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Osez, Séraphine...

C'est l'histoire d'une prune reçue au pays des pêches. Pour une bête histoire d'autographe refusé à de vaillants représentants de la maréchaussée férus de littérature noire, me voilà devant vous en scooter, en mobylette Motobécane, à pieds. Autant dire à poil. Mais ce n'est pas grave. Je sais qu'un jour viendra, qui tout paiera. Oui, il viendra, mon Godot à moi.

C'était sur l'A7, dans la Drôme, vers quelque chose comme Mornas ou la Garde-Adéhmar. Le soir tombait, le trafic était fluide, les trois voies dégagées. J'écoutais distraitement Jeff Buckley prier l' « Hallelujah  »et le mistral me poussait dans le dos. Je roulais vite, mais sans plus. Je ne surveille pas ce genre de trucs, je préfère regarder la route. J'étais de bonne humeur car quelques heures plutôt, une attachée de fesse de chez Galli-marre venait de me laisser un message disant en substance qu'elle avait hâte de me montrer son style, comme disait Ferré. Elle était prête à me faire éditer si je passais à la casserole. Bon, il y a longtemps que je ne m'étonne de plus de rien. J'étais prêt.

Et là, embusqués sur un parapet de pont, n'écoutant que leur courage et ne pensant qu'au salut de nos âmes damnées, les vaillants pandores visaient à la jumelle. Très vite, j'ai eu un bolide japonais aux fesses avec force gyrophares bleus lagon. J'ai aussitôt pensé qu'ils m'avaient reconnu dans leurs jumelles et voulaient un autographe.

Sur l'aire de repos, leur approche me parut rude pour des fans émerveillés. Le gutural « Gendarmerie Nationale, vous avez les papiers du véhicule ?  », mâtiné d'un horrible accent rocailleux du Sud-Ouest, m'a un peu surpris. A aucun moment ils n'ont évoqué mon dernier manuscrit que le Tout-Paris attendait pour partir en vacances. J'ai signé leur autographe sur un drôle de papier cartonné siglé « Cerfa », et j'ai accepté de leur livrer une interprétation inédite de certains passages de ma nouvelle « Nationale 7 », jamais livrée encore à la presse. J'ai conclu par un « moi aussi, j'aime beaucoup ce que vous faites » : ça ne peut pas nuire dans ce secteur maraicher où la maréchaussée est vive à pruner au pays de la pêche.

 

Mais ils ont pris mon beau permis rose, ce qui m'a d'emblée paru participer d'un peu de fétichisme, méme pour des admirateurs. Puis ils m'ont demandé si quelqu'un pouvait passer dans la semaine à la Brigade récupérer mon bolide. Ah ben oui, 180 km/h constatés, 171 retenus, pour un kilomètre / heure vous perdez votre permis, nouvelliste ou pas. Sale nouvelle.
 

J'ai appelé HF. Thiéfaine pour voir s'il pouvait passer me chercher, mais il m'a répondu qu'il n'avait plus de permis et carburait au « Solexine et jaja  ». Il voulait bien m'envoyer « la fille du coupeur de joints », mais vu sa tendance à s'arrêter partout dans les meules de foin, j'ai préféré refuser. J'ai aussi apellé Philippe, un ami riverain des lieux : mais lui aussi était sans permis, à force de silloner les routes. Il évoluait à présent en traction avant, c'est à dire en Solex, et pestait pour faire son mélange d'huile à 4% dans l'essence, avec force entonoirs et jerycan. Les soirs de gala, il allait au bal perdu en Motobécane bleue, 49 cc, bleue comme la fumée des souvenirs.

Je suis rentré en train, avec ma petite valise à la main. Enfin, en train, c'est beaucoup dire. En Micheline. En d'autres temps, le voyage m'aurait séduit, mais là, il ne me revenait que la scène des « Valseuses  » où Brigitte Fossey subissait les assauts grivois de Dewaere sur la banquette de moleskine. Ca ne m'a pas émoustillé : l'âge, sans doute.
 

Longtemps je me suis couché de bonne heure et tourné en rond, comme ma carrière d'écrit-vain qui périclitait, vu que je ne pouvais plus me mêler aux coktails mondains. J'ai tâté des joies du scooter. Puis, l'hiver venu et las des frimas et embruns qui cinglaient mon visage buriné, j'ai opté pour une voiturette sans permis. Mais noire, avec jantes alliage et vitres teintées quand même. On a son standing à maintenir.

