• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > À ne pas coucher sur le papier !

À ne pas coucher sur le papier !

Un billet à dormir debout

On me prie de bien vouloir évoquer un sujet capital qu’il me convient ici de coucher sur le papier. Ce n'est pas sans émotion que je retire mon bonnet d’âne pour enfiler son homologue de nuit afin de venir vous bercer de quelques propos lénifiants. Tout fils de matelassier que je fus, j’ignorais tout alors de ce que faisaient les clients de mon père sur les matelas que nous leur livrions. Depuis, le poids des ans et de l’expérience me permet d’avoir un regard plus distancié sur la chose ce qui m’autorise ici à tenter d’éclairer votre lanterne.

Qu’il soit dans de beaux draps ou pas, le quidam ordinaire a sans doute trois manières de faire son lit et de s’y coucher. Tout le reste ne serait que littérature érotique, ce que je laisse volontiers à ma collègue d’écriture, plus prompte que moi à narrer ce qui se passe sous ou bien à côté de la couette. Mon grand âge sans doute me pousse à ne me préoccuper que de l'enveloppe charnelle du dormeur.

Pour se mettre au lit celui qui cherche le sommeil peut se vêtir d’un pyjama. Voilà bien là la forme la plus guindée qui soit, l’objet se déclinant en deux parties, une veste boutonnée rappelant sans doute la tenue de travail portée dans la journée accompagnée d’un pantalon le plus souvent assorti et parfois muni d’une braguette pour pousser la ressemblance avec l’état de veille plus loin encore.

Le pyjama diffère cependant de son grand frère le costume de jour dans sa volonté d’être toujours de mauvais goût et de rester dans le quant-à-soie. Qu’il soit à rayures ou bien à petits pois, il mélange les couleurs et les matières avec un sens inégalable du ridicule. Sortir dans la rue pareillement grimé vous met immédiatement sous le feu des regards amusés de vos voisins. Même lors d’un petit déjeuner entre amis, vous pouvez vous sentir ridicule.

La chemise de nuit conserve bien des adeptes à commencer par votre serviteur qui se met à nu pour satisfaire votre curiosité. Elle a le mérite de vous laisser libre la région pubienne qui peut parfois être sollicitée si par chance vous ne dormez pas seul. La chemise de nuit n’a pas de col, elle est d’une conception sommaire mais hélas, il est de plus en plus délicat d’en trouver sans les inévitables dessins grotesques que ne peuvent s’empêcher de déposer sur l’étoffe des fabricants sans nuance.

La chemise de nuit vous contraint par décence de revêtir un caleçon au lever du corps si vous ne voulez pas arriver par trop triomphant au petit déjeuner. C’est là, la seule limite qu’elle impose, nous ne pouvons lui en tenir rigueur et je lui garde éternellement ma préférence.

Les moins frileux, les plus amoureux, les mieux faits de leur personne ont renoncé à ces oripeaux nocturnes. Ils ont la nudité majestueuse, se privent de toute lingerie pour dormir du sommeil du juste et du stakhanoviste des turpitudes. Ils confondent ainsi le puits et le lit, sans doute parce qu’ils partagent leur couche avec une fontaine. Ils ne dorment à poings fermés qu’après avoir célébré le bonheur d’être deux dans un lit au milieu duquel la rivière est Durance.

Si vous échappez à ces trois catégories c’est que vous dormez habillé. Il convient de s’en désoler. Non seulement ce n’est pas très bon pour votre hygiène corporelle mais de plus cela atteste sans aucun doute d’une situation précaire. Les gens de la rue n’ont pas cette chance de pouvoir se vêtir d’une tenue de nuit, c’est là le privilège de ceux qui possèdent un domicile. À ce titre, il convient d’en apprécier la chance, la vie est rapidement à même de vous dépouiller totalement et de vous contraindre paradoxalement à dormir tout habillé. C’est un des nombreux paradoxes de l’existence.

Voilà, j’ai rempli ma mission. J’ai couché quelques lignes sur le papier pour évoquer ce sujet incontournable. J’espère que celui qui m’a mis au défi en sera satisfait. Je n’ai plus qu’à aller me coucher sur mes deux oreilles, le cœur léger et la conscience tranquille. Bonne nuit à tous !

