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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Les Beatles, le groupe qui plongea le monde dans les ténèbres

Les Beatles, le groupe qui plongea le monde dans les ténèbres

Une tentative d'exorcisme.

On a coutume de lier le sérieux au sombre, comme si le joyeux ne pouvait pas être sérieux, comme s’il ne pouvait être qu’un élan incontrôlé et vain du corps, sans nœud avec l’âme, ce truc forcément torturé comme aiment à nous le rappeler plus de deux millénaires de monothéismes culpabilisateurs. Aujourd’hui, tout se doit d’être sombre. Même un gars déguisé en chauve-souris et un extra-terrestre en collants qui se cognent dessus dans une bande dessinée filmée.

Une coutume dans laquelle les Beatles se sont précipités dès leur quatrième album, « Beatles For Sale », sur la pochette duquel les quatre bonhommes posent avec un air triste sur fond de déchéance automnale. Déjà qu’ils avaient l’air dark sur « With The Beatles »… Sur « Beatles For Sale », Lennon allait pleurer « I’m A Loser », sur « Help ! », pendant sa période « Fat Elvis », il appellerait… à l’aide, des profondeurs de son désespoir. Viendraient ensuite l’expérimentation avec la drogue, douce puis dure, sur « Rubber Soul » et « Revolver », condition indispensable pour pouvoir célébrer le « Summer of Love » avec « Sgt. Pepper », cet album-fleuve où le seul moment de lucidité sur la situation réelle, « She’s Leaving Home », parle d’une jeune femme qui quitte le domicile familial sans prévenir et s’aliène le support inconditionnel de ses parents pour vivre sa vie telle qu’elle l’entend, sans qu’on puisse savoir comment elle l’entend, le seul but de la manœuvre étant d’être « libre ».

En 1963, « I Want To Hold Your Hand », composé conjointement par Lennon et McCartney, célébrait les joies simples et impersonnelles de la vie sur fonds d’accords sautillants et « outrageants », pour reprendre le mot de Bob Dylan, preuve que l’on pouvait être totalement expérimental et totalement conventionnel en même temps. Six ans plus tard, John Lennon écrirait une ritournelle de désir obsédant, « I Want You (She’s So Heavy) » pour Yoko Ono, cette femme souvent caricaturée en démon par ses détracteurs, en utilisant de simples accords de blues ralentis et créerait une atmosphère que Black Sabbath développerait par la suite pour dépeindre les tourments de l’âme effrayée de se perdre dans les tréfonds de l’Enfer. Et McCartney, qui souriait « Can’t Buy Me Love », évoquerait publiquement les disputes financières du groupe dans « You Never Give Me Your Money ».

Comment en était-on arrivés là ? Par quel hasard de l’histoire la période des 30 Glorieuses pouvait-elle se trouver comme groupe étendard quatre jeunes gens qui sombreraient dans la drogue, le mysticisme, la thérapie du cri primal et les bandes originales des plus mauvais James Bond ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi l’âme humaine ne peut-elle s’empêcher de plonger droit dans l’abîme quand bien même elle aurait toutes les raisons d’être heureuse ? Ou pourquoi cherche-t-elle au minimum à se détacher du monde matériel, comme George Harrison nous y invite sans cesse à partir de « Revolver », alors même qu’il chantait « I’m Happy Just To Dance With You » à peine trois ans plus tôt ? Questions auxquelles les réponses s’échapperont aussi longtemps que le spectacle cathartique qui nous permet à tous de ronronner chaque jour devant nos écrans continuera. La représentation de la souffrance doit avoir quelque chose de plus attirant que la représentation du bonheur, non ?

On lit souvent que les quatre se séparèrent dès la parution du double blanc à la pochette trompeuse où McCartney offre son morceau le plus violent (« Helter Skelter »), Lennon une partie de son intimité heurtée (« Julia »), Ringo un cri de détresse (« Don’t Pass Me By »), Harrison son ennui profond qui le pousse à la recherche de Dieu (« Long Long Long »). Mais le vers était déjà dans le fruit à partir du moment où John Lennon, meurtri de son enfance, se mit à larmoyer « Misery » sur une mélodie un brin tempérée par le caractère sirupeux de son acolyte McCartney (j’aime ces clichés éternels, il y a de la vérité dans les clichés, clichés, photographies, souvenirs). Un caractère sirupeux qui finira par tourner à l’aigre lui aussi, quel désastre d’entendre les paroles moroses de « The Long And Winding Road » sur un arrangement répudié de Phil Spector, cet assassin de femme qui a longtemps exagéré le bonheur incroyable des amours simples pour dissimuler une personnalité des plus troubles.

L’épopée des Beatles n’est en fait qu’une longue et incessante - indécente - descente vers l’expression du moi déchiré, un moi déchiré, clivé, qui s’apprête à détruire l’unité d’une société toute entière tournée vers le progrès technique et même social. Elle est métonymique du mouvement lamentable qui a poussé les communautés occidentales qui se reconstruisaient collectivement après la seconde guerre mondiale à s’écrouler sous le poids de l’individualisme de masse déjà latent depuis l’invention de cette satanée psychanalyse. L’individualisme, c’était mieux du temps des monarchies, quand tout le monde se moquait de la gueule du roi, ensemble dans des fermes surpeuplées, et pas chacun de son côté dans des pavillons de banlieue.

