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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Hegel, Qui pense abstrait ?

Hegel, Qui pense abstrait ?

Qui pense abstrait ? : Amazon.fr : Hegel, Ari Simhon : Livres

 

Commentaire d'un texte de Hegel : Qui pense abstrait ? - Le blog de Robin Guilloux

Qui pense abstrait ? (Wie denkt abstract ?), traduction inédite et commentaires par Ari Simhon, accompagné d'une notice et d'un essai sur l'ésotérisme hégélien, édition bilingue Hermann ...

http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/2021/04/commentaire-d-un-texte-de-hegel-sur-le-concret-et-l-abstrait.html

"Vers 1807, Hegel écrivit un article intitulé : "Qui pense abstraitement ?" J'aime à le citer, car c'est à mes yeux la meilleure introduction à la philosophie de l'idéalisme allemand et à la philosophie en général, quand on l'envisage dans sa méthode de pensée." (Martin Heidegger, cours sur la Phénoménologie de l'esprit, semestre d'hiver 1930-1931)

Comme nous descendions de conserve le boulevard Saint-Michel, discutant de la philosophie de Hegel, Marcel Conche me montra soudain un de ces pauvres marronniers qui survivent, on ne sait par quel miracle, le long des trottoirs parisiens : "Cet arbre est-il abstrait ou concret ?" - "Je dirais qu'il est concret, mais j'ai bien peur de me tromper." - Vous avez raison d'être prudent, car pour Hegel, cet arbre est abstrait, il n'est qu'une infime partie du réel, car seule la totalité (l'esprit absolu réalisé) est concrète."

Hegel s'attache à mettre en évidence un paradoxe, c'est-à-dire une opinion (doxa) contraire à l'opinion commune : ce qui est "abstrait" pour les gens qui ont, comme on dit, "les pieds sur terre" est en réalité abstrait et ce qui est "abstrait" pour ceux qui proposent une réflexion sur un événement concret est en réalité d'autant plus concret que cette réflexion est complète et approfondie. 

Le mot concret vient du latin concretusconcrescere, se solidifier et définit ce qui peut être immédiatement perçu par les sens. Le mot "abstrait" vient du latin ab-trahere et définit ce qui est perçu par l'esprit. Par exemple, je perçois cet arbre ; je dis qu'il est "concret" : je peux le voir, le toucher, etc. C'est par une opération de l'esprit que je le rattache, par abstraction, à une notion générale, la notion d'arbre. Pour le commun, le mot concret signifie abordable, évident, compréhensible, conforme au bon sens, alors que le mot "abstrait" signifie, éthéré, compliqué, peu compréhensible.

Mais Hegel va donner à ces deux termes : "concret" et "abstrait" une signification différente. Hegel prend le mot "concret" au sens de con-crescere, croître avec, qui renvoie, explique Ari Shimon, l'abstrait au registre de l'unilatéral, de l'unidimentionnel figé qui ne s'est pas mis en mouvement et enrichi avec son autre. Hegel valorise le concret entendu comme mouvement d'unification de déterminations opposées. 

Hegel se réfère sans le citer aux trois genres de connaissances chez Spinoza. Celle du premier genre est empiriste et sensualiste, c’est une apparence à la source de toutes les illusions. Celle du deuxième genre est rationnelle, elle procède par enchaînement déductif. Mais la connaissance suprême est celle du troisième genre : la science intuitive, elle n’a rien de mystique, c’est une appréhension intellectuelle immédiate du lien entre les réalités singulières et la Nature infinie qui les fonde.

La pensée n'est pas abstraite dans le second genre de connaissance, connaissance rationnelle qui procède par enchaînement déductif, mais bel et bien seulement dans le premier, empiriste et sensualiste, apparence à la source de toutes les illusions.

La connaissance du premier genre n'est rien d'autre que la connaissance empirique, l'enregistrement passif des images, des mots ou des expériences répétées, c'est-à-dire la connaissance par "expérience vague" non fondée en raison, fluctuante et imprécise, ou par "ouïe dire".

Selon Robert Misrahi, commentateur de Spinoza, Cette connaissance empirique est fausse parce qu'elle est "mutilée", partielle, et par conséquent inadéquate. Il est clair que la réflexion philosophique et méthodologique ne pourra qu'exclure ce genre de connaissance si elle veut parvenir "à son but". C'est pourquoi elle commence par le doute, la remise en cause des "abstractions" du sens commun.

