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jack mandon jack mandon 8 octobre 2012 12:22

Bonjour Alinea,

Maintenant que le brouhaha s’estompe, j’aimerais répondre à l’une de vos remarques.

Vous mettez en opposition, déterminisme et influence, vous appropriant le premier terme dans votre texte et soulignant que le second terme était plus en lumière dans mon texte.
Dans un esprit de thérapeute, j’essaie volontairement de gommer toute notion très signifiante philosophiquement parlant.
Chacun doit prendre sa place, tracer son périmètre de sécurité, se poser dans son identité, mon premier rôle est la neutralité.
Bizarre, je vis en Suisse, je suis français. C.G.Jung fut de près ou de loin mon inspirateur, il vivait à Bollingen, près de Zurich.

En ce qui nous concerne, je ferais une métaphore.
J’ai eu déjà l’occasion de la communiquer à Gollum par le passé.

C’est lors d’un échange entre un journaliste et Hubert Reeves, l’astrophysicien.

Croyez vous en Dieu dit le premier au second.

Hubert R. marque un temps de silence et répond par une métaphore au journaliste.
Lorsque je prends un livre, je lis la première page, je ne comprend pas bien ou l’auteur veut me conduire,
j’aborde la seconde page et m’interroge encore, mais je me dis que ce livre a été rédigé par un auteur célèbre,
il est largement édité...je poursuis ma lecture.

Je voulais dire par là que les chercheurs ou cherchants que nous sommes entrons dans l’histoire de la vie
avec une certaine confiance, d’autres diraient, une certaine foi, un peu comme des enfants sous le regard
des parents qu’ils connaissent de toute éternité.

Ce positionnement sensible et intellectuel a déterminé notre relation à la connaissance en général et l’intérêt
pour l’astrologie.
Maintenant le sujet est vaste et les concepts sont aussi nombreux que les praticiens.

Je vous disais au début que la notion d’influence est pour moi neutre.
Je partais avec l’apriori très compréhensible que je devais ménager les sensibilités.

D’ailleurs à l’époque, 2008, j’ai vu se déchainer les passions et surtout proférer des injures.
Constant, un de vos commentateurs était l’un des protagonistes de ce temps.
Cela explique mon énervement à son endroit, j’ai d’ailleurs répondu à la stupidité par la stupidité. Ce qui est inutile et stérile.

Le plus important et j’y viens, vous évoquez la notion philosophique de déterminisme.
Là nous pouvons entrer dans un débat plus intéressant.

Au sens classique le sens de déterminisme n’est pas causalité ni prédictibilité, mais l’hypothèse que causalité implique prédictibilité. C’est cela dont la physique moderne et la théorie des systèmes ont montré qu’il s’agit d’une illusion, qui ne peut être vraie que dans des cas particuliers.  

Plus concrètement, dans un vocabulaire plus quotidien.
Un médecin s’intéresse aux symptômes, ce que l’on voit, un rhume par exemple.
Il serait plus intéressant de s’intéresser aux causes.
Mal être, mauvaise oxygénation, manque d’exercice, mauvaise nourriture déterminent, engendrent le symptôme.

Cela nous amène à remonter aux sources. Ce n’est pas ce que les hommes font de bonne foi. Faire les poubelles n’excite personne...et je suis poli.

Par la même occasion, la philosophie, la psychologie et la psychanalyse foisonnent de concepts et d’écoles.

Au déterminisme que vous évoquez s’oppose l’indéterminisme.

L’indéterminisme nie le fait que tout évènement est prévisible en vertu d’une loi physique ou mathématique.

A cela j’ajouterai la vision sartrienne de l’existentialisme par exemple qui me plait bien.

Dans l’existentialisme, l’être humain forme l’essence de sa vie par ses propres actions, en opposition à la thèse que ces dernières lui sont prédéterminées par de quelconques doctrines théologiques, philosophiques ou morales. Chaque personne est un être unique maître, non seulement, de ses actes et de son destin, mais également, pour le meilleur comme pour le pire, des valeurs qu’il décide d’adopter.

J’ai une telle soif de liberté que cela me parle beaucoup.
Je veux dire par là que la vie est comme une auberge espagnole, on y trouve ce que l’on y amène.

C’est pour cette raison que Gollum qui a fait l’expérience de l’astrologie, conseille à un commentateur d’apprendre pour comprendre, on peut faire la même réponse à tout détracteur qui nous répondrait d’ailleurs qu’il a autre chose à faire. A chacun sa curiosité intellectuelle.

Il me semble que devant l’énorme interrogation que suscite la vie et le monde, il vaut mieux se faire petit, humble et confiant. (nous n’avons pas tellement le choix)

J’ai une image qui me vient. Devant un client qui me posait problème, je devais abandonner mes certitudes,
mes théories, mes tests et autres moyens d’investigation...et me faire tout petit, attendre.

Un peu comme quand l’on se trouve devant un tableau qui suscite mille commentaires et nous laisse froid. S’assoir, se taire, attendre, laisser le tableau prendre toute sa place.

J’ai une autre image, celle ci naturelle.
Si vous désirez rencontrer les habitant d’un lieu de nature, il faut s’assoir, faire la paix en soi, le silence.
Quelques instants suffisent. Mille regards se trouvaient là que vous ne remarquiez pas.

Quelques instants et vous voyez apparaitre des oiseaux aux couleurs remarquables comme ces espèces venues des iles lointaines.

Il en va de même entre nous. Les moyens modernes de communication sophistiquée
ne sauraient être de véritables moyens de communication.

Vous le suggérez, l’astrologie est un moyen de faire le silence en soi et d’écouter.
C’est aussi un moyen de voir s’animer mille facettes de l’autre et par la même occasion de vous même. Pour le comprendre il faut en faire l’expérience.

Je déplore que tout cela s’accomplisse dans la superficialité et quelques fois la violence verbale.

Pour cette raison, je retrouve quelque fois des auteurs et commentateurs hors du journal,
dans un échange, un dialogue plus confidentiels et respectueux.

J’ai dévoilé toutes mes coordonnées, pour la simple raison que je suis maintenant en retraite
et qu’un monologue ne suffit pas à mon plaisir.
Depuis que je vis en Suisse entre lac et montagnes, en Valais, je comprend mieux la solitude
de notre illustre prédécesseur J.J. Rousseau qui vécut dans le même cadre que moi.

Bien amicalement

Jack


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