Après les Beatles, même des musiques entraînantes comme le funk et le disco auront recours à des procédés d’hypnose sur le grand public, morceaux longs, paillettes, drogue. On dansera sur « I Will Survive » dans des clubs crapoteux en croyant qu’on entend autre chose qu’une chanson de lutte. On se trémoussera sur « Born To Be Alive », cet hymne qui dans ses paroles pousse l’autojustification, ce critère de la folie la plus sérieuse, à son paroxysme. Après quoi, on nous montrera de belles bagnoles et du soleil dans les clips de rap tout en rabâchant que les quartiers sont dévastés par la pauvreté et le racisme. Et aujourd’hui, même nos super-héros doivent être sombres, Adam West doit se retourner dans sa tombe, ou alors il le fera quand il sera mort (j’ai la flemme de vérifier sur Wikipédia).

Depuis Beethoven, il est de plus en plus notoire que la joie ne se gagne que de haute lutte, que les gens simples n’existent pas, qu’on ne peut pas être heureux par la simple grâce d’exercer une activité, professionnelle ou pas, les plaisirs de la table, un toit et un foyer. L’idéologie véhiculée par la « culture » est une imposture qui pousse à l’accident et à la faute. Homère n’a chanté que parce qu’il y a eu une guerre, mais au moins, elle n’était pas dans sa tête, derrière ses yeux aveugles, et Ulysse finissait par retrouver Pénélope, après avoir fait quelques dommages collatéraux, certes.

Et plus près de nous, c’est la faute des Beatles si la magnifique culture pop des fifties, celle qui prouvait que manger un mauvais hamburger dans un fast-food bidon avec sa merveilleuse petite amie, celle qui était foutrement plus excitante et exaltante que celle du plaidoyer mortifère du morne « Yesterday » de 1965, cette chanson entendue en rêve par son auteur et qu’il n’a transmise au monde que pour se plaindre que c’était mieux avant, a disparu. Aujourd’hui encore, cette escroquerie au pessimisme est la chanson la plus reprise et la plus radiodiffusée de toute l’histoire. Y a vraiment un problème avec l’humanité. Et dire qu’au départ, « Yesterday » s’appelait « Scrambled Eggs »… C’était plus léger, sauf pour les végétaliens militants.

Bref, y en a ras-le-bol des ténèbres. Rendez-moi mon Batman sixties, mon twist et Mary Poppins. Même si je sais qu’elle s’en va à la fin du film, et que ça me déchire…


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84 réactions à cet article    


  • colere48 colere48 24 mars 2016 08:45


    Faut-il être titulaire d’une maîtrise de sociologie pour écrire une telle connerie ?

    Faut le croire de l’aveu même de l’auteur :
    « Je suis un paresseux qui écrit de temps en temps pour se faire croire qu’il n’est pas un bon à rien. »

    En ce qui me concerne c’est raté, il est bel et bien un bon à rien !!


    • Nicolas Cavaliere Nicolas Ernandez 24 mars 2016 10:50

      @colere48
      Merci. Du moment que je suis un bon à rien dont une majorité approuve l’article pour publication, ton attaque légèrement gratuite me fait plaisir.


    • Pale Rider Pale Rider 25 mars 2016 15:20

      @colere48
      Moi je trouve que cet auteur est un bon à quelque chose. Son article me semble bien documenté, et son analyse assez juste, peut-être un peu trop pessimiste, mais pas tant que ça.
      En fait, cet article pourrait être un essai sur le blues, qui est l’art d’être heureux d’être malheureux. Et si on est heureux, alors il faut trouver de quoi se rendre malheureux.
      J’ai vu l’autre jour que Johnny Hallyday disait vivre actuellement la période la plus heureuse de sa vie. Je pense qu’il dit vrai. Il y a un temps où on finit par déconner un peu moins.
      Mais j’aimerais savoir comment il fait pour porter un crucifix et en même temps un tatouage « 666 » sur le bras...


    • Alpo47 Alpo47 24 mars 2016 09:09

      Et pour aller également dans le sens de la musique qui rend con-agressif-débile ...etc ... je citerais plutôt le « heavy metal ». Certains rappeurs vont dans le même sens. Oui, ces musiques modèlent les comportement d’une partie de la population et c’est leur finalité.
      Ce ne sont certainement pas les Beattles que j’aurais mis « en haut de l’affiche ».
      Notre « apprenti-sociologue » semble être tombé dans le piège de « je vois le monde au travers de mes propres croyances ».


      • Piere CHALORY Piere CHALORY 24 mars 2016 10:07

        @Alpo47


        Ouè, dans le genre dark, y a mieux que les Beatles, qui pour moi représentaient plutôt la popop gentillette pour midinettes ; affolées par le look qui tue du first boy-band on the Earth. Même si ils ont pondus quelques chefs d’oeuvres de musicalité genre let it be, et Lennon, avec son Imagine était l’incarnation pacifiste même, honnie par l’establisment Us embourbé au Vietnam...

        Où sont les ténèbres, là ?

      • Shawford Shawford 24 mars 2016 10:20

        @Piere CHALORY

        Ce qu’il y a de vraiment singulier justement chez les Beatles, c’est qu’ils sont effectivment partis du plan « plan-plan » midinettes (ils ont vraiment fait leurs armes d’auteurs compositeurs sur le tas au fil de leur carrière) pour aller vers beaucoup plus de complexité, d’expérimentation le succès aidant, et ce sans jamais revenir à la facilité des débuts.

        De ce fait dans le débat intemporel sur la pureté des intentions et du style qui les fait souvent être décriés par ceux qui penchent envers les Rolling Stones pour ces raisons là, c’est quand même un sacré pavé dans la mare envers cette deuxième catégorie de fans/critiques, et très peu souvent mis en exergue.


