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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Cause animale : le livre que ne lira jamais Macron et que détestera (...)

Cause animale : le livre que ne lira jamais Macron et que détestera l’extrême-droite

Un livre contre la chasse ; un livre contre la vivisection ; un livre contre les abattoirs, contre cette « tournante généralisée qu’est le viol du monde animal » ; un livre qui humanise les Roms, déshumanise la répression policière : pourquoi en effet Monsieur Macron lirait-il Chronique d’un activiste de la cause animale ? Il s’agit pourtant de l’un de ces ouvrages essentiels, contant l’histoire haletante, stupéfiante, de plus d’une décennie de lutte pour les animaux et la nature. Préface du cinéaste Jan Kounen. Fiche de lecture.

Chats crucifiés, Front de libération animale, chasses sanglantes, inutiles, cruelles, animaux de laboratoire tabassés par des scientifiques en folie : territoires de sauvetage d’un activiste

Tout commence par une rencontre : celle d’une sauveuse de chats propre sur elle qui se révèle une activiste chevronnée la nuit. Découverte d’un trafic via une clinique vétérinaire, raid au fond d’une campagne glauque sur la maison de « Cruella », dont le passe-temps est d’ouvrir et de refermer à la chaîne des chats « sans raison médicale apparente ». Echec. Puis c’est la découverte de l’Animal Liberation Front. Une première action a lieu vers un abattoir vétuste en région parisienne, où les activistes manquent de peu de recevoir une volée de barres de fer. Retour à la case départ, découverte des sabotages de chasse. Puis c’est l’Europe, la Hollande, la campagne « Stop Hundington Animal Cruelty » (Shac). Echos médiatiques : le Financial Times écrit « Un petit groupe d’activistes réussit là où Karl Marx, la Bande à Baader et les Brigades rouges avaient échoué ». Souvenez-vous : le laboratoire Huntingdon Life Sciences (HLS), ce labo de Cambridge rendu célèbre par une vidéo sur YouTube où l’on voit un laborantin tabasser à coups de poings un petit chien (voir ici). Pour l’auteur, c’est l’arrestation, le fichage comme terroriste. Bref, il devient un habitué des fichiers de la DGSI en France (ex « Renseignements généraux »).

Un anti-raciste contre les mafias roms et pour les mendiants roms

De retour à Paris, l’auteur, "Archétype" (voir ici sa page sur Facebook) tombe sur « Séraphine », spécialiste du « retrait de leurs animaux aux sans-abris roms ». Dès lors, il découvre un réseau de parrains, qui règnent à la matraque sur des dizaines de mendiants, auxquels ils prêtent chats et chiens, qui semblent alors avoir remplacés les bébés et jeunes mères pour capter la charité publique. Commencent six années où, sous les déguisements les plus divers, l’auteur et ses acolytes s’emploient à kidnapper les animaux, les placer, repartir en chasse, tandis que les réseaux se contre-organisent : le trafic de chiens inter-européen s'accroît pour compenser les animaux retirés, presque aussitôt remplacés, les mendiants qui se sont laissé arracher leurs animaux sont terrorisés, battus, des guetteurs se mettent en place, des complicités s’étendent à tel point que l’auteur découvre un parking parisien dont le dernier sous-sol est réservé aux réseaux, la nuit, qui s’y installent avec voitures, mendiants, chiens, couchages et nourriture. L’aventure se termine avec l’attentat du Bataclan, les états d’urgence et l’arrestation du petit groupe. Quand les Roms nous retournent notre image et nous convient à nous remettre en cause…

La violence de la répression contre les écolos de terrain, contrepoint du « viol de la nature » ?