Littéralement vôtre.

Documents joints à cet article

À ne pas coucher sur le papier !

Moyenne des avis sur cet article :  4/5   (12 votes)




Réagissez à l'article

34 réactions à cet article    


  • Si se mettre à nu nous donnait un surcroit d’authenticité, cela se saurait. Demandez au saurien.

    Les larmes du crocodile

    Si vous passez au bord du Nil 
    Où le délicat crocodile 
    Croque en pleurant la tendre Odile, 
    Emportez un mouchoir de fil. 

    Essuyez les pleurs du reptile 
    Perlant aux pointes de ses cils, 
    Et consolez le crocodile : 
    C’est un animal très civil. 

    Sur les bords du Nil en exil, 
    Pourquoi ce saurien pleure-t-il ? 
    C’est qu’il a les larmes faciles 
    Le crocodile qui croque Odile.

    Jacques CHARPENTREAU

    • C'est Nabum C’est Nabum 11 janvier 14:11

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      J’ai donc tout faux

      Je ne vais pas verser de larmes


    • @C’est Nabum

      Demandez à la femme fontaine, elle s’en chargera pour vous. Vous jouez, moi aussi. Mais continuez ainsi, j’ai besoin de vous pour la fin de mon roman. Normandie contre Orléans.

    • C'est Nabum C’est Nabum 11 janvier 14:22

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Je vous fait une petite place sous la couette


    • @C’est Nabum


      C’est l’avantage de la distance. Cela évite les « clash ». Un en 1988 m’a largement suffit. 

    • juluch juluch 11 janvier 12:29

      marrant !!


      Il m’es arrivé en manœuvre de rester en tenue jour et nuit.....sans se changer...of course !!

      sinon j’aime bien les bermudas....

      je viens de me lever là, viens de faire 14 h en nuit....  smiley

      salut à tous !!

      • C'est Nabum C’est Nabum 11 janvier 14:12

        @juluch

        Quelle chance

        14 h

        Je me réveille toujours à 5 h quelle que soit l’heure à laquelle je me couche


      • velosolex velosolex 11 janvier 12:37

        Le lit est la grande affaire du nil, et de la vie, qui y prend sa source. 

        A la fin, quand on a a marre de faire la sentinelle au coin des rues alors que tombe le soir, on s’y couche, et on attend Godot, ou Godotte, c’est selon les gouts. 
        Marcel Proust eut le temps d’écrire à la recherche, bien loin des jeunes filles en sueurs, persiennes fermées sur la rue d’où lui parvenait la rumeur. 
        Lit de fruits et de senteurs et d’extase, lits à charnières se repliant sous le poids de trop d’efforts conjugués avant le lit des mers plates, celle de la mer des sargasses, et des sarcasmes.
         T’en souviens tu mon âme des grands lits de Lavande, quand nous courrions à cheval blanc, à l’étage sans escalier dans cette maison en construction, adossée de l’épaule du Lubéron, ?...
        C’était dix ans avant la chute du mur. Un sac à dos qui traîné dans un coin. Dedans des slips sales qu’il faudra laver à l’eau froide.
         Dehors le chant des cigales assommait l’air comme un soufflet de forge ardent.
         J’étais allongé sur la peau de tambour du vieux matelas à rayures, qui vivait ses derniers jours.L’air embaumait d’un parfume de pèche et de melon. 
        En bas le scooter sur sa béquille. Des morves de nuages dans les rétroviseurs. Assez d’essence pour aller voir la mer. Le vent dans tes cheveux, ta main dans ma chemise. 
        Et Cézanne, avec son chevalet, tout en haut de la sainte victoire. 

        • @velosolex


          La forge de lourmarin. Sans Robert, Laurent-Vibert, Lourmarin n’aurait plus de Chateau. Il fut achété à « l »arrache", à savoir vingt quatre heures avant un riche américain qui désirait le démonter et le reconstruire aux Etats-UNIS. A Guy Friedlingstein (LA pierre de la Paix). Forgeron à Lourmain. Mon grand amour.

