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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Les couleurs - 1e partie

Les couleurs - 1e partie

Les couleurs correspondent à un grand nombre de choses dans notre langue. Sans faire référence à la théorie des couleurs, élaborée par Goethe, le génie teuton, ni à la chromothérapie, censée soulager des troubles psychiques ou physiques, ni même aux Voyelles d'Arthur Rimbaud, il faut noter que les couleurs symbolisent un grand nombre d'aspects de la vie, du psychisme et de la société. Loteur propose au lecteur curieux ce petit essai, où les couleurs se répondent dans un kaléidoscope infini. Notre vie est couleurs, nous sommes couleurs. 

Quand on parle des Bleus, on fait référence aux sportifs français qui, quelle que soit la couleur de leur maillot, sont désignés par cette couleur. « Retrouvez un résumé du parcours des Bleus en 2011, qui s'inscrit dans une série d'invincibilité en cours de 17 rencontres sans défaite », pérore le site de l'équipe française de fouteballe. Les Bleus, bizarrement, sont aussi appelés les Tricolores. Un égale donc trois, comme pour Dieu ; c'est sans doute pour cela que les Bleus sont devenus les dieux du stade.

Le lecteur attentif aura remarqué que 'Bleus' comporte une majuscule à l'initiale. Le bleu symbolise également la droite en politique. D'autre part, bleu, bleusaille sont aussi des mots pour marquer péjorativement quelqu'un qui n'a pas d'expérience. Un bleu est une personne nouvellement arrivée dans une organisation (armée, police...). C'est un bizut, un nouveau. « La bleusaille est arrivée, on va se marrer ». Cela vient de l'argot militaire, où un bleu désignait une recrue (le bleu était la couleur de leur uniforme).

Un très grand nombre d'expressions ou de locutions traditionnelles comprend le mot bleu : sang-bleu (appartenance nobiliaire ; bleu signifie ici l'aristocratie). Le sang bleu des aristos ne se mêle pas au sang pourri des Français selon Carla Bruni, qui est bien informée. Mais pas de veine : le « sang bleu » (en fait rouge violacé) en médecine est le sang veineux impur, désoxygéné, « pourri », donc. Palsambleu ! juron voulant dire : Par le sang de Dieu ! Bleu signifie ici Dieu. Le bleu désigne aussi le ciel  ; on parle alors poétiquement d'azur. Théophile Gauthier évoquait l'azur fuyard et insaisissable. Bleu, c'est aussi la mer (la Grande Bleue), et la frontière naturelle qui nous séparait de nos ennemis les Teutons (la Ligne bleue des Vosges).

Casques bleus : forces de l'O.N.U. ; bleu signifie ici la paix. Écran bleu de la mort : plantage définitif du système informatique Windaube ; bleu signifie ici que le système est mort, foutoutt. Cordon bleu : grand cuisinier, bleu est ici synonyme de maîtrise. Train bleu : train de nuit ; bleu veut ici dire la nuit. Quand les Corses parlent de « nuits bleues », ce sont des nuits ponctuées par des attentats à l'explosif ; bleu signifie alors plasticage. Pilule bleue : Viagra ™ © ® : bleu fait ici référence à la puissance masculine. Ballets bleus : « parties fines » réunissant des hommes et des éphèbes [aucune allusion politique] ; bleu signifie ici la pédérastie.

Quand on a une peur bleue, cela veut dire qu'on est sous l'empire d'une grande peur  ; bleu indique ici que le sang se fige sous l'effet de la peur. Et quand on dit que les socialistes ont des bleus à l'âme, cela signifie leur âme est blessée ; bleu signifie ici au sens figuré un hématome. Une sorte de bleu qu'apprécie loteur, c'est le bleu d'Auvergne, un fromage avec moisissures ; bleu signifie ici moisissure, c'est-à-dire un champignon microscopique, dont la pénicilline fait partie. Cette moisissure donne une couleur bleu verdâtre au fromage. Il n'y a, à la connaissance de loteur, pas de vin bleu, à part quelques essais en Espagne.

 

  Quand on parle des Verts, par exemple, on fait allusion aux membres d'une secte, qui a commencé à prospérer dans la deuxième moitié du XXe siècle, à savoir la secte Ékollo ou Écolo (les deux orthographes sont admises), émanation probable de la Wicca. Cette secte prône le respect de la Nature, plus exactement de l'« Environnement », et impose tout un tas de restrictions aux braves citoyens qui n'aspirent qu'à vivre normalement.