Sur le plan juridique, l’auteur souligne comment il a été progressivement chassé des sabotages de chasses et des campagnes contre les tests sur les animaux par une législation aux ordres. Exemple, la chasse  : « … leur véritable riposte fut juridique. Ils firent jouer leur pouvoir politique et les amendes pour stationnement interdit commencèrent à pleuvoir sur les saboteurs garés (certes quelque peu à l’arrache) non loin des propriétés privées sur lesquelles se déroulaient les chasses. Puis en peu de temps, un décret fut introduit dans le « Code de l’environnement » (notez la subtilité) qui fit passer l’entrave à la chasse pour un délit. L’article 2 nous dit que « Le ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, et la ministre d’Etat, garde des Sceaux, ministre de la justice et des libertés, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret ». Il faut croire que nous menacions l’écosystème lui-même. » En tout cas, ils menacent l’éco-système agro-industriel : ainsi, les activistes assez extrêmes des campagnes anti-vivisection feront les frais d’une législation renforcée à l’échelle européenne… Quant à la lutte de l’auteur contre les trafics de chiens et chats des mafias, elle sera arrêtée par les états d’urgence. Le répression a toujours accompagné les écolos de tous poils et de toutes plumes : ce sont Monsieur Hollande et le premier état d’urgence qui interdisent aux associations de défiler lors de la conférence de Paris sur le climat, fin 2015 ; au barrage de Sivens, la violence policière fait un mort, à Notre-Dame-des-Landes, à Bure, c’est une répression forte, violente, méthodique, tandis que Nicolas Hulot s’agite oralement. Pour autant, les choses ne sont pas univoques : la législation environnementale de l’Union européenne permet de multiplier les recours contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ; des policiers constitueront une brigade animale bénévole à Paris. Pour autant, il n’y a pas de « Grand débat » sur la répression, où les décisions concenant le "developpement durable" sont déjà optées (le développement durable, c'est ainsi sans doute que l'on appelle la nature. Par extension, je suppose que l'on y met la chasse) (voir ici).

La cause des Roms rejoint-elle la cause animale : dissociation ou fusion ?

L’auteur a pleinement conscience des risques éthiques de sa cause : moralement, peut-on retirer des chats ou des chiens à un mendiant s’ils sont ses seuls subsides ? Il répond oui si le mendiant est exploité par un réseau mafieux et semble avoir veillé méthodiquement, avant chaque "retrait", qu’il en soit ainsi. Son action (ce livre est surtout de l'action, tirée vers le haut par des points philos parfaits à mon sens) souligne combien l’homme et l’animal sont niés et confondus dans la même exploitation, mis hors sol dans des villes indifférentes et elles-mêmes hors-sol. Ô élevages hors-sol. Il souligne la dissociation entre le statut de l’animal, selon qu’il soit un familier, où le produit d’une extermination de masse. C’est donc à une réflexion profonde sur notre nature et la nature qu’il nous convie. Mais son échec me paraît contenu au départ par les risques de cette dissociation morale, ce hiatus, qu’il vit lui-même de plus en plus douloureusement.

Et Mme Le Pen dans tout ça ? Quand elle tente d'exploiter la cause animale

Goebbels promettait les camps d’extermination à ceux qui maltraitaient les chiens et chats (voir ici), et une partie de l’extrême-droite est « écolo », comme en témoigne par exemple les ouvrages de l’ambigüe Hervé Juvin, numéro cinq sur la liste aux européennes présentée par Mme Le Pen (voir ici). Ce que « Archétype » souligne, à travers de multiples anecdotes, c’est que la haine des mendiants Roms et la compassion envers leurs animaux font bon ménage dans certain milieu. On veut expulser les Roms, mais on chouchoutera leurs animaux : c’est cela notre identité ? Cette confusion des genres piégera l’auteur, inconstestablement anti-raciste. Et signera une descente aux enfers médiatique qu'il a su relater avec distance et humour, montrant en écho la construction de sa propre identité, entre respect de tous et conscience organique de ce qu’est la nature, et même de qui est la nature.

Conclure : pourquoi l’extrême-droite et Macron ne peuvent-ils pas préempter la cause animale

Un récit cru, rapide, brillant, cauchemardesque, à hurler de rire. La vie, quoi ! Comme l’écrit en préface Jan Kounen, « Ce livre parle de notre époque et la regarde par une fenêtre inconnue pour moi ». Un livre comme une série d’univers emboîtés, où l’on passe des shootings de Laetitia Casta, d’Audrey Tautou (l’auteur a été l’assistant d’un photographe connu), aux parrains de la mafia, aux balances et « serrures » des « flics », en passant par toutes les conditions animales. L'auteur semble avoir fini par connaître le "Tout-Paris", sans guère y attacher d'importance, plein de gens en tout cas fascinés par cette trajectoire, extrême mais humaniste, les profondeurs de pensées que "Archétype" retire de ses actions, sa vision du réel et de la conscience animale à travers ses états de conscience modifiée (autant de thèmes qui le rapprochent d'un cinéaste comme Jan Kounen, ou Anne Paris, compagne de celui-ci. Jan Jounen, connu notamment pour Mère Océan, Blueberry, l'expérience secrète) (voir ici). Ce « Robin des bois » (selon le Préfet de police de Paris), est accompagné d’une série de personnages tous plus cocasses, délirants, touchants les uns que les autres. A lire d’urgence (en numérique, mais pour un prix très raisonnable).