        • C'est Nabum C’est Nabum 11 janvier 14:13

          @velosolex

          Voilà des visiteurs étonnants dans ce petit lit non bordé


        • velosolex velosolex 11 janvier 14:24

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          J’ai connu le coin en 77 78. Quatre mois dans une grotte, à vivre à plein temps, avec ma Paimpolaise, un argentin, un fille un peu folle dotée d’une voix de soprano chantant "pétronille tu sens la menthe la pastille de menthe, un déserteur espagnol se languissant du pays, et dessinant des ombres au fusain. ;...Le feu de bois à l’entrée de la grotte, les bâtons de marche plantés, la casserole pour les pâtes, une autre pour le café. 
          On travaillait dans des expéditions de fruits et légumes, dormant sur de grands cartons, sdf sans le savoir, mendiants du pouce et du hasard, à une époque où bien des choses ne portaient pas le nom de malheur qu’elles ont aujourd’hui. 
          Souvent je pense aux demoiselles dansant immobiles sur la Durance, aux chênes verts couleur gris de payne s’abimant dans les cramoisis du soir, aux couleurs terre des sienne des collines, celles vermillon et, sanguine de Roussillon qui nous enflammaient les sens. Aux nuits passées dans les bores quand nous traversâmes les gorges de Regalon. 
          Oppéde le vieux, ses salamandres entre les pierres, et ses choucas. La bas la vieille demeure du marquis de Sade, dont nous n’avions rien lu, dans l’innocence des jours, Le tour de france de deux enfants avant de partir en Grèce passer l’hiver. Pourtant je me souviens bien moins de la Grèce que du Lubéron. Il ne faut pas faire confiance aux projets. 
          Et ce vieux plan du Lubéron avec des sentiers vertigineux connus des résistants que nous avait donné un vieil apothicaire. 
          Et l’odeur du fleuve chargée de garrigue et de thym, les Alpilles bleutées au loin qui nous faisait rêver au pays d’après, celui qu’on atteint jamais. 
           Luxe calme et volupté. Il ne faut pas revenir au pays qu’on a aimé. Même l’ombre a disparu. Le petit cloitre de Cavaillon où nous mangions des sandwich est entouré de vitrines. Je n’ai pas osé pousser plus loin dans le pays. Car Pétronille est partie à jamais. 

        • velosolex velosolex 11 janvier 14:41

          @C’est Nabum
          Les endroits où l’on dort restent une histoire à écrire.....Les lits les plus intéressants sont les plus larges possibles. J’aurais aimé traverser le pays avec madame de Sévigné,. Pas derrière une Harley sur la route 66, mais dans une diligence, à l’ancienne. J’a une grand livre d’images qui s’appelle « le voyage en france ». On y voit les vieux paysages d’autrefois, à travers de beaux tableaux baroques, pourvus de cieux vertigineux, et de quelques ruines sur le coté. C’est ce genre de livre qu’on distribuait naguère à la distribution des prix, avant que les grands nigauds ne dépossèdent les petits de César en consécration de toutes ces belles montées d’estrade, où nous repartions en fin d’année les bras chargés de rêves en images, et de livres sur le cochinchine et les déserts de miel. 

          Dans ce livre sacré, l’auteur raconte le quotidien des voyageurs d’autrefois. Les anglais emmenaient caisses : De quoi écrire, dessiner, peindre, boire, se changer...etc..
          Caisses de vins et collection des œuvres des Shakespeare....Le soir, on s’arrêtait dans des auberges. Les lits accueillaient plusieurs voyageurs à la fois, faisant connaissance entre les plis des draps, qui n’étaient évidemment pas changés chaque jour. 
          C’était une époque où le monde était vaste en plis de draps, avant qu’on ne passe ceux ci au fer à repasser.

