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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Les Francophobes

Les Francophobes

Qui sont-ils ? Pourquoi y en a-t-il ?

Pourquoi y a-t-il des francophobes ?

 Bien sûr, il y a des anglo-saxons qui n'ont visiblement toujours pas digéré les prés de 1000 ans de guéguerres anglo-françaises, notre vision de la centralité de l'état et notre amour du panache. Bien sûr, il y a toujours des étrangers de toutes origines qui se sentent encore blessés par notre histoire. Mais ce n'est pas de ceux-là qu'il s'agit.

Pourquoi y a-t-il des francophobes Français ? Pire, pourquoi y a-t-il toujours eu des francophobes Français ? Et enfin pourquoi sommes-nous le seul pays du monde à nourrir une telle proportion de gens qui méprisent leur propre pays. Car soyons clair, de la Russie au Guatemala, du Royaume Uni au Japon, du Vietnam à l'Allemagne en passant par la Turquie, le Congo ou n'importe quel autre pays, nulle part ailleurs, il n'existe une telle partie de la population qui exècre son propre pays, sa propre patrie, qui lui refuse son génie propre, son destin, ses réussites, ses forces. Surtout une nation dans le top 10. Le top 5 même.

Nulle part ailleurs il n'existe une population sans cohésion sociale particulière, qui se retrouve aussi bien chez l'ouvrier que l'intellectuel en passant par l'homme politique l'artisan, le paysan ou le commerçant ; qu'on retrouve aussi dans chaque région et qui vitupère en permanence son propre sang.

Et on les retrouve dans tous les mouvements politiques. Du mondialiste néolibéral de l'ump ou du PS et des Verts à l'internationaliste gauchiste, au nationaliste prétendument patriote du FN ou d'au-delà.

C'est incroyable, pas un jour sans que ces braves gens, que ce soit au Bar des Sports entre deux pastis ou sur les plateaux télé, ou dans des journaux ou carrément des ouvrages complets, pas un jour sans qu'ils exigent qu'on se plie au modèle Allemand, Japonnais, Anglais, Papou. Et le fait que ces « modèles » s'effondrent ne change rien, ils en trouvent d'autre. Pas un jour sans qu'on exhibe avec délectation, sans aucun recul, une « étude » vaseuse sortie d'un think tank douteux supposée prouver à quel point la France est nulle. Que quelques années après, ces études se révèlent fantaisistes n'y change rien, tout ce qui est Français doit être nul, moisi, archaïque, promis à l'échec. On a su créer une industrie automobile encore vivante, une autre aéronautique, spatiale, de l'armement, de l'énergie, du train de la chimie, de l'agroalimentaire, du luxe, du tourisme, de la banque et de l'assurance mais non, la France, c'est de la merde. Jusqu'à l'abomination sarkozienne qui fut d'ailleurs une sorte de catharsis masochiste dans l’auto-destruction nationale, la voix de la France comptait dans le monde. Mais non, il faut se coucher, aujourd’hui devant l'empire US, c'est normal, c'est souhaitable, c'est jouissif.

Il y a quelques mois à peine, un hurluberlu étasunien, reconnu chez lui comme un authentique cinglé doublé d’un porc écrit une lettre délirante d’insulte au représentant de notre pays. La réaction immédiate n’est pas de s’indigner de l’insulte collective. Non, la réaction est de donner raison à ce tordu.

Hier encore, un taliban du marché libre, président sans légitimité de la grande putain Bruxelloise insulte la France, et on trouve les mêmes s’indigner….de la réponse d’un ministre et celle d’un chef éminent et respectable de l’opposition.

C'est unique au monde.

Et ce n'est pas d'hier.

Déjà, il y a six siècles, en pleine guerre de 100 ans, la totalité des intellos de la Sorbonne, avec les bourgeois de Paris et une quasi totalité des grands seigneurs du royaume avaient pris fait et cause pour le roi Anglais, avaient renié le futur Charles VII allant pour ce faire jusqu'à la scélératesse de tenir compte du témoignage de la salope royale Isabeau de Bavière qui déclara Charles VII comme n'étant pas le fils de Charles VI. Sur le papier, la France devait disparaître. L'apparition d'une ado schizo, sanctifiée sur le tard(XIXe siècle) devait accomplir le vrai miracle de la survie de notre nation. Une véritable révolution s'en suivie.