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Cause animale : « Chronique d’un activiste de la cause animale, l’Archétype du sauveur »
Un livre choc, un document coup de poing.

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38 réactions à cet article    


  • samy Levrai samy Levrai 12 mars 17:41

    Je préfère me pencher sur la cause humaine qui est très mal traitée par les enfumeurs à coup de causes animales, féminines, climatiques,... On oublie les millions de morts qu’on pu faire nos guerres néo coloniales au Moyen Orient et autour mais on s’extasie sur l’adorable petite boule de poil .


    • Super Cochon 13 mars 11:32

      L’un n’empêche pas l’autre , on peut être contre les guerres Néo-coloniales Israelo-américaines et soutenir la cause animale ! ............ Ce qui me fait rire , c’est le contenu de l’article mensonger . Exemple , on ne peut pas soutenir le multiculturalisme islamique et défendre la cause animal , faut faire un choix !

      .

      Selon les critères d’étiquetage du Système Gaucho-mondain , je suis un mec d’extrême droite , et je soutient la cause animal !


    • Gasty Gasty 13 mars 12:51

      @Super Cochon

      L’un n’empêche pas l’autre bien sûr, à condition de savoir faire la part des priorités. Un végan ne sait pas. Un végan est subjugué par les animaux domestiques, il n’est pas capable de s’apercevoir que s’ils étaient sauvages, soit ils s’enfuiraient à leurs approche, soit ils se feraient piétinés ou bouffés.
      Les animaux qu’ils côtoient sont des animaux de fermes ou de zoos avec leurs dresseurs, bref tous ce qu’ils refusent normalement dans leurs slogans. Vive les bisous !


    • Croa Croa 13 mars 14:10

      À samy Levrai,
      T’as pas lu l’article ! L’activiste en question se préoccupe aussi du sort des gens notamment quand leur mauvais sort est lié, par exemple les mendiants maqués avec chiens.


    • totof totof 13 mars 15:12

      @samy Levrai
      On ne peut pas mettre sur le même plan la cause animale et des courants néo-fascistes comme le féminisme. Je pense que les causes peuvent se rejoindre dans l’anti-capitalisme et la création d’un régime démocratique en France et ailleurs. Si les animaux sont les martyrs de notre époque, c’est à cause du mode de production capitaliste. C’est lui qu’il faut tomber et il ne faut donc pas opposer la cause animale à la protection des humains dans un système inhumain. C’est en fait le même combat.
      Du coup, les militants type L214 se plantent quand ils font chier le petit boucher du coin. Il faut qu’ils s’attaquent au mode de production, donc au système d’accumulation du capital, donc à la bourgeoisie propriétaire des moyens de production. Instaurer une démocratie en France serait un moyen de mettre un terme à l’hégémonie de la bourgeoisie : donc ils leur faut aller sur les ronds-points avec les Gilets Jaunes pour défendre le RIC. Et là, petit mot à l’auteur, ils se rendront alors peut-être compte qu’il y a des gens bien à l’extrême-droite, qui sont honnêtement touchés par le malheur des animaux dans le mode de production actuel.


    • samy Levrai samy Levrai 13 mars 20:52

      @Croa
      les pauvres bêtes dormant dehors dans le froid, se nourrissant de ce qu’elles trouvent... à cause de leurs maîtres !


    • dixit la vévéritude 13 mars 21:05

      @samy Levrai
      Bonsoir, c’est absolument ce que je pense,car l’utilisation des prétextes animaliers ou de défense de la nature a plus de valeur que les humains !! et oui !
      Alors que la nature a été modifié par les hommes depuis des centaines d’années.. et qui pourrait prétendre connaitre la nature a remettre en place ?qu’elle est telle ? Ils sont forts je trouve.Et encore ils se montrent bien souvent sous l’étiquette de scientifique ?Ce n’est que pour détourner l’attention de ce qui devrait nous déchirer le cœur et nous pousser a agir normalement,défendre nos congénères.Et tout ce beau doit se penser humaniste ,« progressiste » qui est souvent le terme largement employé,non ?


    • Dom66 Dom66 14 mars 00:26

      @samy Levrai

      Salut samy Levrai,

      Vous avez raison, MAIS, l’un n’empêche pas l’autre,


    • samy Levrai samy Levrai 14 mars 09:32

      @Dom66
      Salut Dom, tu sais faire la part des choses, j’en connais beaucoup trop qui ne savent pas la faire.


