La plupart des médias, et en particulier la télé, ne font plus de l’information, mais de la « communication »,
sous le contrôle de gens payés pour ça et détenteurs d’un titre officiel en la
matière : « chargé de communication » (ou équivalent). Et, à
cette fin, les « journalistes » ont recours aux techniques développées (avec succès)
par la publicité.
La propagande, politique ou commerciale, cherche à enfermer les
lecteurs, acheteurs et électeurs dans une « communication » fondée
sur le martelage de slogans et d’images. Le but est d’engendrer des
« conduites réflexes » et inhiber le discours de la raison en faisant
appel aux émotions. En fait, il s’agit de l’antithèse d’une volonté de
communiquer une réflexion qui chercherait à dépasser les apparences.
"L’endoctrinement
n’est nullement incompatible avec la démocratie. Il est plutôt, comme certains
l’ont remarqué, son essence même. C’est que, dans un Etat militaire, ce que les
gens pensent importe peu. Une matraque est là pour les contrôler. Si l’Etat perd
son bâton et si la force n’opère plus et si le peuple lève la voix, alors
apparaît ce problème. Les gens deviennent si arrogants qu’ils refusent
l’autorité civile. Il faut alors contrôler leurs pensées. Pour se faire, on a
recours à la propagande, à la fabrication du consensus d’illusions
nécessaires."
Noam Chomsky - Interview à la radio étudiante American Focus