la langue nationale, par de vrais enseignants anglophones (et non par des pseudo enseignants non qualifiés et non bilingues comme c’est souvent le cas) » Sur la fin vous avez raison ... mais où trouvez-vous vos enseignants bilingues ?

          « Apprendre à communiquer avec le reste du monde ne signifie pas abandonner sa culture, ni ses valeurs, bien au contraire. C’est une source d’ouverture de l’esprit, d’enrichissement et souvent de renforcement culturel. » Je ne vois pas en quoi c’est incompatible avec l’esperanto. Au passage, sur ce point je suis entièrement d’accord avec vous.

          « Qu’il est désolant de refuser la réalité, et d’assister à une résurgence absurde, archaîque des théories sur ....l’espéranto. Juste pour embrouiller un peu plus les esprits, et faire en sorte que rien ne bouge. » Je ne crois pas que cela soit très conservateur d’être esperantiste. Au contraire, je pense que ceux qui disent que l’anglais est là et a « gagné » (même si je n’aime pas cet esprit de compétition), de même que l’esclavage avait toujours existé,ainsi que les chiffres romains et les systèmes de mesure anté-métriques, et que le 0 est une invention du diable ... L’esperanto a été « créé » par une oeuvre, comme l’italien a été créé par Dante pour unifier l’Italie, et que le Hochdeutsch a été créé par Luther pour unifier l’Allemagne (là-dessus je peux me tromper mais en tout cas ça a contribué à faire naître l’idée d’un peuple allemand).

          Un des vieux débats chez les espérantistes est de savoir (bien entendu je résume et donc caricature) si l’on doit tout faire pour imposer l’esperanto, ou si l’on doit le « faire vivre », jusqu’à ce que les préjugés tombent d’eux-mêmes. Bien entendu, ce sont les premiers qui font le plus entendre leur voix. Mais le Monde espérantophone est un vrai microcosme, dans le quel on trouve de tout. Tout ça pour dire que tous ne sont pas des « intégristes » comme certains qui régissent ici (dont moi, je précise pour qu’il n’y ait pas de confusions)


        • Jérémie (---.---.152.53) 10 janvier 2007 00:02

          Bonjour,

          Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites. Je reprends vos paragraphes point par point (c’est une bonne idée de les avoir numérotés) :

          1) On n’« absorbe » pas une langue comme on gobe une pomme. Devenir bilingue à 4-5 ans est certes plus facile qu’en étant adulte, mais il faut tout de même être immergé dans la langue. Proposez-vous un an dans une famille anglophone pour tous les 4-5 ans non-anglophones de la planète (N.B : les non-anglophones représentent 92% de l’Humanité selon le Quid) ? Non, quelques cours seulement, qui ne rendront jamais bilingue, et n’apporteront un bon niveau qu’à condition d’être en trop grand nombre pour ne pas empiéter dramatiquement sur le reste de la scolarité.

          2) On ne nie pas la réalité de la domination de l’anglais, puisqu’on la critique. Le cancer, les SDF, les accidents de la route sont aussi des réalités, et ça n’en fait pas des choses auxquelles se résoudre. C’est pareil pour l’anglais : en quoi le fait que c’est une réalité est-il une bonne raison pour que cela ne change pas ? Et n’y a-t-il pas au contraire de bonnes raisons pour faire évoluer la situation, par exemple avec une « réforme » européenne (le mot est à la mode) ?

          Vous ne semblez pas mesurer l’ampleur du caractère injuste de la domination de l’anglais, et notamment sur le place économique et culturel. Pendant que vous voulez rendre l’anglais obligatoire en France (il l’est déjà « de facto », soit dit en passant), que font les petits anglais, américains, australiens ? Ils se concentrent sur les matières « de fond » (sciences, littérature, humanités, etc.) où ils excelleront donc davantage, tout en étant ô combien meilleurs en anglais que les autres... Super système ! Le rapport Grin (que je vous invite à lire, j’ai mis le lien avec ce message) établi pour le Haut commissariat à l’éducation, montre que l’économie britannique gagne environ 18 milliards € par an grâce à la domination sa langue... Pas étonnant qu’ils aient, comme les Américains, des moyens pour la recherche, puisqu’ils en consacrent moins aux langues, alors que nous sommes sommés de faire des efforts en anglais, pour faire perdurer une situation qui nous désavantage pourtant !