Le lecteur attentif aura remarqué que 'Verts' comporte une majuscule à l'initiale. Les Verts, qui font imposer des normes de plus en plus draconiennes contre la pollution et le CO2, contre la dispersion bordélique des déchets (atomiques ou ménagers). polluent, eux, sans vergogne et à qui mieux mieux avec leurs voitures, leurs avions ou leurs hélicos qui produisent des tonnes de CO2, quand lesdits Verts se rendent à un de leurs congrès favoris. « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », telle est aussi leur devise. Les écolos sont comme les pastèques : verts à l'extérieur, rouges à l'intérieur, comme Dany le Rouge qui est devenu chef de file des Verts (le vert, justement, est la couleur complémentaire du rouge).

Le vert est la couleur de la chlorophylle — qui est le pendant du rouge du sang, c'est la couleur de la nature (feuillage, plantes, arbres, herbes, algues.) Avoir la main verte, c'est être doué pour les plantations. Le vert est curieusement aussi la couleur des chevaux et des juments. En effet, les Japonais appellent 青 馬 (ao ouma) «  cheval vert » un cheval à la robe noire tirant sur le bleu-vert, choisi pour certaines cérémonies. De Marcel Aymé, vous aurez sûrement lu et apprécié le roman La Jument verte. Le vert, couleur de la nature bienfaisante, est d'autre part censé avoir un pouvoir apaisant — alors que le rouge est censé exciter. Comme couleur apaisante, le vert est la couleur de l'autorisation, de la permission (feu vert). La plante qui est par excellence associée au vert est la menthe, dont les arômes artificiels parfument nombre de cochonneries vendues par les industries alimentaires. Il n'est pas inutile de rappeler que la menthe est une plante tueuse (elle est bannie par les homéopathes). Détail curieux : la grenouille, verte sous nos latitudes, doit sa coloration à la chlorophylle selon un fameux biologiste — mais nos savants ne sont pas d'accord là dessus.

Le vert est la couleur des martiens (les « petits hommes verts », qui ont une couleur de peau non terrestre) — alors que Mars est surnommé la Planète rouge. C'est la couleur de Green Peace, l'organisation « Paix verte » — alors que les armées pour défendre la paix, elles, adoptent un casque bleu. Le vert est la couleur de l'espoir (alors que les Verts symbolisent le désespoir de la Terre), mais on peut aussi être vert de peur. Le vert symbolise donc la peur. C'est la couleur du diable, souvent représenté en vert, C'est aussi la couleur de la mort, cf. le film « Soleil vert » ; Molière est mort dans un habit vert ; le vert porte malheur au théâtre ; les morts sont représentés avec un teint verdâtre. C'est encore la couleur des poisons et des remèdes (les croix des enseignes de pharmacies sont le plus souvent vertes). Vert signifie aussi dur, sévère  : critiquer vertement. Et quand on parle de langue verte, c'est une façon de parler crue, qui ne s'embarasse pas des convenances. Vert signifie ici franc parler. Le vert est également la couleur de l'islam. Bref, comme noté plus haut à propos du bleu, un symbole a une multitude de significations, parfois opposées (énantiosémie).

Symbole de mort, le vert est aussi symbole de vigueur ou de vigueur sexuelle (quelqu'un de vert, le Vert Galant). Le vert signifie également le manque de maturité (fruits verts) et la jeunesse. Quant aux Portugais, ils boivent du vin vert (vinho verde), qui peut être blanc, rouge ou rosé. Verde signifie simplement ici un vin qui doit se boire dans sa prime jeunesse.

 

Quand on parle des Rouges on fait allusion aux communistes, aux bolcheviks, avec le drapeau rouge de la révolution, teint du sang des ouvriers et des paysans sacrifiés par les grands, les exploiteurs, les capitalistes. Le rouge symbolise la gauche en politique.

Le lecteur attentif aura remarqué que 'Rouges' comporte une majuscule à l'initiale. Les Rouges, les « cocos  » ont de tous temps défendu le prolétariat, ce sont peut-être les seuls qui le défendent dans cette ère de mondialisation, dans un combat d'arrière-garde. Encore que...

Le rouge est aussi le signal de la violence, du feu (les véhicules des pompiers sont rouges). C'est le signal de l'interdiction (feu rouge), des ennuis financiers (être dans le rouge), des embouteillages (journées rouges). C'est encore la couleur du danger extrême (alerte rouge), de l'exclusion (carton rouge). Le rouge symbolise la puissance (les voitures rapides sont en général rouges [Ferrari]), mais aussi l'excès. Loteur, qui a une voiture rouge, atteste que celle-ci est souvent visée par les chauffards, qui prennent un malin plaisir à l'emboutir. Cela doit être dû à la nature excitante du rouge. L'assurance de loteur (la Mafia) refuse dorénavant d'assurer son véhicule. Loteur songe à la faire repeindre en vert et va, pour cela, solliciter une aide financière auprès du ministre de l'Écologie.

