Je crains que ce genre d’accident ne se multiplie sous la
pression de nos besoins croissants en énergie.
En 50 ans, la consommation de pétrole est passée de 20
millions de baril (1960) par jour à 85 millions.
La capacité de production passera par un maximum technique
situé entre 95 et 105 millions de barils jour dans peu d’année, selon les
estimations pour décroître ensuite.
Une grande partie des puits en exploitation sont en déclin.
Les découvertes, y compris en pétrole non conventionnel, ne
compensent pas le rythme auquel nous puisons dans les réserves.
Pour faire face à la demande énergétique, les opérateurs ne
vont-ils pas être tentés, dans l’urgence, de faire des impasses dans la
sécurité d’exploitation ?
Et ceci non seulement dans le domaine pétrolier, mais aussi
charbonnier, gazier, nucléaire.