Il y a un peu plus de quatre siècles et là, le monde étant dirigé par les Espagnols, la mode était à l'Espagnol. Le roi de France, Henri III diffamé par la cléricature (diffamation qui porte encore ses fruits), les intellos de l'époque, viré de la ville de Paris, contesté dans son existence même par le duc de Guise, créature de Philippe II d'Espagne pour déchiqueter la France et la soumettre, et toute une organisation ouvertement pro-Espagnole, la « Sainte-Ligue » qui réclame carrément l'assassinat du roi(ils en ont eu deux d'ailleurs) . Le sacrifice d'Henri III , le génie d' Henri IV et l'émergence d'une bourgeoisie dite « politique » allait permettre de mater cette folie, de conserver l'intégrité nationale et, en mois de 20 ans, de remettre le pays au centre de l'Europe puis finalement, écraser l'invincible Espagne 40 ans plus tard.

Ne parlons pas de la Révolution de 1789 et de la trahison absolue de tous les coblensards. De ceux qui ont cherché chez l'étranger de quoi mater leur propre peuple.

On peut aussi parler de la foule qui acclama les cosaques à Paris en 1814...

Tout le monde connaît 40-44. Mais aussi cette droite des années 30 qui « préférait M. Hitler au Front Populaire. » ou cette gauche des années 50 qui chantait le paradis des soviets ou du grand timonier.

Alors pourquoi notre pays a-t-il cette spécificité de nourrir des citoyens, un grand nombre de citoyens qui haïssent leur propre patrie ?

De Gaulle disait que 15% des Français haïssaient la France pour ce qu'elle était et que 15% la haïssaient pour ce qu'elle n'était pas.

L’auto-dénigrement est habituellement le fait d’un pays définitivement sorti de son histoire. Mais généralement, ça n’arrive qu’une fois et c’est définitif. Chez nous, ça part, et ça revient. Entrecoupé de phases délirantes de narcissisme Gaulois( Renaissance, XVIIIe siècle, 1970-1914).

N’est-il pas là le génie Français ? Des gens anxieux de la grandeur de leur pays qui, au fond, ne demandent qu’à être convaincu de l’avenir de leur roman historique ?

J’aime à le croire.


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32 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 27 juin 2013 10:20

    dans les autres pays , quelqu’un qui aime son pays est un patriote
    dans le notre , celui qui aime la France et qui fait passer l’interêt de la France et des français avant celui des autres est considéré comme un facho .....  smiley


    • Ronny Ronny 27 juin 2013 11:48

      Le facho n’est pas celui qui aime la France ou qui ferait passer l’intérêt de la France avant celui des autres...

      Le « facho », modèle Le Pen ou jeunes nationalistes, est celui qui ne veut pas voir que des étrangers présents en France depuis 20ans ont beaucoup apporté en termes de travail (que les bon gaulois ne voulaient pas faire) et d’impots payés à ce pays...

      Ce sont aussi ceux dont les enfants s’installent en France ensuite. Je sais de quoi je parle, je suis fils d’immigré de première génération, et je ne pense que ce pays ait à se plaindre de moi, au contraire !


    • demosoluce 27 juin 2013 15:12

      @ Ronny,

      Je comprends ce que veut dire LeChat (enfin je crois).

      Faites plutôt l’expérience de mettre un drapeau à votre fenêtre pendant une compétition de votre sport favori. Vous verrez que c’est difficile de ne pas passer pour un méchant nationaliste. On vous cataloguera de Lepeniste même si vous ne voulez que montrer vos encouragements à votre équipe nationale. dans tous les autres pays où je suis allé pendant des compétition majeure, il y a pléthode de drapeaux aux fenêtres.

