JK : « Les Républicains, c’est la nation, l’égalité, le centralisme, le dirigisme, la francophonie ; les Démocrates, c’est l’Europe, les notables, les régions, les langues régionales, le libéralisme économique (très schématiquement). »
Cher Monsieur,
vous cultivez les approximations qui, une fois n’est pas coutume, desservent le débat plutôt que de le sublimer.
Permettez-moi de sortir du contexte de l’article et des minorités nationales pour recadrer sur la notion de République/républicains, qui, il me semble, est sérieusement galvaudée dans vos propos.
Ne croyez-vous pas en effet que l’on puisse embrasser les valeurs républicaines et être contre le centralisme jacobin, contre toute tentative de dirigisme populiste, et favorable à l’intégration plutôt qu’à la ségrégation, voire la discrimination par la langue, la culture voire même l’appartenance ethnique ou religieuse ? Je ne parle pas de la notion de ’nation’ tellement il est clair que nous n’embrassons pas la même conception : je suis un lecteur admirateur d’Ernest Renan, j’imagine que vous devez avoir d’autres lectures, ou une interprétation/lecture de sa position quelque peu différente de la mienne.
Et bien c’est possible. La raison à cela est à chercher dans la conception même de République. Alors que votre conception semblerait (vous me contredirez si je me trompe) s’approcher des thèses Maurrassiennes ou chères à Barrès, je me contente d’embrasser la position de Mendès France, beaucoup + en accord avec les valeurs que j’admire dans la République.
Etre républicain, ce n’est pas faire l’éloge du centralisme, du dirigisme, ou encore d’une certaine conception de la nation. A cela, je m’y oppose.
Etre républicain, c’est aussi penser la République autrement que comme vous.