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Serpico 26 juin 2007 22:09
Serpico

La gauche n’existe plus.

Fadela Amara n’est qu’une opportuniste vulgaire de plus. Elle aurait fait le voyage inverse si elle avait squatté les wagons de la droite et si la gauche avait gagné.

Le fait est que la gauche française n’existe plus depuis un bon moment. Ça a peut-être le nom, les couleurs mais pas le goût.

Quand un journal comme Libération se joint à la meute Bushiste pour diaboliser Chavez, on se rend compte que tout n’est qu’illusion : il y a des trahisons qui se déguisent très bien.

Amara trahit parce que, elle aussi, est décomplexée. C’est à la mode : on vide de leur gravité les pires attitudes en faisant appel à des formules magiques.

Sarkozy est champion en la matière : sous couvert d’assaut contre les tabous, il détruit tout sur son passage...tout en respectant les vrais tabous.

Amara s’est servi du PS. Le PS a voulu se servir de Amara. Quand on y pense, c’est de bonne guerre.

Le problème est que Fadela Amara a fleuri sur la stigmatisation de ses propres voisins de la cité. Elle apparaît comme une démolisseuse de tabous. En réalité, elle a voulu montrer patte blanche : l’intégration par le reniement.

Elle a réussi mais comme elle a voulu -en même temps (quelle gymnastique !)- montrer qu’elle voulait réhabiliter les gens des cités, son ralliement ressemble fort à de la collaboration : elle rejoint celui qui traitait naguère les gens des cités de racaille dans le ministère d’une catho aux antipodes du combat féministe.

Il faut vraiment être très « gentil » pour y voir quelque chose de naturel ou de banal.



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