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Accueil du site > RDV de l’Agora > Bernard Werber : « Dans cinquante ans il n’y aura plus de livres (...)

Bernard Werber : « Dans cinquante ans il n’y aura plus de livres »

Note de la rédaction  : Cet été, suivez toutes les semaines la série fiction "complots estivaux". Chaque vendredi nous présentons un romancier qui a participé au recueil de nouvelles : Complots capitaux autour d'une interview vidéo décalée et d'un extrait de sa fiction.

Cette semaine, Bernard Werber s'est prêté au jeu de cette interview :


Bernard Werber explore le temps et nous ramène un document extraordinaire. Le célèbre auteur de la Trilogie des Fourmis et du Cycle des Thanatonautes décrit dans sa nouvelle l’incroyable complot fomenté contre les livres par une petite caste médiatique.

Comment ne pas remarquer que dans les pages culturelles des journaux et des magazines, la littérature d'imagination (science-fiction, fantastique, roman policier, aventure...) est "oubliée", au profit d'ouvrages "sérieux" et pour tout dire ennuyeux... Avez-vous remarqué combien sont maltraitées et reléguées aux oubliettes les émissions littéraires à la télévision. Rien, d'après Bernard Werber, n'arrêtera ce complot qui devrait aboutir à la mort des livres...


La fiction dépasse-t-elle la réalité ou serait-ce l'inverse ? Cette nouvelle introduit en filigrane une longue réflexion sur l'avenir des livres...

Interview vidéo, par Olivier Bailly



Extrait de Le Crépuscule des libraires, par Bernard Werber  :
Les étagères de la bibliothèque étaient vides, recouvertes d’une fine poussière collante. Des ornements en bois sculptés à l’ancienne donnaient au meuble une allure de monument déserté. Une odeur de sciure et de cire se dégageait des colonnes ouvragées qui, à bien y regarder, représentaient des lierres en relief. Le grand-père Gilles avait toujours interdit à qui que ce soit d’y déposer quoi que ce soit. Il était encore plus mal vu d’y toucher.

— Jadis, confia le vieil homme, sur ces étagères, il y avait des... livres.

— Des quoi ?

— Des LI-VRES.

Et il épela lentement le mot ancien.

— L-I-V-R-E-S

Il y eut un long silence.

— C’est quoi, des « li-vres » ? demanda la petite fille, curieuse. Cela a un rapport avec le mot « lit » ou avec le mot « ivre » ? Le grand-père fit un signe de dénégation.

— Hum, c’étaient, comment dire, des sortes de fines tranches de papier recouvertes de petits dessins qui racontaient une histoire. Les gens « lisaient », c’est-à-dire qu’ils regardaient les amoncellements de petits dessins et de là, ils se fabriquaient des images dans leur têtes, et ils entendaient des musiques ; et ils entendaient les personnages parler.

— Comme dans les films ? demanda le garçon complètement ébahi.

Le grand-père Gilles sourit et hocha la tête.

— Oui, comme dans les films, si ce n’est que chacun s’inventait son film personnel avec ses couleurs, ses lumières, ses visages, ses voix, ses musiques, à sa convenance. Et chacun lisait à sa vitesse. Les gens se faisaient le montage cinéma dans leur tête. Et cela les rendait intelligents et cela les faisait rêver.

La petite fille se prénommait Solange. Elle était âgée de neuf ans. Elle avait des nattes blondes et des yeux noirs particulièrement perçants. Des petites taches de rousseur s’étalaient sur ses joues. Elle élargit ses prunelles et essaya d’imaginer ce que pouvait être un « livre ».

Le petit garçon, Michel, lui, avait déjà douze ans. Il était lui aussi très intrigué par cet objet étrange que venait d’évoquer pour la première fois leur grand-père. « Un livre »...

— Toutes ces étagères avaient de ces trucs magiques qui font des films dans la tête ?

— Bien sûr. Moi-même, j’en avais une grande collection. Au début, des milliers. Puis des centaines. Puis des dizaines. Vers la fin, j’en avais peu. Mais j’ai dû être l’un des derniers à en posséder. Pas plus tard qu’il y a cinq ans, j’en avais encore un d’intact.