Comme symbole du feu, de l'embrasement, c'est un symoble duel, qui apporte chaleur et lumière ; c'est la couleur du sang, liquide de vie. Mais aussi, en raison de sa charge d'agressivité, le rouge est symbole de mort et de dévastation. Les magistrats portent la robe rouge dans les affaires criminelles. C'est Le Masque de la mort rouge d'Edgar Poe. La muleta est un morceau de drap rouge que le matador (littéralement le tueur) agite devant le taureau pendant la « faena », ou « travail » avant la mise à mort.

La couleur rouge a été de tous temps, en Occident, le symbole de l'érotisme, de la passion, de l'amour exacerbé : les roses rouges sont symboles d'amour passionné. Le rouge est la couleur de la libido, du plaisir intense, de la violence émotive (être rouge de colère),

Le rouge est la couleur des hautes personnalités devant lesquelles on déroule un tapis rouge, c'est la « pourpre cardinalice », symbole d'autorité religieuse des prélats de l'Église ; mais c'est aussi la couleur des putes et des maisons closes (la lanterne rouge [aucune allusion à une célèbre résidence de l'État]). Le rouge est enfin la couleur préférée de loteur (vins rouges : Bordeaux, Cahors, Buzet, Bourgogne, Irancy, Sancerre… catalogue complet sur demande).

 

Quand on parle des Roses, on fait allusion non pas aux fleurs, tant célébrées par Ronsard (Mignonne, allons voir si la rose ...) et Malherbe (Et Rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l'espace d'un matin), mais aux socialistes (les « socs »). Les socialistes ont fait main basse sur ce magnifique symbole. On a vu, on voit et on verra peut-être encore de quoi ont été, sont et seront capables les socs en matière sociale et politique, car il semble de plus en plus évident que le socialisme est la négation de la démocratie — comme pour la plupart des partis politiques d'ailleurs.

Le lecteur attentif aura remarqué que 'Roses' comporte une majuscule à l'initiale. Les Roses se sont depuis longtemps signalés par ce qu'ils appellent une politique « sociale », qui est, semble-t-il plus démagogique ou démissionnaire que vraiment sociale, étant donné le niveau de vie de nombre d'élus roses d'une part, et le paupérisme galopant d'un grand nombre de Français d'autre part. Le rose est d'ailleurs parfaitement compatible avec les ors de la République. En tout cas on peut dire qu'avec les Roses, ce n'est pas la vie en rose.

Le rose est une couleur fadasse (romans à l'eau de rose), ambiguë (triangle rose affecté aux homosexuels dans les camps du national-socialisme allemand). Si Homère a su magnifier l'aurore aux doigts de rose, et donc le lever du jour, symbole d'un jour nouveau, d'une vie nouvelle, cette couleur est surtout une couleur féminine, voire mièvre, girly, destinée aux petites filles. Mais la couleur de Vénus, déesse de la féminité, est le vert.

C'est un symbole d'érotisme aimable (peau rose d'exquises nudités), mais aussi de luxure, voire de pédophilie (minitel rose, ballets roses (avec de très jeunes filles). Un bon rosé de Bandol, un bon Tavel provoquent la seule forme de rose qu'apprécie loteur qui est celle des éléphants roses qu'il aperçoit de temps en temps au plafond.

 

Quand on parle des bruns, on fait allusion aux « heures les plus sombres de notre histoire », celles que honnissent tant d'associations bien-pensantes et boboïsantes, qui n'ont connu en général de ces heures sombres, de ces mois sombres, de ces années sombres pas le moindre commencement de début de conséquence sur leur famille, leur corps ou leur âme. Pas la moindre misère qui les empêche de digérer leur caviar, leur homard ou leur champagne.

Le lecteur attentif aura remarqué que 'bruns' ne comporte pas de majuscule à l'initiale. C'est que les bruns ont mauvaise presse (allusion aux chemises brunes et au fascisme). N'importe quel néo-crétin, ayant une situation tant soit peu en vue, se fera un devoir de cracher sur les bruns. Tel ou tel animateur de télévision refusera tout net d'inviter un brun à son émission ou comparera une dirigeante politique d'extrême-droite à un étron (humour de perruquier), tel ou tel histrion dénigrera les bruns a priori, tel ou tel homme politique les diabolisera à outrance, etc.

La couleur brune est celle de la nature brute : terre, troncs d'arbre, animaux à fourrure brune, marrons ; c'est aussi celle du chocolat et, révérence parler, celle de la merde. C'est du brun, disent les gens du Nord. Être marron, c'est se faire avoir. Un médecin ou un avocat marron sont des personnes qui exercent irrégulièrement leur profession. En vieux français, un cochon marron était un cochon qui s'était enfui, et qui était retourné à la vie sauvage. Il y a donc un côté fraude, irrégularité dans cette couleur.

Mais, quand on dit d'une fille qu'elle est brune, il faut comprendre par là que ses cheveux et ses poils sont plutôt noirs. Quant à loteur, il apprécie les bières brunes.

