Le manque de confiance en autrui pourrait signifier que les jeunes Français ne font confiance qu’à eux-mêmes pour distinguer le bien du mal, le vrai du faux. La précarité de l’emploi, présentée par la droite néo-libérale comme un avantage économique, explique sans doute ce repli sur soi.
Comment cet état d’esprit s’accorde-t-il avec le fait qu’ils préfèrent l’obéissance à l’indépendance ? L’auteur souligne à juste raison « qu’être sous son autorité personnelle ne signifie pas qu’on ait moins de règles que quand on les suit lorsqu’elles émanent des institutions ou sont héritées de la culture ». Cette attitude paradoxale est-elle le résultat de l’éducation ?
Pour essayer de comprendre, on peut relire avec profit le « Traité du désespoir » de Kierkegaard.