La petite fille s’approcha.

— Avec les mondes fantastiques à l’intérieur ?

Le grand-père souriait et alla vers la fenêtre pour regarder l’horizon.

— Oui, il y avait dans mes livres des mondes bien plus beaux que tous ceux que vous voyez dans les films.

Gilles avait maintenant cent vingt-quatre ans et il portait bien son âge avancé. Grâce aux récents progrès de la médecine, il avait su garder son allant et les différentes greffes de coeur, de foie, et d’estomac lui avaient permis de vivre au-delà de sa centième année dans un confort acceptable.

Complots capitaux © Néo/Le Cherche Midi

Crédits photos : scd.ups-tlse et ian Oz


Moyenne des avis sur cet article :  3.63/5   (102 votes)




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83 réactions à cet article    


  • enzoM enzoM 25 juillet 2008 10:40

    Génial le Werber, mais quelles visions qu’il n’a pas eu celui-là !  -  rien d’autre à dire.


    • stephanemot stephanemot 25 juillet 2008 11:10

      Rien de très original là dedans. En matière de libraire, on n’a toujours pas fait mieux que Borgès.

      La disparition du livre est une chose, la disparition du lecteur encore une autre, peut être plus tragique.

      Je conserve néanmoins un amour de l’objet livre que n’a pas vraiment déçu ma récente visite du temple d’Haeinsa en Corée : y sont conservées 80.000 tablettes de bois datant du 13e s - elles servaient à imprimer les textes sacrés bouddhiques quelques siècles avant Gutenberg.


    • Redknight02 Redknight02 30 juillet 2008 21:12

       Chère enZom Je ne pense pas , une vie saine ,un coeur pur et surtout son âme d’enfant qui a grandie tel un petit arbre prennant de l’ampleur et de l’envergure dans le berceau et l’esprit de la vie ,je pense plutot que c’est fortement ceci qui a pu amener werber a avoir un esprit aussi large,visionnaire et universelle voila tout , si vous avez des visions voyez un psy mon ami , rester en paix ,j’ai juste trouver que votre article se trouvait être assé vulgaire de pensées,surtout que vous ne vous étendez pas beaucoup ce ki n’amène rien de positif ...


    • Iris Iris 25 juillet 2008 10:47

      D’accord sur l’imaginaire en péril ... mais pas d’accord sur Internet qui empêche de lire, bien au contraire, il y a des mines d’or d’imaginaires et d’histoires sur la toile, il faut juste bien chercher ...


      • chria chria 25 juillet 2008 10:52

        Tout à fait d’accord, il y a encore des mots sur nos écrans, non ?
        Tant qu’il y aura des mots, il y aura des histoires qui font réfléchir


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 juillet 2008 18:14

         @Iris :  C’est l’internet qui va sauver la lecture.  En fait, toute culture.    Ce sont les éditeurs et libraires qui doivent se recycler et l’État doit résister à ce lobby passéiste.  Vite, un superbe "Musée du Livre" et UNE  biblothèque en tout-virtuel.

        Pierre JC Allard


      • enzoM enzoM 25 juillet 2008 18:21

        Ton idée n’est pas mauvaise, mais pourra-t-on boire un café (ou ce que l’on veut après tout) et fu(l)m(i)(n)é si on veut ?


      • Gasty Gasty 25 juillet 2008 10:48

        Je ne sais pas si ils sauront encore poser des questions . smiley


        • Gasty Gasty 25 juillet 2008 10:52

          Voici les réponses aux questions que vous pourriez vous poser les enfants, vous n’avez pas à vous en poser d’autres . C’est interdit !


        • chria chria 25 juillet 2008 10:49

          Bravo pour votre interview qui résume parfaitement l’état de la littérature de l’imaginaire.
          Vive la science-fiction qui reste l’un des rares domaines de reflexion dans ce bas monde si mercantile et abrutissant.

          Mais qui s’attaque à l’imaginaire ? et pourquoi ?

          Certains ont-ils des plans pour le futur ? Quels sont leurs objectifs ?