      Une anedocte. En 2006, après la finale perdue face à l’italie, nous rentrons chez nous avec mon épouse qui n’est pas française. devant nous, des françaises d’origine étrangère se félicitent tout haut de la défaire de la France argumentant que ça fait du bien à ces sales français, ça les mate. cela a profondément choqué ma femme, au point qu’elles ont failli en venir aux mains. D’autant plus qu’à cette période, il n’y avait pas de Balotelli dans l’équipe italienne qui était parfaitement blanche alors que l’équipe française reflétait la diversité (ce qu’elle a historiquement toujours fait, de Kopa à Zidane en passant par Platini, Fernandez, Genghni etc...).


    • VICTOR LAZLO VICTOR LAZLO 27 juin 2013 19:10

      @Ronny


      Vous dites : « Le « facho », modèle Le Pen ou jeunes nationalistes, est celui qui ne veut pas voir que des étrangers présents en France depuis 20ans ont beaucoup apporté en termes de travail (que les bon gaulois ne voulaient pas faire) et d’impots payés à ce pays... »

      Les « bons gaulois » comme vous dites n’ont jamais refusé de boulot (sinon il n’y aurait jamais eu Paris et le reste) mais le boulot mal payé. Concrétement le Patronat a toujours fait venir des travailleurs d’ailleurs pour casser les salaires et les solidarités ouvriéres. Déja on le voit chez Zola (dans « Germinal » où les immigrés sont des ...Belges casseurs de gréve) ou à Aigues Morte à la fin du 19é siécle où cela a débouché sur des affrontements violents entre Français spoliés de leur boulot et Italiens qui acceptaient d’être sous payés.
      Ce qui était fait de façon « artisanal » jusqu’à il y a une trentaine d’années est devenu « industriel »...
      Quant à ce que l’immigration apporte à la France aujourd’hui de maniére objective (c’est à dire non évaluée par les officines du MEDEF) c’est, au mieux, 17 milliards de dette à la France chaque année.
      L’’immigration est une sorte de fatalité obligatoire aujourd’hui, et participe d’une libéralisation du monde, elle n’est ni une bénediction ni une catastrophe. De là à dire que les Francais « en profitent », il y a un monde.

    • kergen 27 juin 2013 10:37

      Ou alors simplement comme un moisi, un archaïque, un ringard, un tocard.


      • Ronny Ronny 27 juin 2013 11:59

        Intéressante question soulevée par l’article.

        Je crois que cela vient aussi de notre formation, et du fait qu’une partie de notre instruction scolaire sert à développer notre sens critique. Pour avoir travaillé à l’étranger, et dans des pays anglo saxons (GB et USA), cela n’y est pas le cas. Il est quasiment impossible de critiquer la monarchie au royaume uni, impossible de dire que les USA mènent dans certains domaines des politiques intenables, que leur non laïcité est incompréhensible pour un Français, etc. On l’a vu d’ailleurs dans le French Bashing qui a résulté des décisions de Chirac et Villepin liées à notre décision sur l’Irak... Il a fallu presque 10 ans avant que les Etats Unis reconnaissent que peut être leur vision de l’époque était erronée, et encore !

         De même, même si des voies s’élèvent pour remettre en question une partie de la politique de l’Etat d’Israel vis à vis de leurs citoyens arabes, il reste quasiment impossible de critiquer cet Etat sans être immédiatement traité , insulte suprême, d’antisémite, par des individus confondant sciemment antisémitisme et antisionisme.

        Et ne parlons pas de nombre de dictatures, Chine, Corée du Nord, pays de la péninsule arabique, Syrie, Iran, etc. où la critique du pays , parce qu’lle implique la critique du pouvoir, est impossible.

        Je crois donc que notre propension à nous critiquer provient à la fois de notre culture, et du fait que nous visons en démocratie. Elle résulte aussi peut être d’une certaine honnêteté vis à vis de nous même.

        Quant on sait que les enfants des écoles US saluent le matin le drapeau et chantent « America the beautiful », franchement entre autocritique et décérébrage, je préfère encore la première proposition.


        • kergen 27 juin 2013 19:01

          Attention, il ne s’agit pas de critique. Mais de dénigrement comparatif. La critique, à petite dose, c’est bien. Mais il ne s’agit pas de ça. Il s’agit de dire : « chez nous c’est nul, là bas, c’est génial ».
          Et ça c’est unique.
          Par ailleurs, cette esprit est très largement antérieur à la création de l’éducation nationale qui date de 150 ans à peine alors que cet esprit se voit déjà il y a 700 ans.