      • Nicolas Cavaliere Nicolas Ernandez 24 mars 2016 20:28

        @Alpo47
        J’ai en effet une approche très originale de la sociologie, je ne rejette pas les prénotions bêtement comme un sociologue robot, parfois même je les embrasse. J’assume mes propres croyances, oui. Et votre premier paragraphe se pose là aussi en termes de « croyances » et de « prénotions ». La paille, la poutre, tout ça...


      • Alpo47 Alpo47 25 mars 2016 13:36

        @Nicolas Ernandez
         Effectivement, très originale.
        Et je retiens donc que, d’’après vous, ce sont les Beatles qui ont plongé le monde dans les ténèbres. Bon, je vais essayer de retenir ça pour l’avenir. Salauds de Beatles !


      • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 24 mars 2016 09:14

        Salut...merci j’ai bien aimé..

        je lis ceci

        -Depuis Beethoven, il est de plus en plus notoire que la joie ne se gagne que de haute lutte, que les gens simples n’existent pas, qu’on ne peut pas être heureux par la simple grâce d’exercer une activité, professionnelle ou pas, les plaisirs de la table, un toit et un foyer. L’idéologie véhiculée par la « culture » est une imposture qui pousse à l’accident et à la faute.

        Oui je dirais mème plus qui pousse l’occident et idem à l’accident et à la faute...nous confondons les moyens avec le sens qui ne viendra jamais de nous, le contenant avec le contenu, nos vies n’en sont pas , la souffrance est le lot constant et commun de tous, alors que reste t’il ?

        je suis malheureux donc ce qui nous reste de cerveau qui est la pensée analytique a vision-conclusion binaire , voit cela, ne sait pas ce que c’est , ce qui le crée, ne saura jamais car elle est trop limitée à elle mème pour cela, alors elle dit il doit exister un bonheur, voila ma quête....comme ce programme est en fait uniquement dédié aux moyens de vivre physiquement, son bonheur sera de même .....

        ceci entraine dans un cercle vicieux sans fin donc qui n’est pas perçu...

        etc....pendant ce temps le réel qui est je suis malheureux est enterré sous des tonnes de fuites, d’objets divers, de quête impossible etc mais mais hélas pour nous il est toujours le réel donc là....et actif en permanent...notre malheur de vivre est permanent...

        la quête du bonheur empêche de régler le malheur qui nous frappe....nous sommes nous mème les créateurs de ce désastre...


        • Nicolas Cavaliere Nicolas Ernandez 24 mars 2016 20:32

          @howahkan Hotah
          Merci pour ta réponse qui me rassure sur le fait qu’au moins une personne ici a compris le fond de ce texte. La frontière entre le monde spirituel et le monde réel est mince, il n’y a que cinq sens d’écart. Et un cerveau, et un coeur...


        • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 29 mars 2016 10:48

          @Nicolas Ernandez

          salut a toi, je viens juste de voir ta réponse...

          a que ciao smiley


        • Shawford Shawford 24 mars 2016 09:14

          C’est quand même faire fi un peu rapidement de With a little help from my friends, All you need is love, Magical Mistery Tour, Here comes the Sun, Octopus Garden, Something, etc, etc... tous écrits à partir de 67 et qui sont loin de s’inscrire dans cette dynamique ténébreuse.

          A se dire que l’auteur aurait pu utiliser un peu tout et n’importe quoi pour accréditer son désenchantement des trente glorieuses.
          La preuve on retient pas un seul petit morceau des Beatles pour dépeindre le choc traumatique de la Guerre du Vietnam.
          Ou alors à l’extrême les bruits de réacteur en arrière fond de Back in The USSR qui préfigurent la crise pétrolière ? Mais là on touche vraiment le fond du raccrochage de branches smiley


          • Fergus Fergus 24 mars 2016 09:46

            Bonjour, Shawford

            Entièrement d’accord avec toi : cet article - bien rédigé - est assez largement caricatural : ni dans leur répertoire ni dans les photos de leurs pochettes, les Beatles ne peuvent être considérés comme des archétypes de la création « ténébreuse ».

            Manifestement, l’auteur - dont j’ai pourtant approuvé l’article en modération - a voulu se faire plaisir en ciblant uniquement, parfois au prix d’une distorsion du réel, les aspects sombres de l’héritage des Beatles.

            C’est réussi sur le plan de la provocation, ça l’est à l’évidence nettement moins sur celui de la conviction des intervenants !


          • Shawford Shawford 24 mars 2016 09:59

            @Fergus

            Salut Fergus, à la limite ce pourrait être sympa si l’auteur venait apporter la contradiction avec l’intention de nous amener en fait plus loin dans la réflexion. Sachant que c’est son premier article sur AV depuis 6 ans, il avait peut être vraiment quelque chose d’impérieux à dire.

            A la première lecture c’est ecependant vraiment pas ce qui en ressort.

            Et si c’est donc juste un écrit vain, sans doute aurait il mieux fait de s’en dispenser, on est déjà assez nombreux à troller par ici (je ne t’inclus pas cette cette catégorie à laquelle j’émarge sans complexe pour ma part bien souvent) smiley


          • Ramponeau (---.---.141.199) 24 mars 2016 10:06

            @Shawford : Tout a fait d’a ccord avec Shawford.