 

(À suivre)

 


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88 réactions à cet article    


  • Gwynplaine Clark Kent 12 juin 16:17

    « Les couleurs correspondent à un grand nombre de choses dans notre langue. »

    dans les autres langues aussi !
    Savez-vous que dans la langue danoise (parlée par un peuple des marins vivant sur un archipel, il existe un mot pour désigner une couleur à part entière (et non pas une nuance) qui se situe entre le bleu et le vert et permet de mieux décrire l’aspect de la mer, et de ses dangers. Les inuits, eux, ont plusieurs mots pour ce que nous percevons comme « blanc ». Pour un inuit, non seulement le blanc est une couleur, mais il y a plusieus couleurs blanches qui permettent de se repérer dans un paysage très varié représenté comme uniforme par les graphistes d’autres cultures. 
    Dans toutes les langues, ce qui ne correspond pas à un mot n’existe pas.


    • ricoxy ricoxy 12 juin 17:25

       
      ►@Clark Kent
       
      J’ai écrit « dans notre langue », parce que je suis tout d’abord Français. J’ai un peu fait allusion au japonais à propos des chevaux de cérémonie ; en fait, maintenant, on prend des chevaux blancs, et on dit toujours chevaux verts. Et le caractère 青en chinois ou en japonais veut dire aussi bien bleu que vert ; c’est la couleur de la nature.
       
      Notre œil agit à la manière d’un prisme ; c’est pourquoi on peut peindre une orange en bleu. La lumière — et les couleurs — sont dans notre œil et donc dans la façon de voir et de représenter le réel.
       


    • Gwynplaine Clark Kent 12 juin 18:15

      @ricoxy

      les couleurs sont dans notre cerveau : nous devenons aveugles aux couleurs qui n’ont pas de noms comme nous devenons sourds aux phonèmes que notre langue n’utilise pas.

      Les couleurs sont dans les yeux des enfants qui ne parlent pas encore comme les sons qui seront filtrés au point qu’il deviendra de plus en plus difficile de parler une langue étrangère sans accent.

      C’est la question du rapport entre signifiant et signifié en linguistique.

      Le mot est arbitraire a priori, mais il ne l’est plus a posteriori.

      Quand un Anglais entend « cheese » et un Allemand « Käse », ils n’ont pas la même représentation que quand un Français entend « fromage » !

    • ricoxy ricoxy 13 juin 03:02

       
      ►Clark Kent
       
      « les couleurs sont dans notre cerveau »
       
      Il y a d’abord bien sûr la sensation : la lumière qui frappe la rétine ; et puis il y a la perception : l’analyse par le cerveau. Cela renvoit d’une certaine façon à la théorie sensualiste de Locke (si mes souvenirs de philo sont exacts) : « Il n’y a rien dans l’entendement qui n’ait d’abord été dans les sens ».
       


    • Il y aurait tellement à dire. Mais l’important est de mettre en évidence la nuance (si je puis dire). Chaque couleur projetant son contraire, en l’écrasant ou la magnifiant. Ce qui vient à point nommé. Réunion pour la couleur de la façade...Pas moyen de se décider. Comme si nous y engagions notre vie,... 


      • ricoxy ricoxy 12 juin 17:31

         
        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
         
        Mon petit article, avec ses deux parties, comprend huit pages A4. Si j’avais voulu être exhaustif, il aurait sans doute fallu multiplier au moins par dix le nombre de pages afin d’énumérer tous les symboles qui s’attachent aux couleurs. L’essentiel est de comprendre que, comme pour les mots, un symbole peut dire une chose et son contraire. C’est une logique particulière, celle de notre inconscient, ou de l’incoscient collectif, où le principe de non-contradiction n’existe pas.
         
        Mon petit essai n’a pour ambition que d’indiquer quelques symbolismes courants.
         


      • @ricoxy


        Si vous saviez le nombre de projets laissés sur la route. Paraît qu’ll y a des problèmes de chômage. Un livre sur les illustrateurs, r les couleurs par rapport aux lettres de l’alphabet en rapport avec différentes préparations culinaires, ...enfin bon, soit. Mais mes préférés restent le vert canard tirant sur le bleu turquoise avec un jeu d’indigo, une pointe orangée safran clair, illuminée par du jaune de Naples tirant sur l’ivoire-plus-clair.

      • JC_Lavau JC_Lavau 12 juin 17:52

        @ricoxy. Par Saint Bol et par Saint Glé !


      • ricoxy ricoxy 13 juin 03:04

         
        ►JC_Lavau
         
        « Par Saint Bol et par Saint Glé »
         
        Leur fête, c’est à la tous seins ?
         


      • xana 12 juin 18:42
        Bonjour Ricoxy !

        Personnellement j’ai bien aimé cette première partie, j’en apprécie l’humour concis et la forme sans prétention.
        Je ne sais pas s’il y a un message, mais pour le moment je m’en désintéresse.