          Je connais des Anglais, des Yankees, des Allemands, des Russes capables d’être très critiques sur leur pays. Mais ils ne leur viendrait pas à l’idée qu’il faut absolument copier le « modèle » tel ou tel. Les autres se demandent qu’est ce qu’il faut faire, c’est tout. Ils n’ont jamais cette soumission masochiste à un système étranger.

          Donc, définitivement non, je ne crois pas que l’esprit maillotin et râleur de la France soit en cause.

          C’est autre chose.

          Je crois que c’est caractéristique de manque de foi. L’intelligence n’a jamais rien fait avancer. La foi, elle soulève les montagnes. Et le bonheur c’est quand la première motive la seconde.
          Mais intelligente ou débile, laïque ou cul bénie, fasciste ou démocrate, c’est la foi qui fait avancer les choses.

          Et ces phases de dénigrement xenophiles sont caractéristiques de « crise de foi ».

          Donc la solution n’est JAMAIS à l’étranger mais chez nous, en nous.


        • ZenZoe ZenZoe 27 juin 2013 16:22

          Entièrement d’accord. Quiconque va aux States, au Royaume-Uni, en Irlande par exemple aura remarqué qu’on met le drapeau national à toutes les sauces et que c’est bien vu. En Australie, il y un logo spécifique pour les produits faits là-bas avec la mention « fièrement fabriqué en Australie ».
          Pas en France. La France n’existe plus, elle a été confisquée au peuple, depuis des années, par des élites irresponsables qui ont fabriqué inlassablement des divisions entre les Français pour mieux régner (méthode de choix sans doute dans les programmes de Sciences-Po, ENA et cie...).
          Résultat : la France est devenue un territoire où cohabitent péniblement des clans, des communautés, des castes, des régions, des statuts, des « intérêts particuliers » qui n’ont de cesse de tirer la couverture à eux sans se soucier du reste. Plus d’objectif national, plus d’union. La France en tant que pays est une coquille vide, et c’est désolant.


          • kergen 27 juin 2013 19:02

            La rupture du lien, du liant.


          • Pere Plexe Pere Plexe 27 juin 2013 18:01

            Encore un article qui dénigre la France et les Français...


            • kergen 27 juin 2013 18:51

              C’est bien vu ,mais c’est oublié la dernière phrase.
              Par ailleurs, je n’y dis pas que c’est mieux ailleurs.


            • Richard Schneider Richard Schneider 28 juin 2013 11:09

              @Musima, bonjour,

              J’ai lu avec intérêt votre commentaire. Je suis en accord avec vous. La France est un pays magnifique. Ses habitants ne sont pas meilleurs ni pires qu’ailleurs. Son Histoire, riche en zones d’ombre et de lumières, reflète bien ses contradictions internes : Siècle des Lumières, 89, le CNR etc ... mais aussi guerres impérialistes et coloniales, et lâchetés diverses (en 40-45) ...
              « France, terre des arts, des armes et des lois » 
              Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle « ...
              Depuis la création de l’Europe, il est de bon ton de dénigrer systématiquement ce pays. Et tout le monde s’y met : les médias, les »économistes distingués« , bref l’establishment, œuvrent à la disparition de notre langue et de notre »art« de vivre. L’objectif ? Imiter l’Allemagne - qui ne sera bientôt qu’un »immense asile de vieillards" (Jean-Daniel, l’économiste).

            • kergen 28 juin 2013 11:42

              ça date de bien avant l’UE.
              La gauche stalinienne des années 30 à 50 puis la maoïste des années 60 à 70.
              La droite pro italienne des années 20-30 puis la droite pro Allemande des années 30-40
              puis la droite pro-américains des années 50 à nos jours.
              Puis la droite pro Japonnaises de fin 70 à mi 80
              la droite et la gauche pro Italienne de 85 à 95
              les mêmes pro Anglaises, Espagnoles, Irlandaises. de 95 à 2008
              Puis les Pro allemandes depuis 2010 ;

              Mais avant , il y avait la droite monarchiste pro-tous les ennemis de la France.
              Puis il y a eu les cathos ultra pro-Espagnols contre leur propre pays au XVIe siècle
              Puis il y a eu la haute aristocratie, le haut clergé, les intellos contre Charles VII et pro-anglais au XVe siècle.


