cet échange devient de plus en plus stérile, car, à part quelques personnes, qui essayent d’étayer rationellement leurs arguments, les pro-peine de mort sont éffarants de manichéisme ! !
ils veulent se persuader et nous persuader que les « méchants » crimininels, ne sont que des pièces issues de d’une génération spontanée. ils n’ont pas de papa, pas de maman, pas d’enfants, pas de famille qu’ils aimeraient et qui les chériraient en retour. pof !!! un jour, ils sont nés ! méchants psychopathes, sociopathes et violeurs ! et boum ! ils ont commis leurs crimes !
à leurs yeux, l’homme ne serait donc fait que d’un seul bloc de glaise, sans nuance : on nait bon ou mauvais, et pas de d’évolution possible. on revient au bon vieux problème de base : tout est inné, et rien n’est acquis.
donc, leur disparition ne ferait souffrir aucune personne. dans le cas contraire, tant pis pour les parents du criminel : ils n’avaient qu’à ne pas faire naître cet enfant ( peut-être devrait-on réfléchir à un avortement préventif pour emp^cher que des futurs malfaiteurs ne naissent ???), ni avoir ceux-ci pour parents (qu’en pense le fils mesrine ?) et que dire de la détresse des épouses pas toujours au fait des activités de leur mari ??? on les colle aussi contre un mur, pour avoir aimé quelqu’un qui est devenu un criminel ? ces personnes sont aussi des victimes des crimes commis, sauf qu’eux on les oublie ( ils sont aussi sujets à traumatismes et déchirements) : http://perso.orange.fr/d-d.natanson/enfants-de-bourreaux.htm : - « »" (...)Cet article montre les ravages fait par le nazisme, y compris auprès des enfants de bourreaux qui portent en eux une culpabilité qui n’est pourtant pas la leur. (on peut le relier à ce que doivent ressentir les proches d’un criminel.)
Du secret d’état au secret de famille.
« Criminels, les enfants de criminels ? Criminels d’être liés, par le seul hasard de leur naissance, à une tragédie initiée par leurs pères ? Criminels d’être nés ? Ou peut-on dire victimes ? Prisonniers d’un passé qu’ils n’ont en rien forgé, torturés par des condamnations qui les englobent, englués dans cet immense « secret des familles » qu’ils doivent respecter sans parfois même être initiés ». (...)« »"
pitié ! trouvez-nous des arguments valables, appuyés sur de vraies réflexions !!!
et pourtant...
« L’homme qui fait le mal est aussi digne de pitié que celui qui est la proie d’un mal » a écrit Platon. depuis des siècles l’utilité de la peine de mort est débattue, et les arguments utilisés sont loin d’être ceux de bobos avachis du XVI° : à l’image de jean-paul II, aristide briand, desmond tutu, nelson mandela... ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort#Les_opposants_.C3.A0_la_peine_de_mort)
voici un article datant de la fin du XIX° siècle, déjà à l’époque on pensait aux circonstances attenuantes...
on notera aussi que déjà la « racaille » assiègeait les grandes villes !!! 
. http://m.renneville.free.fr/spip.php?article57 :
- « »" Crime et criminels (1897) Article paru dans Le Petit Journal, daté du 26 décembre 1897.
Auteur : Thomas Grimm :
- extraits " La répression criminelle est devenue l’objet, depuis une dizaine d’années, des études les plus profondes. On commence à considérer l’action sociale de la justice sous son vrai jour. Déjà, la réforme introduite dans l’instruction criminelle par le Sénat et la Chambre les députés constitue une preuve du besoin que tous les esprits éclairés et justes éprouvent de soustraire notre législation pénale aux principes surannés, durs et parfois barbares qui la régissent.
Une idée principale domine ce mouvement rénovateur tout entier. C’est que tout délinquant, si légère ou si atroce que paraisse sa faute, a en lui une part d’irresponsabilité. Que cette irresponsabilité envahisse la conscience toute entière, c’est une exagération dont on a trop souvent abusé pour en déduire des arrêts véritablement empreints d’une dangereuse indulgence.(...)
La science justifie, en somme, la parole de Jésus-Christ sur la femme adultère : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre. » Actuellement, une connaissance plus approfondie de la tare originelle que chacun de nous porte en soi nous a ramenés à l’indulgence qu’exprime cette belle pensée. Nous nous savons tous plus ou moins, atteints par le mal héréditaire, la propension aux brutalités de l’âge primitif. Et cela suffit pour nous faire regarder avec plus de pitié et moins de rigorisme hypocrite les défaillances de l’homme dont la vie eût été honnête si les débuts n’en avaient été abandonnés à la misère et à la contagion de l’exemple.(...)
