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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > David Hume et le concept de causalité

David Hume et le concept de causalité

 

 

Hume, l'idée de connexion nécessaire (Enquête sur l'entendement humain)

Hume, l'idée de connexion nécessaire (Enquête sur l'entendement humain) - Le blog de Robin Guilloux

L'oeuvre : L'Enquête sur l'entendement humain (An Enquiry concerning Human Understanding en anglais), est une œuvre philosophique du philosophe empiriste écossais David Hume, publié en 1748. Ce...

http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/2018/01/hume-l-idee-de-connexion-necessaire-enquete-sur-l-entendement-humain-4.html

Texte : cliquer sur le lien

Explication de la première partie du texte, jusqu'à : "Il ne peut y avoir de conclusion plus agréable au scepticisme que celles qui font découvrit la faiblesse et l'étroitesse du champ de la raison et des capacités humaines."

L'idée de "Connexion nécessaire" est le contraire de l'idée de connexion contingente ou de "hasard". Spinoza donne l'exemple d'un homme qui passe dans la rue un jour de grand vent et qui reçoit une tuile sur la tête.

Il y a une connexion nécessaire entre le vent et la chute de la tuile (le vent a provoqué la chute de la tuile qui n'était pas suffisamment bien fixée), Mais il n'y a pas de connexion nécessaire entre la chute de la tuile et le passage de l'homme près de la maison. C'est un (malheureux) hasard.

"Nécessaire" est le contraire de "contingent". "Nécessaire" veut dire qui n'aurait pas pu ne pas se produire, "contingent" veut dire qui aurait pu ou non se produire. Hume emploie le mot "connexion" et non le mot "causalité" parce qu'il entend justement critiquer cette notion.

Hume ne dit pas qu'il y a une connexion nécessaire entre les événements, mais que nous avons l'idée d'une connexion nécessaire, autrement dit que nous avons le "sentiment" que les choses ne se produisent pas n'importe comment et par hasard et que tel événement B succède systématiquement à tel événement A.

L'idée de "connexion nécessaire" entre les événements vient du nombre de cas semblables où l'on constate la conjonction de ces événements. Elle est dans l'esprit et non dans les événements eux-mêmes.

Prenons un exemple : on a observé, en faisant chauffer de l'eau, qu'elle se mettait à bouillir à partir de 100° Celsius. Cette observation a été faite un nombre incalculable de fois, à des altitudes différentes et l'on s'est aperçu que le point d'ébullition (le moment t où l'eau se mettait à bouillir) variait en fonction de l'altitude et donc de la pression atmosphérique, ainsi que de la nature du liquide, mais qu'il se situait toujours, pour l'eau (H2O), autour de cette température.

La connexion entre la température de l'eau et le point d'ébullition ne peut pas, selon Hume être suggéré par aucun cas particulier "qu'on considérerait sous tous les jours et positions possibles".

Je peux très bien observer un lien entre la température de l'eau et l'apparition d'un point d'ébullition dans un cas particulier, sans pour autant en inférer qu'il en sera toujours de même. L'idée d'une connexion entre la température de l'eau (autour de 100° Celsius) et le point d’ébullition ne vient pas de l'observation, aussi attentive soit-elle du phénomène sur des cas particuliers, mais du fait que l'on a observé la répétition de cas semblables et que l'on a généralisé ces observations, que l'on est passé du particulier au général. 

C'est la répétition, l'habitude, et non un cas unique qui portent l'esprit à attendre l'apparition d'un événement : l'ébullition de l'eau et à établir un lien nécessaire entre l'événement A, la température de l'eau et l'événement B : le phénomène de l'ébullition.

L'idée de connexion nécessaire n'est "rien de plus" qu'un sentiment issu de l'activité de l'imagination et de l'habitude qui relient deux événements dont la connexion se répète et qui en déduisent qu'il existe une "connexion nécessaire" entre ces deux événements.

"La première fois qu'un homme vit le mouvement se communiquer par impulsion, par exemple par le choc entre deux boules de billard..."

Pour illustrer sa thèse, Hume prend l'exemple du mouvement et du choc tels qu'ils apparaissent de façon quasiment "pure" dans le jeu de billard.

Imaginons avec Hume un homme qui n'aurait jamais assisté à une partie de billard et qui verrait le mouvement se communiquer par impulsion, par exemple par le choc de deux boules de billard. 