        Merci pour ce (bon) moment. Sans allusion à la grivoiserie politique.

        Jean Xana

        • ricoxy ricoxy 13 juin 03:09

           
          ►xana
           
          Merci pour le commentaire. Ce petit essai n’était le prétexte pour moi que d’amuser et de m’amuser en prenant pour objet la palette colorée du langage.
           


        • velosolex velosolex 12 juin 18:47

          Les symboles des couleurs viennent de très loin, et même si l’on n’en connaissant pas le sens, nous sommes souvent victimes d’un conditionnement culturel. Le bleu du drapeau, laïque, et des maillots des sportifs, est lié à le couleur de Marie, ce bleu qui fut appliqué avec une fleur de lys, symbole de la virginité, pour représenter la royauté française. C’est la couleur donc de la femme...que les italiens continuent à choisir pour les petites filles. Dans« , du coté des petites filles », écrit par Gianini Belotti dans les années 70, et qui fut un succès de la lecture féministe, l’ auteur s’en prenait au conditionnement insidieux culturel. Pour ce, elle se servait des couleurs, le bleu étant une couleur éteinte, alors que le rose, dérivé du rouge, est une couleur tonique, comme des preuves irréfutables de sa thèse. « On n’utilise le rose pour les garçons et le bleu pour les petites filles, les conditionnant dés le plus jeune âge à un rôle passif pour ces dernières ! »

          Cela laissait les lecteurs français dans l’interrogation la plus totale. De fait l’italie est la seule nation a avoir gardé ses repères, liés à la religion, (alors que les autres pays les ont inversé) brouillant les codes de la compréhension. 
          S’il existe des codes de domination, faut il encore ne pas se tromper dans leur choix, si l’on ne veut pas se rendre ridicule. . 

          • xana 12 juin 19:38
            @velosolex

            Bof. tu as peut-être raison mais l’interprétation des couleurs est tellement subjective !
            Déjà que nous ne savons absolument pas comment les perçoit un autre individu que nous-même. Qui sait si je vois jaune ce que tu vois bleu ? C’est du domaine de la haute fantaisie. Tu me diras que c’est aussi le cas des religions, j’ai toujours adoré les contes mythologiques mais de là à les prendre au sérieux...

            Qu’on soit passéiste, créationniste ou matérialiste, n’empêche pas que l’un préfète le rouge et l’autre le vert. Tu écris toi-même que le rose et le bleu pour les enfants n’est qu’une convention, diverses sociétés ayant fait des choix différents. C’est comme le sexe des objets ou des animaux non domestiqués. Dans le pays où je vis un râteau est de sexe féminin, en France il est masculin. Chez moi il y a des renardes qui viennent saigner mes poules, en France ce sont les renards. Et nos champignons sont en fait des champignonnes !

            Donc pas de quoi tirer des conclusions intelligentes. Pas contre j’ai apprécié l’humour et la poésie de l’auteur. Et aussi la culture dont il a le bon goût de ne pas faire étalage.

            Jean Xana

          • velosolex velosolex 12 juin 19:50

            @xana
            Je ne fais aucune conclusion qui se ’voudrait intelligente« . Je cite des faits, des anecdotes. A quoi cela servirait il d’intervenir pour ne rien dire ?...

            Dés qu’on lit et qu’on a un peu de mémoire, on fait forcément des rapports avec la culture, qui ne se trouve pas que dans les livres. Le »Jaune« , c’est le traître aussi, le briseur de grève.... 
            Une raison qui fait que l’utilisation de cette couleur sur les vêtements est jugé douteuse. Une exemple parmi d’autres. Nous sommes souvent victimes d’a priori sans nous en douter...
            J’ai adoré les livres de Michel Pastoureau, l’historien des couleurs, dont j’ai puisé cet exemple. Est ce que c’est ça »faire étalage de sa culture" ?

          • xana 12 juin 22:52
            @velosolex

            Je n’ai voulu viser personne avec »faire étalage de sa culture", j’écrivais seulement que j’avais apprécié cette discrétion dans le texte de l’article. Cela ne concernait pas tes commentaires.
            Sur le Net on est souvent un peu vif et toujours prêts (moi aussi) à s’étriper pour un mot mal interprété. Donc ne te froisse pas, je n’ai pas eu l’intention de te vexer - et puis on n’écrit pas toujours au second degré, ce serait fatiguant !

            Pour le jaune des vêtements, il me semble me souvenir que cela provenait d’ordonnances contre les Juifs dans certains pays autrefois, on les obligeait de porter des vêtements jaunes sans doute bien visibles. D’où sans doute la couleur de l’étoile jaune dans les ghettos (logiquement n’aurait-elle pas dû être bleue ?).
            Je ne connaissais pas les livres de Pastoureau, merci de la référence, je vais tâcher d’en trouver un.