          Imposer l’existant (au contraire de l’imaginaire) permet-il de mieux contrôler les gens ?

          Sommes-nous tous condamnés à devenir des machines, au profit d’un petit nombre de profiteurs ?

          Est-ce que je deviens complétement parano ?

          La vision du futur ne peut-elle être que noir ?

          Les livres sont-ils nécessaires à notre liberté ?

          La connaissance peut-elle se passer d’apprentissage et de reflexion ?

          La sience-fiction ne serait-elle pas notre seul moyen de penser ?

          Si le futur est notre seule alternative, alors... Engouffrons-nous dedans sans plus attendre !


          • White_Rabbit 25 juillet 2008 12:36

            Chria, je suis comme vous un fan de sf et j’aimerai donner mon point de vue sur quelques questions levées ici :

            "Imposer l’existant (au contraire de l’imaginaire) permet-il de mieux contrôler les gens ?" / "La sience-fiction ne serait-elle pas notre seul moyen de penser ? "

            Surement mais ce n’est pas le cas aujourdhui, on n’impose pas du tout l’existant. On est toujours libre d’acheter les bouquins que l’on veut , 1984 se vend toujours très bien et les théories des complots foisonnent de toute part . De plus, tous les romans sont basés sur l’imaginaire et ce n’est pas parce que ce n’est pas de la sf qu’il ne fait pas reflechir sur notre condition, ou nous interroger sur notre avenir. Ce qui fait un bon roman c’est sa faculté à nous déstabiliser, à nous ouvrir à de nouvelles idées, quelque soit le contenu propre de l’histoire . Un roman peut être historique par exemple et nous faire réfléchir sur l’avenir....


            "Les livres sont-ils nécessaires à notre liberté ? "
            Nécessaire je ne sais pas mais suffisant c’est sur . D’ailleurs, l’importance de la censure d’un pays ( il y en a toujours même en france) reflète toujours du " niveau de liberté" autorisé avant de mettre en danger le régime en place.





          • chria chria 25 juillet 2008 14:19

            White rabbit,

            Je suis bien d’accord on est encore loin de la disparition des livres, et comme vous le dites il n’y a pas que la sf pour se projeter. Mais encore faut-il le vouloir !

            L’Histoire en elle-même n’a que peu d’intérêt puisqu’elle ne fait qu’expliquer comment on est arrivé au présent, simplifiant la complexité des évenements et des non-évenements à l’extrême, au point où notre imaginaire (collective ou non) prend plus de place que les faits dans l’Histoire. On imagine l’avenir, c’est incertain, mais il existe des pistes, des tendances, des projections qui peuvent parfaitement se réaliser. L’histoire, on l’imagine aussi, finalement. Et les incertitudes restent très fortes. L’histoire n’est finalement pas bien plus précise que l’avenir...Et le temps ne s’écoule pas assez vite pour que l’on puisse voir comment les choses changent...

            La sf demande souvent énormément d’imagination si l’on veut surprendre le lecteur. C’est souvent d’ailleurs un principe : il faut trouver l’idée que personne n’a jamais eu, sur des développements futurs. Souvent ça passe par l’extremisation d’une situation actuelle. Et c’est que la sf devient un outil indispensable de prospective : l’auteur s’acharnant à décrire un monde cohérent, il nous permet de voir les conséquences que telle ou telle décision actuelle ou dans un futur proche pourrait engendrer.
            Evidemment, le futur est complexe, il ne sera jamais comme on le pense. Mais la sf offre des pistes et surtout des idées auquelles personnes n’aurait jamais pensé. Et notre imaginaire dispose alors d’univers entier pour se développer à l’infini...

            Mais bon je ne parle que d’une infime partie de l’ensemble des romans de fictions et d’imaginaire.
            D’ailleurs,
            Les livres et l’imagination sont-ils indissociables ?
            Sûrement que non...



          • JoëlP JoëlP 25 juillet 2008 10:55

            En lisant les commentaires de l’article sur les complots capitaux , on voit bien que beaucoup de gens ici sur AgoraVox participent de ce complot contre les livres.