Cet homme "innocent", au regard naïf (neuf), qui n'aurait jamais vu de billard, qui n'aurait jamais assisté à une partie de billard, qui n'aurait jamais fait de sciences, n'affirmerait pas que le mouvement de la boule B est en connexion avec le mouvement de la boule A ou que le mouvement de la bille B "résulte" du mouvement de la boule A.

Il affirmerait simplement ce qu'il verrait, à savoir l'existence d'une conjonction entre le mouvement de la boule A et le mouvement de la bouleB.

Hume se demande comment cet homme est passé de l'idée de conjonction à l'idée de connexion. Rien d'autre, répond-il que le fait que l'homme sent dans son imagination que ces événements sont liés et qu'il peut prédire la succession nécessaire de ces deux événements. La pensée, l'imagination se forme l'idée d'une "inférence" nécessaire (et non plus contingente) entre les deux événements dont le premier explique l'existence de l'autre.

A la question : pourquoi la boule B s'est-elle mise en mouvement ? l'homme qui a perdu sa naïveté, qui a désormais l'habitude, a cessé de s'étonner d'un phénomène qui s'est répété devant lui des centaines de fois de la même manière, mais n'affirme pas pour autant qu'il existe une connexion dans les choses.

Nous ne voyons pas vraiment la connexion dans les choses. Pour savoir ce que nous voyons vraiment (et non ce que nous imaginons que nous voyons), il faut revenir à la fraîcheur et à l'immédiateté du premier regard. 

La succession de deux événements est exprimée par la conjonction de coordination "et". En disant qu'il y a une "conjonction" entre le mouvement de la boule A et celui de la boule B (et non pas que le mouvement de la boule A est la "cause" du mouvement de la boule B), l'homme au regard neuf affirme simplement deux faits :

  • 1. La boule A a frappé la boule B (le mouvement de la boule A s'est produit)
  • 2. (et) La boule B s'est mis en mouvement (et ensuite le mouvement de la boule B s'est produit)

"Ce que nous livre seulement l'impression sensible, ramenée à elle -même, et non à autre chose, par exemple l'activité spéculative de l'entendement, c'est la juxtaposition des phénomènes dans l'espace : les boules occupent des places différentes dans l'espace et la succession des phénomènes dans le temps : la boule A se met en mouvement et heurte la boule B qui se met en mouvement à son tour.

Nous avons tendance à affirmer toujours plus que ce que nous voyons. La réflexion philosophique dénonce cette prétention, c'est pourquoi elle est sceptique par nature, elle se réjouit de mettre à jour les sources véritables de la science et de pouvoir distinguer entre la science et la croyance. "Il lui est agréable", non de rabaisser l'homme, mais de situer la science à sa vraie place. 

Le scepticisme dont il s'agit n'est pas le doute radical sur la capacités de l'entendement, mais sur toute conclusion illégitime. La juxtaposition des phénomènes dans l'espace et leur succession dans le temps, la conjonction des phénomènes fait surgir dans l'imagination, par le biais de la perception renouvelée du même phénomène, l'idée d'une connexion qui fait du phénomène A la preuve du phénomène B. Mais nous ne savons pas exactement en quoi consiste cette connexion et nous n'avons pas le droit d'affirmer qu'elle est "dans les choses". C'est là, dit Hume une "évidence suffisante" qui résiste au doute. Elle satisfait aux exigences de la raison et il ne faut pas aller plus loin en affirmant autre chose.

Note :

La recherche des causes est une attitude intellectuelle qui pousse à trouver ce qui génère les faits et les événements. On a pu dire que la révolution intellectuelle, qui eut lieu en Grèce du sixième au quatrième siècle av. J.-C., tient au passage de la description du monde à la recherche des causes.

La recherche des causes est l'un des fondements de notre connaissance du monde, mais les problèmes posés par l'idée de causalité sont nombreux. Nous nous contenterons d'évoquer la conception moderne (à partir du XVIIe siècle), laissant de côté les conceptions anciennes de la causalité (comme celle d'Aristote), car la causalité a changé de sens avec la révolution scientifique.

Pour le philosophe empiriste qu'est Hume, la causalité est une habitude de l'esprit issue de la constatation d'une conjonction entre deux phénomènes successifs. Selon lui, cette manière de voir est trompeuse, car il n'y a pas de nécessité à cette succession qui, un jour, pourrait cesser. En effet, la consécution d'événements, aussi fréquente et répétée soit-elle, n'est pas forcément nécessaire et universelle. Elle peut être relative aux circonstances, dont seule la stabilité permet cet enchaînement constant.

