« 2012 est un objectif plus crédible pour Villepin. Mais il a évidemment besoin que Sarkozy perde en 2007. Il va donc lui savonner la planche, mais ne prendra pas le risque de trop le montrer. »
Même avis. Je m’apprêtais à le dire quand je l’ai lu dans le commentaire de Romain.
Le calcul me paraît assez bon.
Comme premier ministre sortant, Villepin n’a que très peu de chances actuellement. Mieux vaut faire perdre son rival en incarnant un gaullo-chiraquisme bien marqué, que de tenter de surpasser l’actuel « patron » de l’UMP.
Laisser la place à Segolène, par laquelle les français ont envie de marquer un net changement, pour mieux la reprendre après cinq ans d’usure de la gauche, sera plus simple que tenter maintenant de piquer la place de Sarko à droite. Ca lui donnera aussi le temps de reprendre en main ou de refonder un véritable appareil gaulliste, actuellement noyé dans une UMP qui dérive de plus en plus vers le supralibéralisme à l’américaine.
S’il veut la plus haute place, De Villepin doit tout faire pour retrouver l’image qu’il avait à l’ONU face à l’Amérique.
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