          Pour communiquer avec le reste du monde, l’espéranto serait plus efficient et plus juste que l’anglais, parce qu’il est neutre, lui, et beaucoup plus facile d’apprentissage. C’est ça la réalité, et c’est vous qui la niez, sans doute par désinformation et préjugés, comme tout le monde ou presque.


        • Roland (---.---.194.220) 10 janvier 2007 00:39

          Et bien entendu ce sont les seconds (ou si l’on doit le « faire vivre ») qui ont raison ! smiley De toutes façons, les plus avisés des espérantistes ont toujours proné le développement « par le bas », par les GENS ! la diffusion individuelle, (et l’utilisation concrète !).

          qq unes des multiples manières de le faire vivre : Pasporta Servo ; raporto.info ; la Wikipedia ; Internacia Televido (que les espérantistes n’ont pas assez aidé) le tourisme en E-o, les liens personnels bien entendu, les Forums Sociaux Mondiaux, Monde Diplo, Labourstart, traduction en E-o des bandes dessinées scientifiques de Jean-Pierre Petit, etc


        • esperantulo (---.---.50.81) 9 janvier 2007 12:27

          Voir aussi le sujet de krokodilo qui est un bon complément

          http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17493


          • (---.---.39.143) 9 janvier 2007 12:51

            « parolema= tendance à parler, et bien en français il existe un mot c’est prolixe »

            Il en existe plusieurs : bavard, hâbleur, logorrhéique, etc.


            • esperantulo (---.---.50.81) 9 janvier 2007 13:29

              très juste


            • skirlet (---.---.255.141) 9 janvier 2007 15:15

              « bavard, hâbleur, logorrhéique »

              En espéranto, il y a également plusieurs mots : mis à part « parolema » déjà mentionné, il y a « babilema », « trolonga », « malkonciza », « parolflu(aĉ)a », « fanfarona » etc.

              Mais il ne s’agit pas des synonymes. En français, si on a appris le mot « parler », on n’a aucune indication sur l’existence des mots « prolixe » etc., aucun ne dérive de « parler ». En espéranto, avec une racine et les affixes, on a immédiatement accès à tout un groupe des mots : paroli - parler, parolo - parole, parola - oral, parole - oralement, parolema - bavard, parolanto - orateur, parolisto - speaker (le français n’a pas trouvé son propre mot smiley ), parolinda - qui mérite d’être parlé(e), priparolinda - dont il vaut la peine de parler, parolenda - que l’on est obligé de parler, etc.

              C’est une impressionnante économie de mémoire.


            • (---.---.39.143) 9 janvier 2007 15:40

              Il s’agit là de « mots » artificiels, et non de mots tels que ceux de nos vieilles langues naturelles.

              L’économie de mémoire, ou plus généralement la « facilité » n’est pas un avantage mais un inconvénient.

              Essayez d’imaginer ce que seraient les maths ou la chimie si elles étaient « faciles », tout ce que l’on perdrait. Eh bien, avec votre espéranto, c’est pareil, il y a beaucoup à perdre.


            • Krokodilo Krokodilo 9 janvier 2007 16:10

              Stop ! Erreur de raisonnement : grammaire et structure simple ne veulent pas dire langue simpliste. La meilleur analogie sont les échecs : un jeu doté d’une règle simple qui tient sur deux petits feuillets, et qui s’apprend en quoi, une heure ? Le déplacement des pièces, le roque, le pat, l’échec, la prise, et basta. Pourtant, les livres écrits sur la théorie du jeu, ses développements, peuvent remplir des rayonnages entiers ! C’est pareil pour l’Eo, qui n’a gardé que l’essentiel. Mais la langue a les mêmes possibilités que les autres, voire plus par la combinatoire des racines et des affixes (en fait, de tous les monèmes entre eux.