Pour Kant, la causalité n'est pas une simple habitude associative, mais une forme fondamentale de notre entendement. C'est un concept utilisé a priori qui organise l'expérience et permet de connaître le monde. C'est, pour Kant, un des rares concepts synthétiques a priori, avec celui de permanence de la substance, qui soit recevable. Il faut noter que, si elle est une forme de notre entendement, elle n'est pas une composante du réel (il n'y a pas d'ontologie causale chez Kant). 

(source : Philosophie, Science et Société)


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10 réactions à cet article    


  • Choucas Choucas 19 janvier 09:45

    Autre texte fameux de Hume sur l’entendement gogochon :
     
    « SAUVEZ LES BANANES »
     
    La banane et le gogochon ont 50% de gènes communs. Ils forment démocratiquement une Gogochonéité Universelle Hume
     
    Il cite alors Gary Francione, Université Rutgers :

    “Il faut stériliser tous les animaux domestiques afin qu’il n’y ait plus d’asservissement futur”
     
    Toute vie s’alimente à la vie, trop tragique pour bisounours vert le crétin, le soumis gland remplacé qui se masturbe devant les petites bougies... Vives les animaux mascottes sur canapé Darty de bobo des villes...
     
    Et confirme ainsi la fameuse citation de Spinoza
     
    “Le moucheron ne manque de rien par rapport au gogochon”
     
    qui veut dire que le gogochon a besoin de se branler avec le nouvel Iphone tous les 5 mois, pas la mouche qui se contente de sa merde.
     

    « VIVE LE BÉTON ! VIVE L’IMMIGRATION ! MAIS IL EST MÉCHANT LE ZAVION ! » Sorosiste


    • Choucas Choucas 19 janvier 10:09

      Kant parle aussi du phénomène gogochon dans son tout aussi fameux texte :
       
      « LES PUCES DU TECKEL DE BOBO CHANEL »
       
      Nature biobio aseptisée sans plus de victimaire intolérable, du tout politique au tout bisounoursisme... Plus de corrida, plus de taureau, vive le néant cathare, où monde enchanté de « Demain le chiens »...
       
      Quand la communauté n’existe plus, tout en fait partie, y compris les puces du teckel de bobo Chanel, cet égal RUiste élevé à ne rien faire.
       
      Aussi avec la dialectique transcendantale de Kant le bobo passe du contrat social (politique en fait) à la moraline baveuse universelle, au droit subjectif inné, génétique, animal, sans concept... Droit sans juridique, morale sans politique, univers des gogochons crétinisés. Pathologie égalitariste, des indifférenciés du troupeau mondial à Soros. Prisme affectif collectif appauvri se compense dans la branlette larmoyante
       
      « Plus le lien social s’étend, plus il se relâche » Rousseau
       
      « VIVE LE BÉTON ! VIVE L’IMMIGRATION ! MAIS IL EST MÉCHANT LE ZAVION ! » Sorosiste


      • Olivier 19 janvier 11:16

        Le fondement des sophismes de Hume et Kant est en réalité leur athéisme philosophique : pour éviter que l’analyse des faits naturels et l’existence même de l’univers m’amène à en inférer l’existence d’un créateur, ils s’appliquent à retirer à l’entendement humain ses capacités synthétiques et sa connexion fondamentale avec le réel, 

        Ce qu’ils appellent « la raison » n’est en fait qu’une forme d’introspection totalement arbitraire et coupée des enseignements du réel ; c’est particulièrement le cas de Kant. Pour celui-ci par exemple, le temps et l’espace ne sont que des modalités arbitraires de notre configuration mentale et nullement un reflet d’entités réelles.
        On peut difficilement trouver une philosophie plus pernicieuse, et plus en désaccord flagrant avec la réalité.

        • Choucas Choucas 19 janvier 13:51

          Eh oui... perversion universaliste mise à profit par les néo-kantiens (D’ailleurs on peut voir Nietzsche comme un néo-kantien aussi, la Vérité n’existe pas)
           
          « L’origine de tout le mal est Descartes »
           
          Al Gore le néo kantien, Seigneur des gogochons n’aime pas Descarte non plus...
           