J'allais moins loin. Je me limitais à des chevauchées fantastiques vers Rambouillet ou la forêt de Fontainbleau. J'en rentrais épuisé, courbatu et à moitié sourd.

Bref, j'attendais.

Et attendre, la vie n'est rien d'autre. Je le sais, à présent.
 

Mais mon jour viendra. Un jour qui tout paiera. Ouais, il viendra , mon Godot à moi.

Cela prendra d'abord la forme d'une L.R.A.C ( non, pas un lance-roquette anti-char, une lettre recommandée).

Avec en-tête de la Préfecture. Enfin, de la sous-Préfecture. Enfin, du bureau de la réglementation et des engins motorisés ( hey, j'ai des relations, qu'est-ce que vous croyez ?).
 

Je l'ouvrirai d'une main fébrile, en retardant au maximum le moment de la lecture, par un humage en règle de l'odeur du papier Modèle 46 B, imprimerie Bodard et Taupin, en exclusivité pour le Ministère de l'Intérieur. Ouais, j'attendrai pour lire, comme jadis les lettres d'amoureuses.

Parce qu'en ce moment, j'ai les nerfs à vif, je suis très sentimental. Je suis même chaud comme un boulet. La veille encore, n'ai-je pas reçu un rappel du Trésor Public à qui j'ai illico répondu par un « mon trésor  » qui m'a remué le cœur ?

J'irai faire les cent pas sur la terrasse et fumerai un cigarillo, en retardant le moment tant attendu de la libération. Mais sans me servir un verre, car je veux rester lucide pour ce moment rare.

Et je lirai.

D'abord l'en-tête du bureau de la Réglementation et de la Circulation Routière. Affaire suivie par … « Séraphine Bordereau ». C'est son nom. Séraphine, je vous aime déjà, je le sens.

Puis l'annonce de la lettre, avec un très sec « Monsieur  ». Mais je ne m'arrêterai pas là : je sais que cela cachera pudiquement un attachement profond et inavoué, enfoui sous la rudesse des années d'humilités administratives passées à séparer les carbones des originaux. On me dira « qu'en vertu de l'article 236 bis du code de la route, la période suspensive ayant échu (s'il échet) le 06 août 2021, et en l'absence d'infractions distinctes portées à notre connaissance dans l'intervalle, il sera procédé à la remise du permis de conduire N° XZYVVBBH qui vous a été saisi le 07/07/2012 sur la commune de Mornas (26) par les Gendarmes Serge Joyeux et Raoul Godelureau , APJ territorialement compétents. Les modalités de remise seront déterminées par nos soins. ».
 

Ah, la belle phrase... Dire qu'il y a des gens qui se damneraient pour un : «  si tu reviens, j'annule tout », ou un tendre SMS du genre « 5 à 6 discret ce soir garage villa, Georges devant match foot, faudra crier moins fort que dernière fois. Amène K-pote extra strong. Te kiffe grave. Tape 1 pour oui, 2 pour non. Solange ».
 

Billevesées que tout cela, Volapük.. Rien en regard de cette lettre de Séraphine Bordereau.

Qui aura ajouté en marge, de sa petite écriture manuscrite sentant bon le CM2 : «  suis à votre disposition pour une remise en mains propres, aux dates et heures qui rencontreront votre agrément ».

Ah, Séraphine... La vie nous envoie le plus souvent des tombereaux de fumier, mais parfois elle distribue une perle.

Nous prendrons rendez-vous sur le pont de Tancarville, à la tombée du soir. J'arriverai en taxi, que je renverrai aussitôt : je ne veux pas de témoin pour la naissance de cette idylle. Tu apparaitras dans cette 308 gris sombre qui sentira de loin le bon goût modeste et discret des Préfectures, la préférence nationale appliquée aux automobiles. Tu feindras de ne pas me voir, effectuera un nouveau passage pour être sûre, sûre aussi de ne pas être suivie par ton chef de bureau principal ou le sous-Préfet, va savoir.

Un bref appel de phares.

Et alors tu baisseras la vitre, agitant mon petit carton rose perdu il y a 5 ans. Quand j'étais encore jeune, beau et écrivain à succès. Quand j'avais une voiture.

