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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > « Le Bug » avec Arié Elmaleh au Théâtre La Bruyère

« Le Bug » avec Arié Elmaleh au Théâtre La Bruyère

C’est à la demande de Beata Nilska, la metteuse en scène ayant découvert, au cours d’un récent voyage aux Etats-Unis, cette pièce de Richard Strand, créée en 1990, que Mariane Groves a été conviée de la traduire en Français.

Sous son titre original, voici donc « Le Bug » au Théâtre La Bruyère, faisant passer la vie de l’entreprise, souvent fort prisée par les feux médiatiques, à ceux de la rampe.

Ainsi, l’ordonnancement du management étant confié exclusivement à l’informatique, c’est désormais par écrans interposés que tous les membres d’une société sont censés communiquer entre eux, se fiant totalement aux données fournies par les machines... qui pourraient devenir infernales au cas où un grain de sable intempestif, un bug pour parler franglais, viendrait s’y inviter.

Au secrétariat de direction, trois salariés « modèles » sont à la manoeuvre devant leurs claviers respectifs qui les isolent autant qu’ils les relient à l’organisme numérique tentaculaire.

Survient alors des tréfonds de la pyramide organisationnelle, un employé du service « assemblage » en proie à la terreur panique d’être muté à « Loinville », pressentant que le processus de réorganisation devrait s’abattre nécessairement sur lui.

Comme en ces temps de défiance, le sentiment de paranoïa est en passe de devenir le mieux partagé du monde, l’appréhension de Dennis Post (Arié Elmaleh) va se transmettre à ses collègues (Joséphine de Meaux, Eric Savin & Edith Vernes) sous forme de suspicion généralisée à l’ensemble du système gestionnaire.

Kafkaïen dans le fond, Orwellien pour la forme, c’est un humour distancié que l’auteur développe, présentement, sur les comportements relationnels autant que situationnels, ici posés en question existentielle.

Cependant, en optant pour une mise en scène plutôt réaliste, Beata Nilska contraint ses acteurs à trop se coltiner avec les ordinateurs, quelque peu au détriment d’une logique absurde en prise avec un imaginaire abracadabrant.

De même, la gestuelle hystérisée des interprètes n’est pas nécessairement le meilleur vecteur pour illustrer l’angoisse obsessionnelle ambiante.

Cependant, les comédiens peuvent maintenir une palette de nuances expressives qui, tout en rendant crédibles, les quiproquos bureautiques, parviennent à rendre sensible la métaphore sociétale.

La découverte du « Bug » porte donc bien ses fruits. 
 
Visuel affiche
 
LE BUG - ** Theothea.com - de Richard Strand - mise en scène : Beata Nilska - avec Arié Elmaleh, Joséphine de Meaux, Eric Savin & Edith Vernes - Théâtre La Bruyère - 


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2 réactions à cet article    


  • Nathan Nathan 2 mars 2009 16:36

     Portnawak


    • Nathan Nathan 2 mars 2009 17:51

       Traduction : n’importe quoi en français verlan (l’envers) des années 80.

      ps (post scriptum) : je n’ai pas lu le texte, juste regardé l’image et celle de Dugué.

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