Enfin un bon papier qui revient aux sources du mariage vu du côté du Droit.
Le mariage pour tous va ouvrir la voie à la fin des recherches en paternité, à la fin de la filiation biologique pour tous.
Les femmes engrossées et délaissées ne pourront plus aller devant les tribunaux pour demander une recherche en paternité dès lors que la filiation biologique aura disparu au profit de la filiation sociale si tant est que ceci puisse avoir du sens en droit. Dès lors que le géniteur pourra prouver qu’il ne s’inscrivait pas dans un projet de parentalité, mais dans un « simple coup d’un soir », bye bye les pensions alimentaires !
ça n’est qu’un exemple potentiel parmi tant d’autres des conséquences chez les couples hétéro.
Les beaux-pères et les belles doches pourront-ils adopter les rejetons d’un précédent lit ? Quid du géniteur, de la génitrice ? Quid d’un divorce avec plus de deux reponsables parentaux sur les livrets de famille ? Les successions ? Un coucou pourra t-il devenir le parent légal d’un moutard en bas âge (on ne peut lui demander son avis) et que va devenir le géniteur (trice) ?
Les tribunaux vont devenir des lieux ou Kafka regnera en maître.
Il est bien évident que le but étant la PMA et la GPA, ce sera la marchanisation des ventres du tiers monde ou du quart monde pour tous.
Avec assurances en cas de défaut du bébé livré s’il a la tronche de traviole ?
Que ne ferait-on pas pour casser ce qui reste des solidarités humaines, à savoir la famille nucléaire, dernier rempart à l’entière atomisation du corps social.
Le mariage est d’abord une contrainte sociale forte, faut-il le rappeler, un contrat qui rend publique une relation entre conjoints. En échange, il accorde une protection aux époux et aux enfants, il contractualise.
Qui va encore vouloir se marier après cela ? Qui va prendre le risque en cas de divorce de devoir partager sa parentalité avec des futurs beaux-pères et autres belles doches potentiels ?