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ddacoudre 11 février 2008 15:26
ddacoudre

 

Bonjour olivier.

Ton premier paragraphe est plutôt inquiétant. J’espère que tu n’as pas oublié que le crime n’est que social et qu’il n’a donc pas de source génétique spécifique.

Ensuite que la variété des organisations sociétales qui ont égrené l’histoire humaine démontre que nous ignorons totalement ce qui est la normalité objective, celle de la "Nature" puisque nous y trouvons tous les comportements y compris ce que nous écartons comme asociaux.

Cette obsession du contrôle à la source qui nous vient du Canada via Mr Tremblé, n’est sous son aspect sécuritaire Eugénique. Ce désir du contrôle de l’esprit humain pour y déceler les prémisses de l’acte classé culturellement répréhensible n’est pas une nouveauté, toutes les société s’y sont livrés sous les formes les plus diverses dont la plus répandu est la morale.

Crois-tu vraiment que quelqu’un qui n’a pas à mangé par morale ne deviendra pas voleur. La morale n’a pas pour objectif de le laisser mourir de faim, et si tu veux lui ôter les gènes qui l’y pousse il faut lui ôter ceux qui commandent la survie de toutes les espèces. Il serait navrant que tu t’aventures dans cette folie « névrophatique ».

Le reste est plus valorisant et un sujet très sérieux sur l’adaptation qui faut envisager de notre système éducatif.

L’éducation est une contrainte à laquelle chacun d’entre nous c’est trouvé soumis jusqu’à ce qu’il en perçoive tout son usage et son intérêt.

Les divers objectifs qui s’y côtoient sont, construire un honnête homme, donner des repères sociaux, historiques, géographiques etc. pour prendre sa mesurer, la place de soi, de l’autre et du monde, pour subvenir au besoin collectif en place et à venir, pour disposer des codes pour accéder à tout ce qui ne pourra pas être su du fait de la quantité colossale d’informations disponibles.

Une telle mise à disposition se déroule dans une période des plus courtes au plus pour une majorité, et plus si compétence universitaire.

Ce résultat s’obtient avec les modalités que tu développes et que tu suggères de changer.

Pour ma part si je pense que l’apprentissage se fait le mieux qu’en nos sens en gardent un souvenir émotionnel intense il me parait difficile d’en faire une règle générale car cela imposerait d’aimer toute chose et serait en opposition avec notre nature humaine.

Donc la captivité s’opère à un moment ou un autre mais comme tu le suggères elle peut-être repensé.

Par contre la captivité commerciale en vers la jeunesse qui les distrait de celle éducative, pose le problème de la responsabilité des acteurs économiques qui s’adressent au marché de l’enfance et de l’adolescence. Ils n’ignorent pas l’incidence qu’ils ont et la cultive aux mieux dans leur seul intérêt sans aucune vergogne des difficultés qu’ils génèrent.

Je pense que tu peux comprendre que même en rendant la captivité ludique pour contre balancer celle commerciale, ce serait peine perdu car les messages qu’ils diffusent ne demande aucun effort pour être reçus contrairement à celui éducatif. Il faut donc leur demander d’inclure dans leurs spots une sollicitation à l’apprentissage car je ne vois pas de moyen de supprimer la pub même si j’en suis un partisan.

Je doute qu’ils y consentent leur intérêt pour l’éducation se bornant à ce qu’ils consomment ce que leurs parents produisent.

Ensuite il faut convenir que le niveau de connaissance pour suivre le monde dans sa rapidité demande de dissocier l’enseignement, celui qui correspond au métier présent est futur et celui qui peut s’apprendre tout le long de l’existence de la même manière que l’on va tous les jours au travail.

Car c’est à partir d’une certaine maturité psychique que l’on convient de l’évidence du savoir.

La captivité éducative impose de structurer le cerveau de manière close pour qu’il s’élabore dans la tranquillité de la certitude avant de lui demander de désapprendre tous ce qu’il a appris pour faire face à l’incertitude sans se perdre, cela ne peut se faire sur la période trop courte de l’enseignement traditionnel

Si la distraction est une activité saine elle ne peut devenir la permanence d’une captativité de toute information et surtout distordre celle vitale pour tout un chacun dans le processus éducatif qui sous tend notre société, sauf à finir comme tu l’indiques par faire une république de pitre.

Merci pour ton article.

Cordialement.

 

 



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