@L’auteur,
Comme je l’écrivais dans un article récent :
« Philippe Bouvard dans son livre »Je suis mort, et alors"
démontrait bien plus que de l’humour. "Témoignage posthume d’un auteur
vivant", était-il dit en chapeau du livre. Articles à tiroirs, pleins
d’idées cachées que l’on retrouve d’ailleurs dans quelques titres du
livre, pris au vol, dans son passage fictif vers l’au-delà :
« Distribuer son CV à toutes fins utiles »,
« Les figures du passé m’aident à trouver le présent moins long »,
« Où j’essaye pathétiquement à me rendre intéressant »,
« Où je m’offre les délicats plaisirs de revivre les meilleurs moments »,
« Où faute d’avoir des lectures, je me racontes des histoires »
« Où je me fais, mais trop tard, amende honorable »
« Où je règle mon compte avec ceux qui n’ont pas réglé mon cas »
« Où je me résigne à ne plus être informé d’une actualité qui se passe de moi »....
Je
commence à me demander si Bouvard n’a pas écrit ce livre pour étayer
mon article et pour dire, à Erostrate, à titre posthume que son
syndrome est toujours d’application.
Bouvard termine son livre par :
« En fait, c’est seulement maintenant, en me taisant que je vais vraiment mourir. C’est court, une vie. C’est long, une mort ».