            • skirlet (---.---.223.148) 9 janvier 2007 17:46

              On dirait Courouve smiley

              Certes tous les mots sont artificiels, étant produit par l’esprit humain (aucun n’est poussé dans le pré smiley )

              Le qualificatif « artificiel » n’est en rien péjoratif. On utlise bien un ordinateur au lieu d’une plume d’oie pour écrire, on prend une voiture ou un train au lieu d’un cheval, et nos fenêtres sont en verre, et non en vessie de boeuf smiley

              Les néologismes se créent tous les jours, des mots changent de sens. En quoi la possibilité de former des mots avec un sens précis serait-il un inconvénient ? Une économie de mémoire facilite l’accès à la communication, pas la simplification de la pensée et/ou de l’expression.

              Je vous rappelle que les racines de l’espéranto ne sont pas inventées mais puisées dans les langues « naturelles ». L’Indonésie utilise une langue faite à partir des parlers locaux, ce qui lui a permis :

              — se débarrasser de la langue coloniale

              — affirmer l’unié du pays, dont la langue nouvelle est devenu le symbole

              — ne discriminer aucune des ethnies.

              L’Europe n’a-t-elle pas besoin de la même chose ?..


            • Kventino (---.---.92.171) 9 janvier 2007 23:06

              Déja j trouve les maths relativement facile, mais c’est un point de vue. les maths sont logiques (à part quelques paradoxes qu’on n’apprend de toute façon jamais) et avec du raisonnement on s’en sort de plus je ne vois pas en quoi une simplification de la chimie en ferait perdre quelque chose


            • Kventino (---.---.174.74) 12 janvier 2007 16:59

              encore plus facile que les échecs occidentaux : les echecs chinois et surtout le jeu de go : le placement des pierres, la prise, le K.O. et c’est parti. Il n’empêche que les possibilités sont innombrables


            • Zalka (---.---.90.225) 9 janvier 2007 15:23

              Résumé : anglais pas bien, esperanto bien. 15 ans de pratique intensive de l’anglais ne permettront pas à un non-anglophone de naissance d’aller au delà d’une commande de pinte dans un pub de Londres (et encore, si c’est du cockney, c’est velu). 1 h par jour d’esperanto pendant un mois, et vous pourrez discuter avec de nouveaux amis du monde entier de Descartes, de la théorie des cordes ou encore du dernier tube de Britnoj Megaton, la popstar espérantophone.

              Bon, le truc, c’est qu’à cause des persécutions de la troisième république française, de Staline, d’Hitler, du lobby Busho-pétrolier finançant les sectes évangelistes anglophones, vous aurez entre 200000 et 1M d’amis seulement. Mais ces chiffres (non contestés par les esperantophones) ne prouvent rien. Même si on les compare aux centaines de millions d’anglophones que compte le monde (chiffre contestés par les esperantophones, en particulier ceux ayant voyagé en Ecosse).

              Mais soyons juste avec Esperantulo et Krokodilo. Si Henri Masson considère comme « plus que minable » tous les auteurs de raisonemment contraire à ses dogmes, fussent-elles basées sur les propres informations qu’il apporte, on ne peut faire ce reproche à Esperantulo ou Krokodilo. On ne peut dire autant de Skirlet, dont la capacité à déformer les propos tient du miracle permanent.

              Ce commentaire n’est pas constructif ? Vous avez probablement raison. Mais bon dans de tels articles... Autant vanter les avantages certains de l’esperanto est louable, autant affirmer la supériorité absolue de celui ci et prétendre à son avènement prochain est ridicule. Courage esperantistes ! Plus que quelque milliard de personnes à convaincre !

              Aussi ne nierai-je point ma non-constructivité (je m’attend à passer à -49 d’ici le mois prochain, cela prend du temps lorsque votre provider ne change pas votre ip toutes les demi-heures) et je me contenterai d’inviter les curieux ayant beaucoup de temps à perdre, à lire les articles de Mr Henri Masson sur ce même site et d’observer les réactions de certaines personnes à chaque commentaire de lecteurs non convaincus par la rhétorique Massonnienne.

              Sur ce, je vous souhaite à tous une excellente journée.


              • esperantulo (---.---.141.247) 9 janvier 2007 16:24

                JE RAPELLE QUE LE THEME EST ESPERANTO ET ENSEIGNEMENT , donc, en ce qui concerne la polémique eo-anglais, elle n’a rien a y faire sur ce theme.

                Et concernan cette poolémique Zalka vous savez bien que tous n’est pas blanc ou noie, que certaines personnes ont truandées avec les avis de commentaire, qu’il y a eu des insultes de chaque coté et beaucoup d’autre et même ASP le dit bien on ne peut pas connaitre la langue d’un natif comme un natif et là dessus on est tous d’accord.

