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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Par la grande porte du verger

Par la grande porte du verger

 

Les fruits défendus, les fleurs déflorées …

 

Entrez par la grande porte du verger du Palais, il y a encore des jardiniers qui ont dans le passé effleuré un pistil sans son consentement. En bons pollinisateurs, certains de leur puissance, ces rois du râteau et de la binette se sont passés d'un accord pour voir la feuille à l'envers. Sans adhésion des deux parties lors de cette fusion merveilleuse qui ne doit exister que dans la plus absolue concorde, le jardinage tient davantage lieu de labourage et du sarclage.

Bien des jardiniers, jouent encore du plantoir avec persuasion, virulence et parfois d'odieux stratagèmes pour arriver à leurs fins. C'est là, une détestable expression de ceux qui veulent récolter sans jamais s'aimer. Du reste, dans les allées du pouvoir, la fine fleur de la gente masculine fait collection de bouquets changeants, de fleurs dérobées, de fruits mal défendus qu'ils cueillent sans en demander l'autorisation. Pire encore, certains sont si pressés qu'ils n'attendent même pas que le fruit soit mûr ou la fleur déclose. C'est là pratique honteuse qui les marque à jamais du sceau de l'infamie et n'en fait pas moins des individus au-dessus du panier, la main prompte à s'y glisser.

D'autres s'estiment en position de supériorité pour parvenir au même résultat en laissant miroiter un arrosage plus fréquent, un changement de massif, une mise en valeur qui apportera des bienfaits ultérieurs à la fleur convoitée. Le vol du bourdon est un leurre, une manière insidieuse de briser les défenses, de prendre et de ne jamais rien donner véritablement en échange.

Bien des grands jardiniers de nos palais usent de telles stratégies. Le plus désolant alors c'est qu'en dépit des rumeurs, des accusations, des soupçons, ils restent droit dans leurs bottes, la justice jouant du sécateur pour élaguer les rejets, les pourvois en castration. Certains brillent même dans les hautes sphères tandis que leurs victimes se fanent misérablement sur le bas-côté.

Les pratiques n'ont guère changé en dépit des promesses d'une culture respectueuse des plantes et des rythmes naturels. Il y a même de grands personnages de l'état qui se sont spécialisés dans le bouturage en terre lointaine, tentant parfois le marcottage, laissant bien des stigmates derrière eux. La culture ne fut pas toujours à la fête et la musique ne fut pas une manière de le dire avec des fleurs dans certains jardins et belles villas médicinales.

Un jardinier de l'intérieur a repoussé les accusations. La droiture du tuteur ne peut être remis en cause quand celui-ci tient le manche et la cognée. Les plantes courbent la tête, avalent l'humiliation et se désolent de voir ainsi leur tourmenteur parader de saison en saison, de remaniements en nouvelles saisons. Le ver est dans le fruit de l'antienne : « Maraîchage nous voilà ! »

Le noyau dur, les pépins sont réservés aux belles plantes qui seront coupées en plein essor et laissées là, misérablement tandis que les princes du plantoir poursuivent leurs brillantes ascensions. La fine fleur masculine de la floriculture avance à visage découvert avec de gros sabots tandis que leurs victimes portent un chapeau de paille, épouvantails que les médias évitent de mettre en lumière.

Les allées du pouvoir ne sont nullement débarrassées des mauvaises herbes, des plantes invasives, urticantes et nocives. Même en confiant la composition florale et arboricole à une femme, il se trouve encore dans son équipe de campagne des jardiniers aux pratiques douteuses, au passé si peu vertueux que les abeilles s'en offusquent. Il y a de quoi avoir le bourdon au spectacle sans cesse recommencé de la greffe qui ne prend pas entre morale et politique. Le pouvoir du jardinier sera toujours si puissant que les pauvres fleurs, les malheureux fruits succomberont à une passion non partagée.

Comprenez bien pourquoi ce texte n'a rien d'un jardin à la française, les allées sont biscornues, les massifs épais et impénétrables si j'ose employer cet adjectif. Il faut être prudent en la matière, les véritables coupables sont protégés et ce sont toujours les petites fleurs qui déchantent.

À contre-vent.


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8 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 mai 12:41

    On n’en est plus là. Monsanto (la firme qui a donné à la civilisation les BPC et l’Agent orange) a acquis les droits d’exploiter un nouveau gène qui rend les semences impossibles à replanter et qui, de surcroît, se communique facilement aux semences naturelles les rendant à leur tour stériles.

    Et la multinationale utilise les droits de propriété intellectuelle et le génie génétique pour s’accaparer ce que la nature donnait jusque là gratuitement aux êtres humains.

    Dans le monde politique, c’est pareil : les multinationales nous vendent leurs produits en plaçant leurs commerciaux à le tête des états inféodés.


    • C'est Nabum C’est Nabum 29 mai 16:20

      @Séraphin Lampion

      Des commerciaux sans talent 


    • charlyposte charlyposte 25 mai 12:59

      La pomme est un fantasme occidental... dommage pour l’histoire smiley


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 mai 13:50

        @charlyposte

        Pas seulement occidental ! Pour les musulmans (des orientaux), c’est Adam qui a croqué dans la pomme parce qu’il s’est fait influencer par sheytan. Ève l’a juste suivi dans son acte, mais ce n’est pas elle qui l’a poussé à le faire comme le veut la tradition chrétienne. Si dans l’Islam il n’est question nulle part de « péché originel », ça n’empêche pas les orientaux de fantasmer sur la pomme et le pommier, arbre de connaissance, eux aussi.


      • charlyposte charlyposte 25 mai 15:51

        @Séraphin Lampion
        Un arbre de la connaissance chez les Bretons smiley sûrement pas dans le jardin d’éden en Mésopotamie.... un abricot ! une datte ou une figue sans noyau ! smiley


      • christophe nicolas christophe nicolas 26 mai 09:06

        @Séraphin Lampion

        « arbre de la connaissance du bien et du mal » et non pas « arbre de la connaissance » ce qui ne voudrait strictement rien dire. Quelle est la différence ? La première expression prétend que la pensée dirige la forme intentionnelle (âme) or la pensée naît de la forme intentionnelle qui sont deux aspects différents de l’esprit n’étant pas sur le même plan comme x et y ne sont pas dans la même dimension en géométrie ce qui fait qu’on ne doit pas les additionner.

        Ainsi, ceux qui ont une forme intentionnelle de pute bestiale produisent des pensées morales qui sont de la merde, ils inversent le bien et mal en terme de pensées, ils trouveront l’avortement à 28 semaines normal et plein de choses odieuses au nom de la démocratie envers les populations grégaires dirigées par des conseils d’anciens depuis la nuit des temps. L’âme doit s’élever pour distinguer le bien et le mal.

        La forme intentionnelle s’éduque au mieux par la bible et les évangiles, Dieu miséricorde pouvant châtier ceux qui abusent en son nom et n’apparaissant pas chez ceux qui se font une fausse idée de Lui car cela renforcerait leurs erreurs de pensées :

        Pour les bons, le miracle est une juste récompense. Pour les moins bons, c’est pour les amener à une bonté véritable. Pour les mauvais, aussi parfois, c’est pour les secouer, pour les persuader que j’existe et que Dieu est avec Moi.

        http://www.maria-valtorta.org/Thematiques/Miracles.htm



      • C'est Nabum C’est Nabum 29 mai 16:21

        @charlyposte

        Le ver n’est pas dans ce fruit 


      • juluch juluch 25 mai 15:16

        bien dit !!!

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