            Jean Xana

          • ricoxy ricoxy 13 juin 03:16

             
            ►velosolex
             
            Entièrement d’accord, les couleurs — si elles répondent d’une part à des « archétypes » inconscients — dépendent d’autre part à des codes culturels.
             
            « Le bleu du drapeau, laïque, et des maillots des sportifs, est lié à le couleur de Marie »
             
            Le bleu de Marie se trouve aussi dans le drapeau européen, et les douze étoiles seraient la couronne de la Vierge Marie. Étonnant, non ? (réf. Wikipédia : drapeau européen).
             


          • ricoxy ricoxy 13 juin 03:43

             
            ►xana
             
            Merci, encore une fois, pour vos commentaires, et pour avoir apprécié le petit essai à sa juste valeur : un amusement fondé sur une interpétation personnelle des couleurs..
             
            Quant à Michel Pastoureau, c’est plutôt un héraldiste, à ce qui me semble. Trop sérieux pour moi.
             


          • velosolex velosolex 13 juin 10:19

            @xana
            Merci de ses précisions. Sur la naissance du bleu dans les couleurs du drapeau français, je vous recommande « le roi tué par un cochon », qui est un vrai régal. Pastoureau est un merveilleux conteur, et son érudition n’est jamais barbante. 

            Le Roi tué par un cochon, Michel Pastoureau, Sciences humaines ...

          • velosolex velosolex 13 juin 10:22

            @ricoxy
            Vous avez raison, Les couleurs, un vrai jeu de piste, de ravissement, et de mots...


          • velosolex velosolex 13 juin 10:29

            @ricoxy

            Sèrieux, Pastoureau, sûremenent, mais aussi très abordable, et souvent amusant dans ses exemples. Il nous révèle que la couleur des vêtements n’a guère changé du moyen âge, à notre époque. Les couleurs de gris, de noir, de marron, sont les plus utilisés. Le Jeans s’est vrai s’est imposé, mais ce n’est pas non plus une couleur tonique. Les bouffons, et les mercenaires suisses, ( et les gardes du vatican) habillés de couleurs chatoyantes, marquent bien la volonté de sidération, qui n’est pas très adaptée dans la société. 

          • ricoxy ricoxy 13 juin 10:54

             
            ►velosolex
             
            « habillés de couleurs chatoyantes, marquent bien la volonté de sidération, qui n’est pas très adaptée dans la société »
             
            Sauf dans certains milieux, comme dans celui des « people » (célébrités), où les couleurs extravagantes sont bien acceptées. Cf. aussi nos divins fouteballeurs qui se teignent en blondes.
             


          • @ricoxy


            Les couleurs chatoyantes sont réservées aux peaux colorées : INDES, AFRIQUE, AMERINDIENS.,....

          • velosolex velosolex 13 juin 15:15

            @ricoxy
            Vous avez raison. Les bling bling et la jeunesse n’hésitent pas à provoquer. Les gens de peu, par contre, tentent de se fondre dans la masse. Les bi polaires parfois ont tendance aussi à se démarquer par la couleur, quand ils sont en phase d’excitation. Le rouge, couleur des cardinaux, était auparavant une couleur très difficile à fixer, ce qui en faisait exclusivité du pouvoir et du clergé. 

            Un vêtement ou un déguisement peut provoquer sidération, et vous offrir quelques dixièmes de secondes d’avance sur votre concurrent ; Les Mercenaires suisses, très redoutés, sur les champs de bataille, se distinguaient par des costumes très colorés, à bandes multicolores, et atypiques, et ceci n’était sans doute pas innocent. Je me suis demandé si celui de serena Williams, un collant noir totalement anachronique dans le monde du tennis, ressemblant à celui d’un super héros, n’avait pas la même intention de déconcentration de l’adversaire, quand elle l’a utilisé à Rolland Garros. ..Il n’y a qu’en peinture, sûrement, que l’art du choix de couleur est déterminant

          • ricoxy ricoxy 14 juin 01:52

             
            ►velosolex
             
            On peut aussi penser au déploiement de formes et de couleurs dans le règne animal (ani-mâle) quand il s’agit de séduire une femelle.
             


          • blablablietblabla blablablietblabla 12 juin 19:32
            Le rose parait-il que c’était la couleur des chevaliers au moyen age, ceci dit , vous avez très bien résumé les quatre couleurs .
            J’aime beaucoup le rose il me repose , le rouge pas trop son coté dramatique peut-être, le rideau au théâtre qui ma assez marqué peut-être , le vert j’aime pas du tout chez les asiatiques il est synonyme de colère c’est possible que ça soit pour ça qu’il est la couleur de l’islam allez savoir , le brun serai sympa comme la couleur brun foncé qu’on disait avant « tête de nègre » sans aucun jeu de mot , le bleu il est pas mal non plus sa couleur complémentaire c’est l’orangé .