    • dixit la vévéritude 14 mars 13:22

      @samy Levrai
      Bonjour, je me permet de te demander de préciser ce qu’est la part des choses en clair et décodé.Merci


    • samy Levrai samy Levrai 14 mars 14:10

      @dixit la vévéritude
      hiérarchie de valeurs, avec l’Homme au sommet tant que nous existons encore.
       


    • Dom66 Dom66 14 mars 14:48

      @samy Levrai

      Oui c’est exact beaucoup trop ne savent pas faire la part des choses, c’est ce qui est dommage d’ailleurs, l’homme est toujours confronté à un dilemme.

      Moi j’aime beaucoup les animaux, mais j’aime l’homme, sauf ......nazis Daesh et compagnie, dans le même genre. 

      Question fondamentale : Je suis en face d’un SS qui vient de tuer une femme et son enfant, et à coté un animal pas sympathique, le quel des deux je butte ?

      Aucune hésitation je butte le SS, et je sais toi aussi. smiley


    • samy Levrai samy Levrai 14 mars 17:52

      @Dom66
      Je ne me vois pas faire du mal a un animal, ni le maltraiter et l’homme est mon animal favori. 


    • foufouille foufouille 12 mars 17:46

      je me demande ce que prend l’auteur de ce livre en dehors de son manque de b12.


      • Pierre-Gilles Bellin 12 mars 19:16

        Certes, mais en même temps comme vous n’avez pas lu le livre, c’est juste histoire de parler. Pierre-Gilles Bellin
        @foufouille


      • foufouille foufouille 13 mars 09:03

        @Pierre-Gilles Bellin
        je ne lis pas ce genre de bouse écrit par une personne malade. d’ailleurs il n’y a pas de lutte contre l’égorgement pratiqué par certaines religions.


      • Pierre-Gilles Bellin 14 mars 19:38

        @foufouille
        Parler sans savoir, bien sûr. Vous préféreriez probablement qu’on s’obsède sur l’égorgement hallal, comme cela vous ferez passer votre message identitaire


      • Attila Attila 12 mars 18:31

        Les premières lois prises par les nazis lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir concernaient la protection de la Nature et des animaux, l’interdiction du gavage des oies, etc.

        Gafer les jambres à kaz ? Ya !

        Gafer les oies ? Nein, z’est drop gruel !

        .

        C’est pas parce qu’on idolâtre les animaux qu’on est attentif aux humains. Les militants de la cause animale sont des fanatiques complètement ravagés.

        .


        • exocet exocet 12 mars 20:56

          @Attila
          proverbe bien connu : « Qui n’aime pas les bêtes n’aime pas les gens ».
          De même il est prouvé que les psychopathes tortionnaires de femmes ou d’enfants ont souvent commencé par torturer des animaux.
          Donc ne pas opposer l’amour et le respect des bêtes, et l’amour et le respect des humains : c’est la même cause à défendre !


        • Attila Attila 12 mars 21:19

          @exocet
          Mon message démontre le contraire de vos affirmations : l’amour des bêtes n’empêche pas la haine des hommes. Et j’en rajoute une couche : Hitler était végétarien :
          Adolf Hitler suivait un régime végétarien. Elle était bien placée pour le savoir : pendant deux ans, elle a goûté les plats du leader nazi avant lui, afin de vérifier qu’ils n’étaient pas empoisonnés
          .
          C’est vous qui m’avez mis une pétoile ? C’est minable !

          .


        • Croa Croa 13 mars 14:19

          À Attila,
          Arrête tes mensonges ! D’ailleurs tu ressemble à Hitler, lui aussi est un grand menteur et comédien.  Les gens sincères savent que la souffrance est une et indivisible, qu’elle soit exercée contre les homme ou les autres animaux. Ce sont les imposteurs qui font une différence et effectivement Hitler par exemple mais il s’agit là d’une nécessité pour soigner son image c’est tout.


        • Attila Attila 13 mars 18:12

          @Croa
          Message lamentable d’imbécilité.

          .


        • samy Levrai samy Levrai 14 mars 14:21

          @Croa
          Tu pètes les plombs, le volatile ? Hitler n’était pas végétarien ? en quoi Attila mentirait il ?
           Tu es contre la peine de mort et pour les assassinats ciblés, comme c’est la mode ? pour les guerres humanitaires ? combien vaut une vie humaine ? la même chose que celle d’un animal ? si un homme et un animal souffrent lequel aides tu ? 
          Je trouve les conditionnements médiatiques plutôt à chier.