Elle ne fait pas du doute un but en soi comme le pyrhonisme, mais une méthode pour atteindre le vrai qui se révèle dans la philosophie et la science, comme le fait Descartes, le fondateur, selon Hegel, de la philosophie moderne : « René Descartes est de fait le véritable initiateur de la philosophie moderne, en tant qu’il a pris le penser pour principe. […] On ne saurait se représenter dans toute son ampleur l’influence que cet homme a exercée sur son époque et sur les temps modernes. Il est ainsi un héros qui a repris les choses entièrement par le commencement, et a constitué à nouveau le sol de la philosophie, sur lequel elle est enfin retournée après que mille années se soient écoulées. » (Hegel, Leçons sur l’histoire de la philosophie, Tome VI (« La philosophie moderne »), trad. fr. de P. Garniron, Paris, Vrin, 1991, p. 1384)

La thèse de Hegel est que celui qui pense abstraitement n'est pas celui que l'on croit : c'est l'homme inculte et non l'homme cultivé. Hegel donne l'exemple d'un meurtier que l'on conduit sur son lieu d'exécution. Au yeux du commun, il n'est qu'un meurtrier. Le commun ne saisit de l'homme qu'un aspect, un prédicat dit Hegel particulier : "meurtrier". Il ne retient des particularités innombrables de cet homme : son passé, son éducation, les relations entre son père et sa mère, les expériences malheureuses de sa vie le prédicat "meurtrier". La pensée abstraite qui est le propre de l'homme inculte est l'abstraction qui a pour effet en dotant un homme d'une qualité simple : "meurtrier", d'anéantir tout autre caractère humain en confondant le prédicat et l'essence.

Telle femme pourra trouver le meurtrier "joli garçon", "intéressant" (c'est l'exemple donné par Hegel), tel homme se scandaliser du jugement de la femme, mais tous les deux ont en commun de penser abstraitement, de ne retenir qu'un aspect du condamné : "meurtrier" ou "joli garçon" (on voit que Hegel ne manque pas d'humour !). Pour un troisième, il est tout simplement victime de la malchance. Tous ces points de vue ont une part de vérité, mais il pèchent par leur abstraction, leur volonté de privilégier et d'absolutiser un aspect des choses au détriment des autres. 

L'analyse approfondie de la biographie du criminel, en particulier de ses relations avec ses parents est vouée à demeurer "abstraite", étant donné le nombre presque infini de causes - biologiques, psychologiques, sociologiques - qui déterminent le comportement d'un être humain, mais est néanmoins plus "concrète" que la simple adjonction d'un prédicat comme "joli garçon", "criminel", intéressant ou "victime de la malchance" car elle permet de mieux le comprendre et pas simplement de le juger. Une connaissance du troisième genre, l'accès direct à ses motivations les plus intimes serait encore plus "concrète" que l'analyse de ces causes extérieures qui relèvent d'une connaisance du second genre.

Hegel donne un autre exemple : "Cet homme est mon valet". Là encore, on peut dire que le maître du valet ne retient de son serviteur qu'un aspect particulier (accidentel) de sa personne. Il est un valet et toute autre chose qu'un valet, par exemple il possède la faculté d'observer et de raisonner qui peut être plus développée que celle de son maître, comme en témoigne Jacques le fataliste de Diderot, oeuvre que cite Hegel.

Hegel cite enfin un troisième exemple de pensée abstraite, celle du soldat que l'on peut rouer de coups car on l'a préalablement défini comme une "canaille". Il est par essence une canaille, même s'il n'a rien fait pour mériter d'être puni et on peut donc le rouer de coup. "La violence de l'abstraction, commente Ari Simhon débouche sur la violence réelle où un homme, parce qu'il est réduit à sa particularité de subordonné, à sa qualité de soldat ordinaire et donc bastonnable, ouvre droit, par cette qualité qu'il est, de ce point de vue, à la violence que peut exercer sur lui son supérieur. Ce faisant, c'est-à-dire en le bastonnant, cet officier pense abstraitement et, réduisant l'homme à sa qualité de subordonné, puis le subordonné à la qualité de bastonnable, se réduit lui-même à cette particularité d'être officier. Le mépris n'est pas voilé pour celui dont on devine qu'il n'est alors, hégéliennement, qu'une "espèce d'officier".

Cette conception débouche sur une sociologie fine des phénomènes sociaux comme les préjugés de classe, le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie ou la misogynie : plus j'approfondis, plus j'analyse les relations entre les choses et plus je cerne le "concret". La science, selon Hegel n'est pas l'abstraction, mais l'universel concret. Pour comprendre un phénomène singulier, il faudrait tout savoir, ce qui est évidemment impossible, mais constitue un idéal dont il faut se rapprocher. Le vrai savoir (le savoir absolu) n'est pas l'adéquation de l'esprit et de la chose, mais l'accord de l'esprit avec lui-même, il est infiniment concret car il néglige les aspects superficiels et anecdotiques pour pénétrer la totalité du réel et ne plus faire qu'un avec lui.

