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Magic, la revue pop moderne fait son grand retour en kiosques

Après quelques mois d’interruption, la revue est réapparue dans les kiosques en janvier, redessinée des pieds à la tête : un nouvel éditeur, un nouveau rédacteur en chef, une nouvelle maquette et un savant mélange des plumes historiques de la revue avec de nouvelles venues.

En proie à des difficultés économiques, Magic avait cessé de paraître en avril 2016, après 21 ans d’existence. Mais l’interruption fut de courte durée : dès juillet, un lecteur de la première heure, Luc Broussy, a décidé de relancer le titre avec l’ambition de prolonger une belle histoire tout en lui donnant un nouveau souffle. Une campagne d’abonnement a été lancée en fin d’année dernière et a vu son objectif atteint en quelques heures seulement.

 

A la tête de la rédaction, on retrouve Vincent Théval, bien connu des anciens lecteurs. Pigiste de Magic depuis presque quinze ans il a défendu notamment une certaine idée de la pop et du folk américains. Il est aussi co-auteur du Nouveau Dictionnaire du Rock et a présenté pendant quatre ans l’émission Label Pop sur France Musique. Johanna Seban a rejoint l’équipe comme rédactrice en chef adjointe : membre de la rédaction des Inrockuptibles pendant treize ans, elle a eu l’occasion d’interviewer presque tout ce que le Royaume-Uni compte de songwriters inspirés et de musiciens à l’hygiène de vie discutable. Elle s’est aussi illustrée dans la littérature jeunesse. La quasi-totalité des pigistes historiques est de l’aventure, rejointe par de nouvelles plumes venues de journaux et d’horizons différents.

 

Magic paraît maintenant sous la forme d’un bimestriel de 132 pages organisé en trois parties. Les découvertes, les contributions d’artistes et le fameux cahier critique (avec plus de 70 chroniques de disque) font l’objet d’un cahier « repérage pop moderne ». Le second cahier, « revue pop moderne » est constitué d’articles, d’entretiens, de dossiers et de portfolios. La dernière partie, « rembobinage pop moderne » s’attaque à l’histoire de la pop et aux histoires : rééditions, livres, guide d’écoute et discothèque idéale.

Les journalistes promettent d’être pointus, curieux et accueillants, avec une palette de genres musicaux élargie et la volonté d’écrire un peu de l’histoire de la pop. Ils veulent donner la parole aux artistes et aux labels les plus excitants de notre époque, retracer le parcours de ceux qui les ont précédés, décoller les étiquettes pop, folk, chanson française, rock, hip hop, soul, jazz ou électro pour être en accord avec la façon dont la musique s’écoute aujourd’hui.

 

Le groupe Timber Timbre est en couverture du numéro de mars-avril. L’équipe s’est rendue en reportage au Canada et l’a rencontré chez lui avant la sortie de son quatrième album Sincerely, future pollution, prévue pour le 7 avril. Elle a également consacré un dossier à la scène de Montréal.

Premier extrait du nouvel album de Timber Timbre : Sewer Blues

Egalement au sommaire : la rencontre inattendue entre le trio punk français Cheveu et les rois du rock sahraoui Groupe Doueh, un joli portrait de la songwriter écossaise Vashti Bunyan qui raconte son parcours depuis ses débuts en 1970 jusqu’à ses nouveaux projets, un entretien et un dossier pour découvrir Thundercat, le récit des premières années de Daft Punk.

Dans ce nouveau numéro on découvre également un entretien exceptionnel avec Luz, témoin curieux et infatigable de concerts. L’ancien collaborateur de la revue revient sur les disques qui ont accompagné sa reconstruction après l’attentat de Charlie Hebdo. Il présente, non sans humour parfois, et avec quelques dessins inédits, les dix albums qui ont pris une place importante dans son difficile parcours pour réécouter de la musique. « La musique n’est plus quelque chose de naturel pour moi, après avoir passé quarante ans à ne penser qu’à ça. ». Le premier album qu’il a réécouté est « I believe in Miracles » des Jackson Sisters, puis il poursuit, naviguant entre les styles et les époques, avec Alain Bashung (Vertige de l’amour) « C’est surtout pour moi le plus beau morceau du rock français des années 70/80, en résonnance avec ma propre situation. », David Bowie (Blackstar), Philippe Katerine (Le Film), Lou Reed ou Neil Young.

Enfin, pour être complet, Magic la revue pop moderne, consacre aussi ses colonnes à Frànçois & The Atlas Mountains, au retour du groupe culte Grandaddy, et propose un guide pour découvrir le label Saravah ...

 

Le numéro 203 de mars-avril est toujours en kiosques. Prochain numéro en mai.


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2 réactions à cet article    


  • beo111 beo111 1er avril 19:13

    « Magic avait cessé de paraître en avril 2016, après 21 ans d’existence »

    Mais avant encore il y avait la revue magic mushroom, je crois qu’un pion de mon lycée y écrivait parfois.


    • Darks67 Darks67 2 avril 03:38

      C’étais la minute pub pour ce magazine sur Agoravox ?

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