        • karibo karibo 12 mars 22:29

          Rien que le titre suffit à être lu , pour interpeler l’ auteur et l’ accuser d’ amalgame de stigmatisation, et de dénigrement .

          Encore de ces endoctrinés de la pensée unique , persuadés de détenir la science infuse et ceux qui ne pensent pas de même ne peuvent qu’ etre conspirationniste, djihadistes, frondeurs, allez populiste/facho .

          Pauvre embrayage et c’est à ça que l’ on donne le diplôme bon chien-chien à son mèmètre ...


          • Pierre-Gilles Bellin 12 mars 23:29

            @karibo
            Oui, en effet : Mme Le Pen tente bien de reprendre la cause animale et de préempter l’écologie, même si l’on sait que c’est juste du marketing électoral. Sinon vous avez été sur le terrain, comme l’auteur ? Je suppose que pour parler aussi exactement de cet ouvrage, c’est que vous l’avez lu ?


          • Julien S 13 mars 07:46

            La maman du poisson je l’aime bien avec du citron.


            • amiaplacidus amiaplacidus 13 mars 09:59

              Je commencerais à prendre au sérieux ceux qui s’opposent à l’expérimentation animale lorsqu’ils signeront un engagement ferme et définitif (et que le corps médical respectera un tel engagement) de refuser tout médicament ou traitement qui aurait été mis au point grâce à cette expérimentation, c’est à dire, en fait, de refuser tout simplement n’importe quel soin médical.


              • Croa Croa 13 mars 14:26

                À amiaplacidus,
                J’espère que tu évites de prendre de l’aspirine ? Si on avait appliqué à ce médicament les règles stupides actuelles de mises sur le marché il serait interdit ! (Ça tue certains animaux.)
                L’animal non humain est un mauvais modèle. Il vaut mieux s’en passer.


              • amiaplacidus amiaplacidus 14 mars 05:41

                @Croa
                Je prends 100 mg d’aspirine tous les jours depuis maintenant 5 ans. Sans inconvénients, à part une augmentation de la fluidité du sang, ce qui est d’ailleurs l’effet recherché.

                Il y a quelques semaines, j’ai vu une émission télé sur la reconnexion de la moelle épinière chez des accidentés par implantation d’électrodes de stimulations, électrodes pilotées par microprocesseur. Sur le cas présenté dans l’émission, on passe d’un homme (en essai clinique) cloué en chaise roulante à un homme qui marche, certes péniblement, à l’aide d’un exo-squelette, arrive même à monter des escaliers.
                Pour en arriver là, il a fallu passer par une étape sur des rats. Étape qui est présentée dans l’émission, on y voit un rat, auquel on a préalablement fracturé la colonne vertébrale, avec des électrodes plantées dans le dos, qui apprend à marcher.

                Sans aucun doute, les rats ont passé des moments pas vraiment agréables et sans savoir pourquoi. Mais cela permet à un être humain de remarcher.

                Alors je vous pose une question, imaginez que vous êtes victime d’une accident, vous avec une rupture de la moelle épinière (ce que. bien évidemment, je ne vous souhaite pas), il y a une possibilité de traitement, possibilité découverte grâce à expérimentation animale, que faites-vous ? Vous acceptez le traitement ou non ?

                Allons un peu plus loin, êtes-vous volontaire pour que l’on vous fracture la colonne afin de développer un traitement, grâce à l’expérimentation humaine, pour les dizaines de milliers d’accidentés français qui ne peuvent plus marcher ?


              • Pierre-Gilles Bellin 14 mars 19:44

                @amiaplacidus
                Vous posez une vraie question : mais pourquoi juste parler de rats ? Quand l’armée française a envoyé de pauvres types mains nues sur des sites d’essais nucléaire (dont certains juste pour récupérer des affaires oubliées par des gradés), et qu’on a caché les raisons de leur mort à leurs familles, c’est évident que nous sommes tous des rats.


              • jymb 13 mars 13:18

                Je n’ai rien compris à ce galimatia verbeux 

                désolé 


                • karibo karibo 13 mars 13:55

                  Tiens je vais en parler à cette gôcho de B Bardot , à moins que vous ne préfériez notre « ami » BHL ? 

                  Pour le formatage vous avez suivi des cours accélérés c/° Berlitz ?