            Les gens ne veulent lire que des choses vraies, pas question de mélanger les genres ni de tomber dans l’humour et surtout pas dans la fiction. Et à quoi bon imprimer les nouvelles et les manuels techniques, la version électronique suffit.


            • chria chria 25 juillet 2008 11:00

              Avec la version électronique tu gaches moins de papier...
              Mais un bon bouquin faut de la matière.


            • chria chria 25 juillet 2008 11:07

              Bernard, quand est-ce que tu vas nous écrire un énorme space-opera à la française ?


            • Traroth Traroth 25 juillet 2008 11:32

              Ray Bradbury nous avait déjà fait ce coup-là en 1953, et François Truffaut l’a adapté au cinéma en 1966...
              Et il y a toujours des livres...

              Plus sérieusement, que le support papier soit condamné à court terme, ça parait clair, mais ça ne veut pas dire que le livre va disparaitre. Personnellement, j’aimerais bien avoir un e-book véritablement opérationnel et efficace, qui me permette de faire tout ce qu’on peut faire avec un livre (y compris ne pas être vraiment tendre avec lui, par exemple), et qui me permette de balader toute ma bibilothèque dans mon sac à dos.
              Paraoxalement, la disparition du papier pourrait être une très mauvaise nouvelle, d’un point e vue écologique, puisqu’il y a semble-t-il une corrélation très nette entre le cours du bois et les surfaces boisées.


              • White_Rabbit 25 juillet 2008 12:18

                Je ne pense pas que le support livre disparaisse un jour... Il y a aura toujours des passionnés qui aimeront l’objet, et en premier lieu les écrivains eux même.
                DIre que les romans " à histoires " disparaissent me parait exagéré : les plus grosses ventes restent tout de même des récits de fictions notemment le roman policier ou d’aventure ( cf les succès d’higgins clarke ou de harry potter ou de... werber). Ce qui me fait marrer, c’est que werber est l’un des auteurs les plus vendus en france, et son problème c’est que les emissions ou articles dits culturels ne s’interesse que rarement aux succès populaires donc pas à werber. Du coup théorie du complot, on ne veut plus d’imaginaire mais que du réel etc etc... Même si j’apprecie quelques livres de Bernard Werber , ces livres restent du roman de gare et sa philosophie une de comptoir ( cf la pîèce ’Nos amis les humains" où un scientifique et une bombe sexuelle ecervelée sont enfermées dans une cage : il faut sauver la planète mais bouh le monde est méchant... ). Mais bon rien de bien méchant la dedans et c’est mon avis personnel il n’arrive pas à la cheville des grands romanciers français ni d’autres auteurs de sf...


                • Olga Olga 25 juillet 2008 12:41

                  White_rabbit (Follow the white rabbit ?)

                  Vous êtes bien dur avec Bernard, pour un petit lapin blanc...
                  Même si je ne suis pas loin de partager votre avis.
                  Il faut dire que je n’aime pas beaucoup les "auteurs à succès". Je préfère les écrivains morts, qui n’ont pas connu le succès de leur vivant : Kafka, Stendhal,... Mais j’apprécie aussi des auteurs bien vivants : Don DeLillo, Cormac McCarthy, T. C. Boyle ou Dan Simmons (pas beaucoup de français... désolée).
                  Tant mieux pour ceux qui connaissent le succès. Ils le méritent certainement...


                • jamesdu75 jamesdu75 25 juillet 2008 13:36

                  Je trouve moi aussi que vous êtes dur avec lui. Même si ces derniers bouquins sont loin d’égaler Les thanatonautes ou l’empire des anges. C’est déja mieux qu’un Houellebacq pretentieux et gravelleux jusqu’a la moelle.

                  Sinon, je pige pas cette logique d’aimer les auteurs parce qu’ils sont morts. Eclairez moi : ils sont bon parce qu’ils sont mort sans succés. Ou juste ils ont sont bon tout court, mais sont mort et ca vous fait paraitre plus intelligent auprés des autres de dire qu’on connait et aime un auteur inconnus de son vivant.

                  Je vois pas comment on peut-être meilleur mort, et être mauvais vivant ???????? Surtout pour un ecrivain.