          • Nicolas Cavaliere Nicolas Ernandez 24 mars 2016 10:38

            @Shawford
            Ah si c’était vain, j’y aurais pas passé une heure !!! Effectivement, je pousse le bouchon, en me focalisant sur les côtés dark, quitte à écrire n’importe quoi - qui pensera sérieusement que « Don’t Pass Me By » est un cri de détresse ? Le manque d’humour chez certains est vraiment dérangeant. Si vous ne pouvez pas rire, vous ne pouvez pas réfléchir.
            Difficile de dire exactement quel est le propos de ce texte concernant les Beatles eux-mêmes, même si je pense que la critique n’est pas infondée, plus on avance dans le temps, plus la musique devient triste. Écoutez le medley de fin sur « Abbey Road », c’est faussement enjoué, on sent que c’est la fin d’une période, et pas seulement pour le groupe. C’est une expérience générationnelle, comme lu plus haut dans un post pertinent, les gens ont pris la réalité dans la figure, Vietnam, crise pétrolière, et au lieu de faire front collectivement, la libéralisation des mœurs a détruit la première structure sociale, la famille. Le spectacle derrière s’en ressent, l’idéologie change, Un passage obligé peut-être, mais du point de vue le plus pragmatique possible, en mettant autant en avant l’individu, l’expression et l’assouvissement de ses désirs, en favorisant « change your head » plutôt que « evolve with each other », cette culture populaire, qui était à mon avis en germe dès que les artistes du 19ème ont commencé à idolâtrer l’individu Beethoven, dont la lutte intérieure est compréhensible (quelle est la pire infirmité qui puisse arriver à un musicien que la surdité ?) et qui avait vraiment besoin de se changer la tête et de se sublimer, l’art misérabiliste des Beatles, et en particulier de Lennon, ne se justifie pas. Autant Wagner a su dépasser le poids des secrets de sa famille en donnant des œuvres basées sur le folklore commun, autant Lennon est le précurseur de cette tendance qui pousse à mettre en avant sans cesse l’originalité de son point de vue et de sa souffrance à soi pour se faire mousser, style « ma souffrance est plus forte et poignante que la tienne ». Cette pathologie du dolorisme est un vrai problème, elle sape toute la confiance collective, et je pense qu’il est grand temps de s’en débarrasser, quand on voit que même Batman est atteint de ça...


          • Shawford Shawford 24 mars 2016 11:23

            @Nicolas Ernandez

            Il y a indéniablement une grande part de posture en effet chez Lennon, a fortiori par l’entreprise de Yoko Ono, dans sa relation au monde dans sa carrière solo (même si sur les textes comme imagine, c’est quand même très loin d’une ode à l’invidualisme : « a brother hood of men »), pour Mac Cartney c’est sûr, c’est carrément le vide, et pour Harrisson et Ringo ça plane juste veugra.

            Reste que leur vision des choses est je pense inscrite dans All you need is love et Revolution :


            Il n’y a rien que tu ne puisses savoir qui n’est pas connu.
            Rien que tu ne puisses voir qui n’est pas montré
            Nul endroit où tu puisses être qui n’existe
            En savoir plus sur http://www.lacoccinelle.net/243459.html#bpy7gAtygqC5ibZh.99
            ou

            Que nous voulons tous changer le monde
            Mais quand tu parles de destruction
            Ne sais-tu pas que tu ne peux pas compter sur moi
            En savoir plus sur http://www.lacoccinelle.net/243088.html#GeimHBd3PJG30BhB.99

            On peut trouver ça mièvre ou au contraire y trouver un constat en forme de postulat ultime sur les vaines prétentions de toute pensée à vocation totalisante/totalitaire du monde.

            Et par là l’individualisme qui s’en suit, c’est bien d’un côté celui de toutes les tares liées à la destruction des bases de normalisation, d’encadrement et de confort social qui s’en suivent, mais c’est aussi une libération, une prise de responsabilité de chacun sur son destin.

            C’est clair que la deuxième optique, très new age, est complétement occultée, ratiboisée, parcellisée, ridiculisée par le diktat mortifère économico-idéologique ambiant.

            Faut essayer cependant d’estimer la portée et l’échelle exacte de ces phénomènes. L’individualisation, en âme et conscience et effective, est un phénomène hyper récent à l’échelle de l’humanité.
            La seule question est peut être in fine de savoir si celle ci va survivre aux âges sombres dans lesquels nous sommes entrés, mais là encore c’est peut être tout aussi bien au pied du mur qu’on juge le maçon.

            PS : à tout le moins, c’est intéressant, il était donc possible de prendre votre écrit pour nous amener à plus de réflexion et d’échange, et là je crois que j’ai essayé de pousser le curseur au max smiley


          • kalachnikov lermontov 24 mars 2016 11:25

            @ Nicolas Ernandez

            Genèse d’Abbey road.

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbey_Road_%28album%29


          • Abou Antoun Abou Antoun 24 mars 2016 12:08

            @Shawford
            Ben ça ! Shawford t’es capable d’écrire en français standard des choses intelligibles. En voilà une surprise ! Continue, j’apprécie...


          • Abou Antoun Abou Antoun 24 mars 2016 12:14

            @Fergus
            D’accord avec vous, c’est un article qui peut faire illusion parce qu’il est bien torché, mais le contenu ne résiste pas à l’analyse. Comme quoi quand on sait s’exprimer et qu’on veut montrer un seul aspect des choses on peut être convaincant.
            Donc une fois de plus les textes c’est bien mais les faits c’est mieux. Les détracteurs sont convaincants, enfin plus que l’auteur. Néanmoins il est bon que cet article ait pu paraître parce qu’il donne matière à discussion.
             