            • kergen 28 juin 2013 11:51

              Merci,
              rien à rajouter.
              Un premier voyage au Quebec il y a 25 ans a aussi été la révélation.
              En Amérique centrale et du sud j’ai été stupéfié du respect colossal éprouvé pour la France dans les années 90 encore, eu égard à de Gaulle et à sa capacité à dire « merde » aux USA.
              Quand à l’Afrique, c’est un crève coeur. voir ces centaines de millions, ces centaines de millions(! !!!!) d’individus, après tout ce qu’on leur a fait, et malgré le mépris infini de nos citoyens pour eux, ne nous considèrent non pas comme la mère patrie mais comme la nation mère. Et nous, avec notre racisme crétin, notre avidité prédatrice stupide, chions sur ça. C’est incroyable.
              Combien nous sommes nous moqué des vieux Arabes et de leur vénération pour la « pigeot ».
              On s’en est bien tapé sur les cuisses hein ? Et bien les fils de ceux qui ont acheté des pigeot, achètent des merco, des bm et des audis. Et les fils des connards qui riaient sont au chomage.


            • ffi ffi 27 juin 2013 23:52

              C’est que la France est régulièrement depuis plusieurs siècles sous le feu de diverses subversions (protestantisme, illuminisme, capitalisme, communisme, ..etc).
               
              Il y a toujours une part de la population qui s’y laisse prendre.
              C’est une mesure de la pression de subversion sur le pays.


              • Asblarf Asblarf 28 juin 2013 02:19
                Merci kergen pour cet article, lequel m’a par ailleurs poussé à m’inscrire sur Agoravox après plusieurs années passées en tant que simple lecteur.

                Je pense que cette mentalité est ancrée dans la culture française et se transmet par l’éducation. Mon père, en particulier, bien que n’ayant jamais mis les pieds hors de France, qualifie les Français de bons à rien, alors que les autres, évidemment, ils en veulent, ce ne sont pas des assistés, etc. Pendant longtemps j’ai tenu un discours similaire. Un discours qui m’a suivi dans les pays où j’ai vécu jusqu’à ce que je vive au Québec. Quand j’ai vu la ferveur avec laquelle les Québécois défendaient leur culture et leur patrimoine, j’ai été transporté. On peut donc réellement éprouver un sentiment vif ET positif à l’égard de sa patrie. C’est un constat qui m’a frappé, comme un coup de poing dans la gueule. Les Québécois dépensent leur énergie à produire de la culture de grande qualité. C’est beau à voir, et extrêmement enviable.

                Depuis je ne cesse de me demander comment susciter chez mes compatriotes ce sentiment d’appartenance, de fierté, l"engouement pour la France, ce pays qui, comme l’Italie, transpirait il n’y a encore pas si longtemps un art de vivre qui le rendait sain et qui lui était propre.

                Nous avons visiblement perdu la foi, cette vision collective qui devrait nous transporter, nous motiver au-delà des obstacles. On nous a enseigné et nous enseigne encore les fautes de la France avec qui dépasse l’entendement. Qu’en est-il de sa grandeur, de ses forces Alors, du coup, chaque individu tente de se démarquer de cette image gerbicide de la France que l’on nous a vendu. Au lieu de contester et de refuser la dégradation de la nation, on préfère sauvegarder l’image de soi. 60 millions d’individu contre le seul peuple français. Difficile de faire le poids.

                Cela va bientôt faire 10 ans que je vis hors de France. J’ai étudié en Suisse, au Québec, travaillé en Ecosse et voilà maintenant 2 ans que je vis aux Etats-Unis. Dans tous ces pays, les locaux avec qui j’ai pu interagir avaient un amour pour la France bien plus grand que n’importe lequel des Français que j’ai rencontré. C’est profondément affligeant, car j’adore parler de la France, de ce qui me manque, des endroits que je connais, des différences régionales. Non, impossible, la France ça pue la merde, ne m’adresse pas la parole, sale fasciste.