            • ricoxy ricoxy 13 juin 03:20

               
              ►blablablietblabla
               
              « J’aime beaucoup le rose il me repose  »
               
              Cela rappelle un peu la chanson d’Édith Piaf  :
               

              Quand il me prend dans ses bras
              Il me parle tout bas
              Je vois la vie en rose
               

            • covadonga*722 covadonga*722 12 juin 20:14

              yep , l’auteur  c’est selon les couleurs , le rose c’est la couleur du liséré d’uniforme des panzers de la Wehrmacht et ça vas très bien avec le noir des uniformes avec la totenkopf  , en fait ce rose « fadasse » ce retrouve fréquemment dans l’uniformologie , la légion de Moselle ou hussards de kellermann en 1793 portait un dolman vert et rose et les prussiens qui ce les sont pris deux trois fois sur la gueule  ne les trouvaient pas fillettes et fadasses 


              • Fergus Fergus 13 juin 13:37

                Bonjour, covadonga*722

                Vous avez totalement raison. Les différentes nuances de rose, ou plutôt de parme, sont encore très à la mode associées avec du noir, notamment dans les vêtements professionnels, style blouse de dentiste.


              • Étirév 13 juin 04:48

                Quelques précisions à propos de l’expression Cordon-Bleu.
                Chez les Celtes, les dévoués de la Déesse Néhal-Ennia portaient un anneau, et c’est du nom de la Déesse « Ennia » qu’on fît annulus (anneau).
                Ceux qui portaient un collier autour du cou, appelé cadena ou catena (chaîne), étaient les Catanes, et ce nom resta longtemps pour désigner celui qui fait partie d’un ordre et en porte le cordon. Par la suite, le cordon bleu est devenu l’insigne des chevaliers du Saint-Esprit. Quand, après la révolte de l’homme, on changera la signification des mots, on renverra à la cuisine la femme qui montre son esprit, et on dira d’elle par ironie : c’est un cordon bleu (voir Dictionnaire de Littré, mot cordon).
                Rappelons que la chevalerie, qui est la pratique de l’équité, la Justice Divine, équitable (d’où équestre), et qui est le culte primitif, a toujours représenté les chevaliers, initiés à la doctrine, munis d’un cordon qui est l’insigne de l’ordre. Ce cordon représente le lien moral qui attache l’homme à la Divinité, comme le cordon ombilical attache l’enfant à sa mère. Le mot Europe le désigne (Eu, lien ; rope, corde, cordon, lien, ligature).
                Cette corde a fait cordial, lien du coeur.
                Cordialement.


                • ricoxy ricoxy 13 juin 09:00

                   
                  ►Étirév
                   
                  Merci pour ces précisions. Mais, comme vous avez pu le voir, l’analyse est plutôt orientée vers le langage. Quant à votre étymologie du mot « Europe », elle est inattendue.
                   
                  Cordialités
                   


                • @Étirév


                  Merci de rappeler que le nombril du Monde n’a pas grand grand à voir avec son interprétation courante et terre à terre (de Sienne) : centré sur son nombril, égocentrique, mais qu’à l’inverse, il est le lié à l’ombilc (qui nous relie à notre matrice originelle par lequel s’exprime la divinité solaire qui éclaire le monde. Les Pythies à Delphe dansaient sur l’omphalos qui se reliait au reste du monde pour révéler les oracles. Les anciens plaçait plaçaient l’âme astrale de l’homme dans le creux de l’estomac (plexus solaire, crise de foie ou de foi). Les brahmannes partagent cette croyance avec Platon et d’autres philosophes. Ainsi, nous trouvons dans le quatrième verset du second HYMNE NABHANEDISSHA ce qui suit : "Ecoutez ô enfants des dieux (esprits) celui qui parle par son nombril car il vous salue dans vos demeure. Le ventre n’est-il pas associé à la couleur jaune ? : jaunisse,... exprimant par là que la personne a perdu son lien avec son soleil intérieur qui se manifeste à l’extérieur. Jaune, couleur à double sens comme le dit bien Vélosolex,....mais aussi d’après moi la plus riche (ou trop par excès de nourriture et d’avarice : celui quit d’or sur son or au lieu de le transmettre). Le soleil qui diffuse ses rayons à la lune dans l’indigo de la nuit. Dans la matrice de sa mère, l’enfant est comme un dieu omnipotent, jusqu’à son éjection du paradis qu’il tentera toute sa vie de reconstituer (pour le pire ou le meilleur).

                • nono le simplet nono le simplet 13 juin 06:01
                  pris dans des batailles nucléaires sur Ax et dans d’autres préoccupations dans la vie, j’ai failli échapper à ce petit bijou !
                   alors, aucune félicitation de ma part, seulement l’expression de ma jalousie féroce de ne pas en être l’auteur !