Tu auras ce petit sourire désolé et ravi à la fois, un rien mutin, qui contrastera avec la rigueur du chignon et tes lunettes achetées pas cher chez « Affle-fou  ». En me penchant par la vitre latérale, je verrais tes ridules aux coin des yeux, bien sûr, l'amorce d'un cheveu gris mal teint, mais aussi tes fines jambes de reine cachées par la jupe plissée bleue nuit et les ballerines plates. Parce que bien sûr, tu auras fait de la danse classique et un peu d'équitation à Versailles, avant d'embrasser une carrière d'Attachée de Préfecture et de ne plus embrasser personne.

Quand je prendrai tes lèvres minces et sévères, je ne respirerai pas de capiteux parfums orientaux. Marseille, Istanbul, listes en boules, au Panier tout cela. Non, tu sentiras l'eau de Cologne fraiche de chez Hermès, celle que ta Maman t'avait posé en silence dans ta salle de bains, adolescente. Il y a il y a trente ans, il y a un siècle.
 

C'est là que tu m'avoueras avoir tout organisé. Le contrôle de vitesse sur l'A7, ce soir de malheur. Donné aux Gendarmes l'immatriculation de mon bolide, fait trafiquer le radar. Pour me faire retirer le permis, me le faire découper suivant les 12 points-ti-yeah, me faire mariner pendant des années. Puis me le rendre.

En mains propres. Sur le pont de Tancarville. Parce que tu aimais secrètement sans le connaître ce fameux écrit-vain, ce flamboyant nouvelliste des pure-players. Tu découvriras tes blanches canines à rayer le parquet en rejetant la tête en arrière sur l'appui tête, tu me passeras le volant. Et toi, tu balanceras tes ballerines par la fenêtre ouverte pour mettre tes beaux pieds nus et bronzés sur le tableau de bord, tu souriras, libéreras tes cheveux en secouant la téte et tu lanceras un « nique les keufs » de bon aloi.
 

Ah,Séraphine, pourquoi avons-nous perdu tant de temps, alors que le bonheur est parfois simple comme un Cerfa modèle 43 bis ou un Timbre-Amende à 130 euros ?

Oui, pourquoi, hein ? Faut-il que les Dieux nous soient haineux pour nous avoir laissé perdre toutes ces années..

On ne s'arrêtera qu'aux stations service du temps qui passe, pour reprendre de l'essence pour la 308 et de l'eau fraîche pour nos bouches sèches et salées. On s'arrêtera aussi sur les aires de repos, où on rabattra les sièges, avant de les faire grincer. On collera plein de buée sur les vitres la nuit, à l'arrière des Peugeot, Séraphine, ô ma dauphine. Tu grogneras des « salaud, on ne m'avait jamais fait cela avant » que je ferai taire de l'index posé sur tes lèvres.

On évitera les péages, les radars fixes, mobiles ou tronçons, et toutes les zones de non-droit et de danger que constituent les abords des Gendarmeries.

Et on roulera jusqu'à ce vieillesse et mort s'ensuivent.

Enfin, on roulera plutôt jusqu'à ce qu'on nous retire notre permis.

@ « janot », alias Jean Fauque


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33 réactions à cet article    


  • katakakito 11 août 2012 08:20

    J’ai aimé.


    • SANDRO FERRETTI SANDRO 11 août 2012 10:48

      Merci.
      Pardon pour les quelques coquilles qui subsistent dans ce texte, mais je vous écris depuis la 308 grise, avec les mains agiles de Séraphine qui font rien qu’à me déconcentrer, à force de vouloir ratrapper le temps perdu.


      • cevennevive cevennevive 11 août 2012 11:20

        Ah Sandro,

        Si l’on pouvait, tous, réagir aussi romantiquement à ses déboires « gendarmalesques » !

        Personnellement, je rêverais plutôt de baffes, de revanches, de mille petites tortures, et je me ferais un ulcère à l’estomac...

        Voyez-vous, je n’ai jamais eu de contraventions de ma vie. Je prête ma Honda Civic à ma belle-fille pour qu’elle puisse aller travailler loin de chez elle, et en une semaine, je reçois deux contraventions avec retrait de points !!!

        Elle ne roulait pas si vite que cela : 93 km/h pour la première, et 77 pour la seconde... Mais c’était un tronçon de route (droite, très droite) à 70.

        Bon, la loi est la loi. J’ai payé et je n’ai même pas « cafté » ma belle-fille. Tant pis pour mes points.

        Merci Sandro pour ce texte, vous avez relativisé mes déboires, m’avez faite rire, et je peux désormais rêver au gendarme gentil, barraqué et sentimental que je rencontrerai peut-être un jour sur ma route. Quoique... Un gendarme, qu’est-ce que j’en ferais ! A moins de réagir comme les commères du marché de Brive-la-Gaillarde... Té, bonne idée !