                  • Pierre-Gilles Bellin 13 mars 20:58

                    @karibo
                    Ni l’un ni l’autre. je bossais juste à côté du type qui écrivait les discours de M. le Pen quand celui-ci régnait sur l’entreprise familiale qui deviendra « Rassemblement national », dans le tradition (c’est au moins ça) dynastique classique, sur fond d’histoires d’argent. Très sympa, d’ailleurs le type, très drôle et on pouvait compter sur lui. Puis j’ai bossé pour Hervé Juvin : moins sympa, mais bonne immersion dans le monde du capitalisme. Grandes discussions sur l’éthique et démission quand je me suis aperçu que l’un de mes audits avait été utilisé pour virer une bonne poignée de personnes. Puis sinon immersion en fachisme profond lors d’une prépa militaire. Sinon, oui c’est un peu comme Berlitz : vous apprenez le vocabulaire. Et vous ? Pour manipuler ces poncifs, vous avez suivi une formation en complotisme ?


                  • Emohtaryp Emohtaryp 13 mars 14:10

                    « Cause animale : le livre que ne lira jamais Macron et que détestera l’extrême-droite »

                    Bonjour,

                    J’ai envie de dire qu’il n’y a aucune différence entre « l’extrême droite fascisante » et la macronie...

                    Concernant la cause animale, il n’y a aussi aucune différence entre ce qu’on appelle les « droits de l’homme » ou le « droit des animaux »...Celui qui respecte l’animal est plus enclin à respecter le droit des hommes et vice versa !

                    On juge une société à la façon dont elle considère le respect de l’animal, de la nature au même titre qu’elle respecte celui des gens, autant dire que l’on est bien loin du compte au jour d’aujourd’hui.....Vous avez tout à fait raison !


                    • Pauline pas Bismutée 13 mars 15:13

                      Aux détracteurs de la cause animale

                      Hitler était un homme malade (pas seulement des boyaux de la tête) et était végétarien sur les conseils de son toubib. Surtout ne citez pas les minables végétariens par choix (Tolstoï, Leonard de Vinci, Gandhi, et.)

                      Mieux vaut manquer de vitamine B12 (que l’on trouve dans les fromages, céréales, lait de soja etc..) que d’empathie ou de cellules grises (plus difficiles à trouver que la vitamine B12)

                      Et avant qu’on m’emmerde, j’ai fait du volontariat avec des humains (dont personnes affectées de tuberculose, lèpre ...) mais pas avec des animaux … quoique, à lire certains commentaires dans Agora, ça va sûrement venir … smiley


                      • Attila Attila 13 mars 22:03

                        @Pauline pas Bismutée
                        "Aux détracteurs de la cause animale "
                        Où ça ? Pas ici en tout cas.
                        Nous nous insurgeons contre le fanatisme des militants et contre leur prétention à la supériorité morale qui est une tactique malhonnête pour tenter d’imposer leur point de vue.

                        .


                      • Pierre-Gilles Bellin 14 mars 19:40

                        Ah certes. Lisez l’ouvrage : le type ne prétend à aucune supériorité morale ou intellectuelle.


                        • Archétype 1er avril 13:52

                          C’est étrange de lire un article sur son propre témoignage et de ne pas l’y reconnaître. La manière de traiter le sujet et les commentaires qui en découlent sont globalement carrément éloignés de mon expérience et du rapport au monde qui m’y a conduit. Je parle d’un rapport brut et immédiat, sensitif, le même qui fait réagir face à un scène de violence qui se déroule soudainement devant nous ; rien qui ne passe par les constructions mentales plus ou moins fragiles que l’on a tout le loisir d’élaborer quand on n’est pas à tâcher d’évaluer les risques qu’on prend à intervenir.
                          Je ne dis pas que les constructions mentales ne sont pas nécessaires pour les débats d’idées, c’est juste que ce n’est pas mon propos. Je commence mon bouquin en disant que mon approche ne passe pas par la revendication, et c’est en partie pour cette raison que je me suis toujours dissocié de cette cause animale dont vous parlez ici. J’admets que le titre, qui est celui de mon éditeur (auteur du présent article), évoque plutôt le contraire.
                          Dans l’absolu, il n’a été question pour moi que d’adaptabilité au monde et de compensation à la souffrance générale. Mon passage dans l’activisme comme il est représenté dans les médias ne représente qu’un chapitre, et c’est surtout à travers mes actions vis-à-vis du trafic d’animaux des Pays-de-l’Est que j’ai pu avoir une approche qui m’était propre, en ayant tenté de la mener avec discernement. Et on est loin de la seule question animale dans cette affaire.

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