          • Nicolas Cavaliere Nicolas Ernandez 24 mars 2016 12:33

            @Shawford
            La pensée new age, à mon avis omniprésente au contraire, est justement une idéologie conservatrice qui trouve très bien sa place dans le monde actuel, elle est à la fois individualiste et désinvidualisante, puisque tout a déjà été fait, il ne s’agit que de s’aimer les uns les autres et de construire une société où la relation est plus importante que l’activité. L’activité est source de conflits. Mais comme tout le monde veut éviter le conflit à tout prix en cet âge post-nucléaire, ça donne des drapeaux belges sur Facebook en attendant le prochain attentat, une loi travail où le « dialogue social » est une utilité instrumentalisée pour faire passer des mesures défavorables à l’ensemble de la population. Loin de moi l’idée de me faire l’apôtre d’une riposte armée aveugle comme Homère, mais l’harmonie relationnelle n’est pas une nécessité prioritaire en ces temps troubles.


          • Shawford Shawford 24 mars 2016 13:05

            @Nicolas Ernandez

            Là désolé je vous suis pas trop voir pas du tout, vous opposez selon moi des concepts qui ne s’entrechoquent pas ainsi et en tout cas pas dans cette échelle de temps ni de valeur (car entendu comme ça le concept de conservateur ne veut plus rien dire à mes yeux). Bah c’est pas bien grave, et comme j’ai peur qu’on en revienne à de basses digressions de part et d’autre, autant en rester au fait d’avoir apprécier venir discutailler à partir d’un sujet qui m’intéressait smiley

            @Abou

            A la bonne heure, si je peux vous faire plaisir. smiley P’tre même que vous vous pencherez mieux la prochaine fois sur un de mes posts que vous aurez jugé à votre aune ou au premier abord inintelligible smiley


          • Ramponeau (---.---.141.199) 24 mars 2016 10:03

            L’auteur de cet article ne connaît absolument rien à l’oeuvre et à la vie des Beatles...


            • Clocel Clocel 24 mars 2016 10:35

              Un mien pote laconique disait d’eux : Des branleurs inspirés !
              Assez juste je trouve...
              A mon avis, ils ne sont intéressant que par la réaction qu’ils ont produit dans le milieu musical...
              Ils ont réveillé les vrais musicos ! smiley


              • SALOMON2345 24 mars 2016 10:54

                Je vais chez certains sûrement passer pour un c.. mais, ne parlant ni ne comprenant le shakespearien, je ne me suis conséquemment contenté, durant de longues décennies, que d’écouter l’espace musical de ces révolutionnaires de la musique pop de l’époque, après une fréquentation assidue du Golf Drouot, producteur de yéyé chaque vendredi au tremplin ! Au fond, Beethoven n’a pas écrit de paroles sous ses notes merveilleuses et universelles...ce qui n’altère en rien la valeur de son oeuvre et en quoi il serait imbécile d’être séduit par les quatre de Liverpool autrement que musicalement sans oublier non plus la part de nouveauté en ce sens apporté aux compositeurs qui ont suivi ? Un cantique chanté à la messe les paroles y sont importantes mais là, à part « l’Internationale » - dont j’affectionne l’ensemble - je n’ai vibré qu’aux sons des voix et des instruments et des harmonies qui parvinrent de l’oreille... au coeur ! Il est vrai que des gens se passionnent - et se divisent puis se battent - pour savoir absolument par combien de clous le Christ fut-il transpercé pour defuncter... trois jours durant ? Bon dieu restons simples et apprécions au mieux de nos capteurs !
                Salutations.


                • jef88 jef88 24 mars 2016 11:18

                  un jour ils ont sorti une super-chanson « Michelle ma belle »...

                  Dans le bureau voisin du mien il y avait une dactylo prénommée Michelle. elle était jolie, sans plus ...
                  Du jour au lendemain sa cote a explosé !
                  Tous les gars qui passaient devant son bureau (paroi vitrée) entonnaient l’air des Beatles et tous les jeunes essayaient de la draguer ! 
                  Comme quoi un air à succès peut avoir une influence sociétale ................

                  • Piere CHALORY Piere CHALORY 24 mars 2016 11:26

                    @jef88


                    ’’Comme quoi un air à succès peut avoir une influence sociétale .....’’

                    ça c’est sûr ! 

                    C’est d’ailleurs pour ça que Lennon, militant pacifiste a été chassé des Usa, avant qu’il y retourne... pour son malheur.


                  • microf 24 mars 2016 12:54

                    @jef88
                    Très bon commentaire qui illustre la société dans laquelle nous vivons aujourd´hui.
                    Je suis en ce moment inconnu, il suffit que du jour au lendemain je gagne des millions d´Euro au loto et vlan me voila adulé dans le monde entier, c´est dégoutant un tel monde, heureusement que je ne joue jamais au loto.


                  • Electric Electric 24 mars 2016 14:10

                    L’auteur a bien pressenti les choses : il y a quelque chose de pourri dans le R&R.

                    On lira donc avec délectation ces articles traduits sur le site Triangle qui montrent sans aucune équivoque que le R&R, « l’art moderne et les croutes du MOMA », une bonne partie du cinéma, de la mode, de la « culture » de ces 50 dernières années sont des opérations d’ingénierie sociale décidées et pensées sous les lambris de la CIA, du Tavistok Institute et autres think thank mondialistes, de même que le féminisme, l’homosexualisme jusqu’aux LGBT actuels.

                    http://triangle.eklablog.com/

                    On cherchera sur les sites anglo-saxons, le web français est à pleurer, stade encore infantile.