        • @velosolex

          Manifestement nous avons parcouru les même sentes. Moi, en 1985 à Puyharas, près de Banon. Que de souvenirs,...Mais j’aétais sur les traces de mon grand amour juif polonais, psychanalyste et forgeron à Lourmarin, mort en 1983. Je viens de recevoir le livre écrit par le fils de César. Hélas, au moment de rentrer dans la Forge, celle étairtr déjà remplacée par une magasin de porcelaine. Quel choc !. J’était partie pour un stade de haute-lisse et me suis retrouvée devant un chavalet et un peu à la sculpture. Tombée amoureuse du sculteur, il m’a fait connaître toute la région, le Pays basque pour ensuite monter su PAris. 

          extrait du livre du fils. Les années passèrent. Et puis (Guy) tu es venu une dernière en novembre 1982 (j’étais à Bruxelles attendant son retour)....

          Amaigri mais radieux tu avais dit :

          -C’est pas beau ça, un 11 novembre au soleil, le cul dans le thym ! nous avons ri et nous avons ramassé du thym pour la cuisine à Bruxelle (ce brin qu’il m’a donné)
          Et puis, tu es partipour un ailleurs moins tourmenté, par un jour froid ! (7 ocotebre 1983), avec quelques gorgées de ce thym ramassé en Haute. Sur sa tombe, j’y ai déposés des violettes. Merci à alice.


        • Quel choc !. J’était partie pour un stage de haute-lisse et me suis retrouvée devant un chevalet et un peu à la sculpture. Tombée amoureuse du sculpteur, il m’a fait connaître toute la région, le Pays basque pour ensuite monter sur PAris. 


        • velosolex velosolex 11 janvier 15:11

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
          Passer de la forge à la porcelaine, est exactement le contraire des lois déplorables de la vie. 

          On commence à passer le col du Galibier, la fleur au dent, l’âme contente, en chantant les vers du poème « sensation », de saint Arthur, avant que les ombres s’allongent salement dans la purée du soir liebig. 
          Et c’est la saison aux enfers, sans les illuminations la chute dans le col du fémur, ou du restefond. Un bien beau passage là aussi entre la france et l’italie, tout au fond de la vallée de Névache.
           Ah, combien de fois ai je passé ce col de l’échelle ou s’enneige maintenant tant de pauvres réfugiés.
           En ce temps les gabelous surveillaient encore les bergers, passant des bouteilles de pastis dans la laine de leur mouton. Les transhumances ne sont plus ce qu’elles étaient. 

        • @velosolex

          Excusez mes fautes. Idem quand je peins. Mieux vaut ne pas être dans mon entourage immédiats. Plutôt Bonnard. Ma toile (ou le lit de mes passions) est devant et mes pinceaux voltigent comme dans la fameuse scène de Johnny Depp quand, il coupe les cheveux (Edouard aux mains d’argent). J’ai hâte d’installer mon atelier. Il va falloir couvrir les murs de plastic.

        • velosolex velosolex 11 janvier 16:08

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
          Je me souviens bien de l’exposition Bonnard à Paris, ce devait être en 84 à Paris. Une révélation, une gourmandise. A consommer avec « children’s corner, de Debussy. 

          Quand à Edouard, ce fut ce copain, qui couru toute sa vie après la gloire de son père, un bon peintre des bords de seine, et qui finit sans signer son dernier tableau comme Modigliani avait su le faire. 
          Il ne faut pas se pencher trop par les fenêtres et les tableaux........
          No pericoloso sporgessi ! Je l’ai connu cet été 77 qui fut celui des météores. Il fit juste carrière mais courte près d’Aubusson, à tirer des bords entre commandes et conquêtes, l’un gonflant en ego ce que l’autre domaine des dieux ne lui donnait pas toujours. 
          Je le gardais pour ma retraite, ce vieux copain qu’on aime retrouver à l’ombre d’une tonnelle. Mais les vaches du plateau de Millevaches avaient bien plus de sagesse que lui. 
          Et l’ombre de son père éteignit les couleurs, avant que les caresses des dentellières.et leurs points ténus, n’aient le temps de le rattraper par le col.
           Il y a des jours où il vaut mieux rester couché, bordé de frais en pensant à son enfance, et à attendre sagement le thé, et le goûter de quatre heures. Comme dans le » silence des maisons tranquilles".de Matisse. Une peinture parfaite, avec un nom parfait, faite par une peintre portant un mot en osmose. Parfois la vie semble être au diapason des songes, et les dieux malicieux vous envoie leur trapèze. Matisse : Il a en lui une saveur cristalline, deux touches de lumière éteinte et un aplat de soleil. Bonnard porte en lui les coupes de fruits aux couleurs écrasées de fruits rouges et aux chairs vibrantes sous le soleil. Et l’odeur de thérébentine et de fard du liban vous emplie la bouche. 

