Les auteurs enclins à la cause turque écrivent ou réécrivent l’histoire en sélectionnant les faits afin de présenter les Turcs du 15ème siècle (de l’ère chrétienne) sous des aspects qui leur soient moins défavorables. Par contre ceux qui s’opposent à la cause turque écrivent en mettant en avant tout ce que l’on peut reprocher aux Turcs. Pourquoi pas, c’est la démocratie, chacun voit la vérité là où ça lui convient. C’est la liberté de chacun de ne retenir que les faits qu’il considère comme les plus importants.
Voici un témoignage d’époque : le vénitien Barbaro, témoin de la prise de Constantinople en 1453 raconte que « les Turcs firent, par toute la cité un grand carnage de chrétiens. Le sang coulait sur la terre comme s’il en pleuvait et formait de vrais ruisseaux ». les Turcs vainqueurs se livrèrent au pillage, au viol et au massacre toute une journée. La tuerie ne s’arreta que lorsque les Turcs se lancèrent dans une terrible chasse aux esclaves, réduisant en captivité femmes, enfants et vieillards. Ils firent de Sainte-Sophie (Hagia Sophia en grec) une écurie et livrèrent au feu un nombre incalculable de précieux manuscrits grecs et latins . les religieuses furent violées par les équipages des galères... (Source : Jacques Heers, Chute et Mort de Constantinople, PERRIN, coll. Tempus).