                    La plus belle opération aura été Woodstock, managée de A à Z par la CIA pour voir ce que ça ferait de couper du monde pendant plusieurs jours, sans hygiène, sans bouffe, dans la bouillasse, 500 000 connards décérébrés sous acide. Le résultat a été au-delà de toutes les espérances, les porcs ont réclamé encore plus de fange pour s’y vautrer.

                    Toutes vos stars du R&R des années 60 et 70 ont toutes des relations avec le renseignement US ou UK, de Morrison à Zappa, sans oublier la bande de zozos du Laurel Canyon, où l’on croise la CIA, les satanistes, la NASA, le tout Hollywood (de Beaty à Nicholson en passant par Mansfield ou Monroe, la famille Fonda ou encore D Hopper, .....), le gratin de la pop musique sous acide.

                    Quant à Jesse Hughes, le trublion du Bataclan, c’est un pote de Bill Gates. ça c’est pour les neuneus actuels.

                    La matrice commençait au premier 24 décembre d’un nouveau né quand il attendait son premier Père Noël, avant que Lennon ou Madonna ne viennent saccager son être.

                    Actuellement, ça commence in-vitro avec les ondes électromagnétiques (la tablette WIFI sur le gros ventre de Maman qui achète sa merde IKEA bourrée de perturbateurs endocriniens) qui agissent en aval et déglinguent le futur nouveau né.

                    Les vaccins vont chopper ceux qui auront encore quelques neurones.

                    La suite est logique.

                    Une vie de misère, avec la maladie ou l’amoindrissement pour compagnons.

                    Une amie est nounou chez les jeunes cadres dynamiques « connectés » (bonnes familles, gros QI, du pognon, du bon génome) : sur les 8 gamins qu’elle a gardé depuis 5 ans, 4 avaient des problèmes de santé très sérieux, des malformations congénitales (il manque des muscles, becs de lièvres, pbs cognitifs...), et tous les autres sont anormalement malades et ont déjà tous connu les urgences.

                    Ce qu’il y a de formidable, c’est que ce sont les parents eux mêmes qui flinguent leurs gamins par ignorance des choses techniques.

                    Après les ondes sonores du R&R et de son tintamarre suicidaire, voici venu le temps des ondes qu’on n’entend pas, mais qui font des ravages de bien meilleure qualité et promettent à big pharma de gros profits (il faudra se soigner toute sa vie), et aux gouvernements illégitimes de belles perspectives d’enfumage (conscience du populo atrophiée).

                    Et vu que personne ou presque ne bronche, ils ont un boulevard.

                    Allez vous prosterner devant vos maîtres Jaeger, le Mac Cartney, priez pour vos IPhone, courrez admirer les étrons jetés dans les jardins de Versailles, courrez, courrez, on sera plus vite débarrassés. 

                    Dimitri Orlov mène une très bonne réflexion sur la grande bataille engagée entre la technosphère et la biosphère.

                    La technosphère ira jusqu’au bout du projet de Ray Kurzweil, jusqu’au « break event », car elle ne sait rien faire d’autre.

                    Les technophiles mondialistes ont décidé de challenger Dieu le Père.

                    Bien grand leur fasse.


                    • izarn izarn 24 mars 2016 17:31

                      @Electric
                      Argh le bon dégueuli du nazi qui se défoule....
                      En effet....Aprés Woodstock, Nixon sortait du Viet-Nam...
                      Ca te fait encore chier hein ?
                      Bien fait pour ta gueule.
                      La vérité n’a pas besoin de longue longorhée interminable de sophismes abscons.
                      Cons tout court !

                      C’est drole, chaque fois qu’il y a un attentat, le nazi se défoule. Etonnant non ?
                      Ca le fait jouir, c’est héréditaire....


                    • Electric Electric 24 mars 2016 18:25

                      @izarn
                      Le Vietman a permis aux USA d’expérimenter les armes des guerres futures (dont les premières guerres climatiques, Opération Popeye), gaver les industries de l’armement, et in fine de doter ce pays de la première armée du monde, ce qui n’était pas le cas avant.

                      Le vrai but occulte de l’opération dans toute la région (Laos, Cambodge, Birmanie, Vietnam) était de nettoyer le plus de bouddhistes possible, mais ça c’est une autre histoire, c’est le méta élément (la vraie guerre est spirituelle, la Sainte Inquisition toujours d’actualité, le communisme son cheval de Troie).

                      Le plus dur pour le lobby militaro industriel est de justifier le budget.

                      Pour faire bonne figure et être sûrs que la guerre dure assez longtemps, les USA donnaient en sous main leurs dernières technos aux russes (Antony Sutton). L’usine géante de Gorki qui crachait 100 000 camions par an était une usine General Motors.

                      Mao avec son « à l’aise comme un poisson dans l’eau » n’a fait que reprendre le leitmotiv de ses maîtres jésuites.

                      Les vrais buts de guerre ne sont plus stratégiques mais financiers, côté « occidental ». Une bonne guerre est une guerre qui rapporte, et où des milliards sont détournés.

                      Les USA étant ruinés, et 30% de leur économie reposant sur le lobby de l’armement, ils sont condamnés à une guerre de prédation tous les 24 mois.

                      L’actuelle guerre contre le terrorisme est en train de te coûter un bras, si ce n’est ton avenir. T’as vu les chiffres de ventes d’armes de la France en 2015 ? T’as rien vu ?

                      A ton avis, les gugusses qui font office de gouvernants se mettent combien à gauche à chaque contrat ? Depuis 30 ans, la France est la plaque tournante du « terrorisme islamique » (jean Louis Izambert)

                      A chaque guerre, on fait monter aussi d’un cran l’Etat policier.

