L’affaire d’Outreau s’explique-t-elle par le manque de moyens de l’institution judiciaire ? (" la justice", c’est autre chose).
Poser la question , c’est y répondre : le juge Burgos a consacré tout son temps à ce qu’il pensait être " l’affaire du siècle" ( dans la chasse aux pédophiles) qui allait le propulser vers les sommets de l’actualité judiciaire
et lui assurer une brillante carrière. Il a utilisé tous ses pouvoirs, contre des gens qui n’en avaient plus aucun, sinon celui de se suicider, refusant les confrontations et écartant tout ce qui pouvait affaiblir son beau dossier.
Quelles seront les conséquences pour lui ? Un ralentissement passager de sa carrière ?
Tant que les juges, qui sont si prompts à mettre en examen les médecins ( on l’a vu récemment dans une affaire d’urgentiste), les profs, les politiques, et tous les "justiciables" quand ils sont accusés d’erreurs ou des négligences dans leur travail, feront condamner l’Etat ( c’est à dire les contribuables ) quand ils commettent des fautes individuelles, ils auront toujours ce sentiment de toute-puissance et d’impunité qui leur feront prendre des décisions "objectales" à l’égard des justiciables.