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Nom d’une pipe

"C’était au temps où Bruxelles bruxellait...À l’arrêt du tram, le célèbre peintre René Magritte, chapeau boule, costume sombre et pipe au bec, a une vision étrange : une jeune femme en robe fleurie, debout à côté de son corps ! Il en parle à Georgette, son épouse, et immortalise la scène dans un tableau. Quelques jours plus tard, cette femme est retrouvée assassinée, avec une lettre d’amour parfumée dans son sac et un bouquet de lilas sous sa robe".

C'est ainsi que Nadine Monfils présente ses personnages dans une série d’enquêtes inédites menées par le peintre René Magritte et sa femme, Georgette dans "Les folles enquêtes de Magritte et de Georgette". 

En 2009, ce fut l'ouverture du nouveau musée Magritte au centre de Bruxelles avec ses photos et toute l'histoire de Magritte était racontée dans ."Les mystères du monde".

Ce 15 août 2021 prochain, il y aura donc 54 ans que Magritte quittait ce monde du surréalisme.

Nadine Monfils est une romancière belge, née à Etterbeek le 12 février 1953. Elle est reconnue pour son grain de folie littéraire à travers le monde. Elle vit à Montmartre mais pas à Paris comme elle le dit avec ostentation jubilatoire. Elle s’amuse avec les codes de genres différents comme les séries "Les Enquêtes du commissaire Léon", de "Mémé Cornemuse" et de "Elvis Cadillac". Cet été, elle revient avec un cornet de glace à deux boules, avec un duo de choc en prime. Sur cette double portion spéciale typiquement bruxelloise, elle a senti que tout le monde en avait besoin.

Éclectique, elle excelle en poésie, au théâtre, en bande dessinée, dans les romans et donnant des cours d'écriture... En résumé, il n'y a presque aucun domaine artistique qu'elle n'ait pas convoité pour y participer.

Les personnages ne sont ni des commissaires, ni des Mémés sur les traces d’un serial killer à la sauce Arabesque, mais René et Georgette Magritte en hommage à l’art belge parce que le peintre Magritte aimait le genre de littérature à suspense.

Le couple Magritte vit une histoire d'amour avec la complicité du Loulou de Poméranie, surnommée Jackie que René sort chaque matin, « pour faire pipisse ». La critique acérée de la femme d'ouvrage, Carmen qui ne comprend rien aux "croutes" de René, ne l'effleure pas.

C'est alors que "A l'arrêt du tram, le célèbre peintre René Magritte, chapeau boule, costume sombre et pipe au bec, a une vision étrange : une jeune femme en robe fleurie, debout à côté de son corps. Il en parle à Georgette, son épouse et immortalise la scène dans un tableau. Quelques jours plus tard, cette femme est retrouvée assassinée, avec une lettre d'amour parfumée dans son sac et un bouquet de lilas sous sa robe". 

C'est drôle, énergique, rusé avec la candeur de certains personnages VIP et beaucoup de clins d’œil du folklore belge avec la langue audacieuse de la Belgique de Papa, beaucoup d’amour et beaucoup de piquants glissés sous la ceinture du temps. Le parallèle avec les chansons de Jacques Brel dont les paroles de chansons accompagnent à travers tout le livre se greffent admirablement dans une enquête palpitante à la recherche d'un assassin désigné d'office qui a dû commettre le meurtre de Madeleine, puis de celui de Rosa. Toutes deux poignardées avec des indices troublants qui les rassemblent. Georgette, clairvoyante, ne croit pas du tout à la version officielle de Jefke, un ami qui travaille au commissariat près de la Grand-Place de Bruxelles et qui informe René et Georgette des progrès de la police dans l'enquête. Georgette est manifestement plus fine, plus intuitive avec une psychologie plus aiguisée que ne l'est René. Celui-ci semble parfois avoir un caractère de mauvais coucheur, peut-être, misanthrope mais jamais misogyne, trop obnubilé par l'idée de transformer les réalités humaines en tableau non représentatif de son environnement immédiat qui n'ont apparemment jamais fait partie de sa peinture surréaliste.

Comment présenter le livre de Nadine Monfils ?