                Donc par exemple comme thème ou l’onpeut ouvrir la dessus, c’est par exemple sur la dislexie augmenté pas l’apprentissages de langues à fort pouvoir d’augmentation de dislexie. Ou la capacité à utiliser les combinaisons en espéranto pour permettre aux jeunes d’utiliser des ressources de leur langue maternelles non encore utilisés. la qualité de l’espéranto à améliorer le respect de l’un vers l’autre, donner une partie du civisme. ou aussi que n’apporte pas leo ou ce qui est faut dans mon article. certaines personnes le trouvent nuls mais ne donnent pas de raison, ce qui fait paraitre de ces personnes une ignorance.

                par exemple est ce ces qualités peuvent se retrouver toutes dans le multilingusime, dans l’apprentissage des autres langues ? l’italien serait,t’il mieux que l’eo ou l’angalis ou toute autre langue ?

                Cordialement


              • Zalka (---.---.90.225) 9 janvier 2007 16:35

                Milles excuses. Il est vrai que les gens non convaincu par l’esperanto ont honteusement truandé pour faire croire à une odieuse censure des esperantistes.

                Entre la critique de l’apprentissage de l’anglais en bas âge, et la défense de l’esperanto dans l’enseignement, de la part d’auteurs obnubilé par l’esperanto, il se pourrait que j’ai confondu.

                Quand aux études que vous cité, j’avoue que j’ai du mal à y accorder le moindre crédit depuis que j’ai constaté que le rapport Grin n’était non pas l’oeuvre d’une personne neutre convaincu lors de son étude du problème, mais la propagande d’un converti de longue date.

                A ce sujet, il parait que le souverain du Swaziland a pondu un rapport « très convaincant » sur la nécessité pour le monde entier d’adopter son idiome natal.


              • skirlet (---.---.223.148) 9 janvier 2007 16:50

                De toute façon, n’importe qui ayant étudié l’espéranto de plus près que zalka devient non crédible pour ce dernier smiley


              • Zalka (---.---.90.225) 9 janvier 2007 16:59

                Très pertinent dans la mesure où je n’ai jamais nié un certains nombres d’intérêt de l’esperanto, mais uniquement les couloeuvres que certains voudraient faire avaler.

                Il y a un concept que vous devriez qui s’appelle « le doute ». C’est quelque chose que l’on ressent par exemple losqu’on vous présente une étude faite par un militant comme étant absolument impartial (rapport Grin).

                Cela arrive également lorsqu’une personne raille votre raisonment scientifique alors qu’elle même est intrigué par des vers soi disant divinatoire d’un charlatan particulièrement habile de la renaissance (Masson et Nostradamus).

                C’est le genre de chose qui entache votre crédibilité...

                Là on voudrait nous faire avaler que la pratique de l’esperanto facilite tout le reste... Mouais... Autant je veux bien croire que c’est très facile à apprendre, autant il faudrait éviter d’en faire le remède miracle à tous les maux de la planète.


              • Julien (---.---.227.52) 9 janvier 2007 17:18

                « JE RAPELLE QUE LE THEME EST ESPERANTO ET ENSEIGNEMENT , donc, en ce qui concerne la polémique eo-anglais, elle n’a rien a y faire sur ce theme. »

                Veuillez m’excuser mais étant donné votre position (de défenseur d’une cause qu’on pourrait presque qualifier de « perdue » : l’espéranto...) je vous trouve plutot agressif et peu-ouvert à la discussion. Comment voulez vous que votre sujet ne dévie pas sur un « polémique esperanto-anglais » ?

                Vous dites que le thème est « Esperanto et enseignement » alors je rentre dans le jeu et, fatalement, je me demande quel est l’intérêt d’enseigner (et donc d’occuper des cases horaires de cours qui auraient pu être utilisées par d’autres matières) une langue à vocation universelle alors même qu’il en existe déjà une : l’anglais (et oui on en revient forcément à la polémique que vous voulez à tout prix éviter...).