          « La structure fondamentale, figée en dualisme, du modèle kantien de la critique de la raison, redouble celle des conditions de la production dans lesquelles les marchandises tombent des machines, comme ses phénomènes du mécanisme cognitif ; où le matériau et sa propre déterminité sont en face du profit aussi indifférents que chez Kant qui fait matricer ce matériau. Le produit fini doté d’une valeur d’échange ressemble aux objets kantiens produits subjectivement et acceptés par lui comme objectivité. La permanente reductio ad hominem de tout ce qui apparaît, apprête la connaissance en vue des fins d’une domination interne et externe ; son expression suprême est le principe de l’unité, emprunté à la production, décomposée en tâches parcellaires »
           
          La dialectique négative, T. Adorno et ses homologies tirées par les cheveux...


        • Choucas Choucas 19 janvier 14:00

          Kant / Adorno :
           
          GOGOCHONISTE CONTRE MARXISTE
           
          Moraline naturelle innée génétique spéciste apolitique droitdelhommiste tombée du ciel de vertus, contre la Cité politique contractuelle grecque du citoyen Platon le fasciste, dans les frontières du concept :
           
          « Supposons que quelqu’un affirme, en parlant de son penchant au plaisir, qu’il lui est tout à fait impossible d’y résister quand se présente l’objet aimé et l’occasion ; si, devant la maison où il rencontre cette occasion, une potence était dressée pour l’y attacher aussitôt qu’il aurait satisfait sa passion, ne triompherait-il pas alors de son penchant ? On ne doit pas chercher longtemps ce qu’il répondrait. Mais demandez-lui si, dans le cas où son prince lui ordonnerait, en le menaçant d’une mort immédiate, de porter un faux témoignage contre un honnête homme que ce premier voudrait perdre sous un prétexte plausible, il lui serait possible de vaincre son amour pour la vie. Il n’osera peut-être pas assurer qu’il le ferait ou qu’il ne le ferait pas, mais il accordera sans hésiter que cela lui est possible. Il juge donc qu’il peut faire une chose parce qu’il a conscience qu’il doit la faire et il reconnaît ainsi en lui la liberté qui, sans la loi morale, lui serait restée inconnue » Critique de la Raison Pratique, Kant
           
          « On ne peut dire à l’avance de personne,, même de l’homme le plus intègre,, comment il se comporterait, sous la torture ; cette situation, qui désormais n’est plus du tout fictive, constitue une limite à ce qui pour Kant allait de soi. Son exemple ne permet pas, comme il l’espérait, la légitimation du concept de liberté à partir de son usage pratique, mais tout au plus un haussement d’épaules. »
          La dialectique négative, T. Adorno
           
          « Celui qui a perdu au jeu peut bien se fâcher contre lui-même et contre son imprudence, mais s’il a conscience d’avoir triché (quoiqu’il ait gagné par ce moyen) il doit se mépriser lui-même, dès qu’il se compare à la loi morale. Celle-ci doit donc être bien autre chose que le principe du bonheur personnel Car pour être obligé de se dire à soi-même : je suis un infâme, quoique j’aie rempli ma bourse, il faut avoir une autre règle de jugement que pour s’approuver soi-même et se dire : Je suis un homme prudent car j’ai enrichi ma caisse. » Critique de la Raison Pratique, Kant
           
          « Il peut puérilement, se sentir, en homme chéri des dieux, au-dessus de tout devoir civique ; Il peut aussi tellement rire sous cape de la réussite de son coup que le narcissisme le cuirasse contre le mépris de soi qu’on lui attribue [un Ferrand] ; il peut également suivre un code moral approuvé parmi ses semblables [gôôôchistes En Marche] » La dialectique négative, T. Adorno

          « La différence entre moyen et fin, accentuée par Kant de façon décisive [sa dialectique transcendantale], est sur le plan social, la différence entre les sujets considérés comme la marchandise « force de travail », dont, on peut tirer un profit, et les hommes qui, tout. en étant cette marchandise, restent des sujets pour lesquels est mise en mouvement toute l’organisation qui les oublie et ne les satisfait qu’incidemment. Sans cette perspective, la variante de l’impératif [catégorique] se perdrait dans le vide [c’est le vide gogochon actuel] » La dialectique négative, T. Adorno

           


