Je me moque totalement de ce type. Retient juste la formule !
Pas nouvelle en soi. La tentation de faire table rase est un vieux fantasme de certains, afin de secouer le cocotier. On la trouve chez les extrémistes politiques les plus tarés, qui se sont attaqués à Anghor, aux géants de Bamyan, et à Palmyre.
On la trouve chez les artistes, rêvant de semer de nouvelles graines sur les décombres du bon gout bourgeois, de la spéculation et de l’immobilisme.. C’est vrai, merde, qui n’a pas eu envie de foutre un coup de poing sur l’échiquier, de virer tous les objets qui encombrent par la fenêtre. Le dépouillement, afin de rompre avec les génuflexions devant le génie, ou soit disant....La culture c’est vrai est si récupérée qu’elle en devient aussi neurasthénque qu’un repas en famille le 1 novembre. Le bidet sacré de Duchamp regarde maintenant la Joconde avec un sourire indéfinissable, et parfois vous vient l’envie d’un coup de balai, comme vous vient l’envie de mettre les bouts sans laisser d’adresse.
Versailles ?...Pourquoi pas au plutôt virer l’Elysée ?.... Je ne parle pas du palais,, mais surtout des hommes qui font souche dedans, et qui ont leur décisions dictées par les meubles, dans cette antichambre de la royauté républicaine.
Car les murs sont une chose, mais les fondations en sont une autre, et elles prennent corps dans la tête de certains. Ce vieux monde, est aussi pourri qu’un vieux tapi persan, dont le beau motif peut faire illusion quand on le voit de loin. Le parquet dessous ne vaut guère mieux. Les lambris se décrochent dans la galerie des glaces, dont les miroirs renvoient le masque de la mort rouge.
Est ce que j’ai fait avancé l’affaire, J’en doute. Comme la plupart du temps j’improvise, je me libère. Lisez donc « sur les chemins noirs » de Sylvain Tesson. Je viens de le finir. Il aide à vivre. C’est son meilleur livre. Celui d’un homme blessé qui parcourt les chemins blessés de la France, loin des Versailles et des egos de pacotille. On y sent les grands vents, à mi chemin entre saint john Perse, Giono, et John Steinbeck, celui du « voyage avec Charley ».