                Biensur, vous pourrez toujours me dire que l’esperanto est dix fois plus facile à apprendre que l’anglais, je vous répondrai que l’anglais n’est pas devenu une langue universelle parce que c’est une langue facile mais parce que c’est la langues parlée aux Etats-Unis, autrement dit, dans la première puissance économique et militaire mondiale.

                Alors vous me direz, la question que vous posez n’est pas le sujet de mon article. Et je vous répondrai, que certes nous dévions, mais qu’avant de proposer l’enseignement d’une discipline à l’école, il faut en prouver l’utilité ! On ne va pas allourdir l’emploi du temps de gosses, qui par ailleurs ont déjà pas mal de connaissances à engranger en peu de temps, avec une matière simplement parce que vous avez décidé que ça en valait la peine.

                Je pourrais enfin, reprendre et discuter tous les arguments (notamment celui évoquant la complexité de l’orthographe français -ou française ? j’ai un doute tiens...-) que vous avancez en faveur de l’esperanto mais mon commentaire ferait 3 pages de long. D’où la nécessité d’être pragmatique et de raccourcir le débat à cette question : qu’est-ce que l’espéranto apporterait de plus par rapport à l’anglais, très objectivement ? Rien.


              • skirlet (---.---.223.148) 9 janvier 2007 17:24

                Le doute est non seulement permis mais également encouragé. L’étape suivante est de tester la chose par soi-même. Mon expérience est que l’espéranto facilité l’étude des langues. Votre approche est de répéter votre doute à toutes les sauces, sans jamais rien faire d’autre. Ah si - vous déformez les propos. Personne n’a jamais présenté l’espéranto comme remède à tous les maux. Les ricanements n’ont rien de constructif.


              • skirlet (---.---.223.148) 9 janvier 2007 17:27

                Qu’est-ce que l’espéranto apporterait ? Relisez les discussions où vous avez écrit les messages à rallonge. Les réponses ont déjà été données.


              • skirlet (---.---.223.148) 9 janvier 2007 17:34

                « je me demande quel est l’intérêt d’enseigner (et donc d’occuper des cases horaires de cours qui auraient pu être utilisées par d’autres matières) »

                Une initiation à l’espéranto ne prend pas beaucoup de temps mais est très profitable.

                « langue à vocation universelle alors même qu’il en existe déjà une : l’anglais »

                Si elle était universelle, le monde entier le parlerai déjà, ce qui n’est pas le cas, et on ne demanderait pas les « mother tongue » smiley

                Du point de vue linguistique, l’anglais n’a rien d’universel.

                « l’anglais n’est pas devenu une langue universelle parce que c’est une langue facile mais parce que c’est la langues parlée aux Etats-Unis, autrement dit, dans la première puissance économique et militaire mondiale »

                Il n’est pas devenu universel malgré cette puissance, et maintenant il est menacé aux Etat-Unis même smiley

                « On ne va pas allourdir l’emploi du temps de gosses, qui par ailleurs ont déjà pas mal de connaissances à engranger en peu de temps, avec une matière simplement parce que vous avez décidé que ça en valait la peine. »

                Et alourdir leurs horaires avec l’anglais « de communication internationale », autrement dit le petit-blanc, ça sert à quoi ?

                L’avantage de l’espéranto, c’est donner la possibilité de communiquer rapidement et efficacement. Autrement dit, prendre l’avion au lieu d’une calèche.


              • Julien (---.---.227.52) 9 janvier 2007 17:38

                « Qu’est-ce que l’espéranto apporterait ? Relisez les discussions où vous avez écrit les messages à rallonge. Les réponses ont déjà été données. »

                Pour commencer je n’ai fait qu’un seul commentaire (certes un peu long mais bon...), calmez vous. Enfin, je ne vois pas en quoi la relecture de votre propagande me permettra d’avoir les idées plus claires sur le sujet. Il y a effectivement des questions posées par les commentateurs, et bien peu de réponses de la part des « esperantistes ».

                Vous refusez le débat et les questions posées. Si j’ai bien compris votre message est le suivant : « L’espéranto c’est bien et si t’es pas d’accord vas voir ailleurs ». OK, j’y cours.

                Si la langue que vous défendez est aussi ouverte que votre esprit, ne vous étonnez pas d’être aussi peu nombreux à la pratiquer et à en comprendre les bienfaits.

                A bon entendeur !

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