Ce qui compte ce n’est pas le taux du livret mais le différentiel entre ce taux et l’inflation. Il vaut mieux un taux à 1% et une inflation à 0 qu’un taux à 3% et une inflation à 4%.
N’en déplaise à ceux qui se contentent de regarder le taux brut, dans la situation actuelle 1,25% net d’impôt est un bon rendement (une SICAV monétaire ne fait pas mieux et les gains sont taxés).
Quelle coïncidence ? Il n’y a aucun lien entre ces deux réformes. Tous les ans la question de l’ISF revient sur le tapis, et tous les ans Chirac puis Sarkozy s’opposent à sa suppression vu le poids symbolique de cet impôt. La réforme proposée, initiée par des députés, sera probablement enterrée une fois encore, Sarkozy n’y étant apparemment pas favorable.
Quant-à la Cour des Comptes elle a récemment rendu un rapport sur la fiscalité du patrimoine... et critiquée à ce titre l’ISF, de même qu’un certain nombre d’articles des Echos. Même à gauche on hésite plus à parler du besoin de réformer profondément cet impôt.
L’ISF est un impôt tellement bourrés de défauts que je vois mal comment on peut de bonne foi défendre son maintien. Surtout que la proposition de le supprimer se ferait en échange d’une hausse des impôts des plus riches pour que leur contribution soit maintenue.
Il semble qu’ici l’auteur, plutôt que de se documenter sur le sujet (la seule lecture de la page Wikipedia sur le sujet est édifiante), s’en tienne à une posture purement idéologique, à défendre un impôt simplement parce qu’il y a « solidarité » et « fortune » dans son nom.
L’auteur se trompe : la "baisse" de l’impôt sur le revenu date de 2006 et n’a été réalisée qu’en supprimant l’abattement de 20%. Ce n’est donc pas vraiment une baisse et encore moins une partie de la loi TEPA.