Cet été, la commune de Schaerbeek, où Magritte a terminé sa vie, organise des séances de lecture dans les parcs.

Pourquoi ne pas sélectionner quelques passages du livre de cette manière ? 

Le livre reste toujours muet pour un lecteur plongé dans la lecture de mots abstraits.

Avec une musique de fond de Brel, cela pourrait apporter une couleur de plus.

C'est ce que je me suis proposé de tenter en espérant que je ne bredouille pas trop.

René et Georgette : , Madeleine :  Rosa Mathilde Jacques Brel

Le livre de Nadine Monfils pourrait très bien faire partie d'une lecture sur la plage.

Allusion

 


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14 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 5 août 17:02

    Nom d’une pipe ? Fellation... J’ai bon ! smiley


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 5 août 17:25

      @Clocel
      « Nom d’une pipe » est aussi un juron très poli aujourd’hui mais qui date du XVIIIe siècle qui faisait partie de la comédie théâtrale. Elle se fait extrêmement vulgaire suite à certaines plaintes concernant ce juron religieux comme Nom de Dieu, Bonté divine...,
      La comédie a été contrainte d’inventer de nouveaux jurons et de créer de toute pièce des exclamations ridicules comme saperlipopette et « nom d’une pipe ».


    • Clocel Clocel 5 août 17:34

      @Réflexions du Miroir

      Je ne connais cette expression désuète, mais le gaulois (ou l’ancien cancre) en moi n’a pas pu résister à se répandre dans le stupre verbeux, une forme d’incontinence, que voulez-vous, l’age...


    • Clocel Clocel 5 août 17:37

      @Clocel

      « Je connais »... Sorry...


    • Lonzine 6 août 15:08

      @Clocel
      Non, c’est inflation....


    • Tesseract Tesseract 5 août 18:25

      Bojour,

      Ce serait sympa de porter ça à l’écran ?


      • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 5 août 19:44

        @Tesseract,
          J’ai évidemment envoyé ce billet de manière « dégraissée ».
          La version ’originale est plus complète..
          Je n’ai pas ajouté ce que Nadine Monfils a répondu lors d’une interview qui dit « il y a de la matière » 


      • J’ai rencontré Nadine Monfils qui a écris un beau texte sur la page « blanche ». L’allusion est surtout à la mère de Magritte : suicidée et retrouvée dans l’eau la robe couvrant son visage...https://www.google.com/search?q=Magritte&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=2ahUKEwjPyYOzipzyAhWGy6QKHYWyCR8Q_AUoAXoECAIQAw&biw=1280&bih=598#imgrc=Xe147czL52oPoM. A nos baisers masqués.....Régina BERTINCHAMP. Et sous le masque, le sourire d’une mère : https://www.levif.be/actualite/belgique/magritte-ce-jeune-tyran/article-normal-24253.html?cookie_check=1628242305


        • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 6 août 13:29

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
          Personnellement, je ne connaissais pas Nadine Monfils avant de prendre contact avec elle à la suite de son livre.
          Quelques échanges ont été effectués.


        • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 6 août 13:41

          Il y a une chose que vous devez comprendre.
          J’ai un naturel solitaire. Cela veut dire que les relations mondaines ne m’intéressent pas trop à part certaines exceptions.
          Je n’ai eu aucune formation littéraire.
          Si vous me parlez de personnes qui ont un lien de près ou de loin avec le numérique et l’informatique, là oui, je peux mieux m’ajuster pour en parler.
          J’ai tout de suite établi le contact avec Nadine dans ce sens.
          Son dernier message dit : « Je repars en normandie où j’ai de gros problèmes avec internet. Donc je risque de ne plus vous répondre ». 


        • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 6 août 13:43

          Mais comme à tout lien, il peut y avoir des suites appropriées.
          Je prépare mon nouvel eBook avec les mêmes idées de surréalisme, mais dans un endroit totalement différent.



          • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 6 août 13:33

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
            Aleister Crowley, connais pas.
            La description qui en est faite ne me parait pas très ressemblante à Magritte.
            Ce n’est pas le chapeau boule seul qui pourrait faire la communion d’opinions.
            Sinon, on pourrait parler de Charlie Chaplin qui lui me donne plus de ressemblance. 


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