                      Que ça te plaises ou non, les Beatles sont sortis des cervelles du Tavistok Institute, comme toutes les « stars » du R&R devant lesquelles tu te prosternes.

                      La plupart des « complotistes » s’arrêtent aux trucs politiques, alors que tout commence à l’école, à 3 ans avec ce qu’on met dans la tête des gamins. Les premiers programmes scolaires aux USA sont sortis de Yale et des Skull&Bones (322).

                      Tiens, le 22 mars, c’était aussi la fête de la déesse ISIS, et la veille du Pourim ?!

                      En 2011, la guerre en Libye avait commencé le 19 mars, fête de Minerve (Dieu de la guerre) et fête du Pourim cette année là.

                      La bonne bombinette a pété dans la station à côté de la Commission européenne. Un chantage aux TISA/TIPP/TAFTA ? Il y aurait des récalcitrants à la signature ?

                      Le cinéma, la zik, « la culture occidentale », « la littérature », l’art moderne, la mode, tout cela participe de l’embrigadement et pose les limites de la Matrice dont l’immense majorité de la population ne sortira jamais. C’est son doudou d’amour. Je crois que Souchon l’avait pigé.

                      Et l’abruti de base de s’époumoner : c’est ma liberté, comme la demeurée qui vit sous son sac poubelle.

                      Liberté : chaque fois que je saute en l’air pour essayer de voler, je fais un gros 50cm.

                      Ma liberté sur cette planète mesure exactement 50cm de haut.

                      L’espèce humaine mérite mieux que tout ce gloubiboulga.

                      Il ne te reste plus qu’à offrir une belle tablette WIFI à tes enfants en bas âge avant de courir les vacciner en leur montrant ébahis les jolies trainées chimiques laissées par les avions dans le ciel tout en écoutant la Reine des Neiges ou le Mac Cartney, avec un bon gros Mc Do dans le bec.

                      Nazi moi ? Tu t’es vu quand t’as bu mon pote ?

                      Caustique en revanche, et provoc oui, et ça marche à tous les coups.

                      Chaque fois que je vais à la pêche, il ne me faut pas plus de 5mn pour ramener de la poiscaille.

                      Rarement du gros, en général de la friture.


                    • Piere CHALORY Piere CHALORY 24 mars 2016 19:34

                      @Electric



                      J’aime encore le R&R, pas tout, et j’apprécie aussi les jolies phrases écrites à la hache :

                      ’’Après les ondes sonores du R&R et de son tintamarre suicidaire, voici venu le temps des ondes qu’on n’entend pas, mais qui font des ravages de bien meilleure qualité et promettent à big pharma de gros profits (il faudra se soigner toute sa vie), et aux gouvernements illégitimes de belles perspectives d’enfumage (conscience du populo atrophiée)’’

                       smiley

                    • kalachnikov lermontov 24 mars 2016 22:38

                      @ Electric

                      Je fais de la musique, je n’ai pas été approché par la Cia et ne suis pas inspiré par Satan. Je ne suis pas non plus suicidaire. J’adore fumer des joints, faire l’amour, etc et je ne me sens pas du tout décérébré. J’adore les ondes, surtout quand c’est Maman (comprends notre mère la terre) qui balance. Je les recherche d’ailleurs.

                      Tu confonds création et diffusion. Bien sûr que la nuée des cloportes, qui a le pouvoir, surveille et veut canaliser, orienter. Imagine si le flower power ne s’était pas ramassé : nous serions là à faire tourner le bedeau (sic), à gratouiller la folk et se câliner avec les girls. Tu crois vraiment que le monde serait tel qu’il est aujourd’hui, c’est-à-dire catastrophique à tous points de vue ? 

                      Arrête de renifler ton étagère ikea à longueur de journée, ça te monte à la tête et donne à ta vision une couleur très Corée du Nord. Plutôt dépressive. En n’attendant pas le suicide, quand même ?


                    • kalachnikov lermontov 24 mars 2016 22:40

                      Maman, I want you
                      I want you so bad

                      she’s so HEAVYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY !!!!


                    • Seudo 25 mars 2016 13:50

                      @Electric

                      Pouvez-vous nous dire quels étaient les rapports entre Morrison et la CIA ?
                      Je vous cache pas que je serai curieux de le savoir. Mis à part un soit disant assassinat de celui-ci par la CIA, je vois pas trop le rapport.
                      Merci de nous éclairer.


                    • Electric Electric 25 mars 2016 16:47

                      @Seudo
                      Le père de Morrison était l’amiral Morrison, qui a permis le déclenchement de la guerre du Vietnam en organisant le faux attentat du golf du Tonkin.

                      Le père de Zappa était dans le renseignement militaire, Dylan vient de la haute, mais a réussi a planquer ses racines avec les 13 familles.

                      Tout est à l’avenant.

                      Chez tous , on retrouve des disparitions inquiétantes comme chez les Fonda qui consommaient les femmes à la pelle, ne parlons pas de Nicholson, de Hopper, du pseudo meurtre de S Tate, ....

                      Tout n’est qu’enfumage et faux semblants, généalogies tronquées ou truquées, changements de patronymes, mais les bons chercheurs finissent par trouver.

                      Je le redis : lisez les articles en FRANCAIS du site Triangle cité en référence.

                      Quant au R&R, j’ai trainé dans l’underground du R&R une bonne partie des années 80, tressauté dans les pogos endiablés de mes copains les Batmen et me suis dandiné devant Jaeger.