          • Choucas Choucas 19 janvier 22:19

            Sur la pensée anglaise (la philosophie gogochonne : empiro-pragmatisme soumis)
             
            De Bacon à Wittgenstein, en passant par Locke, Berkeley, Hume
             
             
            Maurice Cornforth (marxiste, pas Nattetouffa Diallo du « Le merdia »)
             
            http://editionsdelga.fr/portfolio/lideologie-anglaise-wittgenstein-et-la-philosophie-du-langage/
            http://editionsdelga.fr/portfolio/lideologie-anglaise-le-positivisme-le-pragmatisme/


            • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 20 janvier 04:32

              @ l’auteur

              J’allais vous féliciter car je trouve que vous offrez là une synthèse de bonne tenue mais je vois qu’il y a une source et que c’est donc peut-être un contenu dont vous n’êtes pas vraiment l’auteur.
              Peu importe, j’ai lu ça avec intérêt. ça m’a remis en mémoire un certain nombre de considérations et je me rends compte que je suis beaucoup distant de Hume que je ne le croyais. Je pense que sa démonstration ne tient pas car fondamentalement Kant est dans le vrai même si on peut faire mieux que Kant en expliquant l’origine de notre propension naturelle à l’attribution de causalité.
              Celui que j’ai trouvé le plus puissant dans ce domaine, c’est John Stuart Mill que je vous recommande.
              Il n’en reste pas moins que Hume a affirmé en substance que la causalité c’est le ciment du monde et on ne peut que lui donner raison !


              • Hervé Hum Hervé Hum 20 janvier 08:11

                La causalité est le fondement nécessaire et contingente de toute forme de réalité. Rien, absolument rien dans la réalité physique ne peut échapper à la causalité.

                surtout, la contingence telle que définit ici, contient la nécessité et on peut dire inversement.

                En effet, prenez l’exemple que donne Spinoza, on trouve aussi de la nécessité dans le passant qui reçoit une tuile sur la tete, car la nécessité se retrouve dans le fait que, quel que soit le passant, toute personne qui passe à ce moment là, dans le meme cas de figure, recevra une tuile sur la tete.

                La contingence, c’est uniquement pour la personne qui la reçoit de se dire « pourquoi moi ? », mais le phénomène, lui, se produira toujours si on répète les memes conditions. La contingence, n’existe réellement que pour la personne à qui cela arrive, mais la nécessité existe indépendamment de tout observateur.

                Pour le reste, c’est du meme acabit, du pur sophisme de bas étage


                • Decouz 20 janvier 08:55

                  Oui mais il y a des causalités complexes qui font intervenir une multitude de facteurs sur un temps et un espace indéfinis, pas une causalité simple -une cause/un effet dans un contenant où tous les éléments sont donnés-, mais une causalité globale dont il est impossible d’analyser les termes analytiquement, ces termes étant d’ailleurs soumis à des transformations qui changent en permanence les données de la situation.

                  « Les mêmes conditions » ne sont rigoureusement jamais les mêmes, sauf dans un espace quasi mathématique limité, où tous les éléments sont connus ainsi que leurs mouvements, comme les pièces d’un jeu d’échec, ce sont d’ailleurs les limites de « l’intelligence artificielle ».
                  Dans la mesure où la complexité globale est insaisissable analytiquement on ne peut pas dire qu’elle est soumise à la causalité, du moins on peut le dire, mais pas le prouver.

                  • Hervé Hum Hervé Hum 20 janvier 15:31

                    @Decouz

                    Votre analyse est correcte, cependant, le fait qu’elle ne permette pas une « mesure où la complexité globale est »... Saisissable, ne signifie pas que cette mesure n’existe pas et donc, ne puisse pas être prouvée...

                    Jusqu’à la preuve contraire, la Terre était plate, parce que le paraissait ainsi et que la logique de la gravité semblait invalider l’idée d’une sphère.

                    Pour imaginer une sphère, il fallait faire changer de dimension à son cogito, donc, non plus « voir » depuis l’intérieur, mais depuis l’extérieur. C’est extérieur étant soumis aux mêmes conditions que les autres astres, et selon la logique de la troisième dimension spatiale, soit donc, une sphère et non un rond ou une surface plane.

                    Il faut toujours suivre la logique ou raison pure lorsqu’on cherche après elle, l’inverse étant la croyance et c’est s’en éloigner.... Jusqu’à leur rencontrent !

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