                  • gueule de bois 13 juin 08:09
                    Bonjour ricoxy
                    J’ai un problème avec les couleurs. La lumière dite ’blanche’, la lumière visible, celle du soleil, est composée. On peut d’ailleurs la décomposer avec un prisme pour voir ses constituants, le spectre.
                    Dans le passé je me suis essayé à la peinture et j’ai essayé de ’faire du blanc’ avec les couleurs de l’arc en soleil. Las, je ne suis arrivé qu’à un caca (pas forcément d’oie). Où est le hic, comment faire le mélange ? Avez-vous une recette ?



                    • ricoxy ricoxy 13 juin 09:08

                       
                      ►gueule de bois
                       
                      Il y a une fameuse exprérience de physique, où l’on fait tourner à grande vitesse un disque où sont réparties les couleurs de l’arc-en-ciel. L’œil à la fin ne distingue plus les couleurs, et le disque apparaît blanc (synthèse additive des couleurs).
                       
                      Mais pour la peinture, à moins que vous ne fassiez tourner votre toile à grande vitesse, je ne vois pas comment vous pourriez faire. A moins que vous ne tourniez vous-même à grande vitesse autour de votre toile...
                       


                    • gueule de bois 13 juin 09:43

                      @ricoxy
                      Avec l’ordinateur ça marche RGB(255,255,255)=blanc brillant.


                    • gueule de bois 13 juin 09:51

                      A moins que vous ne tourniez vous-même à grande vitesse autour de votre toile...

                      Votre remarque me donne une idée. Puisqu’il semble acquis que la façon dont on voit une image dépend du mouvement relatif de l’observateur par rapport à cette image. On peut imaginer une nouvelle forme d’art pictural où l’image serait visible seulement par un mouvement rapide de l’observateur (translation-rotation, etc...) Et puis pourquoi pas de musées où l’on exposerait ces œuvres, en prenant en charge les ’déplacements’ des visiteurs.
                      Naturellement il faudrait faire signer une décharge médicale au préalable. 
                      On devrait trouver assez de gogorisiens pour rendre l’affaire rentable.

                    • ricoxy ricoxy 13 juin 10:18

                       
                      ►gueule de bois
                       
                      Les Impressionnistes avaient déjà donné le ton ; on disait de leur peinture que, pour bien la voir, il fallait s’éloigner de la toile. C’était déjà de la peinture kinesthésique. Il faudrait peut-être aussi demander à Thomas Pesquet de peindre dans l’espace ; le résultat pourrait être qu’étonnant.
                       


                    • kalachnikov kalachnikov 13 juin 12:40

                      @ ricoxy

                      En maître de la couleur pure, il y a lui, surtout.


                    • velosolex velosolex 13 juin 15:27

                      @gueule de bois

                      Je ne suis pas trop calé en physique mais par contre j’ai fait moi aussi u peu peinture.Il me semble que la teneur du blanc, indépendant qu’il soit de titane ou de zinc, ou dilué avec un jaune d’œuf, est lié aux couleurs qui l’entourent, du jeu de couleurs éteintes ou non. De même la lumière. Dans un musée, on peut voir des projecteurs braqués sur un tableau en pure perte, alors que dans l’ombre, sans éclairage aucun, des œuvres illuminent, de leur lumière intérieure. 
                      Les anciens maîtres travaillaient par glacis, qui sont des couches successives, très transparentes, qui donnent aux peintures une lumière divine.Tout ce travail a maintenant été oublié, et les performeurs étalent à la taloche, avec des spectateurs qui regardent davantage la signature que la lumière, incapables, souvent de juger de la qualité d’une peinture, indépendamment de son prix. Ce qui fait que des toiles n’ont aucune qualité pour affronter le temps, et se se craquellent rapidement. Certains clients prestigieux ont porté plainte. 

                    • @velosolex


                      j’ai essayé la tempera à l’oeuf, intéressant. Actuellement remplacée par l’acrylique. Bien pour ceux qui souffrent d’allergie, mais rien ne vaut l’huile. Sur si on travaille en couche successive. J’avais peint un tableau il y a trois ans, je l’ai ressorti et les couleurs de fond ressortent par la magie de lh’uile augmantant sa profondeur de champ. Voir ce superber tableau de Van EYCK où le pentre se présente dan le miroir. https://www.google.be/search?q=le+couple+Arnolfini&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=ss_6g34SlaGi_M%253A%252CMxi5cLJBpxOeOM%252C_&usg=__vagigEQNKx9pQlGCVpm506wH480%3D&sa=X&ved=0ahUKEwiUhqWH4NDbAhVML1AKHW-gDboQ9QEIRDAC#imgrc=ss_6g34SlaGi_M : LES EPOUX ARNOLFINE. Pour ceux qui ont lu, d’après moi le sommet du polar : Le tableau du maître flamand.

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