        Cordialement.


        • SANDRO FERRETTI SANDRO 11 août 2012 21:31

          @Cevennevive
          Je ne suis pas romantique pour un sou, surtout avec la maréchaussée.
          Celles et ceux qui me connaissent vous diraient qu’il ne faut pas croire un mot de ce que j’écris...
          Bonne soirée.


        • PhilVite PhilVite 11 août 2012 11:55

          Ah ! Vous aussi, vous vous êtes fait avoir !
          Dans ce coin, tous les instruments électroniques sont perturbés par la centrale de Pierrelatte, je ne vois pas d’autre explication ! Moi, je me suis fait chopper à 137 km/h sur mon 102 Peugeot de 1973. Bon, faut dire que j’avais un peu modifié le mélange à ma façon avec deux trois produits prohibés, mais surtout j’avais pas mis mon casque ! Du coup ils ont pas aimé et ils m’ont coffré. Mais le pire c’est qu’ ils m’ont chourré le cubitainer de Gigondas (à peine entamé) que j’avais dans mon sac à dos ! Les salauds ! M’ont dit que la durit qui allait directement dudit cubito à ma bouche, c’était pas réglementaire !
          Enfin, j’espère que Séraphine (ou sa cousine, à la rigueur) va m’envoyer un mot à moi aussi...


          • jymb 11 août 2012 12:03

            Merci pour cette bouffée d’humanité et d’intelligence, notions de plus en plus lointaines dans une France devenue un immense camp de prisonniers à ciel ouvert, tous en sursis de culpabilité fabriquée. 


            • Tall 11 août 2012 12:17

              Note qu’à 280, le radar ne capte plus la plaque. Mais bon, comme Séraphine aurait de toute façon truqué la photo, tu n’y échappais pas.


              Dura sex, sed sex

              • SANDRO FERRETTI SANDRO 11 août 2012 14:12

                Tall,
                Ce billet n’est sorti de mon imagination enfiévrée que pour te prouver que je ne sais pas écrire que sur la faucheuse et la noirceur.
                Quoique...


              • Tall 11 août 2012 14:24

                Salut l’artiste

                Je sais bien, j’ai direct fait le lien ... smiley
                Ceci dit, tu n’as rien à « prouver » à mes yeux... c’est le fun surtout qui est meilleur ... non ?


              • SANDRO FERRETTI SANDRO 11 août 2012 21:43

                Je sais que tu es un malin, à tes heures. Que tu sais sniffer les bons rails entre mes lignes. (! !) Alors, puisque personne n’écoute, qu’ils sont tous en vacances et que ça nous en fait, du coup (des vacances), je vais te la cracher, la Valda.
                Bien sûr que c’est pour le fun.
                C’est aussi qu’il y a exactement 21 ans, Bashung partait enregistrer l’album « Osez, Joséphine » à Memphis, Tenessee. Avec l’ami Jean Fauque sur le siège du mort, dans le rôle du parolier, garde du corps, garde de l’esprit et des jeux de mots. Quand il lui a tendu la feuille d’« Osez », AB a rayé le prénom qui y figurait, pour y inscrire « Joséphine », sans dire pourquoi. Un affaire bien noire (tu vois, ça revient). Une qui aurait bien signé pour un poste d’attachée de Préfecture et la 308 grise.
                Voilà, c’était mon clin d’oeil en forme de bougie sur le gâteau d’Osez. Le plus drôle, c’est que Bashung n’a jamais eu le permis de conduire, ce qui ne l’a pas empêché de nous emmener 30 ans à l’arrière des dauphine , à faire hennir les cheveaux ( et l’écheveau) du plaisir.
                C’est aussi un clin d’oeil à « Monsieur Jean », dont j’espère que la vieille Chrysler Le Baron n’aura pas trop fait d’huile...
                Fin des messages personnels.
                Roulez, jeunesse.


              • Tall 11 août 2012 23:26

                Aaah Bashung ... c’est un classique homologué ça.

                Le seul comparable à Serge à mes yeux.

                a +

              • Zangao Zangao 11 août 2012 12:47

                Excellent !