                • Olga Olga 25 juillet 2008 13:57

                  Jamesdu75

                  Ne pas tout prendre au premier degré vous devrez.
                  C’est juste le hasard qui fait que deux de mes auteurs préférés, n’ont pas connu le succès de leur vivant, c’est tout. Ne cherchez pas une quelconque logique, c’est de la littérature...


                • chria chria 25 juillet 2008 14:01

                  J’ai lu des centaines de bouquin de sf et j’ai jamais lu Werber, consciemment...
                  A souligner qu’’une excellente série, master of scienc-fiction, est passé sur sc-fi, paraît-il, avec stephen Hawkins, mais je me demande si on la verra un jour sur les chaînes françaises... Ca m’étonnerait...
                  oups mardon c’est pas un livre !


                • nounoue david samadhi 25 juillet 2008 15:38

                  pour des raisons d’écologie tout support papier est devenu trop couteux ...


                • enzoM enzoM 25 juillet 2008 15:59

                  Brrrrr  toi -


                • enzoM enzoM 25 juillet 2008 16:00

                  (Le commentaire était pour Olga !) .


                • Olga Olga 25 juillet 2008 17:52

                  Brrrr toi -
                  ( Le commentaire est pour ............. toi ! )


                • K K 26 juillet 2008 08:51

                  Olga, vous avez parfaitement raison d’aimer Kafka et ses plongées (en apnée ?) dans l’absurdité du monde bureaucratique et l’hypocrisie des rapports humains.
                  Lors de promenades dans Prague, je n’ai pu m’empêcher de penser à ces livres.


                • hans lefebvre hans lefebvre 25 juillet 2008 13:33

                  Que ce soit à court terme ou à moyen terme, je ne pense pas que le livre sur support papier disparaisse, son aspect "charnel" ainsi que son côté pratique restent irremplaçables ! Par contre, pour faire dans la SF, peut-être qu’à beaucoup plus longue échéance ce support fera place à quelque chose de complétement virtuel, on peut imaginer par exemple qu’à notre naissance une bibliothèque sera implantée dans le cerveau, quelque chose de ce genre, la lecture se fera alors à l’intèrieur . Dés lors, c’est d’une autre civilisation qu’il s’agira, et si l’évolution nous méne à cela, pourquoi pas, l’essentiel est que demeurent l’imagination, les savoirs, et l’esprit de création, l’envie de transmission, la mémoire, le reste n’a aucune importance !
                  En attendant, cuturellement, le support papier appartient beaucoup trop à notre culture et s’est sédimenté au plus profond de chacun d’entre-nous, et cela même chez les non lecteurs ! 
                  Enfin, se souvenir aussi que certaines peuplades n’ont utilisé que la transmission orale pour se transmettre et créer, ils n’en étaient pas moins humains......à méditer, non ?


                  • chria chria 25 juillet 2008 14:44

                    Le savoir n’a pas de limite, la création non plus. Une bibliothèque dans la tête, c’est pas grave, on aura toujours des choses à chercher


                  • hans lefebvre hans lefebvre 25 juillet 2008 19:15

                    C’est exactement la teneur de mon propos. De plus nous sommes dotés d’un organe prodigieux, notre cerveau qui contient TANT D’ESPACE DANS UN SI PETIT VOLUME.
                    Bien à vous et merci pour votre réponse.


                  • Voltaire Voltaire 25 juillet 2008 13:36

                    L’analyse de Bernard Werber sur la science fiction (on pourrait aussi rajouter les litteratures d’héroïque fantaisie, ou policière effectivement) est très juste. On y trouve pourtant des chefs-d’oeuvre, et contrairement à ce que l’on peut penser, tous les meilluers auteurs ne sont pas anglo-saxons. De nombreux auteurs francophones sont excellents, ce que l’on peut rapprocher d’une culture de bande-dessinée dans ces domaines tout aussi florissante.