Hegel distingue l'absolu, "l'universel concret" du "singulier abstrait", abstrait parce qu'il est retiré du tout (ab-trahere) ; pour Hegel, seul le tout, la totalité est "réelle" et seul le réel est rationnel ; la science (la botanique par exemple) ne veut avoir affaire qu'à "l'universel concret", au tout, à l'arbre en général à aucun arbre en particulier.

La philosophie au fond, explique Ari Simhon, n'est abstraite qu'en un sens précis, au sens où elle a affaire au rationnel est aussi bien, en un sens éminent, accès au concret véritable - concret qui n'est pas à identifier aux faits immédiats et bruts mais qui est l'universel. Ce rationnel se trouve, selon Hegel, à l'état pur dans la logique (das Logische, l'élément logique, idéel), mais aussi dans le monde de l'esprit et de la nature.

Ecrit il plus de deux cents ans, ce texte de Hegel est toujours d'actualité. Toute détermination dit Spinoza est une négation. "Noir", "blanc", "femme", "LGBT", minorité opprimée, ces détermination sont pertinentes, mais incomplètes, unilatérales. Hegel nous invite à les intégrer dans un vision plus large qui les dépasse sans les supprimer, bref, à ne pas penser abstraitement, à ne pas réduire un individu à la couleur de sa peau, son genre, son orientation sexuelle. Le propre du discours raciste est de généraliser, mais aussi désormais celui d'un certain discours anti-raciste. 

Tenaille identitaire. Pourquoi "tenaille" écrit Gilles Clavreul, parce que ces propositions que tout oppose politiquement par exemple celle des suprématistes américains et des celle des "wokes", s'articulent néanmoins autour d'un même axe. Elle prétendent rapporter ce que l'on dit à ce que l'on pense et ce que l'on pense à ce que l'on est. Ce faisant, le tout identitaire étouffe petit à petit la conversation démocratique, rabattant le citoyen sur l'individu et l'individu sur ses attaches, sa naissance, son genre ou encore la religion dans laquelle il a été élevé, il assigne à chacun des positions fixes et tue l'idée de délibération collective. Second attribut de la tenaille : la pression de la pince gauche accentue celle de la pince droite, et réciproquement. Elles s'entre-alimentent dans une surenchère d'anathèmes et de procès en sorcellerie où chacun est sommé de prendre parti ou enrôlé de force dans l'un ou l'autre camp."

 


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11 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 1er mai 09:35

    Le monde de la pensée ne peut plus rien pour nous, il nous égare, au stade où nous en sommes, seule l’intuition et la foi pourra nous sauver.

    La philosophie ne sert plus qu’à remplir l’enfumoir.

    Toujours cette question de Thoreau :

    Pourquoi y a-t-il autant de professeur de philosophie et si peu de philosophes ?


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 1er mai 11:51

      @Clocel

      Je connais cette question deThoreau. Il y a des professeurs de philosophie qui se prennent pour des philosophes, mais il y a aussi des professeurs de philosophie qui essaient de faire connaître et d’expliquer humblement des philosophes, sans se prendre pour autant pour des philosophes. « Nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants ». Pour en revenir à Hegel, il me semble que le philosophe de l’universel concret peut nous aider à essayer de dépasser les fausses antinomies qui nous emprisonnent et nous inciter à commencer à penser librement au lieu de nous laisser aliéner par des alternatives stériles. Se contenter d’opposer les arguments aux arguments, c’est faire le jeu du plus borné. La philosophie n’a pas d’autre raison d’être que de favoriser la pensée. La pensée n’est pas le contraire, mais le complément de l’intuition et de la foi.


    • Clocel Clocel 1er mai 12:13

      @Robin Guilloux

      La pensée en action aujourd’hui, c’est la pensée des autres, conforme, la philosophie c’est la « religion » de la prospérité, elle ne sert qu’à conforter les gens bien-portants, on ne lui demande la plupart du temps que de confirmer des actions générées par d’autres mécanismes, ce n’est plus que de la pensée à gages. qui ne peut rien pour l’homme de la rue et ses problèmes quotidiens.

      Où étaient les « philosophes » pendant le mouvement des gilets jaunes, qu’ont-ils apporté au mouvement populaire ?

      Nous n’avons entendu que ceux qui nous ont chié dessus.


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 1er mai 12:37

      Luc Ferry faisait partie des chiens de garde, mais Michel Onfray était du côté des gilets jaunes et moi aussi. Refuser les alternatives stériles ne veut pas dire refuser de prendre partie quand il n’y a pas d’alternative. 


      • Laconique Laconique 1er mai 13:02

        Lo spinozismo è un conformismo.