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 août 2012 13:48



                  Dommage que j’ t’ ai jamais donné mon tel Sandro , j’ habite pas bien loin 
                  du lieu des Mornas Plaines , tu m’ aurais appelé j’ t’ aurais fait visiter un 
                  cimetière de gendarmes , un mausolée d’ aubergines , le grand sépulcre 
                  des flics vivants pour la France , le cénotaphe du gardien de la paix inconnu , 
                  le sarcophage ( rien à voir avec un récent président ) des commissaires-briseurs 
                  de rêve , le jardin des monument des fins limiers avec bassets artésiens 
                   Colombo . 

                  Après avoir apprécié à sa juste valeur le destin se chargeant de mettre dans 
                   le même sac fonctionnaire vertueux et imprimeur de faux-billets , docteur 
                  Petiot et madame Lang-Drut , grenouille de bénitier et crapaud  à peau 
                  verruqueuse sauf chez le Père Lachaise où l’ on peut voir Frédéric Chopin en 
                  compagnie de Madame Claude qui a finalement arrêté de travailler sur rendez-vous .

                  La valse brillante des radars pratiquant la multiplication des pains est la 
                   nouvelle bible des sous-préfectures attirées par l’ argent facile .

                  L’ imprimeur de faux billets risque bien plus de zonzon que le moindre 
                   racketteur flashiste des coins de rues qui lui a Laval du gouvernement ne 
                  reculant derrière rien pour prendre la population pour ce qu’ elle est ....

                  On sera fins quand Séraphine aura fini de nous rouler dans la farine .

                  • SANDRO FERRETTI SANDRO 11 août 2012 14:14

                    Les pandorres à jumelles, c’est comme la racaille en capuche. Ils ne sont pas tous foncièrement mauvais, c’est juste qu’on préfère ne pas les croiser sur son chemin.
                    On the road again, again...


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 août 2012 14:31

                    Ia Orana Sandro ,avec une bonne lime et en modifiant les transfers ,comme du temps ou y avait pas de kits,tu es retouné sur l’autoroute ,la preuve :
                    http://youtu.be/ost1rLvef-E
                    A améliorer ,pas de place pour la belle !


                    • SANDRO FERRETTI SANDRO 11 août 2012 15:13

                      Salut, Aita
                      Quand c’est arrivé, je t’ai aussitôt appellé sur ton Winy, mais il parait que tu bronzais à Tétiaroa avec Marlon et Cheyenne au milieu des petits oiseaux.
                      Dommage, vu ta proximité avec HFT, je comptais sur toi pour me faire récupérer par la fille du coupeur de joints, avec son char à foin. Vu qu’elle se fait facilement passer la ferraille, ça l’aurait fait.
                      Ca m’aurait évité de finir avec une attachée de Préfecture sur le retour.
                      Mais bon, le destin, tu peux pas lutter contre.
                      On peut pas gagner tout le temps, épicétou.


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 août 2012 17:31

                      Vu qu’a Tétia on a planté 1 hectare de pakalolo on étaient plutot aux taffes ,et comme tu occupait les bleus ,ça nous a permis de faire la récolte pépère .Sinon on remonte bientot par l’ascenseur de 22H43 ,previens Lorolei .


                    • Nestor Nestor 11 août 2012 15:18

                      Salut ...

                      Là, la cerise sur le gâteau ... Sur la photo de la 308 grise on ne voit pas la plaque d’immatriculation ?... Vous-êtes fortement en grave infraction là ! ... Ça peut vous couter très cher ça ! ... En continuant sur une telle voie ami citoyen il est bien possible qu’à la longue la seule chose que puisse vous amener votre bien aimée Séraphine soit des oranges et non plus des prunes ou pays des pêches ... Sandro il serrait temps pour vous d’arrêter de vous moquer de la poire des pieds de vignes qui surveillent l’autoroute avec leur jumelles ...


                      • SANDRO FERRETTI SANDRO 11 août 2012 16:43

                        Que voulez-vous, Nestor, c’est la dure question de la crise structurelle de la volaille.
                        On ferme Doux, Loué ( Dieu le soit...), le père Bourgoin fait faillite.. Et la volaille prolifère au bord des routes comme jamais.. ( au bord des routes, je dis bien, pas pour chasser le voyou armé, ...trop dangereux).
                        Bref, ce sont les reconversions industrielles : plus personne pour éviscérer le poulet, de plus en plus de candidats casqués pour plumer le bon père de famille.
                        Elle est pas belle, la France ?


                      • SANDRO FERRETTI SANDRO 11 août 2012 16:47

                        Pour le floutage de la plaque... vous n’espériez quand même pas que je vous aide à localiser Séraphine et vous la fasse partager, non ?
                        Les chandelles, c’est comme le secteur volaille, y’en a plus.
                        Malédiction.