        • @velosolex


          Merci, votre univers est le mien (après les eaux scabreuses de la Loire, trop polluées). J’ai acheté un Bonnard aux enchères pour une croûte pain. Une vielle femmes enveloppée de son châle noir, un chat (ou une chatte) à ses pieds. Mais ma plus grande osmose fut celle avec Gauguin en 1989. J’ai fais deux fois l’aller et retour entre Bruxelles et Paris (files de deux heures d’attente). Sur la route : Marin Marais. Née le même jour que Jean M. Autre anecdote à propos de celui-ci et de Cocteau. Confonfu avec MAsson. Qui est l’auteur de la chanson de Julien Clec : le séparés. C’est dans la biographie d’André Masson. Proche de Mabille.

        • @velosolex


          La mère de mon beau-père, qui m’a élevée s’appelait Adrienne Revelard. Quel nom pour une vie consacrée à la poésie. 
          Au combat j’ai brisé ma lance : PoèmesAdrienne REVELARD ; fusain de Désiré HAINElivre
          (1968)

        • @C’est Nabum


          Quand mon forgeron m’a intiée aux Mystère d’Eleusis il y avait en permanence un poster de Snoopy couché sur sa niche : L’amour, toujours l’amour.,...) Il m’inspire ce Vélosolex. La mienne était une puch. Merci de nous avoir prêté cette couche pour nos échanges littéraires ou terreau. Pas terroriste.

        • C'est Nabum C’est Nabum 11 janvier 16:50

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          Continuez ma chère
          Snoopy vieille sur nous


        • Chapitre XIII


          La Mort du peintre.

          Bruxelles se réveille dans une brume froide et ouatée. Par la radio, Olga apprend qu’un incendie s’est déclaré en pleine nuit au Canal de Willibroek. Une péniche a explosé. Il aurait un mort. D’après les éléments retrouvés sur place, il s’agirait d’un peintre.
          Ils ont réussi à l’identifier, son nom est Burgrave.
          Au mêmemoment le facteur sonne pour livrer un grand colis. Après l’avoir ouvert, Olga reconnaît le tableau de la femme aux crustacéx, représentant probablement la mère de Jean et de Mérope. Madame burgrave née Neuville, ainsi qu’un tableau plus récent : un homme en chemise bleue assis de dos et peignant une fmme accoudée au bastingage d’un bateau. Le second tableau est Burgrave.
          Ainsi, Jean n’était pas parti en Amérique.

          De retour dans la librairie de Monsieur Lampe, Olga fait un long récit de ses découvertes. Lucien est très impressionné par le lien qu’Olga fait entre Madame Burgrave et Mérope, la femme assassinée dans le phare en Normadie..

          En partant de l’hypothèse de Monsieur burgrave et burgonde sont la même personne : un avocat qui s’était refait une nouvelle vie, la cononance des noms étant très proche, Olga pouvait reprendre le fil de son enquête. Ce qui expliquerait également que certains tableaux sont signés Birgrave et d’autres Burgonde. Olga (en souvenir d’OLGA BANCIC) pouvait aussi relier les deux histoires, celle d’avant et après l’incendie de l’Arcadie dans la nuit du 3 au 4 décembre 1928. Il ne lui restait plus à présent qu’a suivre une autre piste, celle d’une certaine Mademoiselle Neuville, mère probable de Jean Burgrave, décédé cette nuit dans le feu d’une nuit spectrale.


          • La mort au tarot Chapitre XIII


            La Mort du peintre.