                Il m’aura donc fallu presque 10 ans pour réaliser à quel point j’aime la France, j’aime la douceur d’y vivre, notre dolce vita à nous, j’aime ce qui fait de la France un pays fin, son Bordeaux, sa liberté d’expression, mais j’adore aussi sa beaufitude et son Pastis.

                • L'enfoiré L’enfoiré 1er juillet 2013 10:12

                  Asblarf,


                   « Dans tous ces pays, les locaux avec qui j’ai pu interagir avaient un amour pour la France bien plus grand que n’importe lequel des Français que j’ai rencontré. C’est profondément affligeant, car j’adore parler de la France, de ce qui me manque, des endroits que je connais, des différences régionales. Non, impossible, la France ça pue la merde, ne m’adresse pas la parole, sale fasciste. »

                  Exact. Et vous croyez que les Français rendent l’appareil au pays où vous vivez actuellement ?
                  Non, les Etats-Unis, c’est de la merde. Point.
                  On n’y est jamais allé, mais on dénigre. C’est ça le Français aussi.
                  Il n’y a qu’à suivre ce qui se passe sur cette antenne, si vous n’êtes pas convaincu. smiley

                • L'enfoiré L’enfoiré 1er juillet 2013 10:17

                  Asblarf,

                   Puisque vous y vivez, que je connais aussi la vie outre-atlantique, si un jour, vous en donnez vos impressions, m’intéresserait beaucoup.
                   J’ai assez écrit sur le sujet, mais avoir quelques idées plus actuelles est bien plus profitable que de parler dans le vide ou par l’intermédiaire des médias interposés.


                • L'enfoiré L’enfoiré 1er juillet 2013 15:48

                  Asblaft,

                   Un sujet qui devrait vous intéresser et vous faire réfléchir puisque vous avez l’intention de passer vos mots sur cette antenne. smiley

                • Rat Thaï Rat Thaï 28 juin 2013 03:43

                  La reponse est dans la question mon colonel.
                  A force de nous bourrer le cerveau d’idée contre productives du genre:ailleurs c’est mieux,
                  aimer son pys et son peuple c’est ringard d’un autre temps,depuis la fin de la deuxième « valse mondiale »on nous le fait .Pendant quarante ans on était coincé entre l’oncle sam machouillant son chewin gum ,et yvan le knout entre les dents,difficile d’exister lorsque tu es sortis de deux carnages saigné comme un porc pris entre le marteau capitaliste et l’enclume bolchévique.La france ? combien de divisions ?
                  Et que dire des français plus préoccupés des dernièrs ipad ,des dernières emissions télé vaseuses et chiante a mourir pour faire de nous des êtres sans cervelle.


                  • caramico 28 juin 2013 09:51

                    Il est de bon ton, à un certain niveau de revenu, de ne rouler qu’en voiture étrangère, notamment allemande.

                    Ceux qui le font arguent de la qualité, du confort, des options...
                    A mon modeste niveau, et sans en faire une généralité, j’ai utilisé 4 voitures étrangères durant mes 40 années de conducteur.
                    Deux Italiennes, pour le prix, et j’en ai eu « pour mon argent ».
                    Deux allemandes plus chères, avec également de gros problèmes de fiabilité.
                    Les autres véhicules que j’ai utilisés, des Citroen, des Renault, et surtout des Peugeot dont je suis maintenant un inconditionnel m’ont entièrement satisfaits.

                    • L'enfoiré L’enfoiré 30 juin 2013 14:44

                      Il fut une époque où j’ai roulé en Lada. Non, ne rigolez pas.

                      Jamais eu de problèmes, non plus.
                      Costaude la Lada, fait pour les pays durs.
                      Un équipement dans le coffre qui permet de tout réparer.
                      Aujourd’hui, la marque est tombée en désuétude. J’ai une Peugeot, et alors...
                      Toutes les voitures se ressemblent si on oublie quelques gadgets.
                      Gadgets qui lorsqu’ils sont éprouvés testés par tous deviennent naturel sur toutes les voitures, indépendamment de la marque ou du pays. 


