Je savais qu’il se mettait toujours à la place du spectateur pour élaborer ses scènes, se demandant comment il allait receptionner l’effet (il disait qu’il fallait donner au spectateur "le meilleur fauteuil de la salle) mais je ne savais pas qu’il composait également ses plans en fonction de la taille de l’écran. Incroyable !
J’imagine très mal les films de Hitchcock colorisés. Ce serait un sacrilège. Un part du suspens se dégage aussi du fait que ces films sont en noir et blanc, ça donne souvent à la scène un aspect encore plus dramatique, et puis le noir et blanc permet d’introduire toutes les nuances depuis le blanc le plus éclatant, dont il s’est servi, jusqu’au noir le plus sombre. C’est plus subtil et artistique que la couleur qui ne peut pas rendre cet effet.