Pour juger sainement les délinquants et criminels, il ne faut donc pas se placer au point de vue d’une justice absolue, hors de notre portée, mais procéder à une étude minutieuse de chacun d’eux, examiné dans sa nature physique, son état mental et moral, ses antécédents héréditaires, son éducation, son milieu social. Tous les citoyens sont appelés à prononcer un jour ou l’autre, de redoutables verdicts. Il est surprenant que les jurys, composés d’hommes tout à fait étrangers aux choses du droit, commettent si peu d’erreurs. Une voix issue de la conscience populaire semble dicter leurs arrêts qui frappent si rarement à faux. C’est par une sorte d’intuition, et non par une analyse raisonnée, que bien souvent le juré, mis pendant plusieurs jours en face d’un accusé, finit par se faire une opinion.(...)
Des faits innombrables ont prouvé et prouvent encore tous les jours que des individus naissent avec des prédispositions irrésistibles au crime. Nous allons citer quelques exemples qui constituent la démonstration rigoureuse de cette vérité.
Il y avait, ces dernières années, dans un asile d’Angleterre, un individu dont l’histoire est, à ce sujet, des plus connues parmi les savants.
Dès sa première enfance, il torturait les animaux domestiques. Entre autres méfaits, il entraîna un jour un garçon plus petit que lui, le dévêtit et se mit à le fouetter avec une branche de saule, à l’égratigner, à le mordre. Peu après, les voisins remarquaient que leurs poules disparaissaient et plusieurs trouvèrent leurs chevaux avec des blessures à la gorge. On le surprit enfin, lorsqu’il venait de couper la gorge d’un cheval. Il avoua alors le vol des poules qu’il tuait et qu’il cachait. On le condamna à un an de prison, mesure absolument insuffisante, comme on va le voir par la suite. Après sa sortie de prison, il essaya d’étrangler son jeune frère. Puis, un autre jour qu’on avait laissé un bébé endormi dans la maison, il l’emporta dans sa chambre et le recouvrit d’une pile d’habits pour l’étouffer. Enfin, il vola à son père une somme d’argent considérable. On l’enferma alors dans un pénitencier, pendant sept ans. A sa sortie, il s’engagea dans un régiment de cavalerie. Soldat, il conduisit un jour son cheval dans un marais, le fit s’engager dans la vase à force de coups et l’y fit périr. Il déserta ensuite et revint dans sa famille. Un soir, son père, pelant une pomme, se coupa le doigt. A la vue du sang, il devient pâle et nerveux, s’échappe de la maison et, s’introduisant dans une ferme voisine, coupe la gorge à un cheval. Ce coup fait, il se sauve dans les bois et attaque une jeune fille. On le condamne alors à la prison perpétuelle. Mais on le gracie au bout de six ans. De retour dans son pays, il s’empara d’un cheval de haras, l’attacha à un poteau télégraphique et se mit à le taillader affreusement. On se décida alors à l’interner dans un asile ; ce qui, du reste, n’arrêta pas le cours de ses exploits. Après cinq ans de réclusion, il s’échappe et tente encore de tuer une jeune fille, A l’asile même, il s’était rendu redoutable par ses accès de folie sanguinaire. Il tuait tous les animaux qui lui tombaient sous la main.
N’est-ce pas là l’histoire de cet horrible Vacher l’éventreur qui, lui, exerçait sur l’espèce humaine ses instincts sanguinaires et bestiaux ?
On se demande, véritablement, en face de pareils êtres, si la société n’a pas le devoir strict et rigoureux de les séquestrer dès leur apparition et de les condamner à un régime particulier, jusqu’à la fin de leur vie.(..)
La police arrête chaque année dans Paris en moyenne 36 533 délinquants, et dans sa banlieue 5 097, en tout, plus de 41 600. Dans ce nombre, 2 116 sont des mineurs au dessous de seize ans, et 10 082 des mineurs de seize à vingt et un ans. Presque tous les enfants condamnés l’ont été une première fois pour un fait insignifiant, un vol de bonbons à un étalage, une peccadille dont le châtiment, si on le compare aux suites terribles qu’il entraîne, paraît atrocement inique. Une fois la première condamnation passée, l’enfant, chez lequel les impressions sont très vives, mais très fugaces, perd le sentiment de la dignité personnelle, la crainte de la prison et devient un professionnel du crime. Si la famille lui manque, s’il ne reçoit point d’elle des leçons quotidiennes d’honnêteté et des exemples salutaires, c’en est fait de lui à un âge où cependant on ne songerait pas à concevoir que tant de vice fût possible.
La responsabilité des parents est donc extrême. Mais elle devrait être, entre les mains de la justice, un instrument d’amélioration sociale et non pas un simple prétexte à regrets inutiles.(...)« »"
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