J'évolue dans la sphère des arts plastiques qui vient d'ailleurs croiser celle du cinéma et de ses avatars. J'aime les coups de gueule, les coups de coeur et j'adhère plus que tout à cette phrase culte qu'on attribue à un polémiste de génie : " Je ne suis pas d'accord avec vous, mais je me ferai tuer pour que vous puissiez exprimer votre avis ! " (Voltaire). Dont acte.
Merci pour ce retour et les grands noms égrenés (Manet, Courbet, Baudelaire, Michel-Ange, Hubert Robert, Monet…) : en venue (rétroactive) – de l’avenir (clin d’œil de ma part au dernier film de Klapisch en date, qui se penchait notamment sur le jeune Monet du Havre) – du musée des Beaux-Arts de Lyon, ça donne envie. Et, diable, du beau monde !
« J apporte un point positif a vos articles , bien construits et documentés mais hélas si peu lus , Ce qui dénote que dans ce média , les lecteurs ne savent pas se détacher des événements et ne savent qu humer l ecume des jours et ne s intéressent peu au beau. »
Merci. Bon, ils sont tout de même un peu lus, certainement davantage ceux sur le cinoche (art encore populaire, enfin, sauf si c’est Marcel L’Herbier ou les Straub et Huillet !) que ceux sur les arts plastiques, parfois jugés trop pointus, ou trop dans leur bulle.
En fait, je ne cherche pas tant le coup (médiatique), ni à simplement reposer sur l’événement superficiel : je quête une certaine profondeur, et une certaine densité. Si possible !
Bien à vous, et bonnes lectures et visites, ici ou ailleurs.
P.-S. : l’art ne repose pas que sur le beau. Il dérange aussi, il inquiète, il titille, il bouscule parfois. Le peintre français Georges Braque (1882-1963) disait, dans ses notes « Le Jour et la Nuit » : « L’art est fait pour troubler. La science rassure. »
Merci beaucoup pour votre message ! Et merci surtout pour cette évocation de Lyon. Je milite justement pour que l’on sorte un peu du parisianisme ambiant, parfois si branchouille, et que l’on aille voir ce qui se passe dans les musées en région. Il y a tant de beautés à découvrir hors de Paris.
Et cet arbre que vous évoquez me parle particulièrement. J’aime les arbres, ces êtres vivants fascinants, souvent séculaires, aux branches tantôt dénudées, tantôt dansantes, qui semblent porter une mémoire jusque dans leurs racines. Je les aime autant dans la nature que lorsqu’un peintre parvient à en faire sentir la présence sur une toile.
Ce que vous décrivez est d’ailleurs très beau : de près, le tableau n’est plus qu’un fouillis de touches, de taches et de couleurs, savamment ordonnées ; puis, à mesure que l’on recule, l’arbre feuillu apparaît, la figuration se fait, et notre regard se concentre sur cet être vertical, vert et noueux. C’est assez proche, dans sa mécanique visuelle, du pointillisme ou du divisionnisme - Seurat ! -, davantage que de l’impressionnisme au sens strict. Mais peu importe, au fond : quand ça marche, ça marche !
Et puis, franchement, vive la (bonne) peinture ! Elle est magique.
Merci encore pour votre message, et au plaisir de continuer à échanger autour de ces merveilles.