                    Or, comme le souligne très justement Werber, de nombreux auteurs de science-fiction se sont révélés tout simplement visionnaires, non pas simplement sur l’aspect technologique (comme pouvait l’être Jules Verne) mais sur la relation de notre société à la technologie et à la science. Et le style de nombre de ces auteurs vaut souvent largement celui de nombre de ces auteurs "auto-biographiques".
                    J’ajouterai qu’au delà dela science fiction, il est aussi rare de trouver dans les émission ou pages littéraires des romans/policiers "historiques" pourtant très à la mode et souvent d’excellente qualité. Ainsi, c’est bien l’aspect "imaginaire" qui semble totalement ignoré, voire rejetté par les critiques du microcosme littéraire. Le monde du cinéma semble lui avoir évolué à ce sujet : même si le film "comique" demeure assez largement sous-estimé, le film "imaginaire" a lui plus souvent droit de citer au plus haut nveau de la critique.


                    • K K 26 juillet 2008 08:59

                      C’est peut être l’aspect visionnaire des livres de science fiction qui les rend douteux pour les élites de la télévision.

                      Pensez, des auteurs ont prévu un monde où on br^le les livres (mais il y eut des précédents dans l’histoire...), un monde où l’état contrôle tout via une police politique et un conditionnement ou via des medias aux ordres (il y a un flux et reflux dans beaucoup d’état sur ces sujets), des mondes où la technologie prend le pas sur l’humanité....

                      Bref je m’arrête là et en regardant l’évolution des sociétés, je me pose beaucoup de questions. Les réponses des livres, inquiétantes, peuvent faire évoluer certains esprits vers un choix politique. Société robotisée ou non...


                    • Sav 25 juillet 2008 13:41

                      Ah bon, heureusement il restera des CONS... A propos t’as quel âge Werber...


                      • Imhotep Imhotep 25 juillet 2008 14:29

                         Et Jules Verne ?


                        • chiktaba 25 juillet 2008 15:12

                          Tiens, mon message ne s est pas affiche... ??
                          Oui donc je disais, a lire la postface de Tolkien dans son livre Faerie. Sur le fait que les livres de Fantasy sont ignores par la critique tres interessant.


                          • nounoue david samadhi 25 juillet 2008 15:37

                            ce qui est sur c’est qu’il y a un risque qu’il n’y ai plus personne pour lire quoi que ce soit ...
                            c’est marrant comment les humains en generale oublient qu’ils doivent leurs salut aux
                            bacteries, le jours ou celles ci decideront de stopper leurs symbioses adieu humanité ...
                            je crois que B. werber est devenu trop exigeant avec lui meme ...
                            dommage il aurait surement fait un bon prof de physique :)


                            • chria chria 25 juillet 2008 15:56

                              On ne peut pas oublier que l on a jamais su... Car peu de gens connaissent le rôle des bactéries et notre dépendance à leur "bon vouloir".
                              Mais bon si on part du principe que de toute façon on va tous y passer, on ne risque pas de faire grand chose en attendant...


                            • K K 26 juillet 2008 09:03

                              un bon prof d’histoire aussi et certainement un professeur de philosophie acceptable. Il a même des mérites en theologies... En tout cas dans ses livres. Un esprit qui s’intéresse un peu à tout.

                              Je n’aime pas toujours son style, mais c’est un fabuleux raconteur d’histoires.


                            • Nathan Nathan 25 juillet 2008 16:59

                               J’ai lu de vous les fourmis, l’ultime secret, l’encyclopédie du savoir relatif et absolu et quelques pages du jour des fourmis ... si mes souvenirs sont bons.

                              Au fait pouvez-vous nous faire une petite synthèse de ce que donne le projet d’"arbre des possibilités" ? L’expérience me semblait intéressante. Riche et ambitieuse bien que naïve. A-t-elle permis de former quelques écrivains ?


                              • K K 26 juillet 2008 09:04

                                Sujet rééexploré dans le père de nos pères.


                              • Bernard Dugué Bernard Dugué 25 juillet 2008 17:42

                                Bonjour,
                                Dans cinquante ans, il y aura encore des arbres pour fabriquer de la pâte à papier et sans doute des livres
                                C’est peut-être le livre de masse qui risque de disparaître... ou alors le livre savant...

                                En fait, tout dépend des acheteurs, il y aura-t-il des gens pour acheter les livres, that is a question

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