                      • Nestor Nestor 11 août 2012 19:05

                        « Et la volaille prolifère au bord des routes comme jamais.. »

                        Ben vivement une grippe aviaire ou autre pour qu’on confine de nouveau les poulets alors ...

                        Le problème c’est que si les poulets restent au poulailler ben sur les autoroutes il risque y avoir du grabuge ...

                        Faudrait tout de même leur suggérer ou leur apprendre à moins picorer le pain des citoyens ...


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 août 2012 17:36

                        Une attachée de sous-préfecture.........l’vice l’est partout ,meme en milieu rural !


                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 août 2012 17:52

                          Pis si elle devient trop collante la rombière,se barrer comme lui à Mooréa,pas loin de Tetiahora :http://youtu.be/HrOwpMBEbT8 .


                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 août 2012 18:31

                          Isère à rien de couvrir faut partir à point disoit la dame ...


                          • COVADONGA722 COVADONGA722 11 août 2012 21:20

                            yep Sandro pour le prochain run puis je suggerer :
                             I got a sixty-nine Chevy with a 396
                            Fuelie heads and a Hurst on the floor
                            She’s waiting tonight down in the parking lot
                            Outside the Seven-Eleven store
                            Me and my partner Sonny built her straight out of scratch
                            And he rides with me from town to town
                            We only run for the money got no strings attached
                            We shut `em up and then we shut `em down
                            Tonight tonight the strip’s just right
                            I wanna blow `em off in my first heat ..........

                            Asinus : ne varietur


                            • SANDRO FERRETTI SANDRO 11 août 2012 21:52

                              Ah celle-là, elle me file la chair de poule depuis 1979, et ça ne changera plus maintenant...
                              « Tonight, tonight, the highway is bright
                              Out of our way, MIster, your best keep
                              ’Cause summer ’s here
                              And the time is right
                              For racing in the street. »

                              Yeah.


                            • COVADONGA722 COVADONGA722 11 août 2012 22:11

                              yep Sandro vu qu’il y a déguin , perso la vitesse de ma jeunesse « o tempora » c’est plutot creedence cleewater revival proud mary et surtout lodi que je ne peut entendre sans avoir dans le nez  les remeugles de cambouis des bahuts bachés kakis .Pour la commemo vous
                              etes pile poil dans le ton on entend bien les musicos d’osez josephine en arriere plan
                              quand la suburu vous course yep ....

                              Asinus


                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 août 2012 23:25

                                Ia Orana,le Moine,la petite musique tu entends pour échapper aux Subarus des bleus c’est celle là,et pas Creedance :http://youtu.be/Bax6oH6Bbjw .


                              • Abou Antoun Abou Antoun 15 août 2012 19:26

                                Dépassée, la romance d’aujourd’hui de Michel Fugain.
                                Voici venu le style nouveau des aventures autoroutières et macadamesques. Faire entrer la maréchaussée dans la danse voilà l’idée géniale ; les pandores transformés à leur insu en instruments du destin.
                                J’apprends au passage que le verbe échoir, à la troisième personne du singulier de l’indicatif possède deux formes admissibles, il n’y a pas de petits profits.
                                Salut l’auteur !


                                • A. Nonyme A. Nonyme 15 août 2012 21:35

                                  Juste magnifique texte Sandro, aux effluves de 2 temps et de fumée bleue aux accents du temps qui passe et des libertés perdues. Merci.


                                  • SANDRO FERRETTI SANDRO 15 août 2012 21:57

                                    Merci à vous. « Et que ne durent que les moments doux... »
                                    @Abou Antoun : « s’il échet » est une vieille formule juridique encore employée en droit, qui veut dire « le cas échéant ». C’est de l’excellent français.


                                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 octobre 2012 21:09

                                      Sandro reviens , y a rien .


                                      • SANDRO FERRETTI SANDRO FERRETTI 29 octobre 2012 21:25

                                        Nan, nan. Depuis que je ne fume plus, je n’écris plus. Ca fera les pieds de la Faculté.

                                        Du moins, je n’écris plus gratuitement.

                                        J’ai juste fait l’avant-propos du bouquin d’un copain.

                                        Là :

                                        http://www.ring.fr/livre/trailer.php/livre/noir-desir-a-l-envers-a-l-endroit

                                        Ou encore là :

                                        http://www.lexpress.fr/culture/musique/biographie-de-noir-desir-anatomie-d-une-forteresse_1179975.html

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