            Bruxelles se réveille dans une brume froide et ouatée. Par la radio, Olga apprend qu’un incendie s’est déclaré en pleine nuit au Canal de Willebroek. Une péniche a explosé. Il y aurait un mort. D’après les éléments retrouvés sur place, il s’agirait d’un peintre.
            Ils ont réussi à l’identifier, son nom est Burgrave.
            Au même moment le facteur sonne pour livrer un grand colis. Après l’avoir ouvert, Olga reconnaît le tableau de la femme aux crustacés, représentant probablement la mère de Jean et de Mérope. Madame Burgrave née Neuville, ainsi qu’un tableau plus récent : un homme en chemise bleue assis de dos et peignant, une femme accoudée au bastingage d’un bateau. Le second tableau est Burgrave.
            Ainsi, Jean n’était pas parti en Amérique.

            De retour dans la librairie de Monsieur Lampe, Olga fait un long récit de ses découvertes. Lucien est très impressionné par le lien qu’Olga fait entre Madame Burgrave et Mérope, la femme assassinée dans le phare en Normadie..

            En partant de l’hypothèse de Monsieur Burgrave et Burgonde sont la même personne : un avocat qui s’était refait une nouvelle vie, la consonance des noms étant très proche, Olga pouvait reprendre le fil de son enquête. Ce qui expliquerait également que certains tableaux sont signés Burgrave et d’autres Burgonde. Olga (en souvenir d’OLGA BANCIC) pouvait aussi relier les deux histoires, celle d’avant et après l’incendie de l’Arcadie dans la nuit du 3 au 4 décembre 1928. Il ne lui restait plus à présent qu’a suivre une autre piste, celle d’une certaine Mademoiselle Neuville, mère probable de Jean Burgrave, décédé cette nuit dans le feu d’une nuit spectrale.

            • C'est Nabum C’est Nabum 11 janvier 14:13

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              à suivre sans doute


            • Mon lit, c’est toute ma vie. Le peintre belge Léon Spilliaert y a peint toutes ses oeuvre. Je ne vais pas jusque là.Mais je me souviens aussi de certaines phobies de mon enfance. Le cadavre sous le lit (TOC). Ou pire après avoir vu le feuilleton : Capitaine TROY. J’allais sabs cesse vérifier qu’il n’y avait pas de scorpion au fond du lit. Il m’arrivait même de dormir les genoux repliés. Petite confidence sur l’oreiller.


              • C'est Nabum C’est Nabum 11 janvier 16:45

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                Je peux atténuer vos phobies par ma présence rassurante en ce lit


              • @C’est Nabum


                Je n’avais pas encore lu Freud. Vous ne savez pas ce que c’est à neuf ans de défaire plusieurs fois son lit pour vérifier qu’un monstre tel que vous ne s’y trouve pas. Pourtant vous êtes Vierge-balance.

              • velosolex velosolex 11 janvier 16:54

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                « Qu’on soit de la balance ou du lion, on s’en balance, on est des lions » (leo ferré)


              • @velosolex

                Oui, mais la majorité de mes planètes sont en scorpion. Il m’a fallu apprivoiser ces phobies. Genre : Fort Boyard (pas boyau,...).


                • Decouz 11 janvier 17:11

                  Une autre solution, pas pyjama, pas robe de chambre, pas nudité complète, pas habillé, garder les sous-vêtements, mais votre article m’a incité à faire quelques recherches. Cette solution n’est pas recommandée pour les hommes, car elle donne trop de chaleur à cette partie qui doit rester au frais, ni pour les femmes, à cause de problèmes d’hygiène.


                  J’ai une « Histoire de la pudeur », pudeur dans différents domaines, vêtement, art, lieux de bains, paroles... :

                  Il n’est question que de nos contrées, même principalement de la France, ce sentiment variant selon les cultures, mais il y a eu beaucoup de changements d’une époque à l’autre ; pour le sujet du lit, il s’est trouvé des époques où le corps ne devait pas se montrer même dans l’intimité, la chemise de nuit comportait un trou devant pour l’usage de l’acte sexuel, qui devait être assez bref et sans fioritures.

                  • C'est Nabum C’est Nabum 11 janvier 19:29

                    @Decouz

                    autour de ce trou parfois une phrase brodée

                    « Dieu le veut ! »

                    qui marquait à quel pont on devait s’amuser dans les chaumières


                  • Je suis la femme-peignoir. Mais toujours la classe. Velours, soie, de toutes les couleurs. Mais lin (Nil) reste mon fil à femme préféré.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès



-->