        • Taverne Taverne 1er mai 13:05

          Au fond, il s’agirait donc de ne pas confondre la totalité avec la généralisation. Faute d’accès au savoir total, on est tenté de réduire des choses, et pire encore des individus, à une caractéristique première ou visible qui sera généralisée pour les désigner et, pire encore, pour les décrire définitivement dans leurs besoins, leurs actes et leur pensée.

          La connaissance totale est-elle accessible par le jeu des trois voies de la connaissance selon Spinoza ? Et quand il faut trancher, quelle forme doit emporter la décision ? C’est le principe du jugement : il faut juger par soi-même mais sainement, ce qui implique la contradiction et aussi la curiosité pour ce qui est différent de nous.

          Il est dangereux aussi de couper le lien du va-et-vient permanent qui doit s’opérer entre la théorie) et la pratique.


          • Robin Guilloux Robin Guilloux 1er mai 14:14

            @Taverne

            « Mais à quoi sert de philosopher, puisque la philosophie, de son propre aveu, ne referme aucun dossier, ne conclut aucun système et, strictement parlant, ne mène à rien ?

            Nous répondrons ceci : vous n’échapperez pas au désir, à la loi de présence-absence, à la loi de la dette, vous ne trouverez aucun refuge, pas même dans l’action. Bien loin d’être un abri, l’action vous exposera plus ouvertement que n’importe quelle méditation à la responsabilité de nommer ce qui doit être dit et fait, c’est-à-dire d’enregistrer, d’entendre et de transcrire, à vos risques et périls, la signification latente dans le monde »sur lequel« (comme on dit) vous voulez agir.

            Vous ne pouvez transformer ce monde qu’en l’entendant, et la philosophie peut bien avoir l’air d’un ornement sclérosé, d’un passe-temps de demoiselle de bonne famille (parce qu’elle ne produit pas des avions supersoniques ou parce qu’elle travaille en chambre et n’intéresse personne) elle peut être tout cela, et elle l’est réellement : il reste qu’elle est ou peut être aussi ce moment où le désir qui est dans la réalité vient à lui-même, où le manque dont nous souffrons, en tant qu’individu ou en tant que collectivité, où ce manque se nomme et en se nommant se transforme.

            Mais ce manque, direz-vous, cesserons-nous enfin de l’éprouver ? La philosophie nous dit-elle quand, comment nous pouvons en finir avec lui ? Ou bien, si elle sait, comme elle a l’air de le savoir aujourd’hui, que ce manque est notre loi, que toute présence se donne sur fond d’absence, alors n’est-il pas légitime, raisonnable, de désespérer, de s’abrutir ? Mais vous ne trouverez pas refuge non plus dans la bêtise, car n’est pas brute qui veut ; il vous faudrait refuser la communication et l’échange, il faudrait que vous obteniez le silence absolu ; or il n’y a pas de silence absolu, justement parce que le monde parle déjà, même si c’est d’une façon confuse, et que vous-même continueriez, au moins, de rêver, ce qui en dit déjà bien trop quand on ne veut plus rien entendre.

            Voici donc pourquoi philosopher : parce qu’il y a le désir, parce qu’il y a de l’absence dans la présence, du mort dans le vif ; et aussi parce qu’il y a l’aliénation, la perte de ce qu’on croyait acquis et l’écart entre le fait et le faire, entre le dit et le dire ; et enfin parce que nous ne pouvons pas échapper à cela : attester la présence du manque par notre parole.

            En vérité, comment ne pas philosopher ? » (Jean-François Lyotard, Pourquoi philosopher ?)

             


          • rogal 1er mai 13:27

            Ni abstrait, ni concret ce marronnier : imaginaire.
            Il n’y a que des platanes sur le Boul’Mich !


            • Robin Guilloux Robin Guilloux 1er mai 14:07

              @rogal

              Au temps pour moi !


            • LUNATIC LUNATIC 1er mai 13:46

              On ne peut juger le langage par le langage. Il n’existe pas de métalangage « philosophique » pour épuiser le REEL. La Réalité, elle, n’est que bavardage, peinture de mots pour objets forcément incomplets et situations si fragiles...


              • Jean Keim Jean Keim 3 mai 08:42

                Qui pense est une question qui tourne en ronde, quoi pense en est une bien meilleure.

                Il n’y aura jamais un savoir absolu, puisque de nouveaux savoirs naissent des anciens par des associations et des combinaison d’idées, la pensée est itérative, ... pause : je cherche dans ma mémoire les deux autres vocables, ça y est ! je me souviens : récurrente et récursive, autrement dit elle est un processus dont le penseur est un élément (pensé donc) comme un autre qui n’a d’autre consistance que celle que nous lui accordons.

                Et la V É R I T É dans tout ça ? Et bien la seule réponse sensée est qu’elle ne peut être formulée sinon elle se réduit à une pensée.

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