• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

Jesrad 21 juillet 2006 12:21

Je suis allé lire le texte. C’est effectivement très intéressant (et un peu effrayant dans sa façon de considérer que les gens sont pauvres et au chômage parce qu’ils sont bêtes et fainéants !), mais pas pour les raisons que vous invoquez. Il dénonce la démocratie comme un système menant, à force de concentration (genre ONU, UE, et autres assemblées de gouvernements) vers un système totalitaire dans lequel aucune opinion minoritaire ne serait admise, et où les élus, forcément corrompus par une telle concentration de pouvoir, règneraient en dictateurs, avec en plus l’assentiment d’une grande partie de la population.

Prenons un exemple. Si l’on achetait des voitures comme on vote, nous nous rassemblerions tous les 5 ans pour élire la prochaine voiture. Chaque marque aurait un programme (même pas un prototype, juste des promesses techniques) pour sa voiture des 5 prochaines années. Par exemple la voiture Sarkozy se présentée comme la voiture de la sécurité, avec un pare-buffle, des airbags, un moteur puissant, et des ceintures de sécurité automatiques contrôlées par ordinateur (qui déciderait, ou non, de l’attacher ou de la détacher suivant la situation), et chère, Il y aurait la voiture Ségolène, qui ressemblerait étrangement à la voiture Sarkozy, mais financée différemment. Il y aurait la promesse de voiture écolo des Verts (elle serait électrique ou à pédales), etc...

On voterait, et la voiture élue serait alors fabriquée et vendue de force à tout le monde. Il n’y aurait aucune place à des marques moins cher mais moins équipées, ou répondant aux besoins spécifiques des handicapés (trop peu nombreux pour avoir un poids électoral suffisant) ou à un souci écologique. Chaque marque ferait de la surenchère démagogique, etc... Et presque toujours, les promesses techniques ne seraient pas tenues.

Et si on appliquait le modèle du marché libre à la politique ? Privatisons les partis ! Chacun pourrait s’inscrire dans le type de gouvernement qu’il veut, sans obliger personne à participer au même système que lui. Et si le système marche mal, chacun pourrait en changer.



Palmarès