                    • L'enfoiré L’enfoiré 30 juin 2013 14:36

                      @L’auteur,


                       Il y a une confusion potentielle entre le titre et l’article, d’après moi.
                       Est-ce que c’est la langue qui est en question ou le pays, la France ?
                       On peut être francophobe ou francophile, mais aimer ou ne pas aimer la France comme pays.
                       Une question de mentalité, de manière de vivre, n’a rien avoir avec la manière de l’exprimer.
                       Une sorte de patriotisme en quelque sorte.
                       Je me suis livré à ce genre d’exercice pour mon propre pays.
                       A vous de me dire ce que vous entendez par francophobe...
                       

                      • L'enfoiré L’enfoiré 30 juin 2013 14:38

                        A lire, « Le bûcher des vanités » (1 et 2)

                         smiley

                      • kergen 30 juin 2013 15:12

                        La détestation des Français.
                        Par exemple, les Anglais ou les Hollandais adorent notre pays...mais nous détestent.
                        Ils viennent d’ailleurs chez nous pour ne surtout pas se mêler à nous. Ils adorent nos paysages, notre cuisine, nos villages, notre fiscalité(hé oui) , notre sécurité sociale et même notre RSA pour dix mille rombière British pourtant propriétaires de maisons de plus de 500 000 euro, mais nous non, on pue.


                      • L'enfoiré L’enfoiré 1er juillet 2013 08:18

                        «  mais nous non, on pue. »


                        Comme je vous ai conseillé, les deux bouquins de votre compatriote Eric Zemmour. 
                        En faisant le topo de ces deux dernières années, il démontre que le mal n’est pas toujours venant de l’extérieur mais que le pépin qui fait mal, se trouve déjà dans le fruit.
                        Que vous aimez ou non, n’est pas important, mais il lève un coin du voile de ce sentiment que tout ce qui n’est pas français, vient manger le pain du Français. 
                        L’Europe n’est pas française. Il faudra s’en faire une idée.
                        Que les autres, parfois plus nombreux, ont parfois plus à dire démocratiquement que les Français.
                        Mais si vous ne me croyez pas, venez jeter un coup à mon prochain billet de cette semaine.
                        Nous on ne pue pas. Nous on sait qu’on est petit et on fait avec.

                      • L'enfoiré L’enfoiré 1er juillet 2013 08:44

                        Un de mes très vieux articles commençait par « Je Vous le dit d’avance, si vous n’avez, Français, pas le courage de lire ce qui va suivre ou n’aimez pas la critique, passez votre chemin. »


                        Avez-vous le courage aujourd’hui et je vous en donne l’adresse.


                      • L'enfoiré L’enfoiré 1er juillet 2013 15:50

                        Tiens, pas de question et de précisions à demander par ici.

                        Aurais-je caressé le poil dans le sens contraire ?
                         smiley

                      • L'enfoiré L’enfoiré 1er juillet 2013 20:21

                        Demain, 1ère sortie de l’Ommegang, je me devais de sortir quelque chose sur le sujet.

                        Comme je le disais plus haut, Eric Zemmour m’a donné des arguments.


                      • panio 20 décembre 2013 11:15

                        Excellent article ! C’est en effet une énigme que cet auto-dénigrement constant et ce mépris de soi-meme. Et de plus ces imbéciles pensent que cela fait « cool » et « moderne » alors que c’est totalement ringard et aussi ancien que l’histoire de France. Ils me font penser à ces « braves gens » qui sous l’occupation allemande vantaient la force,la discipline,voire la séduction des Allemands et adoraient ridiculiser leurs « pioupious » forcément laches et ridicules.C’est aussi l’histoire du « beauf » de Cabu des années 70 dont se délectaient une partie de nos soixante-huitards qui se pensaient « dans le vent » et ne pouvaient pas une seconde se représenter que les autres pays avaient droit au meme contingent de ce genre d’individus !Mais Cabu avait lui compris leur mécanisme et inventa « les nouveaux beaufs ».. C’est fascinant et désarmant.Par contre je suis moins optimiste au final car dans les siècles passés la France était une grande puissance et cela servait d’antidote à ces attitudes pitoyables alors qu’aujourd’hui objectivement elle ne l’est plus.

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