Le problème est simple : pour éviter de laisser la porte grande ouverte au « pouvoir par erreur », style Mitterrand puis Chirac...
... il est devenu impossible de voter au premier tour selon des critères de choix. Choix classique et partisan = incompréhension du sens et de la valeur du vote. En 2002, on a découvert le vote contre. Mais si les gens étaient prêts à se coaliser, Chirac, lui, avait déjà vingt ans de retard.
La dispersion des votes dans un système (que @non666 a déjà décrit comme un jeu joué par avance), détruit à mon avis le poids des votes portés sur un candidat n’ayant ni assez de premier choix (partisan), ni assez de second choix (reports), pour affronter l’adversaire redouté « en finale ».
Ceux qui s’acharnent à des « convictions » ne comprennent pas qu’ils se comportent comme s’ils avaient à élire une représentation nationale alors qu’ils doivent élire un Président.
En particulier, le PS n’a pas su dégager de ses rangs, depuis 40ans, ses meilleurs éléments (Rocard, Delors), et donc c’est une structure lamentablement réactionnaire et néfaste pour l’expression de la gauche. Ne parlons même pas de quatre ou cinq représentants plus « à gauche », se disputant des queues de cerise, c’en est une conséquence.
Le petit coup de jeune et de féminisme que représente Ségolène n’est pas convainquant. En tout cas, il risque bien d’asseoir Sarkozy à l’Elysée.
Sarko ne demande que ça : affronter Ségo au second Tour. Pour lui, ce serait partie gagnée. PARCE QU’IL AURA JUSTE LE TEMPS, ENTRE LES DEUX TOURS, DE FAIRE LE GENTIL... et de râcler (mon vote au passage).
Il ferait pire que Chichi après ses 82%... à droite toute !
Pour les « pros » du PS (en espérant ne pas froisser d’estimables contributeurs) :
La France n’a pas su évoluer dans ses classes politiques ni dans la configuration des Partis politiques. Les pays voisins et du nord l’ont fait depuis longtemps. Même le modèle rénové allemand, d’abord les Verts, puis maintenant la coalition, n’a pas su inspirer nos écologistes nationaux. Les espagnols nous dépassent de loin, depuis un ou deux ans.
Mardi, je vais me ballader avec un tee-shirt en ville, pour les « indécis ».