                      Le pb que pose le R&R, c’est son hypertrophie, le rôle tout a fait inapproprié, ainsi qu’à toute la « musique » qu’on lui accorde.

                      Le signe évident d’une civilisation en pleine déconfiture qui cherche dans la transe (le ta ta ta ta de la zik à 4 temps du R&R) un règlement à ses troubles, eux mêmes provoqués par la dite transe.

                      Depuis 50 ans, l’humanité vit dans une espèce de transe malsaine, entretenue par la sollicitation permanente de ce qu’il y a de pire dans l’être humain.

                      Le R&R rajoute à la dissonance, entretient l’ambiguïté.

                      Je pense par ailleurs qu’il y aurait bcp moins d’aficionados si les gens comprenaient les paroles et les codes enchantés qu’il y a derrière.

                      Tous ces trucs servent à nourrir des égrégores qui finissent par enfermer l’humanité dans un bocal de merde.

                      Lisez, lisez, lisez les articles ou les bouquins

                      Pour les anglophiles, le bouquin est de David Mac Gowan disparu récemment et s’intitule « Weird scènes Inside the Canyon » trouvable gratos sur le net ou là :

                      http://centerforaninformedamerica.com/order-books/

                      Par ailleurs, et en creusant un peu, on se rend compte que des mecs comme Musk ou Zuckerberg sont des fausses barbes, des prête-noms, et la liste est très très longue de ces imposteurs payés pour tenir un rôle.

                      On pourrait aussi sur les traces de Miles Mathis remettre en cause certaines morts suspectes comme celles des Kennedy, possiblement encore vivant après 1970 et planqués dans l’ombre des présidents, à la manière de Rois cachés, forcément catholiques et obéissant à Rome.

                      Ce shadow pouvoir a très bien pu être mis en place aux lendemains de la seconde guerre, avec dans le rôle du Roi caché, le frère ainé de JFK, tragiquement disparu brutalement, et on peut même imaginer John John aux commandes actuellement après son faux accident d’avion.

                      Il y a eu des montages photographiques évidents lors de la mort de JFK, la bagnole n’est plus la même au moment de l’attentat que 5mn avant dans les rues de Dallas (les drapeaux sur les ailes), et les passagers changent aussi.

                      La CIA aurait donc sciemment entretenu la théorie du complot pour continuer d’accréditer la thèse de l’assassinat, bien pratique pour masquer une vérité encore plus horrible.

                      Quelques pistes de réflexions en passant


                    • Seudo 30 mars 2016 11:29

                      @Electric

                      En janvier 1964 , quand le père de Jim Morrison est promu capitaine de vaisseau son fils rentre à l’UCLA contre l’avis de sa famille. Il ne parlera plus jamais à son père.
                      Morrison père était à la tête de la division des transports au cours de l’incident du golfe du Tonkin en 1964, il n’était pas encore amiral. Il le fut le 03 juillet 1971 en commandant le BonHomme Richard (pas celui de la révolution américaine)  à Washington DC, le jour de la mort de son fils d’où vient la rumeur que celui-ci ait été assassiné par la CIA.


                    • arthes arthes 24 mars 2016 17:02

                      Ahhh, les Beatles...Ils ont bercé mon adolescence , moi non plus je captais rien à ce qu ils racontaient , mais ils avaient un look vraiment sexy , des mélodies riches, surprenantes qui percutaient bien, et comme j ai découvert après qu ils se soient séparés j ai pu me goinfrer de tout leur univers musical.


                      Aujourd hui ils fascinent encore , la preuve avec cet article.
                      Sont intemporels....Comme le Diaaaable, nyark nyark nyark...Sinon, 
                      le ton du papier me fait penser à ce vieil extrait televise souvent repris ou on voit un type prendre un vinyle sur lequel est grave un air de rock n rol l pour le briser devant les téléspectateurs en expliquant que le rock and roll c est mal...C est un angle de vue , mais , pour moi, tiré par les cheveux ... (Dans le vent)

                      • arthes arthes 24 mars 2016 17:42

                        @arthes
                        Histoire d en rajouter une couche , je pense que ce qui est nommé par l auteur « sombre » dans certaines de leur ambiances musicale est juste de la mélancolie, ça parlait à l âme « bouillonante : »de toute une génération qui trouvait dans la sonorite singulière des musiques Beatles un apaisement ainsi que l occasion de s adonner à la mélancolie sans tristesse.

                        Le morceau pourtant très simple ou la jeune fille (et non la jeune femme) quitte la maison vers on ne sait où (et pourquoi cela serait important ?) renvoie à là délicate épreuve de l adolescence ou l enfant , en proie aux hormones et a l evolution de sa conscience entre en opposition avec le monde des adultes et en prem s ses parents, il ne trouve plus sa place et cette chanson exprimait, je trouve, la rupture...Tristement d ailleurs...Mais mieux valait écouter ce morceau qui épanchait le coeur que de partir pour de vrai...

                      • kalachnikov lermontov 24 mars 2016 22:56

                        @ arthes

                        C’est encore plus simple : ça parle du moment où ton âme justement est priée de la fermer et de rester claquemurée derrière la façade craignos que tu dois afficher en société. Car chacun en ce monde est tour à tour gardien et gardé.

                        Je te prescris du Artaud, deux pages au lever, deux pages au coucher. Des trucs comme :
                        ’Une petite fille morte dit : ’je suis celle qui pouffe d’horreur à l’intérieur des poumons de la vivante ; Qu’on me sorte tout de suite de là !’’

                        Evidemment, Antonin Artaud a été torturé, encamisolé, garotté, électrochoqué.

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